Les Russes…

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Poutine impose l’ordre russe au Moyen-Orient

Poutine a finalement sauvé Assad

On se souvient que Barack Obama n’avait, en Syrie, qu’une seule idée en tête: remplacer Bachar Al-Assad par un régime sunnite piloté depuis l’Arabie Saoudite. Dans sa grande vision diplomatique digne des plus grands rois de France et du général De Gaulle, François Hollande avait d’ailleurs épousé cette même vision, stimulé par quelques ventes de Rafale aux Etats du Golfe. Que ne vendrait-on pas pour enrichir la famille Dassault?

 

Les mauvaises langues soutiennent d’ailleurs que les Etats-Unis et la France n’ont pas hésité à armer l’Etat Islamique, à ses débuts, pour tailler des croupières au président syrien. Là encore, cette politique très inspirée a permis de nourrir un monstre qui a fini par arracher les barreaux de sa cage.

Cette nuit, le Conseil de Sécurité a voté une résolution prévoyant des pourparlers de paix entre Assad et l’opposition, sauf les mouvements terroristes. Si, officiellement, la Russie se dit ouverte à un départ d’Assad après une période transitoire, les Etats-Unis et la France ont manifestement abandonné le préalable, posé jusqu’il y a encore quelques semaines, d’un départ de Bachar.

 

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Poutine : Daesh est financé par 40 pays, y compris par des pays-membres du G20

https://francais.rt.com/international/10545-poutine-daesh-finance-par-40-pays

Au sommet du G20, qui s’est tenu du 14 au 16 novembre en Turquie, le président russe a souligné que la Russie avait présenté des exemples de financement des terroristes par des personnes physiques venant de 40 pays, y compris des pays-membres du G20.

Lors du sommet «j’ai donné des exemples basées sur nos données du financement de Daesh par des individus privés. Cet argent vient de 40 pays, parmi lesquels participent des pays-membres du G20», a précisé Vladimir Poutine.

Vladimir Poutine a aussi évoqué la nécessité urgente d’empêcher la vente illégale de pétrole.

«J’ai montré à nos partenaires de nombreuses photos prises depuis l’espace et depuis les aéronefs sur lesquelles on voit clairement le volume que représente la vente illégale pétrolière effectuée par Daesh».

Lire aussi : Le G20 veut une résolution sur la Syrie pour surmonter les problèmes du Moyen-Orient

Le président russe a aussi précisé que ce n’était pas le moment de rechercher quel pays était le plus efficace dans la lutte contre Daesh. «Il vaut mieux unir les efforts internationaux pour combattre ce groupe terroriste», a déclaré Vladimir Poutine.

«Nous avons besoin du soutien des Etats-Unis, des pays européens, de l’Arabie saoudite, de la Turquie et de l’Iran», a-t-il poursuivi.

A propos des relations avec les Etats-Unis, le président Poutine a mis en évidence que la position de Washington avait changé après les attentats de Paris.

«Nous avons besoin d’organiser un travail qui se concertera sur la prévention des attaques des terroristes à l’échelle globale. Nous avons proposé d’unir nos efforts avec les Etats-Unis dans la lutte contre Daesh. Malheureusement, nos partenaires américains ont refusé. Ils nous ont envoyé une note écrite qui dit : « Nous rejetons votre proposition ». Mais la vie change toujours assez vite, en nous donnant des leçons. Et je crois que maintenant tout le monde commence à comprendre qu’on ne peut combattre effectivement Daesh qu’ensemble», a précisé le président russe.

Compte tenu des différences d’approche dans la lutte contre l’EI, Vladimir Poutine a précisé qu’avant tout, il était important de définir quelles étaient les organisations qui peuvent être considérées comme terroristes et celles qui font légitimement partie de l’armée d’opposition syrienne. «Nos efforts doivent être concentrés sur la lutte contre des organisations terroristes», a insisté le président russe.

Après que le gouvernement russe a entamé une campagne de bombardements militaires en Syrie depuis le 30 septembre, la Russie a été largement critiquée par les pays occidentaux mais Vladimir Poutine a répondu aujourd’hui.

«Il est vraiment difficile de nous critiquer. Ils ont peur de nous donner des informations sur les territoires que nous ne devons pas frapper, craignant que cela devienne l’endroit exact de nos frappes futures et que nous allons les trahir. Il est évident que ce point de vue est basé sur leur propre conception de la décence humaine», a déclaré le président russe.

Syrie : quand Hollande donne ses instructions à Poutine

par Le YétiLe monde d’après

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Poignée de mains entre Vladimir Poutine et François Hollande le 2 octobre 2015 à l’Élysée

« Ce que j’ai rappelé au président Poutine, c’est que les frappes doivent concerner Daesh et uniquement Daesh. » (François Hollande, 2 octobre 2015).

http://yetiblog.org/index.php?post/1490

On s’amusera de l’effet qu’a très certainement produit cette injonction péremptoire faite par le président français à son homologue russe à l’issue de leur tête-à-tête du vendredi 2 octobre à l’Élysée. Passé l’éclat de rire, on s’étonnera de ce curieux distinguo qui exclut de fait toute une partie de la mouvance islamique extrême gangrenant la Syrie.

Que l’on sache, le Front al-Nosra, branche syrienne d’Al-Quaïda sévissant au nord-ouest du pays, ne se différencie guère, en matière d’horreurs, de son frère ennemi Daesh.

Une armée rebelle fantôme

Dans la guerre de communication qui bat naturellement son plein en cette période de conflit pour la prééminence géopolitique au Moyen-Orient, l’élément de langage déployé par la coalition sous égide américaine est que l’armée russe a bombardé des positions tenues par des forces amies, formées et équipées par le Pentagone.

Les “rebelles amis” du Pentagone, parlons-en : le plan initial de Washington prévoyait de former et d’équiper un effectif d’environ 5.000 rebelles par an pendant trois ans. À l’heure qu’il est, le Pentagone recense en tout et pour tout deux groupes de respectivement 54 et 70 combattants, et n’est assuré que de la présence réelle d’une dizaine d’entre eux sur le terrain des opérations.

Mieux, toujours selon le Pentagone (relayé par l’AFP ), ceux-là viennent d’avouer avoir refourgué au Front al-Nosra 25 % du matériel militaire que leur avait obligeamment fourni l’Oncle Sam, cela comme droit de passage dans le secteur. Sûr que le régime de Bachar el-Assad doit trembler devant une telle armée de bras cassés. Sûr qu’ils constituaient à eux dix la cible la plus urgente à éliminer pour Poutine et ses avions Sukhoi SU-30 SM.

Comme le souligne Robert Fisk , correspondant sur place de The Independent, les rebelles “modérés” ne sont guère qu’un miroir aux alouettes servi aux citoyens-lambda par une propagande occidentale complètement déjantée :

« Les rebelles modérés soutenus par l’Occident ne jouent qu’un rôle marginal parmi les combattants de l’opposition syrienne. Robert Ford, l’ancien ambassadeur américain en Syrie, longtemps partisan de ceux-là, a reconnu cette année qu’en réalité “les gens que nous avons soutenus se sont pas en mesure de tenir le terrain face au Front al-Nosra”. Pourtant, la politique occidentale continue de prétendre qu’il y a encore une alternative “modérée” à Assad, dont les forces n’en finiraient pas de décliner. »

Incohérence contre stratégie

Si les citoyens-lambda peuvent ignorer les tenants et les aboutissants d’une situation scabreuse de conflit, il en va tout autrement d’un président en exercice, fût-ce François Hollande. C’est à coup sûr en pleine connaissance de cause que celui-ci s’est une nouvelle fois livré à une de ses ineffables tartarinades. Dès lors, la bouffonnerie devient vite malodorante. En couvrant ouvertement tout un pan de la mouvance islamiste (le Front al-Nosra), François Hollande montre qu’il sacrifie à la politique de la terre brûlée pratiquée par le maître américain.

Pulsion suicidaire, aveu d’impuissance, illustration d’une incommensurable bêtise ? Ce qui ressort de cette lamentable histoire, c’est que la Russie, comme elle l’avait déjà fait en 2013 en dissuadant les forces de l’Otan de bombarder le régime syrien, est bel et bien en train de marquer des points décisifs dans la maîtrise du Moyen-Orient, en faisant montre, comme le note Philippe Grasset sur son blog Dedefensa , d’une volonté “gaullienne” qui fait tant défaut au président français :

    • Vladimir Poutine obéit à une stratégie là où ses adversaires agissent de façons erratiques et incohérentes (ces bombardements aveugles qui depuis un an n’ont jamais empêché l’État islamique de progresser) et sous des prétextes exclusivement narratifs (“guerre préventive”, “légitime défense”…) ;
    • le maître du Kremlin veille à rester dans une stricte légalité : il répond à une demande d’aide officielle du seul gouvernement légitime actuel de la Syrie (quoi qu’on pense du “dictateur” en place) et consulte son Parlement avant d’agir ;
  • il réaffirme la claire supériorité de son pays, tant dans le domaine politique que militaire, assuré qu’il est du soutien de ses alliés chinois et iranien.

Avec les Russes, écrit Philippe Grasset, « la guerre, c’est vraiment la guerre », pas un spectacle médiatique façon Grand-Guignol, ni une rhétorique fumeuse colportée par un valet de comédie.

« Est-ce que vous prenez au moins conscience de ce que vous avez fait ? » demande V Poutine à B. Obama

ON 28 SEPTEMBRE 2015

Il s’agit du discours à l’ONU d’un chef d’État en position de force, qui le sait et le fait savoir, dans le contexte de l’engagement revendiqué de la Russie en Syrie et au Proche-Orient.

Vladimir Poutine qui a rencontré le président américain avant de donner son discours, lui répond sans le nommer. Il lance des accusations virulentes contre l’hypocrisie des USA et de l’Occident en général qui sont à l’origine de la guerre islamiste et du déferlement migratoire en Union européenne. Il répond au président américain qui avait encore lancé des anathèmes contre le pouvoir syrien en mettant en exergue le courage de l’armée gouvernementale syrienne et du président Assad auxquels la Russie apporte toute son aide technique, militaire et humanitaire.

Ce discours a été prononcé le lundi 28 septembre lors de la 70e session de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York, en fin d’après-midi, alors que Barak Obama avait prononcé le sien en début d’après-midi. Cela faisait 10 ans que le président de la Russie ne s’était pas exprimé à l’ONU. Le sujet principal de son intervention concerne la crise du Proche-Orient et la lutte contre le terrorisme islamique.

« Le 70e anniversaire de l’ONU est l’occasion d’évoquer le passé mais aussi de réfléchir à notre avenir commun. En 1945, les pays vainqueurs du nazisme ont uni leurs efforts pour poser des fondements solides à l’ordre mondial de l’après-guerre. Je rappellerai que c’est dans mon pays en Crimée, à Yalta que se sont réunis les dirigeants de la coalition anti-hitlérienne pour décider de la création de l’ONU et des principes régissant les relations entre les États. 

Le traité de Yalta est donc né d’énormes souffrances, il incarne le pris payé par des millions de gens qui o,nt perdu la vie pendant la guerre; deux guerres mondiales qui ont ravagé la planète au XXème siècle. Et soyons ici objectif, c’est ce système qui a aidé l’humanité à traverser des événements turbulents aux suites parfois dramatiques et qui a préservé le monde de bouleversements plus grands encore.

L’Organisation des Nations-Unies est sans pareil pour ce qui est de son universalité et de sa représentativité. Or ces derniers temps l’ONU est le plus souvent critiquée parce qu’elle manquerait d’efficacité (…)

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Vladimir Poutine, un homme providentiel

http://diktacratie.com/vladimir-poutine-un-homme-providentiel/

Vladimir Poutine, un homme providentiel. Vétché et mir ont longtemps su conjuguer leur tropisme égalitaire agraire avec les desseins autocrates des royaumes et Tsars deRussie. Mais cette insolite alchimie entre régimes princiers etsystèmes démocratiques engendra fatalement quelques révolutionsqui accouchèrent ensuite d’un communisme travesti.  Ce bolchévisme aux velléités dictatoriales ne fut ainsi pas tombé des cieux marxiens. L’Histoire est plus complexe que certains catéchismes l’affirment. Difficile de pénétrer la maïeutique slave.

Le peuple russe a toujours témoigné d’une singulière virilité d’âme. Il n’y a que notre ignorance gavée de Far West pour désavouer ce que, un siècle durant, il a pu endurer. Un « siècle rouge sang » se consumant entre conflagrations, famines et purges outrancières – à commencer par leur Grande guerre patriotique occasionnant plus de victimes que dans toutes les autres nations, soit vingt-cinq-millions. Un cycle mortifère donc, gangrénant un pays et un pouvoir jusqu’à les rendre récemment vulnérables au pire des capitalismes. Ou comment la déchéance d’un communisme frelaté s’est échouée dans les marécages du libéralisme. Dans les années 90 l’Etat fut ainsi vendu aux plus offrants, autrement dit à quelques affairistes n’ayant que faire de patrimoine, de culture ou d’identité, au point que près de cinq-millions de km² de territoire et cinquante-millions de citoyens se sont disséminés en indépendances occidentales. Cette Russie en pâture s’est ensuite effondrée jusqu’à produire plus de cercueils que de berceaux. Qui pour se soucier d’une telle agonie ?

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