Le libre-échange, nouvel épouvantail politique aux Etats-Unis

Publié le 11/03/2016

Washington (AFP)© 2016 AFP

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http://www.lavoixdunord.fr/economie/le-libre-echange-nouvel-epouvantail-politique-aux-etats-unis-ia0b0n3379344

Le président Barack Obama en a fait le coeur de sa politique économique mais les prétendants à sa succession ne veulent pas en entendre parler: le libre-échange a spectaculairement perdu la cote aux Etats-Unis.

Dans le pays chantre de la mondialisation, l’abolition des barrières commerciales compte ainsi de farouches détracteurs parmi les candidats à l’investiture présidentielle, chez les démocrates mais aussi, de manière plus surprenante, côté républicain.

Poussée sur sa gauche par son rival Bernie Sanders, Hillary Clinton a ainsi affirmé que les accords de libre-échange avaient « l’air souvent fantastiques sur le papier » mais que leurs résultats n’étaient pas toujours « à la hauteur ».

Après avoir tergiversé, la favorite des primaires démocrates a même formellement déclaré son opposition au traité de libre-échange récemment signé par les Etats-Unis et 11 pays de la région Asie-Pacifique (TPP). « Je ne crois pas qu’il remplisse les critères élevés que j’avais fixés », a-t-elle tranché.

Bernie Sanders va plus loin. Ces accords sont un « désastre pour les travailleurs américains » et contribuent à un « nivellement par le bas » favorable aux grandes entreprises, affirme le sénateur socialiste qui vient de remporter l’Etat du Michigan (nord), durement touché par la désindustrialisation.

De l’autre côté de l’échiquier, le ton est à peine différent. Donald Trump, qui fait la course en tête chez les républicains, martèle que les accords commerciaux actuels « n’apportent rien de bon » et promet des mesures protectionnistes contre la Chine ou le Mexique.

Son principal rival, Ted Cruz, est plus bien modéré mais il a toutefois refusé en 2015 de voter en faveur d’une procédure d’accélération des négociations commerciales.

– Inquiétudes –

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Bruxelles : pourquoi l’Europe ne fabrique plus de téléviseurs

Publié le 03/02/2016 à 17:49

Capture d'écran du film Poltergeist, 1982

FIGAROVOX/ANALYSE – Près de 70 ans après le traité de Rome, Véronique Nguyen analyse les conséquences sur l’économie européenne de la globalisation du libre-échange.

http://www.lefigaro.fr/vox/economie/2016/02/03/31007-20160203ARTFIG00286-bruxelles-pourquoi-l-europe-ne-fabrique-plus-de-televiseurs.php


Véronique Nguyen professeur à HEC et associée Finexent


A partir d’un produit emblématique, dressons un bilan de 70 ans de libre échange, sous la férule du GATT et de son avatar, l’OMC. Rappelons qu’en ratifiant le traité de Rome, les Français ont abandonné toute souveraineté sur les questions relatives au commerce international et à la concurrence, qui sont exclusivement du ressort des institutions européennes. Comme l’explique l’UE dans différentes brochures destinées à présenter son action au grand public: «C’est l’Union elle-même qui est responsable de la politique commerciale de ses États membres et c’est la Commission européenne qui négocie en son nom». «La Commission dispose d’importants pouvoirs répressifs en matière de concurrence, qui lui ont été conférés par les États membres en vertu des traités. Ses décisions sont contraignantes pour les entreprises et les autorités nationales qui enfreignent les règles».

Examinons donc l’impact de cette marche forcée vers la libéralisation des marchés et la purification de la concurrence, sur un secteur précis, celui des téléviseurs. Objet fétiche, la télévision est indissociable du mode de vie moderne: divertissements à domicile, programmes fédérateurs, media de masse. Le taux d’équipement des ménages est ainsi de 97% en France et de 95% dans les pays de l’OCDE (source INSEE pour l’année 2013 et OECD Communication Outlook, pour l’année 2002). Conformément aux hypothèses libérales, le cocktail de concurrence débridée et de progrès technique a précipité les prix vers le bas, à la satisfaction évidente des consommateurs. D’une base 145 en 1990, les prix en France sont passés à 10 en 2015! Soit une baisse annuelle moyenne au cours des vingt-cinq dernières années de 10% (données INSEE).

Incapables de baisser leurs coûts aussi rapidement que la chute des prix, les fabricants européens ont dû jeter l’éponge. Cette hécatombe dans l’électronique grand public a pu passer inaperçue car les consommateurs trouvent encore dans le commerce des téléviseurs sous marque Thomson, Philips ou Grundig. La marque Thomson est cependant exploitée par le groupe chinois TCL depuis 2004, Grundig est tombé dans le giron du turc Arçelik en 2008 et Phillips a dû conclure en 2012 une Joint Venture avec le chinois TPV, qui détient 70% de la nouvelle entité.

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Un rapport américain sur le TTIP est « sans appel »: « Les Européens n’ont pas grand-chose à gagner »

Un rapport américain sur le TTIP est

L’eurodéputé PS Marc Tarabella a pu consulter le rapport d’évaluation des gains des projets de TTIP sur la table, émis par le ministère de l’agriculture américain. Selon lui, ses « conclusions sont sans appel : d’une part, le secteur agricole Européen serait le grand perdant de cet échange, d’autre part les européens pourraient même subir des effets négatifs en cas d’accord. De l’aveu même des américains, les Européens n’ont pas grand-chose à y gagner. Au vu de ces résultats, je demande l’arrêt pur et simple des négociations avec les États-Unis. Je ne veux pas voir mener à l’abattoir l’agriculture européenne et dans son sillage la subsistance alimentaire européenne », tempête le député européen, en charge de l’agriculture et de la Protection des consommateurs au Parlement européen, dans un communiqué émis ce mardi.

Il ajoute que « le volet agricole ne peut être la variable d’ajustement des autres chapitres de la négociation TTIP. Ce serait se moquer des agriculteurs et des consommateurs européens. »

Les gains financiers pour les USA seraient incroyablement plus grands que pour les Européens

Dans ce communiqué, on apprend que plusieurs scénarii sont envisagés par les Américains. Deux leur sont extrêmement favorables. Il s’agit premièrement de l’abolition des droits de douane, qui rapporterait 5,5 milliards de dollars aux Etats-Unis là où l’Union européenne ne gagnerait que 800 millions. Le second serait cette même abolition à laquelle on ajouterait la suppression des mesures non tarifaires. Là, les USA gagneraient 10 milliards de dollars tandis que l’Union européenne seulement 2 milliards.

Cette disproportion entre les gains potentiels au niveau agriculture de la signature d’un tel accord transatlantique –qualifiée de « déséquilibre astronomique » par Marc Tarabella- aurait de lourdes conséquences pour notre agriculture. En effet, cette nouvelle concurrence ferait plonger les prix pour les producteurs européens, selon le député.

Les Américains qui ont réalisé l’enquête l’avouent eux-mêmes: « les Européens n’ont pas grand-chose à gagner » en signant un tel accord.

Si les citoyens européens préfèrent la qualité, les USA n’auraient rien à y gagner

Ils ont également évalué leurs gains dans d’autres scénarii. Celui qui leur serait le moins profitable ? « Dans le texte, on peut également lire que le scénario qui leur serait néfaste serait celui de citoyens faisant de la qualité et des questions sanitaires une priorité », détaille encore M. Tarabella. Les autorités US expliquent qu’alors les consommateurs se tourneraient vers la production locale. Dans un tel cas, les Américains conviennent que le TTIP n’aurait aucun intérêt.« On imagine volontiers toute la détermination outre Atlantique d’éviter un tel scénario catastrophe pour les entreprises US », estime l’eurodéputé.

« Ce rapport vient conforter une position déjà défendue au Parlement européen : il faut cesser les négociations TTIP avec les États-Unis afin que ne soient sacrifiés ni l’agriculture européenne ni le citoyen européen ! », conclut M. Tarabella.

Silence Radio | L’Uruguay fait l’impensable et rejette le TISA, équivalent du Tafta

Cette décision historique n’a rencontré aucun écho dans les médias.

Souvent désigné comme la Suisse de l’Amérique du Sud, l’Uruguay a, de longue date, l’habitude de faire les choses à sa façon. Il a été le premier état-providence d’Amérique latine. Il dispose également d’une importante classe moyenne, ce qui est inhabituel dans cette partie du monde ; et on y trouve pas d’importantes inégalités de revenu, contrairement à ses très grands voisins du nord et de l’ouest : le Brésil et l’Argentine.

Il y a deux ans, durant le mandat du président José Mujica, l’Uruguay a été le premier pays à légaliser la marijuana en Amérique latine, un continent déchiré par le trafic de drogue qui engendre violence et corruption de l’État.

Aujourd’hui, l’Uruguay a fait quelque chose qu’aucun autre pays neutre de cette planète n’avait osé faire : il a rejeté les avances de la corporatocratie mondiale.

Le traité dont on ne prononce pas le nom

Au début de ce mois, le gouvernement de l’Uruguay a décidé de mettre fin à sa participation aux négociations secrètes relatives à l’accord sur le commerce des services (TISA pour Trade In Service Agreement). Après plusieurs mois de pression exercée par les syndicats et d’autres mouvements populaires, avec un point d’orgue lors de la grève générale sur ce sujet, la première de ce genre au monde, le président uruguayen Tabare Vazquez s’est incliné face à l’opinion publique et a abandonné l’accord commercial voulu par les États-Unis.

Bien qu’elle soit, ou plutôt parce qu’elle est symboliquement importante, la décision historique de l’Uruguay a été accueillie par un silence assourdissant. Au-delà des frontières du pays, les grands médias ont refusé d’évoquer ce sujet.

Ce n’est pas vraiment une surprise étant donné que le commun des mortels n’est même pas supposé connaître l’existence du TISA ; bien qu’il soit, ou plutôt, une fois encore, parce qu’il est sans doute le plus important volet de la nouvelle vague d’accords commerciaux internationaux. Selon Wikileaks, il s’agit « de la plus grande composante du trio de traités “commerciaux” stratégiques des États-Unis », trio qui inclut également le Partenariat TransPacifique (Trans Pacific Partnership ou TPP) et le partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (TransAtlantic Trade and Investment Pact (TTIP).

Le TiSA concerne plus de pays que le TTIP et le TPP réunis : les États-Unis et les 28 pays membres de l’Union Européenne, l’Australie, le Canada, le Chili, la Colombie, le Costa-Rica, Hong-Kong, l’Islande, Israël, le Japon, le Liechtenstein, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, la Norvège, le Pakistan, le Panama, le Paraguay, le Pérou, la Corée du Sud, la Suisse, Taiwan et la Turquie.

Ensemble, ces 52 pays forment le groupe joliment nommé des “Très Bons Amis de l’accord sur les Services” qui représente quasiment 70% du commerce mondial des services. Jusqu’à sa récente volte-face, l’Uruguay était censé être le 53e “Bon Ami”.

L’esclavage pour dette des pays et des populations va-t-il être gravé dans le marbre de la loi avec le traité transatlantique ?

4 novembre 2015

Dans un document sur le traité transatlantique transmis par la Commissaire au commerce Cécilia Malström, une annexe surprenante est consacrée à la dette publique des Etats. Ce qu’on y apprend est absolument scandaleux. Si un pays a accumulé une dette publique insoutenable comme cela pourrait être le cas de certains pays du Sud de l’Europe, cet Etat ne pourra restructurer sa dette, rallonger la durée de remboursement qu’à une condition draconienne : plus de deux tiers des investisseurs et des prêteurs devront être d’accord pour que cet allégement ou cet allongement de la dette publique soit possible.

Comme on l’a vu dans les négociations sur la restructuration de la dette publique de Porto Rico avec ses créanciers, les conséquences concrètes seront terribles pour les populations : les investisseurs auront beau jeu de demander que leur remboursement soit assuré à tout prix même s’il faut pour cela couper de façon dramatique dans les dépenses d’éducation des enfants, la santé, les prestations sociales aux plus démunis. L’armée pourrait aussi être réduite à la portion congrue sur demande des investisseurs pour garantir le paiement de leur dû.
Ce texte est absolument scandaleux et démontre une volonté incompréhensible de la Commission Européenne de détruire toute souveraineté des Etats européens quelles qu’en soient les conséquences pour les populations.

http://www.frontnational.com/2015/11/lesclavage-pour-dette-des-pays-et-des-populations-va-t-il-etre-grave-dans-le-marbre-de-la-loi-avec-le-traite-transatlantique/

La Commission européenne gangrenée par les lobbys et conflits d’intérêts ?

De nombreux commissaires européens servent également les intérêts de grands groupes industriels et financiers, ce qui remet en cause leur impartialité dans le débat public, accuse une ONG

La Commission européenne gangrenée par les lobbys et conflits d'intérêts ?
Viviane Reding, ancienne commissaire et aujourd’hui eurodéputée, occuperait par ailleurs plusieurs postes dans des multinationales©

AFP/GETTY IMAGES DOMINIQUE FAGET

Peut-on servir l’intérêt public lorsque l’on défend des intérêts privés ? La question a été maintes fois posée à Bruxelles, tant le lobbying y est puissant et les conflits d’intérêts nombreux. Dernièrement, l’ONG Corporate Europe Observatory (CEO) a répertorié l’ensemble des conflits d’intérêts qui subsistent à la Commission européenne. Les résultats sont édifiants.

Quel est le problème ?

Le principal problème que soulève la situation actuelle à Bruxelles est lemanque d’impartialité des commissaires européens. En effet, ceux-ci sont responsables de l’initiation, de la négociation et du vote de lois qui affectent le quotidien de 500 millions de citoyens, dans des domaines aussi essentiels que le climat, l’agriculture, l’alimentation, la finance…  Leur rôle est donc loin d’être négligeable.

Une vraie porosité entre les deux milieux

Pourtant, parallèlement, nombre d’entre eux occupent des postes dans de grands groupes financiers ou industriels, dans les domaines qu’ils sont sensés encadrer législativement. Payés par ces groupes, il devient alors difficile pour les commissaires européens de légiférer contre leurs intérêts.

Cette récupération par les entreprises privées de personnalités politiques est regroupée sous le concept de « Revolving Doors » (« portes tambours »), qui illustre la porosité existant entre les deux milieux.

L’existences de conflits d’intérêt est depuis longtemps dénoncée par des associations citoyennes et certains politiques, mais bien loin de diminuer, il semblerait au contraire qu’elle s’accentue. Selon CEO, les tentatives des entreprises et des groupes de pression d’influencer les politiques de l’Union Européenne ont été plus efficaces que jamais ces dernières années, sous la Commission Barroso II.

Qui est concerné ?

Les chiffres sont accablants : un tiers des anciens commissaires – soit 9 sur 27 – auraient pris des fonctions dans de grandes entreprises privées issues de secteurs souvent proches de leurs affectations politiques. Le tout en cumulant les postes, pour un total de 98 fonctions (soit une moyenne de plus de 10 par personne).

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Périco Légasse : non à la barbaque américaine, vive la côte de bœuf française

Par Alexandre Devecchio Publié le 28/10/2015 à 11:04

FIGAROVOX/ENTRETIEN – Alors qu’une étude classe la viande rouge au nombre des produits probablement cancérogènes pour l’homme, Périco Légasse opère une distinction entre les modes de production américains et français.

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2015/10/28/31003-20151028ARTFIG00120-perico-legasse-non-a-la-barbaque-americaine-vive-la-cote-de-boeuf-francaise.php


Périco Légasse est rédacteur en chef de la rubrique vin et gastronomie à l’hebdomadaire Marianne.


LE FIGARO. – Les Français consomment en moyenne 370 g de viande rouge par semaine, soit 53 g par jour, et 270 g de charcuterie, soit 38 g par jour, estime l’Agence nationale de sécurité sanitaire. Doivent-ils réduire leur consommation?

Périco LÉGASSE. – Non, en aucun cas, mais mieux la cibler, certainement. De temps en temps, des organismes autorisés s’autorisent à nous faire peur. L’OMS, aux statistiques aussi contestables que relatives, nous dit que le bifteck tue. Si l’on creuse un peu, la salade et le fromage aussi, ça c’est vu. Et pourquoi pas l’eau? En cherchant bien on finira un jour par trouver quelque chose. Tout dépend de ce que l’on mange, de comment on le mange, de combien on en mange et, surtout, de la provenance et du mode de production. Il faudrait peut-être cesser de proclamer des contre-vérités et des approximations comme s’il s’agissait d’évidences scientifiquement établies sans prendre le recul nécessaire à la juste interprétation de ce genre de données. Depuis quelques temps, les titres de notre journal de référence préféré usent parfois de formules saignantes. Pour ce qui est de l’information publiée par Le Monde, le contenu du dossier sur la viande rouge mérite d’être rectifié à l’aune de nos réalités. Publié cette semaine, le rapport du CIRC (Centre international de recherche sur le cancer, agence de l’Organisation mondiale de la santé spécialisée sur cette maladie) établi à partir de dix études (sur 800), indique que la consommation quotidienne de 50g de viande (bœuf, agneau, volaille, porc), transformée ou cuisinée, accroît le risque de cancer colorectal de 18%. Or ces études se réfèrent à des données provenant à 90% des Etats Unis et d’Europe du nord, où la consommation de viande, sur le fond et sur la forme, n’est en rien comparable à la nôtre.

Quelle différence y a-t-il entre la consommation de viande à l’américaine et à la française?

La ration moyenne du steak américain, qui a servi d’étalon de mesure à cette enquête, est de 400 à 500g, en France elle est de 100g. Leur viande rouge est riche en calories (500ca pour 100g contre 200ca de moyenne en France), avec un taux de lipides de 24% là-bas contre 4% chez nous. Nous ne mangeons pas la même chose car les Américains cuisent leur viande à la flamme vive (grill, barbecue, méchoui), générant la formation d’hydrocarbures polycycliques aromatiques issus de la carbonisation des graisses et des protéines. Les Français, eux, dégustent leur viande à point, saignante ou bleue, voire crue. Quelques grillades l’été, mais sans plus. La cuisson se fait au beurre ou à l’huile, soit à la poêle, à la plancha, en mijotage, soit au four. Les effets nutritionnels et sanitaires sont donc sans commune mesure entre les deux pratiques. Au delà de ces chiffres, tout dépend de la quantité de viande ingurgitée. Pour revenir sur votre question initiale, il faut admettre qu’une partie de la population consomme trop de viande, et, surtout, dans les milieux à faibles revenus, trop de mauvaise viande achetée en grandes surfaces. Une réalité qui n’est pas inéluctable dès lors que l’on a encore le choix. Et ce choix, même s’il s’amenuise d’année en année, le consommateur français l’a encore.

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