Un résumé de la guerre civile en Syrie, par Nassim Nicholas Taleb

http://www.les-crises.fr/un-resume-de-la-guerre-civile-en-syrie-par-nassim-nicholas-taleb/

Source : Le Noeud Gordien, Nassim Nicholas Taleb, 15-12-2016

(Introduction d’Alexis Toulet)

La guerre civile en Syrie, à la fois très violente et très complexe, peut apparaître impossible à bien résumer. C’est pourtant ce que réussit le tableau synthétique de Nassim Taleb, confirmé par les évaluations officielles de la Défense française.

Où l’on constate que le soutien aux rebelles d’Alep, ayant passé depuis longtemps les bornes de la décence, dépasse maintenant celles de la folie. Pendant que le silence officiel est de règle sur le crime de masse commis par l’Arabie saoudite contre la population du Yémen

L’écrivain Nassim Nicholas Taleb, penseur rigoureux et original, analyste des probabilités et de la gestion des risques est à l’origine notamment du concept de “cygne noir” depuis largement popularisé pour désigner les événements dont la probabilité avait été si totalement négligée que leur possibilité même n’avait pas été aperçue.

Américain d’origine libanaise orthodoxe, c’est aussi quelqu’un qui connaît très bien le Proche-Orient. Le résumé qu’il propose du conflit syrien pourra certes surprendre, il est d’autant plus crédible que Taleb n’a vraiment aucune raison de porter le régime syrien dans son cœur, étant donné que sa famille a eu à en souffrir au moment de la guerre civile libanaise.

La guerre syrienne résumée, ou comment regarder le conflit de manière plus rigoureuse par Nassim Nicholas Taleb

Original en anglais – Nassim Nicholas Taleb, 15 décembre 2016

Traduction en français et notes – Alexis Toulet pour le Noeud Gordien, 16 décembre 2016

taleb-tableau

Résumer le conflit syrien en juxtaposant les différentes factions

Pour analyser la situation en Syrie, ce sont les différentes factions qu’il faut comparer. Ne comparez pas le régime d’Assad aux gouvernements du Danemark ou de Norvège, mais à l’alternative. La question devient alors : y a t il quoi que ce soit dans la colonne de gauche qui soit pire que celle de droite ?

Note 1. Les sbires du père d’Assad ont fait sauter ma maison à Amioun quand mon grand-père, alors député, vota pour Bachir (1) Dans “Intérêt en Jeu” je décris mon comportement comme “agir contre son propre intérêt” (le contraire d’un conflit d’intérêt). En tant que scientifique et qu’humaniste j’ai donc mis ma rancune de côté, en prenant en considération le cancer beaucoup, beaucoup plus grave du Salafisme c’est-à-dire de l’Islamofascisme.

Note 2. Je rappelle que je suis statisticien. Quand je regarde les statistiques du conflit, la plupart ressemblent à des inventions gonflées par des réservoirs à pensées (“think tanks“) fondés par le Qatar et leurs idiots utiles – par un mécanisme que les Indiens appellent “Salma l’a dit à Sabrina”(2). Par exemple, nous savons que les morts de Hama (3)n’étaient pas 30 à 40 000 comme cela a été rapporté et qu’en se limitant à ce qui est prouvé le total est plus proche de 2 000.

Note 3. On peut demander : est-ce que tous les “rebelles” sont des salafistes théocrates ? Non, mais les groupes le sont progressivement devenus par la règle de la minorité : mettez un seul salafiste dans un groupe de cinq, et tous les cinq se comporteront comme des salafistes. Ceci sans parler du financement par les wahhabites. (4)

Note 4. Les contre-insurrections – une armée contre des insurgés / des terroristes etc. – provoquent un taux bien plus élevé de victimes civiles, que l’armée soit celle d’une démocratie libérale ou d’une autocratie. (5)

Note 5. On peut demander : est-ce que tous les gens qui pleurent la défaite des rebelles à Alep si stupides, si crédules face aux sbires des réservoirs à pensées ? Ma réponse est oui, hélas. Et il faut une certaine indépendance à la fois financière et intellectuelle pour analyser les choses en dehors du récit principal, parce que les gens des réservoirs à pensées vous sautent dessus comme des mouches. (6)

En fin de compte, je n’aurais jamais imaginé voir la “gauche” se mettre du côté de l’al-Qaïda des attentats du 11 septembre 2001, pleurer les combattants d’Alep, et à l’exception de journalistes indépendants comme Robert Fisk, répandre toutes sortes de balivernes.

Nassim Nicholas Taleb

Nassim Nicholas Taleb

Alep : pourquoi la tragédie humanitaire ne bouleverse pas la donne géopolitique

Par Alexis Feertchak Mis à jour le 29/09/2016 à 12:58

http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2016/09/29/31002-20160929ARTFIG00111-alep-pourquoi-la-tragedie-humanitaire-ne-bouleverse-pas-la-donne-geopolitique.php

FIGAROVOX/ENTRETIEN – Alors que la crise humanitaire s’aggrave, le régime syrien soutenu par les Russes et les Iraniens reprend du terrain. Pour Fabrice Balanche, les rebelles sont plus que jamais liés à Al-Qaïda et Moscou ne saurait être le seul responsable du chaos.


Agrégé et docteur en Géographie, Fabrice Balanche est maître de conférences à l’Université Lyon-2 et chercheur invité au Washington Institute. Spécialiste du Moyen-Orient, il a publié notamment La région alaouite et le pouvoir syrien(éd. Karthala, 2006) et Atlas du Proche-Orient arabe (éd. RFI & PUPS, 2010).


FIGAROVOX. – À propos d’Alep, le politologue libanais Ziad Majed a déclaré au journal Le Monde: «Si on parle d’un point de vue de droit international, et de la convention de Genève, ce qui se passe commence même à dépasser le cadre des crimes de guerre, ce sont presque des crimes contre l’humanité». Quelle est aujourd’hui la situation humanitaire dans l’ancienne capitale économique de la Syrie?

Ziad Majed fait partie des chantres de l’opposition syrienne qui affirmaient que Bachar el Assad allait tomber en quelques semaines au début de la révolte syrienne. Il prétendait qu’il n’existait pas de problème communautaire en Syrie et que les djihadistes ne pourraient jamais s’affirmer en Syrie. Lui et tous ceux qui comparent la situation en Syrie avec la guerre d’Espagne et les jihadistes aux brigades internationales sont assoiffés de notoriété facile. Ils bénéficient de l’engouement d’une partie des médias où l’émotion domine plus que la réflexion. Enfin, je dirais que leur émotion, à géométrie variable, sert aussi à masquer leurs piètres analyses sur le conflit syrien. Il serait temps qu’ils fassent leur mea culpa, car le désastre humanitaire en Syrie est aussi la conséquence de cette irealpolitik.

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Effet cigogne : Robert Kennedy Jr. à l’épreuve de la rhétorique « anti-complotiste »

Le 29 février dernier, nous publiions un article rendant compte des propos détonants de Robert F. Kennedy Jr. dans le magazine Politico, où il analysait le conflit en Syrie comme une guerre par procuration entre grandes puissances, dont l’enjeu était la bataille entre deux pipelines rivaux, l’un favorisant l’Iran, la Syrie et la Russie, l’autre le Qatar, l’Arabie saoudite, la Turquie, mais aussi l’Union européenne et les États-Unis. La vision géopolitique proposée par RFK Jr. a déplu à certains observateurs du conflit syrien, dans la mesure où elle gommerait, selon eux, la lutte des Syriens modérés pour plus de liberté, réduisant ces derniers à des pions dans un « grand jeu » qui les dépasserait.

Pour stigmatiser cette vision, qu’ils jugent « réactionnaire », partagée pourtant par l’émission de France 2 « Un Œil sur la Planète », ils ont, comme à l’accoutumée, usé de l’accusation de « conspirationnisme ». Cela n’est pas bien grave, tant l’outrance de ce type d’accusation décrédibilise leurs auteurs. Pour autant, c’est une bonne occasion pour nous de développer une double réflexion : la première porte sur un aspect problématique de l’article de RFK Jr., qu’il convient d’affronter, la seconde sur la rhétorique communément employée par tous ceux qui semblent vouloir, sur des sujets controversés, notamment en matière de géopolitique, museler le débat public. Parmi ces derniers, nous retrouverons précisément des contempteurs de la thèse de RFK Jr.

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Robert Kennedy Jr.

Sources manquantes : Politico et WikiLeaks sollicités

Un passage de l’article de Robert Kennedy Jr. a été pointé du doigt par un lecteur, et dénoncé par lui comme étant de la désinformation. Voici ce passage en langue originale :

« Secret cables and reports by the U.S., Saudi and Israeli intelligence agencies indicate that the moment Assad rejected the Qatari pipeline, military and intelligence planners quickly arrived at the consensus that fomenting a Sunni uprising in Syria to overthrow the uncooperative Bashar Assad was a feasible path to achieving the shared objective of completing the Qatar/Turkey gas link. In 2009, according to WikiLeaks, soon after Bashar Assad rejected the Qatar pipeline, the CIA began funding opposition groups in Syria. It is important to note that this was well before the Arab Spring-engendered uprising against Assad. »

Et la traduction que nous en avions donnée (on peut aussi se reporter à celle que vient d’effectuer le Saker Francophone) :

« Des câbles secrets et des rapports des services de renseignement américains, saoudiens et israéliens indiquent qu’au moment où Assad rejeta le pipeline du Qatar, des planificateurs arrivèrent rapidement au consensus que fomenter une insurrection sunnite en Syrie pour renverser le peu coopérant Bachar el-Assad serait une voie praticable pour réaliser l’objectif partagé de l’achèvement du pipeline Qatar/Turquie. En 2009, d’après WikiLeaks, peu après que Bachar el-Assad rejeta le pipeline du Qatar, la CIA commença à financer les groupes d’opposition en Syrie. Il est important de noter que c’était bien avant le soulèvement contre Assad engendré par le Printemps arabe. »

On remarque ici que l’article de Politico renvoie, par un lien, à un article du Washington Post, censé prouver ses allégations. Or, que nous dit cet article ? Que le Département d’État américain a financé secrètement des groupes d’opposition à Bachar el-Assad dès 2006, sous la présidence de George W. Bush, et ce au moins jusqu’à septembre 2010, sous la présidence de Barack Obama (sans que l’on sache dire si ces financements ont alors cessé). La source de l’information, ce sont des câbles diplomatiques publiés par WikiLeaks, dont celui-ci. Le Washington Post n’évoque pas le rôle de la CIA, ni un début de financement de dissidents en 2009 après le refus par Assad du pipeline du Qatar.

Par ailleurs, la première assertion de Robert Kennedy Jr., selon laquelle « des câbles secrets et des rapports des services de renseignement américains, saoudiens et israéliens indiquent » qu’un consensus a très vite été trouvé entre différents protagonistes pour renverser Assad après son refus du pipeline qatari, n’est étayée par aucune source. Nous n’en avons pas trouvé non plus de notre côté. Quand bien même Politico est une source réputée sérieuse, et RFK Jr. un personnage éminent, leur information est ici néanmoins sujette à caution. Nous avons donc contacté par mail à la fois la rédaction de Politico et le service de presse de WikiLeaks, dans l’espoir d’un éclaircissement. Wait and see

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Selon un député turc, Daech se serait approvisionné en gaz sarin grace à la Turquie

Attaque au chlore en Irak. © Thaier Al-Sudani Source: Reuters
Attaque au chlore en Irak.

https://francais.rt.com/international/12156-exclusif–daech-se-serait

Selon les confessions d’un parlementaire turc à RT, la Turquie aurait permis à l’Etat islamique en Syrie de se procurer les matériaux nécessaires à la fabrication de gaz sarin.

«Des données vont dans ce sens», confie à RT Eren Erdem, principale figure de l’opposition en Turquie et membre du parti Républicain du Peuple (CHP). «Des matériaux bio chimiques sont importés de Turquie et sont assemblés dans les camps de Daech, autrefois connus en tant qu’Al Qaida Irak».

Eren Erdem ne mâche pas ses mots. Selon lui, il y aurait même matière à croire qu’Ankara tenterait de dissimuler les preuves d’un tel traffic, car elle aurait refusé d’enquêter sur les voies d’approvisionnement turques utilisées pour fournir aux terroristes les ingrédients nécessaires à la fabrication de gaz sarin.

Le gaz sarin est un agent chimique de qualité militaire, devenu tristement célèbre après avoir été utilisé dans l’attaque de la Ghouta et de plusieurs autres quartiers proches de Damas en 2013.

S’adressant aux parlementaires jeudi dernier, Erdem a exhibé la copie de l’affaire pénale numéro 2013/120 ouverte par le bureau du procureur général de la ville d’Adana dans le sud de la Turquie.

L’enquête exclusive de RT

L’enquête a révélé que des citoyens turcs ont pris part à des négociations avec des représentants de l’Etat islamique concernant l’approvisionnement en gaz sarin. Se référant à des éléments de preuve citées dans l’affaire, Erdem a démontré que des conversations téléphoniques enregistrées prouvent que Hayyam Kasap, un militant d’Al-Qaida, a acquis du gaz sarin.

«Les conversations téléphoniques ont révélé tous les détails concernant la façon dont le transfert allait être effectué» explique Erdem. «On savait comment il allait être préparé, du contenu des laboratoires jusqu’aux sources des matériaux. On savait les dates mais aussi quels camions allaient être utilisés. De A à Z, tout était discuté et enregistré, et malgré tout ça, les suspects ont été relâchés !» s’emporte Erdem.

«Tout cela a été détecté» continue Erdem. Il y a même des conversations dans lesquelles on peu clairement entendre «ne vous inquiétez pas pour la frontière, on s’en charge», et nous nous assurons aussi que la bureaucratie suit».

Se basant sur ces preuves, les autorités d’Adana ont conduit des perquisitions et arrêté 13 suspects. Mais une semaine plus tard, l’affaire était mystérieusement fermée et les suspects ont immédiatement traversé la frontière entre la Turquie et la Syrie poursuit Erdem.

«Le transfert a eu lieu», se désole Erdem. «Et il a eu lieu parce que personne ne s’est interposé».

 

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Comprendre la Syrie et Bachar el-Assad en 65 points

http://www.twitlonger.com/show/n_1so2e9l

On est très loin de la soupe rabâchée par les détracteurs de Bachar Al Assad.

1/ Pr comprendre ce qui se passe en Syrie, il faut s’intéresser à la fois à l’histoire et à la géopolitique. En clair oublier BFM et I-Télé

2/ Pour comprendre ce qui se passe actuellement en Syrie, il faut remonter à la genèse, c’est-à-dire aux années 70.

3/ Durant les années 70, une rébellion armée – constituée par les Frères musulmans – voit le jour avec l’appui des USA (et donc de la CIA).

4/ L’objectif de cette rébellion est de renverser par les armes le régime socialiste et laïc mis en place par Hafez Al Assad, père de Bachar

5/ Cette rébellion – qui va s’attaquer aux membres du parti baas via des attentats – va se signaler par un épisode particulièrement sanglant qui va marquer les esprits.

6/ Le 16 juin 1979, 83 cadets de l’école militaire d’Alep sont froidement exécutés. Leur seul tort : ils sont alaouites (comme Hafez Al Assad)

7/ Les Frères musulmans ne s’arrêtent pas là. Ils multiplient les attentats contre les infrastructures du pays (aéroports, bâtiments administratifs, etc).

8/ Le 26 juin 1980, alors qu’il reçoit le président malien en visite officielle, Hafez al-Assad échappe à 1 attentat commis par un membre de sa garde.

9/ Hafez Al Assad ne tarde pas à réagir en faisant interdire les Frères musulmans, arrêtant et faisant exécuter certains d’entre eux.

10/ Mais la crise va atteindre son apogée quand les Frères musulmans vont lancer une insurrection armée dans la ville de Hama en 1982.

11/ Dans les 1ères heures, les FM massacrent des cadres du parti Baas (avec femmes et enfants) et des cadres religieux dénonçant leur action

12/ Dans un communiqué triomphant, les FM déclarent la ville de Hama « libérée » et appellent à lutter contre les « infidèles » du parti Baas.

13/ H Al Assad – surnommé le « Bismarck arabe » – décide d’en finir avec la rébellion en ne s’embarrassant pas de scrupules.

14/ Hafez Al Assad envoie des troupes à Hama. Très vite la ville est encerclée. Coupée du monde, la ville est bombardée sans répit.

15/ S’ensuit une véritable boucherie à l’issu de violents combats. La rébellion des Frères musulmans est matée dans le sang.

16/ Exilés et pourchassés, les Frères musulmans vont manger leur pain noir, rêvant du jour où ils prendront leur « revanche ».

17/ A mort d’Hafez Al Assad, c son fils cadet Bachar qui lui succède. En réalité c son frère aîné Bassel qui aurait dû succéder à son père.

18/ Mais Bassel Al Assad meurt dans un accident de voiture avant que son père lui laisse les manettes du pays. Bachar va entrer en scène.

19/ A l’origine Bachar Al Assad était très peu attiré par le pouvoir. Parti poursuivre ses études d’ophtalmologie à Londres, il s’y plaît.

20/ C’est à Londres que Bachar Al Assad fait la connaissance de sa femme Asma qui est sunnite.

21/ A la mort de son frère Bassel, Bachar Al Assad doit entrer au pays pour assurer la succession de son père.

22/ Bachar Al Assad devient officiellement président de la République Arabe Syrienne à l’issu d’un référendum verrouillé validant la succession.

23/ Bachar Al Assad entame sa présidence par une série de réformes visant à ouvrir le pays à + de libertés, faisant relâcher des opposants.

24/ Les médias occidentaux – alors admiratifs – parleront de « printemps de Damas » pour qualifier ses réformes.

25/ Mais les FM vont de nouveau entrer en scène, profitant des mesures de B Al Assad qui résiste à l’appareil sécuritaire hérité de son père.

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RETOUR DE SYRIE (par le Colonel Jacques Hogard)

 

Le Colonel Jacques Hogard témoigne ci-dessous de la mission qu’il vient d’effectuer à Damas vendredi dernier, 13 novembre, jour des attaques islamistes à Paris. Attention ! Sa lettre a été écrite avant la brusque évolution de l’engagement français en Syrie décidée par le gouvernement français. Il faut noter également que le réchauffement des relations militaires franco-russes n’était pas encore intervenu au moment où il écrivait.

Ancien Chef des Forces Spéciales françaises au Kosovo, le Colonel Hogard est l’auteur d’un livre, révélateur pour nombre d’entre nous, sur les dessous de la politique européenne qu’il n’a jamais approuvés : L’EUROPE EST MORTE À PRISTINA. Pour bien comprendre ce qui nous arrive aujourd’hui, je vous engage très vivement à le lire.
Outre de nombreuses analyses publiées, Jacques Hogard a préfacé LE SEPTIÈME SCÉNARIO, de Stratediplo, qui dresse le bilan alarmant de nos Forces armées, ouvrage qui sera bientôt relaté sur nos colonnes.

Eu égard à l’importance de ces sujets, je prends la liberté de vous inviter à regarder cette vidéo de 29:21 en cliquant sur l’image ci-dessous.

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LS


http://www.minurne.org/?p=5070

J’étais à Damas vendredi soir avec une importante délégation française composée notamment de cinq députés courageux et de quelques représentants non moins courageux de la société civile, tous concernés par la situation de la Syrie aux avant-postes de la guerre contre l’État Islamique, quand est tombée la cascade de nouvelles tragiques nous parvenant de Paris où « Daesh » venait de déclencher une suite d’attentats terroristes sans précédent contre la France et le peuple français.

 

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