Le Quotidien du médecin: Inquiétude autour du niveau des médecins en formation. Internes incompétents : le scandale

Christophe Gattuso 02.02.2017
Le nombre de nouveaux internes formés en Union européenne et dont le niveau de compétence laisse à désirer – 10 % seulement ont eu la moyenne aux ECN – augmente chaque année. Des chefs de service et des doyens tirent la sonnette d’alarme mais le ministère de la Santé est aux abonnés absents.
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Crédit Photo : SEBASTIEN TOUBON

Il y a un an déjà, les autorités hospitalo-universitaires s’alarmaient du nombre croissant d’internes incompétents (« le Quotidien » du 14 janvier 2016).

Huit internes de médecine générale d’Île France ayant entamé leur cursus dans un autre pays de l’Union européenne et ayant ensuite passé les ECN en France avaient même été suspendus et placés dans un stage en surnombre de remise à niveau dans des services parisiens.


Le nombre croissant d’internes incompétents. Les raisons de s’inquiéter

« Les autorités hospitalo-universitaires s’alarment du nombre croissant d’internes incompétents ». C’est la une du Quotidien du médecin ce 14 janvier. Comment en est-on arrivé là, alors que « de mon temps », seuls 3 ou 4 % des étudiants en médecine accédaient à ce titre prestigieux par un concours ultra-sélectif ?

Au commencement était le déficit de la Sécu, que Frédéric Bastiat avait prophétisé dès 1845, soit un siècle avant sa création : « Les abus iront toujours croissant, et on en reculera le redressement d’année en année, comme c’est l’usage, jusqu’à ce que vienne le jour d’une explosion. » Mais au lieu d’abandonner un système structurellement intenable, nos crânes d’œuf énarchiques désignèrent un bouc émissaire en la personne du médecin, supposé prescrire à tort et à travers. Les économies viendraient donc naturellement de la baisse du nombre de praticiens.

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Atrophies Crâniennes et virus Zyka, les médecins suspectent plutôt un produit chimique MONSANTO

Des médecins suspectent plutôt un produit chimique
Au Brésil, un bébé de 4 mois atteint de microcéphalie, une grave malformation crânienne que les autorités du pays attribuent à l’infection des mères par le virus Zika.© Nacho Doce/Reuters
Le 12 février 2016 | Mise à jour le 13 février 2016
VANESSA BOY-LANDRY

http://www.parismatch.com/Actu/International/Des-medecins-suspectent-un-produit-chimique-de-Monsanto-912875

Des médecins argentins et brésiliens écartent le virus Zika dans l’apparition de graves malformations crâniennes chez les nouveaux-nés au Brésil. Et mettent en cause l’utilisation d’un insecticide fabriqué par un partenaire de Monsanto censé protéger de la dengue.

Le virus Zika ne serait pas à l’origine de ladramatique augmentation d’atrophies crâniennes et cérébrales des nouveaux-nés en Amérique du Sud. C’est ce qu’avance un groupe de chercheurs argentins, dans un rapport coordonné par le Dr Avila Vazquez, pédiatre spécialisé en néonatalogie, le 3 février dernier. Pourtant, avec 1,5 million de personnes infectées en quelques mois, le Brésil avait lancé l’alerte en novembre dernier, incriminant le virus transmis par les moustiques dans l’apparition de graves malformations congénitales et de troubles neurologiques.

« La détection de milliers de cas de malformations congénitales chez des enfants dont les mères, enceintes, habitent dans des zones où le gouvernement brésilien a ajouté du pyriproxifène à l’eau potable, ne relève pas d’une coïncidence, bien que le ministère de la Santé mette en cause le virus Zika dans ces dommages », commentent les médecins. Le pyriproxyfene est un inhibiteur de croissance des larves de moustique, dont l’emploi est recommandé par l’OMS pour lutter contre la prolifération de la dengue. Les moustiques contaminés par l’insecticide disséminent eux-mêmes le poison qui, en provoquant chez eux des aberrations morphologiques ou fonctionnelles (malformations), les tue ou les rend stériles. Soit une technique d’autodissémination.

POUR LES CHERCHEURS ARGENTINS, LES MALFORMATIONS SONT APPARUES AVEC L’INSECTICIDE

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Périco Légasse : «Ce n’est pas l’agriculture qu’on assassine, c’est la France qu’on poignarde»

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2016/01/29/31003-20160129ARTFIG00107-perico-legasse-ce-n-est-pas-l-agriculture-qu-on-assassine-c-est-la-france-qu-on-poignarde.php

Par Alexandre Devecchio

Publié le 29/01/2016 à 11:22

Périco Légasse/pneus brûlés sur l'A84

FIGAROVOX/ENTRETIEN -Périco Légasse réagit à la crise de l’agriculture française. Pour lui, celle-ci est le résultat d’une dérive productiviste qui met en danger notre identité nationale.


Périco Légasse est rédacteur en chef de la rubrique vin et gastronomie à l’hebdomadaire Marianne.


Le Figaro-. La production de canards et d’oies va être gelée pendant plusieurs semaines afin de stopper la prolifération de la grippe aviaire. Des éleveurs du Sud-Ouest se mobilisent sur Facebook pour obtenir l’abrogation de cette mesure. «Nous prévoyons de gros mouvements dans le Sud-Ouest. Nous n’avons plus rien à perdre, nous nous battrons jusqu’au bout». Comprenez-vous et partagez-vous leur colère?

Périco Légasse-. Bien sûr. Car la mesure va certes bousculer les grosses coopératives céréalières du Sud-Ouest, propriétaires de marques de foie gras industriel, mais elle va éradiquer le petit et le moyen élevage qui n’ont ni trésorerie ni perspective de rattrapage pour compenser un arrêt d’activité aussi long. Les accusations des petits producteurs contres les gros sont terribles, car ils affirment que ces derniers ont en stock des centaines de milliers de foie gras invendus, conservés au froid, et que pour pouvoir les écouler, il leur faudrait la quasi exclusivité du marché durant quelques mois. Après quoi tout repartirait sur les rails. Au passage, pris à la gorge, quelques centaines de concurrents auront mis la clé sous la porte. D’une pierre deux coups. Cela me semble énorme: à vérifier.

Comment en est-on arrivé là?

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Périco Légasse : non à la barbaque américaine, vive la côte de bœuf française

Par Alexandre Devecchio Publié le 28/10/2015 à 11:04

FIGAROVOX/ENTRETIEN – Alors qu’une étude classe la viande rouge au nombre des produits probablement cancérogènes pour l’homme, Périco Légasse opère une distinction entre les modes de production américains et français.

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2015/10/28/31003-20151028ARTFIG00120-perico-legasse-non-a-la-barbaque-americaine-vive-la-cote-de-boeuf-francaise.php


Périco Légasse est rédacteur en chef de la rubrique vin et gastronomie à l’hebdomadaire Marianne.


LE FIGARO. – Les Français consomment en moyenne 370 g de viande rouge par semaine, soit 53 g par jour, et 270 g de charcuterie, soit 38 g par jour, estime l’Agence nationale de sécurité sanitaire. Doivent-ils réduire leur consommation?

Périco LÉGASSE. – Non, en aucun cas, mais mieux la cibler, certainement. De temps en temps, des organismes autorisés s’autorisent à nous faire peur. L’OMS, aux statistiques aussi contestables que relatives, nous dit que le bifteck tue. Si l’on creuse un peu, la salade et le fromage aussi, ça c’est vu. Et pourquoi pas l’eau? En cherchant bien on finira un jour par trouver quelque chose. Tout dépend de ce que l’on mange, de comment on le mange, de combien on en mange et, surtout, de la provenance et du mode de production. Il faudrait peut-être cesser de proclamer des contre-vérités et des approximations comme s’il s’agissait d’évidences scientifiquement établies sans prendre le recul nécessaire à la juste interprétation de ce genre de données. Depuis quelques temps, les titres de notre journal de référence préféré usent parfois de formules saignantes. Pour ce qui est de l’information publiée par Le Monde, le contenu du dossier sur la viande rouge mérite d’être rectifié à l’aune de nos réalités. Publié cette semaine, le rapport du CIRC (Centre international de recherche sur le cancer, agence de l’Organisation mondiale de la santé spécialisée sur cette maladie) établi à partir de dix études (sur 800), indique que la consommation quotidienne de 50g de viande (bœuf, agneau, volaille, porc), transformée ou cuisinée, accroît le risque de cancer colorectal de 18%. Or ces études se réfèrent à des données provenant à 90% des Etats Unis et d’Europe du nord, où la consommation de viande, sur le fond et sur la forme, n’est en rien comparable à la nôtre.

Quelle différence y a-t-il entre la consommation de viande à l’américaine et à la française?

La ration moyenne du steak américain, qui a servi d’étalon de mesure à cette enquête, est de 400 à 500g, en France elle est de 100g. Leur viande rouge est riche en calories (500ca pour 100g contre 200ca de moyenne en France), avec un taux de lipides de 24% là-bas contre 4% chez nous. Nous ne mangeons pas la même chose car les Américains cuisent leur viande à la flamme vive (grill, barbecue, méchoui), générant la formation d’hydrocarbures polycycliques aromatiques issus de la carbonisation des graisses et des protéines. Les Français, eux, dégustent leur viande à point, saignante ou bleue, voire crue. Quelques grillades l’été, mais sans plus. La cuisson se fait au beurre ou à l’huile, soit à la poêle, à la plancha, en mijotage, soit au four. Les effets nutritionnels et sanitaires sont donc sans commune mesure entre les deux pratiques. Au delà de ces chiffres, tout dépend de la quantité de viande ingurgitée. Pour revenir sur votre question initiale, il faut admettre qu’une partie de la population consomme trop de viande, et, surtout, dans les milieux à faibles revenus, trop de mauvaise viande achetée en grandes surfaces. Une réalité qui n’est pas inéluctable dès lors que l’on a encore le choix. Et ce choix, même s’il s’amenuise d’année en année, le consommateur français l’a encore.

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Dépistage du cancer du sein: Déconstruction d’une manipulation

La propagande en faveur du dépistage du cancer du sein ne s’embarrasse pas de nuances. Le message est simplifié à l’extrême, tape fort et manipule sa cible avec un art consommé. En partant du message que l’on retrouve en haut de la page “dépistage du cancer du sein” de l’Institut National du Cancer, autrement dit du message qui représente la parole officielle de chez officiel, celle dont les multiples sous-propagandistes s’inspireront pour leur propre communication, je vais vous montrer à quel point la tromperie est grande, orientée vers un seul but quels qu’en soient les moyens : entraîner le plus de femmes possible à participer au dépistage organisé.

Pour cela je m’en vais déconstruire le message clé capté ici en copie d’écran le 7 octobre 2015 :

Copie d'écran sur le site de l'INC le 7/10/2015

Ce petit texte constitue un remarquable exemple de manipulation. Pas un mot, pas un chiffre qui ne soit pesé et soupesé pour délivrer sans nuance un message que l’on pourrait reformuler ainsi : “Femmes de 50 à 74 ans, il est recommandé de participer au dépistage organisé pour guérir super bien 9 fois sur 10 du cancer du sein qui sinon est super mortel . C’est en tous cas ce que je comprend quand je lis ce message. Détaillons.

MANIPULATION #1 – Détecté ou dépisté ?

Dans le premier paragraphe on ne pouvait décemment pas écrire : “Pourtant grâce au dépistage organisé, ce cancer peut-être guéri dans 9 cas sur 10” parce que cela aurait été trop énorme. En effet, le taux de guérison du cancer du sein des femmes participant au dépistage et celui de celles n’y participant pas sont identiques ou très proches (les études ne sont pas toutes d’accord). Alors on a rusé. On a écrit : “Pourtant, s’il est détecté tôt, ce cancer peut-être guéri dans 9 cas sur 10”. Ce qui est plus difficile à critiquer (mais quand même critiquable nous le verrons plus loin). La subtilité étant de faire apparaître une assimilation de sens entre détecter tôt et dépister (qui est confirmée par le titre et le second paragraphe), mais formellement l’honneur est sauf. On n’a pas écrit que le dépistage organisé permettait de guérir 9 cancers sur 10. Mais c’est ce que tout le monde a compris.

MANIPULATION #2 – Le meurtrier

Le plus meurtrier des cancers. En voilà une belle expression.

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Périco Légasse : les salades, le TAFTA et la voyoucratie européenne

Par Alexandre Devecchio Publié le 24/09/2015 à 11:11

FIGAROVOX/ENTRETIEN – Alors qu’un rapport a révélé qu’une salade sur dix contiendrait des produits chimiques prohibés, Périco Légasse dénonce un système européen qui favorise les puissances financières au détriment des producteurs.

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2015/09/24/31003-20150924ARTFIG00105-perico-legasse-les-salades-le-tafta-et-la-voyoucratie-europeenne.php


Périco Légasse est rédacteur en chef de la rubrique vin et gastronomie à l’hebdomadaire Mariannequi a publié le 17 septembre un dossier intitulé A table citoyens! Notre manifeste contre la malbouffe.


LE FIGARO. – Selon un rapport de l’association environnementale «Générations futures», révélé parLe Parisien, une salade sur 10 contiendrait des produits chimiques prohibés depuis des dizaines d’années. D’après cette ONG écologiste, 16 % des salades contiennent la trace de cinq produits chimiques interdits en France. Cela vous surprend-il?

Périco LEGASSE. – Non pas vraiment. La salade est un produit fragile au niveau de sa culture, car ses parasites sont nombreux et actifs, fragile au niveau du transport et fragile dans sa conservation. C’est le produit le plus proche de l’herbe, il craint donc tout, l’humidité, les écarts de températures, les manipulations brutales, etc. Il faut donc d’infinies précautions pour le préserver. Si l’on en cultive à petite échelle, avec de la main d’œuvre, comme cela est le cas pour des producteurs sérieux, notamment dans le Vaucluse, le problème ne se pose pas, mais à grande échelle, selon des méthodes intensives ou industrielles en vigueur, alors là ça craint. Il faut en effet que la plante soit le plus robuste possible et d’un aspect irréprochable, c’est pourquoi le productivisme se dote de moyens techniques et chimiques à hautes doses. La marge de bénéfice d’une salade étant dérisoire, il s’agit de ne prendre aucun risque économique. Donc en avant les pesticides! Le problème est que ces pesticides contiennent des perturbateurs endocriniens, extrêmement nocifs pour la santé, et que la salade est un aliment qui se consomme cru et frais dans 99% des cas. Ce qui signifie que le consommateur absorbe le poison en direct. Je crains que nos modes et nos moeurs alimentaires, de plus en plus soumis à des critères de prix et de temps, ne fassent qu’aggraver la situation. Surtout que c’est incolore et inodore. Quelle tragédie, quand on sait le symbole de vie que porte en elle une bonne salade cueillie au potager…

Ces produits illégaux se trouveraient en Espagne, où le trafic de pesticides est florissant…

Oui, l’Espagne et sa législation très libérale, sans vrais contrôles ni suivis, sauf en Catalogne et au Pays Basque, où les administrations autonomes locales sont plus rigoureuses qu’au niveau de l’Etat central, a toujours été un laboratoire expérimental des pires pratiques de la chimie agricole. Vu que les frontières intra-européennes n’existent plus depuis les accords de Schengen, que les trafiquants circulent comme chez eux, et que la classe politique gouvernante a démonté les administrations et les services sensés nous protéger contre ces trafics, pourquoi les voyous se gêneraient-ils?

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Les perturbateurs endocriniens, liste et risques

Les dangers des perturnateur endocriniens dans les cosmétiques

Une molécule qui imite, change ou bloque l’action d’une hormone et perturbe le fonctionnement de l’organisme

http://www.bon-coin-sante.com/blog-sante-sans-prise-de-tete/actualites-sante/un-perturbateur-endocrinien/

L’exposition à certaines substances toxiques peut par exemple perturber la fonction reproductrice, avec la création d’anomalies au niveau des organes reproducteurs, baisse de qualité du sperme, etc…

Ces substances se comportent comme des hormones et peuvent interagir avec notre système hormonal, d’où le terme de « perturbateurs endocriniens ».

Une liste des perturbateurs endocriniens

C’est bien joli tout ça, mais on entend parler de perturbateurs endocriniens à tout va, encore faudrait-il savoir identifier toutes les substances qui correspondent à ces fameux perturbateurs. Si les effets nocifs des perturbateurs endocriniens sont difficiles à prouver, la recherche actuelle se focalise sur 5 familles de substances douteuses:

  • 1. Les Parabènes.
  • 2. Les Bisphénol A.
  • 3. Les Phtalates.
  • 4. Les Composés perfluorés.
  • 5. Les Composés polybromés.

Nous sommes tous exposés à ces substances toxiques via notre alimentation, notre respiration et notre peau. Par mesure de précaution, les autorités sanitaires ont défini pour certains perturbateurs endocriniens une dose maximale d’exposition. Or nos expositions sont tellement diverses et variables, qu’il est bien difficile de savoir exactement à quelle dose nous sommes réellement exposés quotidiennement, sans parler des effets combinés (exposition simultanée à plusieurs substances).

Dans quoi se cachent les perturbateurs endocriniens ?

1.Le bisphénol A

Le bisphénol A fait beaucoup parler de lui en ce moment, ce composé chimique rend les plastiques incassables et résistants à la chaleur. Autrement dit, il y en a partout et plus principalement dans les plastique dur et transparent, et même à l’intérieur des boîtes de conserve: bouteilles plastiques, gobelets, assiettes et couverts en plastique, lunettes de soleil, téléphones portables, jouets, cannettes…
S’il est aujourd’hui difficile d’y échapper, on peut au moins limiter l’usage des plastiques alimentaires : bouteilles et récipients en verre, plats en inox, etc… Et surtout, évitez de faire chauffer au four micro-ondes un plat ou une barquette en plastique, car ce fameux bisphénol A passe dans les aliments sous l’effet de la chaleur !

Evitez donc d’acheter des produits qui affichent les signes BPA ou PC (polycarbonate).

Nota : la Commission européenne a voté l’interdiction du bisphénol A dans les biberons au printemps 2011 ?!? Mais pas pour le reste, donc ce qui est dangereux pour bébé ne l’est pas pour maman ou papa ?…C’est à mourir de rire !

2. Les parabènes

Les parabènes sont des conservateurs très abondamment utilisés dans les cosmétiques, aliments, boissons et médicaments. Butylparaben ou propylparabens, également mentionné parahydroxybenzoate de propyl. Les parabènes se cachent aussi sous divers codes: E214, E215, E218, E219…

Pour ne pas se tromper au niveau de votre alimentation, privilégiez le bio pour limiter les conservateurs en général. Pour le reste lisez les étiquettes pour éviter les produits qui en contiennent. Encore plus simple, il suffit de privilégier les produits qui affichent clairement sur leur emballage : « sans parabènes ».

3. Les phtalates

Les phtalates contrairement au bisphénol A, sont incorporés aux plastiques pour leur donner de la souplesse, ils sont présents dans les emballages alimentaires, rideaux de douches, certains dispositifs médicaux, etc… Les phtalates sont également utilisés pour dénaturer l’alcool dans les produits cosmétiques et particulièrement les parfums.

Certains de ces phtalates sont interdits dans les jouets et les articles de puériculture. Une forte odeur de plastique dégagée par les produits neufs peuvent nous aider à repérer leur présence, les emballages alimentaires portant le code de recyclage n°3, le nom diéthylphtalates ou DET dans la liste des ingrédients des cosmétiques, les termes « alco(h)ol dénat » et « ethanol » indiquent également les présences de phtalates.

Nota : Pas de micro-ondes ni de lave-vaisselle pour ces plastiques, bien aérer longuement et souvent en cas d’achat de produit ou matériel plastique neuf, pour évacuer les fortes émanations de phtalates !

4. Les composés perfluorés

Les composés perfluorés sont présents dans les ustensiles de cuisson antiadhésifs, dans les produits imperméabilisés et traités antitaches (moquettes, vêtements, cartons alimentaires…).

Lorsque vous faites la cuisine, évitez de rayer les revêtements antiadhésifs et remplacez-les dès les premiers signes d’usure. Pour les vêtements et les tissus d’ameublement, favorisez les produits affichant « sans composés perfluorés » ou « sans PFOA ».

Au niveau de l’alimentation, les composés perfluorés se concentrent dans les poissons gras (saumon, maquereau…) en raison du rejet industriel.

5. Les composés polybromés

Moins connus, les composés polybromés sont des retardateurs de flamme, les (CPB & PBDE) ils sont incorporés dans les produits inflammables : sièges, télé, ordinateurs, vêtements, capitonnage, tissus d’ameublement…

Ils sont libérés petit à petit dans l’air ambiant, ils se concentrent dans l’habitacle de notre voiture, notre bureau et notre logement : il est donc impératif d’aérer tous les jours, et encore plus après l’achat de matériels et produits neufs.

Dans l’alimentation les composés polybromés s’accumulent dans les produits riches en graisses, grâce encore une fois aux rejets industriels. On en retrouve dans les poissons, le lait, la viande… Pour s’en protéger il suffit de privilégier les produits le plus naturels possibles.

Conclusion

En attendant que d’autres études évaluent et confirment les risques sanitaires réels dus à ces substances, nous devons éliminer au maximum ces molécules par quelques petits gestes quotidiens, dans le choix de notre alimentation, de nos cosmétiques, de nos ustensiles de cuisine, et en aérant quotidiennement notre logement, voiture et lieu de travail.

Ajout du 27 juillet 2015

Perturbateurs endocriniens : les lobbies intoxiquent à nouveau l’Europe
A Bruxelles, l’industrie chimique sabote la réglementation des perturbateurs endocriniens…

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