En 2016, les actes racistes, antisémites et antimusulmans ont baissé en France, mais pas les actes antichrétiens

Le ministère de l’Intérieur a livré, mardi, son rapport annuel.

 Bruno Le Roux, l\'actuel ministre de l\'Intérieur, en 2014 à l\'Assemblée nationale, à Paris.
Bruno Le Roux, l’actuel ministre de l’Intérieur, en 2014 à l’Assemblée nationale, à Paris. (PIERRE ANDRIEU / AFP)

2015 avait été l’année des records, 2016 est celle du recul. Selon les chiffres donnés par le ministère de l’Intérieur, mardi 31 janvier, les actes* racistes, antisémites et antimusulmans ont nettement baissé en France. En un an, ils sont passés de 2 034 à 1 125, soit un repli de 44,7%. Reste un point noir, celui des atteintes aux lieux de culte chrétiens qui ne cessent d’augmenter.

Deux fois moins d’actes antisémites et antimusulmans

En un an, le nombre d’actes antisémites et les actes antimusulmans a été divisé par deux. Pour les actes antisémites, la baisse est de 58,5%. On avait enregistré 1 662 plaintes en 2014 et 808 en 2015. Il y en a eu 335 en 2016.

Les actes antimusulmans ont, eux, diminué de 57,6% : 429 actes en 2015, 182 en 2016. Mais c’est toujours plus qu’en 2014, avec 133 actes.

Quant aux autres actes racistes, ils ont eux aussi connu une baisse, mais elle est moindre. De 797 plaintes, on est passé à 608, soit une diminution de 23,7%.

Pas de « triomphalisme »

Depuis les attentats de janvier 2015, les incidents liés au contexte terroriste avaient tendance à se multiplier. A en croire le rapport du ministère de l’Intérieur, 2016 marque un coup d’arrêt, dont se félicite le ministre Bruno Le Roux.

« Dès avril 2015, le gouvernement a lancé un plan d’action inédit pour lutter contre le racisme, l’antisémitisme et toutes les formes de discrimination liées à l’origine ou à la religion. Nous avons d’ores et déjà obtenu des résultats très encourageants. C’est là une véritable satisfaction. » Pour autant, pas question de « relâcher la garde ». Il faut au contraire continuer d’afficher une « vigilance maximale ».

Toujours plus d’actes antichrétiens

C’est le point noir du tableau : le nombre d’atteintes aux sites chrétiens (lieux de culte et sépultures), qui représentent 90% des plaintes déposées, a encore augmenté l’an dernier. Le ministère a enregistré 949 actes en 2016, soit une hausse de 17,4% par rapport à 2015. Plus globalement, entre 2008 et 2006, les actes antichrétiens ont augmenté de 245%.

Mais la Place Beauvau apporte quelques nuances. Elle rappelle notamment que les édifices chrétiens sont aussi (et de loin) les plus nombreux en France. On compte environ 45 000 églises catholiques et 3 000 temples et lieux de cultes protestants, contre 2 500 mosquées et 500 synagogues.

Tous ces actes n’ont pas de motivation religieuse. Il s’agit la plupart du temps d’actes de vandalisme (399 plaintes), de vols d’objets cultuels (191), et plus rarement d’actes sataniques (14) ou « à connotation anarchiste » (25).

* Chaque acte comptabilisé par le ministère de l’Intérieur (violence, incendie, dégradation, insulte…) correspond à des faits ayant donné lieu à une plainte ou à une main courante.

8963 des 20808 communes en Europe dont le nom comprend « saint » sont situées en France (43%).

The map of holy places in Europe

http://biqdata.wyborcza.pl/the-map-of-holy-places-in-europe

The sheer numbers could be boring for some, so let’s take a look at the map. As you can see Spain has less saint places than France but at the same time in Galicia, the northwest part of the country, the concentration of holiness is the highest in the old continent.

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And what about the UK and Ireland? According to NGA there are 327 and 34 saint places respectively in these two countries. Ireland, often perceived as a country of stronг Catholic tradition, on the map comes as a surprise.

 

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La double allégeance de « Coexister »

Le droit de réponse mensonger de Coexister

Caroline Fourest

Il y a quelques jours, Le Monde m’a demandé d’écrire une tribune pour éclaircir la polémique suscitée par Jean-Louis Bianco : Pourquoi Jean-Louis Bianco a-t-il fâché tant de laïques ? Cet article a logiquement déplu à l’association Coexister, mise en cause. En guise de droit de réponse, son principal animateur, Samuel Grzybowski, m’accuse de « propos mensongers »… Sans jamais démontrer en quoi mes reproches sont infondés. En réalité, ils sont parfaitement exacts. 

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https://carolinefourest.wordpress.com/2016/01/25/les-reponses-mensongeres-de-coexister-et-le-titre-diffamatoire-du-monde/

  • Coexister est bien doté de moyens importants. L’association a été lauréate du programme «  La France s’engage », dotée de subventions grâce au Fonds d’expérimentation pour la jeunesse (FEJ) ayant mobilisé 50 millions d’euros à l’intention de l’économie sociale et solidaire. Cette subvention n’est bien entendu que l’une de ses sources de financements. Dans sa défense, Monsieur Samuel Grzybowski confirme d’ailleurs l’étendue de ses moyens d’interventions. Coexister est, par exemple, hébergée au Foyer 104, dirigé par les Assomptionnistes.

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  • Concernant la proximité avec l’Église de Coexister, elle est  confirmée par Monsieur Samuel Grzybowski, qui écrit : « Coexister n’est pas plus proche de l’Église catholique que de l’Élysée ou du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) ». Ce qui n’invalide en rien mon propos. La proximité ne signifie en rien une exclusivité. Ceci étant dit, Coexister est bien plus proche de l’Église que du CRIF ou de l’Élysée. Samuel Grzybowski intervient sur tous les médias catholiques. Il a été reçu par le président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, Mgr Jean-Louis Tauran, au Vatican. Il a égalemet été invité à participer aux rencontres d’Assise à l’invitation du pape Benoît XVI. Il a personnellement rencontré le Pape François. Mais surtout,Coexister est la branche française de Global Interfaith Youth Network – Religion for peace.Une organisation fondée à l’Université catholique de Louvain pour faciliter la résolution des conflits grâce au religieux. Ajoutons, que sa présidente honoraire en 2015 était Meherzia Labidi, ancienne députée du mouvement islamiste Ennahdha en Tunisie… Tendance Frères musulmans.

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Philippe de Villiers au directeur de Super U : «Serge, arrête ça ! C’est scandaleux !»

La campagne des supermarchés Super U en faveur des jouets unisexes a provoqué de vives réactions, parmi lesquelles celle particulièrement mordante de l’homme politique Philippe de Villiers.

 

RT France : Super U a lancé une campagne de publicité avec des jouets unisexe à l’occasion des fêtes de Noël. Quel est selon vous le message que véhicule cette campagne ?

Philippe de Villiers : Il est clair que le message de cette campagne, la publicité le dit elle-même, est qu’il n’existe pas de jouets pour les filles ou pour les garçons, mais tout simplement des jouets. Mais l’idée, c’est d’aller plus loin : c’est de s’engager contre les stéréotypes, contre l’idée qu’il y a des filles et des garçons.

La publicité le dit : «Il est ridicule de nier que les filles sont attirées par des jeux de poupées et il est tout aussi ridicule de nier que les garçons sont attirés par des voitures ou par des caisses à outils». Or, on voit bien la manœuvre qui est derrière tout ça : la manœuvre c’est d’installer l’unisexe, c’est-à-dire un monde dans lequel les hommes et les femmes de demain seraient sans patrie, sans sexe, désaffiliés , désinstitués, l’homme nomade de Jacques Attali, l’homme déraciné.

Il faut donc se battre contre cette publicité, c’est la raison pour laquelle d’ailleurs j’ai agi avec les militants de La Manif pour tous – il n’y a d’ailleurs aucune concertation entre nous – pour boycotter Super U.

Je connais bien Super U. C’est un ensemble de magasins qui a été inventé et créé par Jean-Claude Jaunait qui était dans la même institution religieuse que moi lorsque j’étais enfant, le collège Saint-Joseph à Fontenay-le-Comte. Je connais aussi le directeur de Super U, Serge Papin, qui n’a aucun scrupule, qui est un commerçant.

Je lui ai dit : «Serge, arrête ça ! C’est scandaleux !» C’est profondément contraire au bon sens et si Super U continue à procéder ainsi, il y aura de très nombreux consommateurs, à commencer par ma famille, qui n’iront plus chez vous. On ira au centre Leclerc, on ira ailleurs, on ira là où est le bon sens, pas là où est l’idéologie.

Mais vous savez, derrière tout ça il y a, en filigrane, le mondialisme. Super U est une entreprise mondialiste, qui profite du mondialisme, qui prospère sur le mondialisme. Et le mondialisme consiste à couper l’homme de ses attachements vitaux.

Le mondialisme veut un monde débarrassé de toute forme de filiation

RT France : Selon vous, pourquoi cette campagne est lancée maintenant, juste avant Noël ?

Philippe de Villiers : Précisément parce que Noël est l’un des derniers obstacles à la puissance de l’idéologie mondialiste. Noël, c’est l’Enfant qui nait, un petit garçons qui nait dans la crèche, qui s’appelle Jésus-Christ. Il a un père et une mère et sauve l’humanité au nom de la paternité céleste. C’est tout ce que le mondialisme combat.

Le mondialisme veut un monde débarrassé de toute forme de filiation. La filiation de Jésus-Christ est donc insupportable pour l’athéisme moderne qui vise à éradiquer toute forme de religion et surtout la religion chrétienne, car en même temps ces gens-là accueillent l’islam au nom du vivre ensemble et de l’accueil de l’autre. Donc, il y a une préférence islamique chez ces gens-là. Pour eux, il s’agit de détruire et d’éradiquer le christianisme.

 

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Migrants : ce que dit (vraiment) le Pape

Accueil et enracinement sont les mamelles de la charité

Publié le 02 octobre 2015

http://www.causeur.fr/migrants-pape-francois-eglise-34818.html

pape francois migrants charite

Le Pape François qui, le 6 septembre 2015, du balcon de Saint-Pierre, demandait à chaque paroisse catholique d’accueillir une famille de réfugiés et suppliait l’Occident d’ouvrir ses portes à la masse des migrants, ne serait-il qu’un doux illuminé ? Un utopiste prêt à tout sacrifier, et notamment les frontières, les Etats et les peuples, au rêve d’une improbable fraternité universelle ? C’est évidemment ce que certains voudraient faire croire, soit pour le lui reprocher, soit pour l’en applaudir. Et c’est en effet ce que ses interventions, astucieusement sorties de leur contexte, semblent parfois laisser croire.

Pourtant, si François peut être considéré comme révolutionnaire, il ne l’est pas plus que le christianisme lui-même, ni que la sainteté. Et pas plus que le christianisme, il n’entend répudier le « réalisme politique », dont il s’est même explicitement réclamé dans son encyclique Laudato si’1. Réalisme politique qui le conduit à des positions moins stéréotypées, moins simplistes et surtout moins émotionnelles que celles que l’on présente, la réalité ainsi prise en compte n’étant jamais toute d’une pièce, mais constituée d’éléments complexes.

Et c’est justement ce que l’on constate à propos du problème des migrants, le Pape, et l’Église, s’efforçant de concilier deux impératifs apparemment incompatibles dans le creuset d’un même réalisme évangélique.

Le première impératif, aime ton prochain comme toi-même, conduit à ouvrir les bras à l’autre. Et en l’occurrence, à refuser l’engrenage de la terreur qui conduit des millions de personnes, créatures de Dieu et faites à son image, à quitter leurs maisons et à demander l’hospitalité. Ceux-là, en tant que chrétien, je ne puis les laisser à la porte, sauf à ressembler au mauvais riche que son égoïsme condamne irrémédiablement au tourment éternel. À l’égard de mes frères souffrants, un devoir s’impose sans discussion, celui que le Pape rappelait à Rome le 6 septembre : « être le plus prochain des plus petits et des plus abandonnés ». Concrètement, ce précepte justifie une pratique de l’accueil qui ne distingue pas entre une migration politique et une migration économique – distinction  moralement contestable, celui qui s’enfuit avec sa famille pour ne pas mourir de faim n’ayant pas moins le droit d’être accueilli que celui qui émigre parce qu’il estime que sa liberté d’expression ou son droit de vote étaient violés dans son pays d’origine. En somme, l’opposition à  la « culture de mort » suggère une politique d’ouverture et de charité.

Mais à ce premier impératif s’en ajoute un second, qui commande de s’aimer soi-même en tant que l’on est une créature de Dieu, et que l’on a par là-même des devoirs envers soi. Benoît XVI soulignait à ce propos que « l’homme aussi possède une nature qu’il doit respecter »2. Or sa nature est d’être un animal social, qui va constituer avec ses proches un groupe particulier, une société dotée de certaines caractéristiques dont procèdera sa propre identité.

On ne saurait en effet confondre le Peuple de Dieu, composé de tous les hommes en tant qu’ils sont frères, puisqu’issus du même Père céleste, et les peuples humains, qui s’y découpent comme les pièces dans un puzzle, chacune d’entre elles étant dotée de sa propre forme, de sa couleur et de sa place. Tout homme, appartenant au Peuple de Dieu, appartient aussi, simultanément, à un peuple particulier, à une patrie où généralement il est né, à une culture qui l’a modelé, à une terre et à une histoire où il s’enracine.

Cette réalité, les papes contemporains en ont souligné l’importance dans la construction de l’homme : sans elle, expliquent-ils, l’homme est déraciné, perdu, privé de ce qui le constitue, un être sans ombre et sans épaisseur, victime idéale des nouveaux marchands d’esclaves.

Or, ce second impératif s’oppose, lui, à ce que les portes soient ouvertes de façon inconsidérée à des masses de plus en plus considérables. Si les identités sont indispensables, on ne peut en effet accepter un processus qui conduit de façon certaine des millions de personnes, séduites par le miroir aux alouettes du consumérisme, à rompre avec leurs racines, et des millions d’autres à subir ce qu’ils ressentent comme une invasion, une dilution de leur identité et une mise à mal de leur culture.

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Vous le reconnaissez ? C’est l’imam de Brest « la musique est créature du diable ». Regardez avec qui il a fêté l’Aîd..

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Pour un imam de Brest, « la musique est la créature du diable »

Dans une conférence diffusée sur Internet, l’imam de la mosquée Sunna de Brest, Rachid Abou Houdeyfa, explique aux enfants que « la musique est la créature du diable ».

La vidéo qui date de mai 2014 a été vue des dizaines de milliers de fois sur Youtube. On y voit l’imam de la mosquée Sunna de Brest expliquer à des enfants que « la musique est la créature du diable ». « Allah n’aime pas la musique parce que c’est ce que le diable aime », lance-t-il devant les élèves de l’école qu’il a ouverte en 2013. « Ceux qui chantent, le prophète a dit qu’ils seront engloutis sous la terre. Ils seront transformés en singes ou en porcs. Qui aime encore la musique? », demandent-ils aux enfants.

« On a pris cinq secondes du texte que j’ai cité, sans le laisser dans son contexte »

Au micro de France Bleu Breizh Izel, l’imam de la mosquée, Rachid Habou Houdeyfa, s’est défendu d’avoir voulu endoctriné les enfants. « On a pris cinq secondes du texte que j’ai cité, sans le laisser dans son contexte. Le message de Dieu, notre prophète, dit qu’avant la venue de l’Heure, il y aura des musiciens qui chanteront certains types de musique. Des types de musique que j’ai détaillés dans la conférence. Ces musiciens risquent d’être transformés en porcs et en singes ».

Avant d’ajouter : « C’est un texte prophétique. Est ce que j’ai dit qu’on doit être intolérant avant ceux qui écoutent de la musique? Est ce que j’ai dit que tout type de musique est interdit? Les enfants m’ont interrogé : ‘Mais si on écoute de la musique à l’école?’ Je leur ai dis : l’école, c’est l’école. La mosquée, c’est la mosquée. Pourquoi n’a-t-on pas cité ces paroles? Après les attentats de Charlie, j’ai fait une conférence sur la tolérance. Où est cette conférence? Aux oubliettes. »


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Synode sur la Famille – Un vaticaniste révèle les nombreuses tentatives de manipulation

18 SEPTEMBRE 2015

SYNODE manipulations

Edward Pentin est un vaticaniste anglais. Il est notamment le correspondant à Rome de plusieurs publications (Newsweek, The Sunday Times, des Affaires étrangères, Newsmax, National Catholic Register). Il vient de publier un livre sur les tentatives de manipuler le Synode.
Edward Pentin veut décrire le mécanisme derrière les coulisses d’un synode et dévoile comment les milieux catholiques de gauche orchestrent les manipulations.

Le sous-titre de l’ouvrage est «Une enquête sur les allégations de manipulation du Synode extraordinaire sur la famille ».

L’auteur montre en détail comment le Secrétariat du Synode, présidé par le cardinal Lorenzo Baldisseri, a essayé de faire appliquer son propre programme progressiste avec les questions controversées de l’homosexualité, de la communion pour les divorcés et remariés, etc.

Edward Pentin a également détaillé le triste rôle de la délégation allemande au cours du Synode extraordinaire et comment ces prélats allemands ont essayé d’imposer leurs points de vue sur le mariage et la sexualité.

Un point culminant de l’arrogance allemande était la déclaration du cardinal Kasper, dans une interview, disant qu’il ne faut pas prêter attention aux Pères synodaux africains. Pentin était le journaliste qui a enregistré cette entrevue !

Le livre est (actuellement) uniquement disponible en e-book en anglais.

Le Synode d’octobre 2015 sera-t-il manipulé comme l’année dernière? Maike Hickson de Lifenews et Edward Pentin se disent pessimistes…