Eurodictature, le totalitarisme européen

La Pologne doit être placée sous surveillance démocratique

http://www.lopinion.fr/edition/international/pologne-doit-etre-placee-surveillance-democratique-94308

Cette année s’annonce suffisamment difficile pour que l’UE ne tolère longtemps le coup d’Etat larvé mené par le gouvernement polonais contre ses valeurs depuis les élections d’octobre dernier. Nous pensions avoir tout vu avec les frasques du potentat hongrois Viktor Orban, mais le président Andrzej Duda et le Premier ministre Beata Szydlo ont entraîné en quelques semaines leur pays dans une fuite en avant effrayante.

Purge des services de renseignement et de la police, perquisition aux sièges d’association, affaiblissement du Conseil constitutionnel et maintenant nomination et révocation directe des responsables de l’audiovisuel public par le gouvernement, lequel entretient une atmosphère délétère et complotiste, comme l’a montré cette scène hallucinante d’un prêtre à sa botte, pratiquant en pleine rue un exorcisme devant le siège du grand quotidien libéral Gazeta Wyborca.

antidémocratique. Le ministre des Affaires étrangères, Witold Waszczykowski, prétend « guérir » le pays de « certaines maladies » après « vingt-cinq ans d’endoctrinement libéral ». Il n’y a pas que les affaires qui soient étrangères à ce monsieur, apparemment, mais aussi une solide culture démocratique. Car le train de mesures pris et en préparation à Varsovie n’est pas seulement antilibéral mais aussi et surtout antidémocratique et contraire aux principes de l’état de droit, souscrits par la Pologne lors de son adhésion.

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Varsovie multiplie les signes de rapprochement avec Budapest

Le Premier ministre hongrois Viktor Orban, lors d'une conférence de presse le 7 janvier 2016 à Budapest

Le Premier ministre hongrois Viktor Orban, lors d’une conférence de presse le 7 janvier 2016 à Budapest – © ATTILA KISBENEDEK

Rencontre privée , la Première ministre polonaise bientôt à Budapest, éloges des succès hongrois: la convergence entre les conservateurs polonais et les populistes hongrois, tous deux en délicatesse avec l’UE, est désormais évidente à Varsovie.

http://www.rtbf.be/info/monde/detail_varsovie-multiplie-les-signes-de-rapprochement-avec-budapest?id=9180293

« Pas de Budapest à Varsovie » avaient scandé des manifestants polonais qui protestaient en décembre contre des changements imposés par le parti Droit et Justice (PiS) au Tribunal constitutionnel.

Ils faisaient alors allusion à la sympathie manifestée par le chef du PiS à l’égard de la politique du Premier ministre populiste hongrois Viktor Orban et de son parti Fidesz.

M. Kaczynski, l’homme fort du nouveau pouvoir mis en place après la victoire de son parti aux législatives en octobre, a montré depuis qu’un rapprochement avec Budapest était bien en cours.

Mercredi, il s’est entretenu pendant six heures avec M. Orban, invité à Niedzica, une localité touristique dans le sud de la Pologne. Les conversations ont porté « sur tout un ensemble de problèmes internationaux, notamment européens« , a dit le chef de la diplomatie polonaise Witold Waszczykowski, sans autre précision.

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L’existence du mystérieux « train nazi » en Pologne se précise

Une galerie souterraine faisant partie du projet Riese, sous le château Ksiaz à Walbrzych, en Pologne.

http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/08/28/l-existence-du-train-nazi-sure-a-99_4739555_3214.html

Le gouvernement polonais est presque certain que le train, découvert par deux chasseurs de trésors dans la région de Walbrzych, est bien un train allemand, dont la rumeur dit qu’il aurait été enseveli par les nazis avec un chargement d’armes et de bijoux. Piotr Zuchowski, vice-ministre de la culture, s’est dit sûr« à 99 % » de son existence, sur la foi de photographies prises par un radar à imagerie souterraine montrant un train de plus de 100 mètres. Il parle d’une découverte « exceptionnelle ».

C’est la première fois qu’un responsable polonais confirme l’existence de ce train. M. Zuchowski a toutefois précisé que « les informations sur son contenu[restaient] invérifiables pour le moment ».

« Le fait que ce soit un train blindé suggère qu’à l’intérieur il peut y avoir des objets de valeur, des objets précieux, des œuvres d’art, voire des archives dont nous avons connu l’existence, sans les découvrir. »

Des « matériaux dangereux »

Les autorités polonaises avaient commencé à chercher activement ce train après avoir été alertées par les avocats d’un Allemand et d’un Polonais qui affirmaient l’avoir localisé dans la région de Walbrzych, à l’époque sous le contrôle des nazis.

M. Zuchowski a confirmé que les deux hommes pourraient légitimement demander 10 % de la valeur de leur trouvaille. Il a en revanche mis en garde d’autres potentiels chercheurs de trésors à s’aventurer dans la région car le train pourrait contenir aussi des « matériaux dangereux ».

« Les opérations de déterrement devront être menées par des services spécialisés, dont des artificiers, du fait du risque que le train soit miné. »

La région de Walbrzych est connue pour abriter un énorme chantier nazi de constructions souterraines, connues sous le nom de code de Riese (« Géant »). Ces galeries secrètes auraient été creusées par des prisonniers de camps de concentration et abriteraient des trésors du Troisième Reich abandonnés par les nazis en 1945. Une partie des galeries souterraines sont aujourd’hui ouvertes aux touristes, et certains espèrent encore en trouver d’autres.

Lech Walesa : Ce qui a fait chuter le communisme en Pologne

http://www.ktotv.com/video/00095389/lech-walesa-ce-qui-a-fait-a-chute-le-communisme-en-pologne

L’ancien président de Pologne, Lech Walesa, est intervenu au Sanctuaire Notre-Dame du Laus (diocèse de Gap et Embrun) le 1er mai 2015 lors de la clôture de l’Année jubilaire. Ancien ouvrier, Lech Walesa témoigne de la naissance du syndicat Solidarnosc, de la chute du communisme, du réveil spirituel de son pays et de sa foi chrétienne.

Les raisons du massacre de Katyn

Massacre de Katyn: une vengeance de Staline (Poutine)

http://fr.sputniknews.com/international/20100407/186417445.html

07.04.2010

Le massacre de Katyn serait une vengeance de Staline pour les 32.000 prisonniers soviétiques morts en Pologne en 1920, a estimé mercredi le premier ministre russe Vladimir Poutine à Smolensk.

Le massacre de Katyn serait une vengeance de Staline pour les 32.000 prisonniers soviétiques morts en Pologne en 1920, a estimé mercredi le premier ministre russe Vladimir Poutine à Smolensk.

« Je ne savais pas que Joseph Staline a lui-même dirigé l’opération militaire de 1920 pendant la guerre soviéto-polonaise. L’Armée rouge a essuyé une défaite et de nombreux soldats soviétiques ont été faits prisonniers. Selon le dernier bilan, 32.000 soldats sont morts de faim ou de maladie en Pologne (…). Je crois personnellement que Staline se sentait responsable de cette tragédie et qu’il a ordonné de fusiller (les Polonais) pour se venger », a indiqué M.Poutine à l’issue d’une cérémonie en mémoire de plus de 20.000 officiers, policiers et civils polonais fusillés en 1940 à Katyn, près de Smolensk, par le NKVD, la police politique soviétique.

Selon le magazine polonais Newsweek Polska, près de 110.000 soldats soviétiques ont été faits prisonniers suite à la défaite de l’armée de Mikhaïl Toukhatchevski aux abords de Varsovie. Ils ont été envoyés dans des camps créés à Brest, Lukow, Wadowice, Domb et Strzalkowo. Les détenus ont été torturés et laissés sans nourriture ni soins médicaux.

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Victoire du candidat conservateur Andrzej Duda aux élections présidentielles polonaises. Il y en a qui vont mal dormir cette nuit à Bruxelles !

24/05/2015

Affiche_electorale_Andrzej_Duda

D’après les sondages de sortie des urnes, c’est Andrzej Duda, le candidat du parti conservateur Droit et Justice (PiS) de Jarosław Kaczyński, qui aurait remporté le deuxième tour des élections présidentielles polonaises, contre le président sortant Bronisław Komorowski, candidat du parti « libéral » Plateforme civique (PO) de Donald Tusk. Si la commission électorale a retardé d’une heure et demie, jusqu’à 22h30, l’heure à partir de laquelle il est permis de donner les résultats des sondages, en raison d’un incident dans un bureau de vote (le décès d’une électrice de 80 ans) qui a interrompu le processus électoral pour quelque 600 électeurs, avant 21h les résultats circulaient déjà de manière plus ou moins masquée sur les réseaux sociaux : 53 % pour Andrzej Duda contre 47 % pour Bronisław Komorowski.

Le parlement polonais reste dominé, au moins jusqu’aux élections législatives d’octobre, par la coalition de la PO et de son allié PSL (parti « paysan », plutôt conservateur mais sans réelle idéologie, capable de s’allier avec n’importe quel parti pour former une majorité et obtenir des postes). La Pologne ayant un régime parlementaire, l’élection d’Andrzej Duda ne changera pas du jour au lendemain la politique menée par ce pays. Néanmoins sa victoire permet au PiS d’espérer une victoire en octobre également. Le vote aux législatives se déroulant à la proportionnelle, il lui faudra toutefois une très nette majorité des voix ou peut-être une alliance avec un nouveau parti que pourrait fonder le chanteur Paweł Kukiz, candidat anti-système patriote et plutôt conservateur qui a créé la surprise au premier tour en obtenant 20 % des voix. Faute de quoi l’élection d’Andrzej Duda ne se traduira pas par un changement radical de politique dans le style de celui initié en 2010 en Hongrie par Viktor Orbán et son parti Fidesz, avec ses alliés chrétiens-démocrates.

Le président polonais dispose néanmoins de quelques prérogatives importantes : il a son mot à dire en matière de politique étrangère (on se souvient des conflits permanents dans ce domaine entre le gouvernement de Donald Tusk et le défunt président Lech Kaczyński – des conflits sciemment provoqués par Donald Tusk et son ministre des Affaires étrangères Radosław Sikorski), il est le chef des forces armées, il peut proposer des projets de loi et il a un droit de veto sur les lois votées par le parlement. Un veto qui ne peut être surmonté qu’avec une majorité des deux tiers. Il peut aussi saisir la cour constitutionnelle pour invalider une loi ou certaines de ses dispositions.

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Tortures de la CIA : la complicité des pays européens

Le Monde.fr | 10.12.2014

Détenu à Guantanamo, prison américaine située sur l'île de Cuba, en mars 2010.

Les groupes libéral et écologiste du Parlement européen ont appelé, mardi 9 décembre, les Etats membres de l’Union à rompre ce que l’élue néerlandaise Sophie In’t Veld, membre de l’Alliance des libéraux et démocrates, appelle leur « silence continu » après la publication du rapport du Comité sénatorial américain du renseignement. « Cette nouvelle pièce à conviction impose aux Etats membres de l’Union européenne de reconnaître à leur tour leurs responsabilités », ajoute Eva Joly, du groupe des Verts.

Le Parlement a commencé dès 2006 un travail d’investigation sur l’utilisation de pays européens pour le transport et la détention illégale de terroristes présumés arrêtés partout dans le monde avant d’être transférés vers Guantanamo (sur l’île de Cuba), Bagram (Afghanistan), les Etats-Unis ou, parfois, de disparaître.

Le Conseil de l’Europe, Amnesty International et d’autres instances ont également incité les Européens à faire la clarté sur ce dossier noir. On aurait recensé un millier de vols clandestins au total et l’existence de trois prisons secrètes est désormais avérée. Elles étaient situées à Bucarest, en Roumanie, à Antavilas, en Lituanie, et à Kiejkuty, en Pologne.

« Deux ou trois exemples »

Ce dernier Etat qui, comme d’autres, a longtemps nié, mais a été officiellement condamné en juillet par la Cour européenne des droits de l’homme. Dans un arrêt d’une portée jugée historique, elle a jugé que les autorités polonaises s’étaient rendues complices d’actes de torture. Sur la base de rapports d’experts et d’ONG, la Cour de Strasbourg avait donné raison à deux requérants qui affirmaient avoir été torturés par des agents américains, la Pologne n’ayant « rien fait pour empêcher » ces actes mais, au contraire, avait « créé les conditions nécessaires à la mise en œuvre du processus ».

D’autres plaintes sont actuellement à l’examen, mais le Parlement européen réclame que la Commission de Bruxelles contribue à faire la clarté sur le rôle d’autres pays, comme l’Allemagne, Chypre, le Danemark, l’Espagne, la Grèce, l’Irlande et la Suède. Il a aussi mis en cause l’Autriche, l’Italie, le Royaume-Uni et le Portugal pour leur manque de collaboration. La Commission Barroso, après avoir reçu des explications douteuses de l’administration américaine, avait timidement menacé certaines capitales. Elle s’était toutefois finalement rangée à l’idée qu’il ne fallait pas mettre en péril la relation transatlantique et la lutte contre le terrorisme.

Une délégation du Parlement européen avait été reçue au département d’Etat américain où on lui y affirmait, en 2006, qu’il n’y avait que « deux ou trois exemples » de transferts secrets.

http://www.lemonde.fr/europe/article/2014/12/10/tortures-de-la-cia-la-complicite-des-pays-europeens_4537835_3214.html


Les vingt conclusions du rapport sur les tortures menées par la CIA

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