Cartes obsolètes et paysages peu familiers


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Par Dmitry Orlov – Le 25 avril 2017 – Source Club Orlov

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Dans son récent article sur le blog A Matter of Mercy, James Howard Kunstler a comparé l’état d’esprit général aux États-Unis à celui d’un patient souffrant d’une maladie d’Alzheimer. Des thèmes apparaissent aux infos et les porte-paroles des médias de masse deviennent hystériques à leur sujet. Ensuite, brusquement, la musique s’arrête et le thème du jour disparaît de la vue. L’ingérence russe dans les élections présidentielles aux États-Unis a fait beaucoup de bruit. Et puis… grillons. Un peu plus tard, il y a eu une prétendue attaque chimique en Syrie (dont il n’existe toujours aucune preuve vérifiable) ; par conséquent, « Assad doit payer » (en tirant sur une poignée de jets inutilisés vieux de 30 ans). Malheureusement, seulement un tiers de ces missiles de croisière Tomahawk très coûteux sont parvenus à atteindre la cible (mais le mauvais bout de l’aérodrome). Encore plus maladroit, les Russes saisissent cette occasion pour montrer leurs équipements de guerre électronique précédemment secrets. Et alors, l’histoire meurt (tout comme les États-Unis refusent d’autoriser une enquête sur l’attaque chimique). Et ensuite, on passe à la Corée du Nord. Et ainsi de suite, sans fin.


Kunstler fait valoir que le dialogue national aux États-Unis semble atteindre les tréfonds de la sénilité : des images dérangeantes clignotent sur l’écran; un certain nombre de personnes soi-disant bien informées et réfléchies font des bruits rauques en se raclant la gorge sur ce sujet selon la ligne « quelque chose doit être fait », et puis… rien ! C’est en effet ce que nous avons observé. Mais quelles sont les causes profondes de cette amnésie nationale en série ? Même si cela ressemble à de la sénilité, est-ce que cela ne constitue pas le symptôme d’une maladie nationale entièrement différente ? Après tout, tout le monde aux États-Unis n’est pas sénile… Une explication bien meilleure n’est pas difficile à trouver. Plongeons.

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Philippines: Duterte et sa stratégie multipolaire qui chamboule Washington


Par Federico Pieraccini – Le 25 septembre 2016 –Source Strategic Culture

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Le 30 mai 2016, le parlement de Manille a nommé Rodrigo Roa Duterte seizième président des Philippines, après sa victoire électorale sur son rival Mar Roxas avec plus de sept millions de voix. Né à Maasin il y a 71 ans, Duterte a eu une longue carrière dans l’administration publique, ayant servi comme maire de Davoa city depuis plus de 22 ans au cours de sept mandats. Le marathon électoral de Duterte fut un véritable triomphe, résultant du sentiment anti-establishment de plus en plus répandu parmi la population mondiale. Le fort contraste entre Duterte et la classe politique au pouvoir à Manille lui a assuré une victoire inattendue.

Un aspect fondamental, lié au succès qui a accompagné le nouveau président, concerne son programme électoral. Ses quatre principaux piliers sont simples et efficaces :

– Une lutte acharnée contre la drogue et la petite délinquance (une peste qui dévore la nation) ;

– Une politique étrangère indépendante et avantageuse pour Manille (ne pas faire passer les intérêts de Washington d’abord) ;

– Favoriser les conditions nécessaires à une reprise économique rapide et durable ;

– L’élimination de l’organisation terroriste Abu Sayyaf.

Après la victoire de Duterte, nous avons pu observer que la tension montait entre Manille et Washington. Comme on pouvait s’y attendre, les quatre piliers de Duterte vont ouvertement à l’encontre des objectifs stratégiques de Washington dans la région. Les États-Unis aimeraient contenir de plus en plus l’influence chinoise ; mais sans alliés traditionnels de valeur dans la région, en particulier le Japon et les Philippines, cette tâche déjà difficile semble impossible. En ce sens, l’attitude de Manille ne devrait pas être trop surprenante, soucieuse qu’elle est de mettre de côté les différences historiques et les récentes tensions avec Pékin.

L’économie comme moyen de transition multipolaire.

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Le monde russe et la civilisation européenne


Par Anna Zhdanova (Russie) – Le 19 juin 2016 – Source Oriental Review

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The Russian World and European CivilizationAu cours des dernières années, tant l’Ouest que la presse russe libérale ont beaucoup parlé des barbares russes, comme pour contraster avec la civilisation européenne. Mais à y regarder de plus près, à travers le prisme des pages héroïques de l’histoire russe, si l’on observe les idéaux moraux des deux groupes, la vie réelle nous présente une image tout à fait différente.

Par exemple, à l’époque païenne, les Russes anciens n’adoraient pas un dieu de la guerre, bien que leurs contemporains en Europe aient été pétrifiés par leur propre divinité martiale, construisant tout un récit épique autour des concepts de guerre et de conquête.

Après avoir vaincu les infidèles (la Horde d’Or), les Russes n’ont jamais cherché à les convertir de force au christianisme. Dans le poème épique Ilya Muromets et Pagan Idol, le héros russe libère Constantinople de cette monstruosité mythologique, mais refuse de devenir le voevoda  (ou le prélat) de la ville et retourne à la maison. La littérature russe ancienne ne comprend pas les contes d’enrichissement personnel par la conquête ou le pillage, bien que ce soit un thème commun dans les canons occidentaux.

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Trump : le détonateur

«... Et puis, dans l’euphorie générale de la farce, on s’est vite aperçu que c’est la gauche, moins suspecte de conchier le peuple, qui pouvait le mieux rouler le prolo dans la farine libérale. Dont acte. Et pour calmer la grogne due à la trahison, il y avait toujours l’alternance. Tout allait donc bien dans le meilleur des mondes

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Le 7 mars 2016 – Source entrefilets

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ID 20555592 © Zsemlee – Dreamstime.com

Aux États-Unis, le succès dévastateur du trublion Trump commence à faire sérieusement paniquer l’establishment. À Paris, la même panique saisit la caste dirigeante qui se voit désormais conspuée voire insultée dès qu’elle ose quitter ses palais. De part et d’autre de l’Atlantique, la machine à enfumer est en train de serrer. Les sans-dents se rebiffent et refusent même de marcher à la culpabilité. Dans leurs courriers des lecteurs comme dans leurs talk-shows tapissés de sourires hargneux, les gardiens du prêt-à-penser contemporain sont eux aussi renvoyés dans les cordes et découvrent, effarés, qu’en toute logique plus personne ne les distingue plus de leurs maîtres. Le rejet de la caste dirigeante et de son clergé médiatique est partout massif, global, sans nuances. Alors Trump ? Elvis ? Le Pen ou Astérix for Président ? Oui, «n’importe qui sauf vous», ose la plèbe. Après on verra bien.

Déconstruction

Petit retour sur l’imposture.

Durant des décennies, une sorte de «marxisme culturel» saupoudré de darwinisme économique a permis l’émergence d’une société libérale aussi inégalitaire qu’indécente.

La mécanique était bien huilée. Dans le Parti unique à deux têtes, le boulot de la gauche était de déconstruire le tissu social sous couvert de progrès sociétaux, de fabriquer un citoyen nomade atomisé, dressé à tout tolérer, tout accepter, tout aimer, à ne rien juger, rien condamner, réduit à la seule satisfaction compulsive de ses égoïsmes et de ses désirs.

Et ça a presque marché. Il aura suffi de profiter des vaches grasses pour le gaver, l’étourdir à coup de divertissements, de violence et de licence, de porno et de guerres aussi, de pain et de jeux donc, pour lui faire «aimer sa servitude». Et pour satisfaire ses agaçantes aspirations verticales, on lui aura taillé une mac-religion sur mesure, flatteuse et pas chère, où il pouvait s’acheter, entre deux jouets technologiques nécessairement abrutissants, quelque supplément d’âme au grand bazar de l’humanisme libéral globalisé, lui permettant ici de défendre le fox à poil dur, là des minorités de plus en plus improbables, là encore de défiler contre le Sida, le cancer ou l’herpès labial selon la mode, les trends, l’ennui du moment.

La droite, elle, était censée organiser l’exploitation efficace de cet homme nouveau enfin lobotomisé, enfin libéré donc, de tout et surtout de lui-même, cet homme mobile, servile, docile, asexué, plastique, malléable, corvéable et bien sûr jetable.

Et puis, dans l’euphorie générale de la farce, on s’est vite aperçu que c’est la gauche, moins suspecte de conchier le peuple, qui pouvait le mieux rouler le prolo dans la farine libérale. Dont acte. Et pour calmer la grogne due à la trahison, il y avait toujours l’alternance. Tout allait donc bien dans «le meilleur des mondes».

De Kim Jong-un au chikungunya

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Pourquoi Hillary Clinton ne peut pas battre Donald Trump


Par Michael Krieger – Le 25 février 2016 – Source libertyblitzkrieg

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Redonner le lustre d’antan à l’Amérique                Parce que je suis une femme .. et vous me le devez !

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Ce matin, je lis un article fantastique de Nathan J. Robinson dans Current Affairs, intitulé À moins que les démocrates ne nomment Sanders, une nomination de Trump signifie une présidence Trump. Il y a quelques mois, j’aurais été en désaccord avec cette affirmation, mais aujourd’hui, je pense que c’est tout à fait exact.

Une chose sur laquelle les supporters de Clinton restent dans le déni complet – en plus du fait que la plupart des Américains, qui ne s’identifient pas comme démocrates, la jugent quelque part entre indigne de confiance et pénalement justiciable – est qu’un nombre important de partisans de Sanders ne vont jamais voter pour Hillary. Oubliez le fait que j’en connais quelques-uns personnellement, j’ai remarqué plusieurs interviews avec des électeurs qui proclament que Sanders est leur premier choix mais que Trump est leur deuxième. Est-ce qu’ils ne font que le dire ou le pensent-ils ? Je crois que beaucoup le pensent vraiment.

L’article de M. Robinson est une plongée profonde et brillante dans ce que la réalité d’un match Trump contre Clinton pourrait être, et pas ce que les besogneux désemparés à Washington voudraient voir advenir. Il en ressort de façon convaincante que la seule personne qui pourrait résister à Trump et le vaincre en novembre est Bernie Sanders. Je suis d’accord.

Alors sans plus tarder, voici quelques extraits :

Instinctivement, Hillary Clinton a longtemps semblé de loin la plus éligible des deux candidats démocrates. Elle a, après tout, une expérience, elle est pragmatique, modérée, alors que Sanders est un socialiste juif du Vermont, âgé, délirant et brassant de l’air. Clinton est tout simplement plus proche du grand public américain, donc elle est plus attrayante pour une partie plus large des électeurs. Les militants de Sanders ont pris l’habitude d’entendre la complainte sourde, «J’aime Bernie, mais je ne pense pas qu’il puisse gagner». Et avec l’expérience des élections américaines typiques précédentes, ce serait tout à fait exact.

Mais on est loin d’être dans une élection américaine typique. Et récemment, tout ce qui concerne les spéculations sur l’éligibilité a changé, en raison d’un fait simple : Donald Trump est susceptible d’être le candidat républicain à la présidence. Compte tenu de cette réalité, chaque question stratégique démocratique doit fonctionner non pas sur la base d’une éligibilité abstraite contre un candidat hypothétique, mais d’une éligibilité spécifique contre le candidat républicain réel, Donald Trump.

Ici, un match avec Clinton est susceptible d’être un désastre électoral absolu, alors qu’une candidature Sanders représente une bien meilleure chance. Chacune des faiblesses (considérables) de Clinton correspond à chacun des points forts de Trump, alors que chacune des (quelques) faiblesses de Trump correspond à chacun des points forts de Sanders. D’un point de vue purement pragmatique, le pari de Clinton contre Trump est une position suicidaire désastreuse.

Ses partisans insistent sur le fait qu’elle a déjà été éprouvée contre toutes les attaques qui peuvent être menées contre elle. Mais ce n’est pas le cas ; elle n’a jamais été soumise de plein fouet aux attaques qui viennent lors d’une élection présidentielle générale. Bernie Sanders a ignoré la plus grande part des crasses des tabloïd, en les traitant comme une distraction sensationnaliste par rapport aux vrais problèmes («Assez avec les emails maudits !») Mais pour Donald Trump, ces distractions sensationnalistes sont tout le match. Il va tenter de la crucifier. Et il est très, très probable qu’il réussira.

Ce style de campagne fait d’Hillary Clinton, l’adversaire de rêve pour Donald Trump. Elle lui donne une quantité infinie de matière première à utiliser. Les e-mails, Benghazi, Whitewater, l’Irak, le scandale Lewinsky, le ChinaGate, le Travelgate, les dossiers du cabinet d’avocats manquants, Jeffrey Epstein, Kissinger, Marc Rich, Haïti, les erreurs fiscales de la Fondation Clinton, les conflits d’intérêts de la Fondation Clinton, «Nous étions fauchés quand nous avons quitté la Maison blanche« , Goldman Sachs … Il y a assez de casseroles accrochées à Hillary Clinton pour aider Donald Trump pour six élections.

Même un militant doué vivrait des moments très difficile pour parer ces attaques sans fin de Trump. Même le meilleur défenseur serait dans l’impossibilité d’attirer l’attention vers les réelles questions de fond , et passerait tout son temps sur la défensive. Mais Hillary Clinton n’est ni la meilleure militante, ni même douée. En fait, c’est une militante extrêmement mauvaise. Elle peut être un décideur qualifié, mais sur les sentiers d’une campagne, elle fait des faux pas constamment et ne réalise que les choses ont mal tourné que quand il est trop tard.

Tout le monde le sait. Même parmi les membres du parti démocrate, elle est connue comme «maladroite et peu inspirée sur une estrade», traînant «les casseroles de Bill [son mari], sans le charisme de Bill». Le New York Magazine a décrit son «incapacité à démontrer les compétences politiques les plus élémentaires, et encore moins celles apprises à Toastmasters ou au Dale Carnegie». L’année dernière, la Maison blanche a été prise de panique par son niveau d’incompétence électorale, ses prises de décision douteuses, et son penchant pour prendre des raccourcis louches. Plus récemment, en notant la remontée de Sanders dans les sondages, Jennifer Rubin du Washington Post a dit qu’elle était une «candidate pourrie» dont les attaques contre Sanders n’avaient aucun sens, et qu’ «à un moment donné, vous ne pouvez plus blâmer l’humeur nationale ou une équipe de campagne incompétente ou un adversaire brillant pour expliquer les malheurs de la campagne d’Hillary Clinton». Pourtant, dans une course contre Trump, Hillary serait handicapée non seulement par ses faibles compétences de campagne, mais par le fait qu’elle aura une humeur nationale aigrie, une équipe de campagne faible, et un brillant adversaire.

Chaque démocrate devrait prendre un certain temps, examiner sans passion les antécédents de Clinton lors de ses campagnes électorales. Étudier comment la campagne de 2008 a été gérée, et comment celle-ci lui a glissé des mains. Évaluer ses forces et ses faiblesses avec aussi peu de parti pris ou de préjugés que possible. Ensuite imaginer la course contre Trump, et réfléchir à la façon dont elle va se dérouler.

Il est facile de voir que Trump a tous les atouts. Parce que la primaire républicaine sera terminée, il pourra s’attaquer à elle à la fois de la droite et de la gauche comme il lui plaira. Comme le candidat qui s’opposa violemment à la guerre en Irak dans le débat républicain, il pourra narguer Clinton pour son soutien. Il va la dépeindre comme un membre de l’establishment politique corrompu, et en offrira même la preuve: «Eh bien, je sais que vous pouvez acheter les politiciens, parce que j’ai acheté la sénatrice Clinton. Je lui ai donné de l’argent, elle est venue à mon mariage.» Il pourra démontrer qu’Hillary Clinton peut être achetée, mais pas lui, et qu’il est donc capable d’exercer la charge suprême. Il sera également difficile de s’en défendre pour Hillary, car cela semble être en partie vrai. Tout refus ressemble à un mensonge, ce qui rend la situation d’Hillary encore pire. Et puis, quand elle tombera dans ses pièges, il va se moquer d’elle pour son incompétence.

Des accusations de misogynie contre Trump ne fonctionneront pas. Il va remplir la presse avec des allégations de viol et de harcèlement à l’encontre de Bill Clinton et le rôle d’Hillary qui a discrédité les victimes (quelque chose qui fait que même Lena Dunham est profondément mal à l’aise.) Il pourra toujours rappeler aux gens qu’Hillary Clinton s’en est pris à Monica Lewinsky la traitant de «jouet narcissique fêlé». En outre, étant donné que Trump n’est pas un fanatique contre le planning familial – étant même le seul prêt à se battre pour la santé des femmes dans une salle pleine de Républicains – il sera difficile pour Clinton de le dépeindre comme l’habituel macho de droite anti-féministe.

Trump va capitaliser sur sa réputation comme un révélateur de vérités, et utiliser avec vice les changements soudains de position de Clinton (par exemple, son revirement  sur le mariage gay, et le populisme économique affiché pendant sa bataille contre Sanders) et sa réputation de malhonnêteté. On peut déjà imaginer le monologue :

«Elle ment tellement. Tout ce qu’elle dit est un mensonge. Je n’ai jamais vu de  ma vie quelqu’un qui ait tellement menti. Permettez-moi de vous dire trois de ses mensonges. Elle a inventé une histoire sur la façon dont elle a esquivé des tirs de snipers ! Cela n’a jamais existé. Elle l’a inventée ! Comment pouvez vous oublier une chose pareille ? Elle a dit qu’elle a été prénommée d’après Sir Edmund Hillary, le gars qui a gravi le mont Everest. Il n’avait même pas fait sa fameuse ascension quand elle est née ! Mensonge total ! Elle a menti sur les e-mails, bien sûr, comme nous le savons tous, et elle va probablement être inculpée pour ça. Vous savez, elle a dit qu’il y avait des armes de destruction massive en Irak ! C’était un mensonge ! Des milliers de soldats américains sont morts à cause d’elle. Non seulement elle ment, mais ses mensonges tuent des gens. Voilà quatre mensonges, j’ai dit que je t’en donnerais trois. Vous ne pouvez même plus les compter. Allez sur PolitiFact, voyez combien de mensonges elle a à son actif. Il vous faut une heure pour les lire tous ! Ils lui ont demandé des explications, elle ne dit même pas qu’elle n’a pas menti. Ils le lui ont demandé directement, et elle a dit qu’elle essaie généralement de dire la vérité ! Ooooh, elle tente ! Allons donc ! C’est quelqu’un dont chaque mot qui sort de sa bouche est un mensonge. Personne ne lui fait confiance. Consultez les sondages, personne ne lui fait confiance. C’est une prodigieuse menteuse.»

Trump va la rouler, la retourner et la harponner. Il ne la lâchera pas. Et parce que Clinton a vraiment menti, a effectivement voté pour la guerre en Irak, est réellement hyper-agréable avec Wall Street, et a réellement changé de positions par opportunisme, tout ce qu’elle peut faire est de s’enferrer encore plus dans des dénégations plus invraisemblables, qui vont encore enhardir Trump. Elle n’a de fait aucune arme offensive à sa disposition, étant donné que toute critique légitime sur le passé de Trump (positions politiques contradictoires, transactions financières douteuses, modèle de tromperie) est également applicable à Clinton, et il sait comment faire pour que ces choses glissent sur lui, alors qu’elle ne sait pas.

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Géopolitique du système des banques centrales

Décryptage du système économique global [1/7] :

Géopolitique du système des banques centrales

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Genèse de l’ordre bancaire oligarchique : du système des banques centrales aux institutions financières internationales

Mayer Amschel Bauer, fondateur de la dynastie Rothschild : «Donnez-moi le contrôle de la monnaie d’une nation, et je n’aurai pas à m’occuper de ceux qui font les lois

Par Valérie Bugault – le 21 février 2016

La notion de banque centrale suppose une centralisation des questions monétaires entre les mains de banquiers centraux contrôlés par des banquiers privés. Le règlement des questions monétaires est donc, par construction, dévoué à la satisfaction des intérêts bien compris des propriétaires majoritaires des principales banques privées 1.

L’existence d’une banque centralisée aux mains d’acteurs financiers privés, qui régit la monnaie dite d’État et qui réglemente plus ou moins directement le secteur des banques privées est le cœur nucléaire de la question monétaire. Les banques centrales 2 sont le centre névralgique de l’organisation du système financier actuel.

Ce concept dit de banque centrale s’est volontiers paré des vertus de l’orthodoxie financière pour s’imposer de façon définitive aux yeux du public. Ainsi, s’est répandue l’idée générale selon laquelle le concept de banque centrale indépendante est justifié par la nécessité de lutter contre un excès d’utilisation, par les hommes politiques, de ce qu’il est convenu d’appeler la planche à billets. Deux constats factuels s’opposent de façon rédhibitoire à l’adoption d’une telle justification.

Le premier constat est que le concept même de banque centrale véhicule une illusion d’indépendance développée et entretenue par des acteurs bancaires. Les banques centrales ont en effet toujours été indépendantes des élus politiques, mais elles n’ont jamais été indépendantes des banquiers qui les contrôlent. Dit autrement, le système actuel des banques centrales est, par construction, indépendant de tout contrôle populaire de type politique, mais au contraire sous la totale dépendance du contrôle capitalistique initial. D’un point de vue conceptuel logique, la recherche d’une orthodoxie financière de l’État peut passer par bien d’autres moyens que celui de remettre les clefs du coffre à un groupe homogène de personnes.

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Sept technologies émergentes qui changeront le monde à jamais

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Par Gray Scott – Le 29 septembre 2015 – Source IEET.ORG

Quand quelqu’un me demande ce que je fais et que je réponds que je suis un futuriste, la première question qu’il pose est : «Qu’est ce qu’un futuriste ?» Je répond alors simplement que«j’utilise la recherche actuelle sur les nouvelles technologies pour imaginer comment nous vivrons dans le futur».

Cependant, comme vous pouvez l’imaginer, l’art de lafuturologie et de prévoir l’avenir est bien plus complexe que cela. Je passe mes journées à penser, parler et écrire à propos du futur et des nouvelles technologies. Pendant chaque jour qui m’est donné, je peux être à Varsovie à une conférence sur l’innovation, à Londres pour participer à un sommet sur la gouvernance mondiale, ou être interrogé par la chaine Discovery Channel. Quelle que soit la situation, j’ai une mission, je veux penser au futur.

Comment vivrons-nous dans le futur ? Comment les nouvelles technologies changeront-elles nos vies, l’économie et le monde des affaires ? Nous devrions commencer à penser à ces questions maintenant. Cela arrivera plus tôt que vous ne le pensez.

Découvrons sept technologies émergentes aujourd’hui auxquelles je pense et qui peuvent changer le monde à jamais.

1. Le rajeunissement

Nous verrons les débuts du vrai rajeunissement biologique en 2025.

Cela pourrait être extrêmement coûteux, compliqué et risqué, mais pour ceux qui veulent tourner les aiguilles à l’envers, cela pourrait en valoir le coup. Cela sonne sûrement comme de la science-fiction, mais cette science est réelle et existe déjà. En fait, selon une nouvelle étude publiée dans Nature’s Scientific Reports, le professeur Jun-Ishi Hayashi de l’Université japonaise de Tsukuba a déjà réussi à inverser le processus de vieillissement dans des cellules humaines «en activant ou désactivant» la fonction des mitochondries.

Une autre étude publiée dans CELL rapporte que des chercheurs américains et australiens sont parvenus à inverser le processus de vieillissement sur des muscles de souris. Ils ont découvert qu’en augmentant le taux de NAD+ chez une vielle souris, on inverse la pseudo hypoxie et les dysfonctionnements du métabolisme. Les chercheurs ont donné à la souris un composé appelé nicotinamide adenine dinucleotide ou NAD pendant une semaine et ont découvert que les indicateurs d’âge d’une souris de 2 ans étaient redevenus ceux d’une souris de six mois. C’est comme si on faisait passer quelqu’un de l’âge de 60 ans à 20 ans.

Comment notre culture réagira t-elle au rajeunissement ? Fixerons-nous des limites concernant ceux qui peuvent rajeunir ? Priverons-nous les criminels de cette technologie ? Voilà les questions que nous devrons nous poser dans un futur très complexe. Une chose est certaine, le rajeunissement va arriver et lorsque ce sera le cas, cela aura des conséquences sur nos espèces et notre monde.

2. L’intelligence artificielle générale
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