Varsovie multiplie les signes de rapprochement avec Budapest

Le Premier ministre hongrois Viktor Orban, lors d'une conférence de presse le 7 janvier 2016 à Budapest

Le Premier ministre hongrois Viktor Orban, lors d’une conférence de presse le 7 janvier 2016 à Budapest – © ATTILA KISBENEDEK

Rencontre privée , la Première ministre polonaise bientôt à Budapest, éloges des succès hongrois: la convergence entre les conservateurs polonais et les populistes hongrois, tous deux en délicatesse avec l’UE, est désormais évidente à Varsovie.

http://www.rtbf.be/info/monde/detail_varsovie-multiplie-les-signes-de-rapprochement-avec-budapest?id=9180293

« Pas de Budapest à Varsovie » avaient scandé des manifestants polonais qui protestaient en décembre contre des changements imposés par le parti Droit et Justice (PiS) au Tribunal constitutionnel.

Ils faisaient alors allusion à la sympathie manifestée par le chef du PiS à l’égard de la politique du Premier ministre populiste hongrois Viktor Orban et de son parti Fidesz.

M. Kaczynski, l’homme fort du nouveau pouvoir mis en place après la victoire de son parti aux législatives en octobre, a montré depuis qu’un rapprochement avec Budapest était bien en cours.

Mercredi, il s’est entretenu pendant six heures avec M. Orban, invité à Niedzica, une localité touristique dans le sud de la Pologne. Les conversations ont porté « sur tout un ensemble de problèmes internationaux, notamment européens« , a dit le chef de la diplomatie polonaise Witold Waszczykowski, sans autre précision.

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Crise des migrants : Viktor Orbán impose son style en Europe et voit sa popularité augmenter

Traduction d'un article du Financial Times

Il n’y a pas si longtemps, les gares et les camps hongrois étaient débordés, suite à la crise migratoire subie par l’Europe.

Certains autres dirigeants de l’Union Européenne ont comparé la politique sévère de la Hongrie à l’Allemagne nazie. D’autres ont accusé le Premier ministre Viktor Orbán et son refus d’accueillir les réfugiés musulmans — ainsi que son ambition de faire de la Hongrie une « démocratie non libérale » — d’atteinte aux valeurs européennes.

Aujourd’hui, M. Orbán a réussi presque à lui seul à débarrasser la Hongrie des migrants. En même temps, il a resserré son emprise sur le pouvoir, et vu certains des dirigeants occidentaux qui le critiquaient se résoudre à reprendre, à contrecœur, certaines de ses méthodes.

La transformation soudaine du leader hongrois, passé du statut de paria à celui de modèle ultra-conservateur, reflète l’évolution de l’Europe face à la plus grande migration de masse depuis la Seconde Guerre mondiale. En quelques mois, un mouvement d’accueil des réfugiés fuyant la guerre qui déchire par la Syrie, mené par la chancelière allemande Angela Merkel, a cédé la place à un froid calcul sur les défis logistiques et sécuritaires posés par l’immigration incontrôlée.

 

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Orban rejette l’impérialisme moral de Merkel sur les réfugiés en Europe

http://www.romandie.com/news/Orban-rejette-limperialisme-moral-de-Merkel-sur-les-refugies-en/632582.rom
Bad Staffelstein (Allemagne) – Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a rejeté mercredi l’impérialisme moral que tente selon lui d’imposer la chancelière allemande Angela Merkel au reste de l’Europe concernant l’accueil des réfugiés, et proposé un plan en six points pour régler la crise.

Le plus important est qu’il n’y ait pas d’impérialisme moral sur la question de l’afflux des migrants, a-t-il déclaré à la presse à Bad Staffelstein (sud), en réponse à une question sur ce qu’il attendait aujourd’hui d’Angela Merkel. Il a demandé le droit pour son pays d’agir différemment de l’Allemagne.

Je ne doute pas du droit de l’Allemagne à définir des exigences morales, en particulier pour elle-même. Et si la décision est prise de laisser rentrer (tous les réfugiés) ou de n’accepter personne, nous accepterons cette décision comme une décision allemande, a ajouté M. Orban, qui était invité à une rencontre avec les dirigeants du parti CSU, branche bavaroise de la CDU de la chancelière.

Mais quelle que soit la décision que prendra l’Allemagne, cela ne doit vaut que pour elle, c’est ce que je demande, a poursuivi le dirigeant hongrois, soulignant qu’on peut ne pas voir le monde avec des yeux allemands.

La Hongrie a le droit d’aboutir à des conclusions différentes, a déclaré M. Orban, qui s’était opposé dès le début à la décision de Mme Merkel d’ouvrir les frontières du pays aux réfugiés fuyant guerres et persécutions, principalement en Syrie.

Le Premier ministre hongrois a indiqué vouloir proposer mercredi soir lors d’un sommet extraordinaire de l’Union européenne une liste de six propositions pour progresser dans la crise des migrants en Europe. L’essentiel reprend des idées qu’il avait déjà énoncées ou qui sont en discussion au niveau européen ou international.

Y figurent notamment une proposition visant à offrir à la Grèce, confrontée depuis plusieurs mois à des arrivées massives de migrants, la possibilité de transférer le contrôle de ses frontières aux pays européens désireux de s’en charger, ainsi que la création d’un fonds européen doté de 3 milliards d’euros pour soutenir les pays voisins de la Syrie.

M. Orban compte également proposer d’établir une distinction entre migrants économiques et demandeurs d’asile avant que les réfugiés ne soient entrés dans l’espace Schengen, ou encore de définir des contingents d’accueil des réfugiés syriens au niveau mondial.

Mon objectif est que nous essayions de tenir compte de la réalité dans la politique européenne, a-t-il, or j’ai le sentiment que des décisions vont être prises aujourd’hui, dans lequelles la réalité, l’argumentation, ne dominent pas, a-t-il regretté.

Hongrie: le Maïdan est en cours, la frontière doit sauter

La Hongrie avait annoncé qu’à partir du 15 septembre la frontière serait fermée pour les immigrés illégaux, qui risquent donc d’être arrêtés s’ils sont bien en situation irrégulière. Or, cette position est actuellement inacceptable au regard des lignes européenns dictées par l’Allemagne. Donc le verrou doit sauter. Après peu importe. Le principe est important: la frontière doit céder. Et l’on voit la même technique de Maïdan aux portes de l’Europe, justement pour faire sauter la porte. Voyons cela en images.

Les autorités hongroises affirment que les personnes qui attaquent la frontière entre la Serbie et la Hongrie ne sont pas des migrants. Ils ne cherchent pas à passer pacifiquement, ils sont agressifs. C’est le fait de pouvoir passer en situation irrégulière qui semble étrangement être fondamental.
Voici le début des émeutes:
ou encore:
Donc au premier rang, vous avez de jeunes gens, agressifs, masqués, qui provoquent les forces de l’ordre pour les faire réagir. Derrière, il y a les femmes et les enfants. Ils servent de caution. Les forces de l’ordre ne doivent pas pouvoir se défendre contre les premiers rangs, car sinon ils risquent de toucher ceux qui sont derrière. Et s’ils le font, les caméras sont prêtes pour montrer le visage des martyres et stigmatiser la politique de la Hongrie.

La Hongrie applique à la lettre la convention de Schengen

C’est ce qu’explique Georges Karolyi, l’ambassadeur de Hongrie en France, dans Le Figaro :

La Hongrie ne ferme pas sa frontière aux migrants. Elle la sécurise, comme le lui imposent les conventions européennes. Sa frontière avec la Serbie est à la fois frontière d’État, frontière de l’Union européenne et frontière de l’espace Schengen. La Convention de Schengen stipule que les frontières extérieures de l’espace qu’elle délimite ne peuvent être franchies «qu’aux points de passage officiels prévus à cet effet, et uniquement aux heures d’ouverture de ceux-ci». Ces termes peuvent paraître risibles dans la situation actuelle, mais ils forment le droit applicable. La Convention impose également aux pays concernés d’assumer la responsabilité de la protection et de la défense de cette frontière, par tout moyen approprié.

La presse anglo-saxonne lance une campagne de déstabilisation contre Viktor Orbán 

le 22 JUIN 2015

imageLe début de la campagne pour déstabiliser le Premier ministre hongrois vient de commencer. Une offensive médiatique est lancée dont vous pouvez apercevoir un exemple en cliquant sur ce lien (http://www.politico.com/magazine/story/2015/06/hello-dictator-hungary-orban-viktor-119125.html#.VYiHXnCvirW). Comme vous pouvez le voir l’attaque est toute en nuance…

Les déstabilisations commencent par des manifestations de rue sous n’importe quel prétexte et une intense campagne médiatique. Pour la colonie américaine de Bruxelles, Orban dont le pays est pourtant dans l’UE et dans l’OTAN est un mauvais élève et donne un mauvais exemple. Orban est un ami de Poutine et refuse l’immigration sauvage. Pour les grands marionnettistes de la Gouvernance Mondiale, c’est rédhibitoire.

Orban est un dictateur qui doit être éliminé. Les autres candidats à la diabolisation/élimination sont Tsipras en Grèce et Gruevski en Macédoine. Il s’agit aussi de saboter le passage du gazoduc russe qui venant de Turquie passera par la Grèce, la Macédoine, la Serbie et la Hongrie. Au milieu la Serbie subit d’intenses pressions pour clore ses bonnes relations avec la Russie. En fait, c’est tout le CORRIDOR N° 10 que Washington et Bruxelles veulent neutraliser. En déstabilisant les Etats récalcitrants et en y provoquant les troubles adéquats. Le Corridor n°10 est la voie pan-européenne de transports multiples projetée entre Budapest et Thessalonique/Athènes en passant par Belgrade et Skopje. Les attaques de l’Empire marchand anglo-saxon commencent toujours de la même façon : par une campagne de diabolisation médiatique…

Source : https://www.facebook.com/people/Yves-Bataille/100009140182723

En Hongrie, la population consultée sur l’immigration

Budapest a envoyé un questionnaire aux plus de 18 ans afin de connaître leurs positions sur le renvoi des clandestins ou la menace que représente l’immigration pour l’emploi.

http://www.la-croix.com/Actualite/Monde/En-Hongrie-la-population-consultee-sur-l-immigration-2015-05-29-1317435

29/5/15

 Manifestation le 19 mai 2015 à Budapest contre la politique d’immigration du premier ministre Vik...
Manifestation le 19 mai 2015 à Budapest contre la politique d’immigration du premier ministre Viktor Orban.

Ce n’est pas tant le chiffre, dérisoire par rapport à la population hongroise (près de dix millions d’habitants), qui peut être problématique pour Budapest, que la méthode. En matière d’immigration en effet, Viktor Orban défend la souveraineté de son pays par rapport à l’Union européenne (UE), dont il est membre depuis 2004.

En 2014, 42 775 personnes ont déposé une demande d’asile en Hongrie, soit 126 % de plus qu’en 2013. Le pays affiche ainsi un taux de demandeurs d’asile par millier d’habitants de 4,3, parmi les plus élevés au sein de l’UE – le premier, en Suède, s’élève à 8,4.

« PRENDRE DES DÉCISIONS »

Dans le préambule d’un questionnaire sur l’immigration envoyé à la mi-mai aux ressortissants hongrois de plus de 18 ans, il explique ainsi à ces derniers que « comme Bruxelles a échoué à apporter une solution adaptée à l’immigration, la Hongrie doit suivre son propre chemin ».

« Nous devons prendre une décision sur la façon dont la Hongrie devrait se défendre face à l’immigration illégale, poursuit-il. Nous devons prendre une décision sur la façon de limiter rapidement la hausse de l’immigration économique. »

DOUZE QUESTIONS

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