Par ses gisements pétroliers & gaziers, la Grèce est le pays le plus riche d’Europe !

Publié le 27 octobre 2015 par Copyright: toute reproduction des articles doit mentionner le nom de Hildegard von Hessen am Rhein.

http://hildegardvonhessenamrhein.over-blog.com/2015/10/par-ses-gisements-petroliers-gaziers-la-grece-est-le-pays-le-plus-riche-d-europe.html

Pas étonnant que dès-lors les couteaux de la convoitise s’aiguisent toujours et encore, au détriment du peuple Grec, dont la dette pourrait largement être payée, si ses énormes gisements de pétrole et de gaz en mer Ionienne, Egée et en Crète étaient exploités.

La Grèce est riche de 22 milliards de barils en mer Ionienne, au nord de la mer Egée, ce serait pour 4 milliards de barils, il faut encore explorer au sud de la mer Egée et autour de la Crète. Le pactole est estimé par l’analyste Grec, Aristote Vassilakis,  à 9 trillions de $. Si seulement une petite partie du pactole était extrait, cela éteindrait la dette Grecque, transformerait les finances de la Grèce et de toute la région. Les Chinois qui ont racheté le port du Pirée, savaient ce qu’ils faisaient.

Le célèbre politologue Américain, William Engdahl, révèle dans un article sur le sujet, qu’un expert en pétrole de l’Université de Tulane, David Hynes, aurait récemment déclaré, durant une conférence à Athènes, que la Grèce pouvait résoudre la totalité de sa dette en développant ses ressources en gaz et pétrole. Il a même estimé que l’exploitation des réserves déjà trouvées pourraient rapporter plus de 302 milliards € sur 25 ans. Au lieu de cela, le gouvernement Grec a juste été contraint d’accepter d’énormes licenciements de fonctionnaires, des réductions de salaires et de pensions, provoqué une pauvreté d’après tremblement de terre,  afin d’accéder à un second prêt de l’UERSS et du FMI, qui précipitera davantage encore le pays dans son déclin économique. Et Engdahl de continuer : « Notamment, le FMI et les gouvernements de l’UERSS, parmi lesquels, l’Allemagne, demandent à la Grèce de vendre ses ports rentables, ses entreprises d’Etat, parmi lesquelles bien sûr des compagnies pétrolières Grecques, afin de réduire la dette publique. Dans les meilleures conditions la vente des actifs rapporterait peut-être 50 milliards €. Il est demandé que la compagnie nationale de gaz Grecque, DEPA, soit privatisée à 65%. Ce qui signifie que les acheteurs viendront forcément de l’extérieur, puisque très peu de compagnies Grecques peuvent se permettre de la reprendre en cette période de crise. »

On les voit venir gros comme des buildings. Que fait donc le gouvernement Tsipras en toute connaissance de cause ? Il ferait piller son pays par l’UERSS et les US de l’administration Obama, qu’il ne s’y prendrait pas mieux. Et l’opposition ? Ne se remet-elle pas de sa gueule de bois d’avoir perdu les élections en faveur de ce gôchiste pour rester ainsi inerte ou visiblement absente ?

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Comment la Grèce a maquillé ses comptes publics depuis 1997

Par Marine Rabreau Publié le 07/09/2015 à 18:04

À gauche, Costats Simitis, premier ministre grec de 1996 à 2004. En haut au milieu, Costas Karamanlis, premier ministre grec de 2004 à 2009. En haut à droite, Giorgos Papandréou, premier minsitre de 2009 à 2011. Au milieu en bas, Loukas Papadimos, premier ministre de 2011 à 2012. En bas à droite, Antonis samaras, premier ministre de 2012 à 2015. Depuis janvier 2015, Alexis Tsipras est au pouvoir.

http://www.lefigaro.fr/economie/le-scan-eco/decryptage/2015/09/07/29002-20150907ARTFIG00257-comment-la-grece-a-maquille-ses-comptes-publics-depuis-1997.php

LE SCAN ÉCO – Les dirigeants grecs ont maquillé leurs comptes publics pour entrer dans l’euro, en 2001. Puis ils ont dissimulé des emprunts, sur les conseils de la banque américaine Goldman Sachs, via des opérations financières risquées, qui ont tourné au fiasco pour le petit État. Retour sur la chute de la Grèce.

Tout avait trop bien commencé. La Grèce est entré dans la zone euro le 1er janvier 2001 avec les félicitations européennes pour ses efforts «admirables et remarquables» en matière de comptes publics. Le pays avait en effet vu chuter son déficit public de 10% en 1995 à… 1,6% en 1999! Certes, la dette publique dépassait les 100% du PIB, mais qu’importe, l’Eurozone (alors à onze pays) était pressée de s’élargir: un tel «bond en avant» garantissait le futur recul de cette dette vers les fameux 60% réglementaires. En bonne élève, la Grèce affiche ensuite des déficits exemplaires, de moins de 2% entre 2000 et 2004.

Sauf que les dés étaient pipés dès le départ. En mars 2004, la droite a pris le pouvoir aux socialistes lancé, à dessein, un audit sur les comptes publics du pays. À la fin de l’été 2004, surgit alors ce queJean-Claude Trichet – le patron de la BCE à l’époque – a qualifié d’«énorme problème»: en réalité, les déficits publics grecs – en tenant compte de lourdes dépenses militaires et sociales qui avaient été «déplacées» dans la dette – ont atteint 4,1% en 2000, 3,7% en 2001 et 2002, 4,6% en 2003 et allaient vers 5,3% en 2004! Quasiment coup sur coup, l’Europe comprend que la Grèce a aussi «triché» lors de sa période de recrutement dans la zone euro: les déficits s’enfonçaient en fait 6,4% en 1997,4,1% en 1998 et 3,4% en 1999. Ainsi, la Grèce n’avait-elle jamais respecté les critères européens… En vrai, «tout le monde savait que la Grèce n’était pas assez solide économiquement pour entrer dans l’euro, mais là, c’était officiel, se souvient un économiste. Mais l’Europe avait besoin de la Grèce dans son clan serré de l’euro pour des raisons géopolitiques».

Tragédie euro-grecque, acte II

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Le plan de Schäuble : la démolition de la vieille Union Européenne

http://www.dreuz.info/2015/07/22/le-plan-de-schauble-la-demolition-de-la-vieille-union-europeenne/
Wolfgang Schäuble

Wolfgang Schäuble

Heureusement qu’il existe des analystes en Allemagne qui ne perdent pas la boule. Alors que les commentateurs de tous poils, en France, sont à côté de la plaque.

Valls, qui déclare sans rire que Hollande est le héros des négociations sur la Grèce, qu’il a gagné contre l’Allemagne ! Que le contrat signé par Tsipras est un bon contrat ! C’est un pur cauchemar que d’être dans le déni de la politique à ce point.

L’incompétence de nos caciques n’a plus de limites. Hollande n’est plus qu’une marionnette qu’éventuellement les allemands accepteront dans leur scénario pour une autre Europe. Hollande a su faire entendre la voix de la France, peut-on entendre en rengaine sur toutes les chaines et stations de radio, sans oublier les colonnes des journaux … consternant.

MARINE LE PEN REJETTÉE PAR SCHÄUBLE ! Où va-t-on ? Où va la France. MLP ou pas, la France est la France dont MLP est partie intégrante.

Cette analyse ne doit pas exciter la germanophobie. Bien au contraire, elle devrait inciter chaque lecteur à se dire que la France n’est pas vertueuse. Si elle l’avait été, nous ne serions pas dans cette situation. Il faut bien que quelqu’un introduise un peu de raison dans ce bordel. C’est le but de Merkel-Schäuble. Sinon, l’Europe explosera. Nous serons alors les témoins de l’incertitude sur notre continent, dans nos pays, mais aussi dans le monde. Ce qui sera selon moi passionnant car, englués dans le consummérisme, devenus mous comme des chancres, soudain il nous faudra nous réveiller et nous révolter.

C’est dans cet esprit que je me suis donné la peine de vous traduire une remarquable analyse parue le 14 juillet, dans DEUTSCHE WIRTSCHAFTS NACHRICHTEN, un site économique en ligne, toujours d’une grande pertinence.

– Sylvia Bourdon


Le plan de Schäuble ; l’Allemagne doit sortir de l’Euro

Traduction et adaptation, Sylvia Bourdon

L’humiliation de la Grèce durant le sommet n’était pas un hasard. Elle fait partie d’une stratégie que poursuit Schäuble depuis longtemps. Il estime que l’UE, dans sa forme actuelle n’est pas viable. Son ambition est une union politique étroite. Ceci n’est possible qu’avec des états « élus ». A la fin, devra être constaté qui est germano-compatible et qui ne l’est pas. Le Grexit fait partie du programme. D’autres Etats suivront. La nappe est définitivement déchirée.

Wolfgang Schäuble se voit comme architecte d’une nouvelle Union Européenne. L’humiliation sans précédent de la Grèce n’est que froid calcul : le Grexit est une pierre essentielle à la construction de cette stratégie. C’est avec une dureté extrême qu’elle est mise en œuvre. Les indices pour ce plan sont accablants.

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Grèce : Le déshonneur et la guerre

Loin des discours chantants de Janvier 2015, il est désormais clair que la récente capitulation du Premier Ministre grec Alexis Tsipras constitue un événement sans précédent.

http://lenouveaucenacle.fr/grece-le-deshonneur-et-la-guerre

Cette capitulation, dont s’enorgueilliront les partisans d’une réalité bien éloignée des aspirations populaires, constitue immanquablement une trahison. Trahison envers son peuple, mais également trahison de Tsipras envers lui-même. Toutefois, l’accord en soi, bien qu’il soit odieux dans ses termes et dans ses mesures, révèle des phénomènes géopolitiques beaucoup plus larges et beaucoup plus lourds de conséquences.

La fin du couple franco-allemand

Il est difficile de discuter d’un « couple franco-allemand » sans évoquer, à un moment donné, la possibilité de son divorce.

Marie-France Garaud soulignait lors d’un passage télévisé dans l’émission Ce Soir Ou Jamais, qu’il était absurde de parler de couple franco-allemand si c’était dans l’espoir d’obérer la réalité des rapports de force. Très justement, elle expliquait qu’un couple, peu importe au final sa composition, reste un rapport de force entre deux « puissances », preuve par ailleurs, s’il en fallait une, que ces rapports ne sont pas nécessairement conflictuels.

En matière de relations internationales, les réalistes, au sens du courant disciplinaire, ont ainsi considéré qu’elles n’étaient que des rapports de force, même quand on agissait sous le voile du droit international. Bon nombre de professeurs de droit international public soulignent aussi le caractère quelque peu illusoire et artificiel de leur discipline. Le droit international n’est ainsi que très difficilement contraignant, mais il permet au moins de figer à un instant donné un état de rapport de force. L’exemple des traités sur la prolifération nucléaire est à ce titre éloquent.

L’accord trouvé lundi dernier est également significatif, tant il a permis de mesurer le poids diplomatique et économique de l’Allemagne, qui de facto, a imposé ses vues à l’ensemble de l’Euro-zone, et également permis de mesurer la faiblesse de notre économie. Nous avons toutefois tenté de nous extirper de cette faiblesse en nous opposant au sort réservé à la Grèce, sans résultat efficace, mais au prix d’erreurs manifestes.

Il est difficile de discuter d’un « couple franco-allemand » sans évoquer, à un moment donné, la possibilité de son divorce. Le gouvernement français a parlé d’« un renforcement du couple » (c’est parfois ce que l’on dit quand on ne veut pas reconnaître des tensions au sein de la relation : « nous sommes soudés »), quand le gouvernement allemand ne s’est permis aucun commentaire à ce sujet. Il est des silences lourds de sens. La divergence entre nos deux délégations, le fait que l’Allemagne eut finalement emporté la mise lors des négociations, et l’appel de François Hollande aux Américains pour tenter de faire peser la balance en sa faveur, témoignent bien au contraire d’une rupture entre l’Allemagne et la France.

De cette rupture, consommée via le litige grec, découlera sans doute un état de servitude volontaire vis-à-vis de l’Allemagne : nous allons probablement renforcer ce moyen de pression (voire de domination) de l’Allemagne sur les pays du système qu’est l’Euro. Et la France sera, comme l’a dit l’ancien ministre Varoufakis, la première des vaches à lait. Dans la faiblesse ne subsiste que la lâcheté.

La réalisation de l’Europe allemande et l’émergence d’un nouveau conflit politique

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Yanis Varoufakis sur l’Eurogroupe et sur sa démission

Schauble Varoufakis

Interview de Yanis Varoufakis (traduit par mes soins) accordée à la revue Newstatesman avant que Tsakalotos et Tsipras ne partent à Bruxelles négocier avec les créanciers de la Grèce.

Cette interview est édifiante et  instructive à plusieurs égards. Elle montre le fonctionnement proprement insupportable de l’UE et de la Zone Euro, et elle révèle que Varoufakis avait un autre plan que la majorité du gouvernement pour affronter l’Hydre, ce qui l’a conduit à démissionner après le référendum.

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Harry Lambert: Alors comment vous sentez-vous?

Yanis Varoufakis: Je me sens au dessus du monde – Je n’ai plus à vivre à travers un agenda de folie,  qui est absolument inhumain, juste incroyable. J’ai dormi deux heures par jour pendant cinq mois. Je suis aussi  soulagé de ne plus avoir à subir cette incroyable pression de devoir négocier pour une position que je trouve difficile à défendre, même si je me suis arrangé pour forcer l’autre partie à acquiescer,  si vous voyez ce que je veux dire.

HL: A quoi cela ressemblait-il? Aimiez-vous quelque aspect de tout ça? 

YV: Oh oui beaucoup de choses. Mais l’information qui arrive, qui confirme vos pires craintes…voilà qu’il est en votre « pouvoir » que cela vous soit dit directement, et que ce soit comme vous le redoutiez –  la situation était pire que vous l’imaginiez! Ainsi, ce fut bon après de n’être plus aux premières loges.

HL: De quoi parlez-vous?

YV: L’absence complète de tous scrupules démocratiques,  de la part des supposés défenseurs de la démocratie européenne. La très claire compréhension d’autre part que nous sommes sur la même course analytiquement – bien sûr cela n’arrivera plus à présent. Avoir ces vraies figures de pouvoir qui vous regardent dans les yeux et disent « Vous avez raison dans ce que vous dites, mais nous allons vous croquer de toute façon.”

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Dette grecque : chronologie d’un désastre

Par Stéphane Duté

http://www.ichtus.fr/dette-grecque-chronologie-dun-desastre

La réponse au référendum-surprise proposé par Alexis Tsipras au peuple grec est tombée : « Non ». À plus de 60%.

Chacun pourra penser ce qu’il veut de la responsabilité des uns ou des autres dans cette affaire. Pour autant, il nous semble intéressant de relire cette histoire à l’aune des différentes étapes qui auront jalonné la route suivie par la Grèce et l’Union européenne jusqu’à ce dimanche 5 juillet 2015. Nous vous proposons une chronologie des événements qui ont conduit le peuple grec à refuser les mesures d’austérité supplémentaires qu’exigeait la Troïka.

1992- 2002 : Tout est possible…

Durant ces dix années – et alors même que chacun convenait que la Grèce ne remplissait pas les critères de convergence du traité de Maastricht – tout aura été mis en œuvre pour que son entrée dans la zone euro puisse se réaliser. C’est que l’on « ne fait pas jouer Platon en seconde division », selon l’expression prêtée à Valery Giscard d’Estaing en 1980. Et de fait, la Grèce est à la fois le berceau de l’Europe et celui de la démocratie. Alors peut-on l’exclure du « grand projet européen » ? Difficile en effet…

 Pendant cette décennie tout sera mis en œuvre pour permettre à la Grèce de suivre le mouvement. Du gouvernement grec en passant par la presse, les chefs d’Etats européens, les partis politiques, les banques, le FMI, les agences de notation, le parlement européen, tous veulent que ce pays – dont personne n’ignore les fragilités économiques – entre dans la zone euro. 

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Un insider raconte: comment l’Europe a étranglé la Grèce

http://www.mediapart.fr/article/offert/86c629dfef9f2a22faf6cc1b21b0ee14

|  PAR CHRISTIAN SALMON

Athènes, de notre envoyé spécial.-  Quelques jours avant le référendum, un conseiller du gouvernement a reçu plusieurs journalistes français, dont Christian Salmon pour Mediapart (lire notre boîte noire). Il leur a raconté les cinq mois du gouvernement de Syriza, les discussions avec les Européens, la situation catastrophique de la Grèce. Notre interlocuteur était durant tout ce temps au cœur de la machine ministérielle en charge des négociations avec l’Union européenne. Il n’est pas tendre avec les institutions, décrit une stratégie délibérée d’étouffement menée par les institutions européennes, mais juge aussi sévèrement certaines décisions du gouvernement grec. Voici son récit au long cours. (traduction Martine Orange)


Depuis le début, je n’étais pas d’accord sur la façon dont nous avons négocié avec les Européens. Le gouvernement grec a eu des discussions, des arrangements sur la politique budgétaire, sur les conditionnalités, etc. Mais dans ces discussions, c’était toujours le gouvernement qui faisait les concessions, qui se rapprochait de la Troïka, sans qu’eux [les Européens] ne fassent le moindre mouvement vers nous. Ils n’ont jamais discuté de la dette : la restructuration de la dette, sa soutenabilité. Ils n’ont jamais discuté des financements : est-ce que la BCE allait lever toutes ses restrictions ? Dans quelles limites les banques allaient-elles pouvoir emprunter, et l’État emprunter aux banques ?

Parce que nous ne pouvons rien emprunter. Nous pouvions le faire jusqu’en février. Nous pouvions encore émettre des billets de trésorerie. Des titres à court terme, des obligations à taux fixe à trois mois, la plupart à un an. Mais ce gouvernement n’a jamais été autorisé à utiliser de tels instruments. À son arrivée, c’était fini. La BCE a dit « plus de billets de trésorerie » (voir La BCE lance un coup d’État financier).

Alors, l’État ne pouvait plus emprunter auprès des banques. Aussi, à partir de mars, nous avons commencé à économiser tout ce que nous avons pu dans les dépenses de l’État. Nous avons regroupé toutes les réserves d’argent des différentes branches, des agences, des autorités locales pour payer le FMI. Nous avions un problème avec les finances publiques, avec l’excédent primaire, nous ne pouvions pas payer le FMI, alors nous avons dû gratter partout. Cela a conduit à une réduction interne de la liquidité en cash. Les banques, les entreprises exportatrices, les entreprises manufacturières ne pouvaient plus emprunter. Les gens ne pouvaient plus payer leurs dettes. Ils ne pouvaient plus obtenir la moindre extension de crédits. Le système de crédit a commencé à ne plus fonctionner, à se désintégrer.

Bien sûr, les banques avaient des réserves de sécurité. Mais quand ils sont arrivés au point de décider que les banques ne pouvaient même pas accéder aux fonds d’urgence de liquidité[emergency liquidity assistance, ELA], les banques ont dû fermer, parce qu’elles ne pouvaient pas épuiser leurs réserves.

Les entreprises qui ne versent pas les salaires sur des comptes bancaires ne peuvent pas payer leurs salariés en cash. Et il y en a beaucoup. Elles disent : « Nous n’avons aucun chiffre d’affaires, alors je vous verse 500 euros au lieu de 800. Nous verrons ce qui arrive après la réouverture des banques. »Nous sommes dans une situation qui, d’escalade en escalade, se transforme en réaction en chaîne, une sorte de lente panique bancaire et d’effondrement. C’est une sorte d’infarctus, si vous voyez la liquidité comme le sang de l’économie. Le week-end dernier, quand la BCE a tout arrêté, nous avons eu une crise cardiaque. Maintenant nous en avons les contrecoups. Différents organes sont paralysés. Certains ont arrêté de fonctionner, d’autres essaient mais n’ont pas assez de sang.

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