Jean Tirole, l’immoralité au secours du marché

Karel Vereycken – mardi 23 février 2016

http://www.solidariteetprogres.org/tirole-immoralite-marche.html

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Jean Tirole est un homme peu médiatisé. Il est président de la Fondation Jean-Jacques Laffont-Toulouse School of economics (TSE), directeur scientifique de l’Institut d’économie industrielle (IDEI) à Toulouse et membre fondateur de l’Institute for Advanced Study in Toulouse (IAST). Le 13 octobre 2014, il a reçu le prix, d’environ un million d’euros, de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d’Alfred Nobel, surnommé « prix Nobel d’économie ».

Comme Jacques Cheminade l’a documenté, Jean Tirole est un « monument universitaire » qui repose sur le socle des Fondations et des Universités américaines qui ont promu dès le départ les thèses du comportementalisme économique dont l’influence néfaste sur l’administration Obama a été maintes fois dénoncée.

Idéologie abusivement élevée au rang de science, le comportementalisme n’est pas fondé sur l’économie réelle, productive, mais, à l’aide des théories des jeux et de l’information, sur l’étude statistique d’agrégats évalués en termes monétaires. C’est pour cela que Jean Tirole défend bec et ongles la titrisation et la bulle des dérivés, à l’origine du krach mondial de 2008 et d’aujourd’hui, qu’il propose simplement de mieux encadrer.

Professeur invité au prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT) Jean Tirole est depuis 2011, en France, membre de l’Académie des sciences morales et politiques.

C’est devant cette dernière, dans le cadre de la Fondation Ethique et Economie, qu’il a prononcé le 11 janvier 2016 un discours sur son thème de prédilection, « La Moralité et le marché », organisé en partenariat avec plusieurs groupes privés, dont le géant de l’assurance Allianz.

Positionné debout non loin de l’ancien PDG de la Banque BNP Paribas, Michel Pébereau, Jean Tirole a commencé par exprimer tout son dédain du peuple français :

Les croyances des citoyens en les mérites de la libre entreprise et de l’économie de marché varient à travers le monde. 61 % des habitants de la planète croyaient en 2005 que l’économie de marché était le meilleur système pour fonder leur avenir. 65% des Allemands partageaient cette croyance, 71 % des Américains, et 74 % des Chinois. Mais les disparités sont fortes : seulement 43 % des Russes, 42 % des Argentins et 36% des Français accordaient leur confiance au système libéral et au secteur marchand…

Sur ce sujet, les Français, visiblement moins bêtes que d’autres, estiment que le marché tout seul, aveuglé par la cupidité et une vision du court terme, engendre la plupart du temps injustice et inégalités, et qu’un Etat stratège et protecteur a comme mission de l’orienter dans la bonne direction et d’en corriger les défauts.

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Le rapporteur « sur les questions éthiques liées à la GPA » est une gynécologue transsexuelle pratiquant des GPA

Quelques députés ont « osé » soulever la question du conflit d’intérêts du rapporteur ; elle sera tranchée cette semaine.

La commission des questions sociales du Conseil de l’Europe (Strasbourg) a confié la rédaction de son rapport sur les « Droits de l’homme et les questions éthiques liées à la gestation pour autrui » au Dr Petra De Sutter… une gynécologue transsexuelle belge.

C’est à cette sénatrice belge qu’a été confiée l’élaboration d’un projet de rapport sur les « normes éthiques » en matière de GPA.

Ce que la commission ignorait lors de la nomination du Dr De Sutter, c’est qu’elle réalise des GPA dans son service de l’hôpital de Gand, notamment pour des clients étrangers, les aidant ainsi à contourner leur loi nationale !

Sans surprise, le projet (encore confidentiel) de rapport du Dr De Sutter est très favorable à toutes formes de GPA, mêmes commerciales et pour les célibataires, et propose un cadre législatif…

Quelques députés ont « osé » soulever la question du conflit d’intérêts du rapporteur ; elle sera tranchée cette semaine. Le code de conduite de l’Assemblée interdit, en théorie, de confier à un député la rédaction d’un rapport en lien direct avec sa profession, mais la majorité pourrait en décider autrement !

Rappelons qu’à l’opposé de la position promue par Petra De Sutter, l’autre Parlement européen, celui de Bruxelles, a voté le 17 décembre 2015 une résolution dans laquelle sa majorité « condamne la pratique de la gestation pour autrui qui va à l’encontre de la dignité humaine de la femme » et affirme qu’elle« doit être interdite et qu’elle doit être examinée en priorité dans le cadre des instruments de défense des droits de l’homme » car elle « implique l’exploitation de la reproduction et l’utilisation du corps humain pour un gain financier ou autre ».

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Un papa, une maman : mais si, il y a une différence ! Une étude de Paul Sullins affirme que les enfants de couples de même sexe vont moins bien

09 février, 2015

Paul Sullins, prêtre catholique
et sociologue

http://leblogdejeannesmits.blogspot.fr/2015/02/un-papa-une-maman-mais-si-il-y-une.html

Avoir « deux papas » ou « deux mamans », est-ce donc vraiment la même chose que d’être élevé par

son père et sa mère ? Les études citées par les partisans du « mariage » des couples de même sexe tendent à l’affirmer. Dire le contraire, c’est s’exposer à l’accusation d’homophobie. Et l’homophobie est un délit. Prouver le contraire – rien ne vaut, pour un enfant, de vivre dans une famille « normale » – c’est, pour un chercheur, risque l’ostracisme définitif. Pourtant, c’est ce que vient de faire un sociologue américain, Paul Sullins, en affirmant que les « problèmes émotionnels sont deux fois plus fréquents chez les enfants de couples de même sexe que chez ceux vivant auprès de parents de sexe opposé ».

Par rapport au politiquement correct en vigueur, c’est une grenade dégoupillée. Car jusqu’ici il était admis que les affirmations en ce sens étaient le fait d’« obscurantistes » comme Mark Regnerus – dont les études portent d’ailleurs plus largement sur les enfants élevés par au moins un parent ayant des tendances homosexuelles, et pas forcément par un couple homosexuel. Il n’y avait « pas une seule étude » sérieuse qui l’affirmât. Eh bien, si. C’est l’excellent MercatorNet – site pro-vie et pro-famille des antipodes – qui en publie les données les plus importantes. Non sans renvoyer à la source : le British Journal of Education, Society & Behavioural Science, revue scientifique des plus sérieuses.

Les enfants de familles homosexuelles sont désavantagés

« Il n’est plus exact de dire qu’aucune étude n’a permis d’établir que les enfants de familles homosexuelles sont désavantagés par ceux de familles de sexe opposé », assure Paul Sullins, dont l’étude porte sur l’évaluation de 512 enfants vivant auprès de « deux papas » ou « deux mamans ». La conclusion en est simple : ces 512 enfants repérés grâce au US National Health Interview Survey présentent davantage de problèmes parmi lesquels de mauvais comportements, l’anxiété, difficultés relationnelles avec leurs pairs et difficultés de concentration.

En revanche, la « parentalité biologique » offre un meilleur environnement : « Elle permet de manière unique et puissante de faire la différence quant au devenir des enfants élevés par des parents de sexe opposé par rapport aux parents de même sexe. »

Paul Sullins en déduit qu’il incombe aux pouvoirs publics des devoirs précis : « Le premier bénéfice du mariage pour les enfants peut ne pas résider dans le fait qu’il tend à leur donner des parents “améliorés” (plus stables, ayant davantage de moyens financiers, etc., bien que cela soit vrai) mais qu’il leur fait le cadeau de vivre avec leurs propres parents. »

Et d’affirmer que les deux formes familiales « continueront d’être fondamentalement différentes, avec des effets contrastés jusque sur le plan biologique du bien-être de l’enfant, au détriment relatif des enfants élevés au sein de familles de même sexe ».

La différence enfin prouvée par une étude avec un vrai échantillon

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Sondage : 54 % des Français contre le“mariage pour tous”

Deux ans après les mobilisations contre le « mariage pour tous », seule une minorité de Français veut garder la loi. Photo © AFP

http://www.valeursactuelles.com/politique/sondage-54-des-francais-contre-lemariage-pour-tous-55658

Coulisses. C’est un sondage choc réalisé par l’Ifop et commandé par Frigide Barjot, ex-porte-parole de La Manif pour tous, aujourd’hui présidente de son mouvement L’Avenir pour tous.

Cette enquête, que Valeurs actuelles a pu consulter et dont nous publions les résultats en exclusivité, révèle que, plus de deux ans après l’adoption de la loi Taubira, seuls 46 % des Français souhaitent, en 2017, “conserver la loi Taubira sur le mariage et l’adoption pour les couples homosexuels avec reconnaissance à l’état civil des enfants conçus à l’étranger d’une mère porteuse (GPA) ou par insémination artificielle (PMA avec donneur anonyme)”, comme c’est actuellement le cas.

Les opposants au “mariage pour tous”, majoritaires, sont en revanche divisés en deux camps : ceux souhaitant l’“abrogation pure et simple” de la loi (22 %) et ceux souhaitant une “réécriture dans le sens d’une union civile en mairie pour les couples homosexuels avec droits égaux aux couples hétérosexuels sans adoption plénière” (32 %). « Deux ans après le vote de la loi Taubira, dont l’examen avait suscité une intense mobilisation, l’opinion française reste divisée sur cette question, relève Jérôme Fourquet, directeur du département opinion de l’Ifop et auteur de l’étude, selon qui « une majorité d’électeurs de droite souhaite aujourd’hui une réécriture (40 %) ou une abrogation (36 %) ».

La question brûlante du “mariage pour tous” pourrait donc s’inviter dans la prochaine élection présidentielle et, avant cela, dans le débat pour la primaire à droite…

GPA ? la chronique mensuelle de Michel Onfray 

N° 121 – Juin 2015

VENTRES AFFAMES –

Dans un monde idéal, je défendrais la gestation pour autrui : des amis, sans jamais parler d’argent, porteraient l’enfant de tiers dans une logique contractuelle, mais obligatoirement affective, je souscrirais. La déconstruction de la famille traditionnelle avec couple hétérosexuel géniteur de son enfant, se ferait alors au profit d’une famille dans laquelle le sentiment ferait la loi. Comment être contre ?

Mais dans la réalité, le projet de loi ignore l’affectivité, le sentiment, la construction de l’enfant à partir du noyau qui le voudrait et le constituerait affectivement en dehors de l’argent. La gestation pour autrui, dont Pierre Bergé est le « penseur », se trouve définie par lui comme une location d’utérus dans l’esprit même où la caissière d’un supermarché louerait sa force de travail moyennant salaire ! On ne peut mieux transformer en marchandise et  le corps de la femme et la vie d’un enfant – sans parler du sperme ou de l’ovule des parents assimilés aux boulons, aux vis, aux pistons, aux rouages, aux ressorts d’une machine sans être.

Or, nous avons affaire à du vivant et le vivant n’est pas une marchandise, un produit monnayable. Car les pauvres, dont on ne veut même plus de la force de travail puisqu’elle est désormais assurée par des machines moins coûteuses, n’ont plus pour issue que de devenir eux-mêmes des machines en louant ou en vendant leurs corps ou leurs produits dérivés en pièces détachées. Dès lors : la prostitution devient location d’orifices ; les dons de sang, de sperme, d’organes, marché du sang, du sperme et des organes.  Que la droite libérale, qui veut que tout se vende, veuille aussi cela, n’est pas étonnant. Mais que ce qui se présente comme la « gauche » le veuille aussi est purement et simplement abject.

Le « droit à l’enfant » si souvent invoqué est susceptible d’être entendu, mais seulement s’il s’accompagne d’un « devoir à l’endroit de l’enfant ». Quelle idée se fait-on de l’enfant quand on croit qu’il pourra vivre une vie sereine, équilibrée, harmonieuse, mentalement satisfaisante pour lui, les autres, son entourage, sa descendance, quand il apprendra qu’il a été acheté, vendu, porté par une inconnue qui l’a abandonné après avoir reçu son chèque ? Il faut vouloir ignorer tous les problèmes existentiels, ontologiques et identitaires afférents à l’abandon après un accouchement sous X ou au fait d’avoir connu un simple divorce suivi d’une famille dite recomposée (il faut éviter de dire une famille décomposée même si la décomposition est certaine et la recomposition pas sûre…), pour imaginer qu’un enfant est une chose facile à faire, à produire, à construire, à édifier, à élever au sens spirituel du terme.

Le désir d’enfant procède bien souvent d’une envie d’adultes qui sont eux-mêmes restés des enfants et croient devenirs adultes, comme par magie, en devenant parents. L’infantilisation des adultes qui fait désormais la loi a généré des parents qui veulent des enfants comme on a des poupées. Devenues vivantes, ces poupées ont tout pour se transformer en monstres.

Michel Onfray

GPA : de 60.000€ à 150.000€ le prix du bébé à Bruxelles

Par Xavier Lombard – Publié le 11/05/2015 à 12:46

Telle agence fabrique «des enfants merveilleux», telle autre agence produit «des enfants parfaits», quand à la troisième, «avec nous tout est possible». Les agences tentent de rendre le sordide acceptable. Elles font la promotion d’un «voyage de la maternité de substitution», un vocabulaire soigneusement choisi anesthésie la conscience de la transgression.

FIGAROVOX/OPINION – Un salon de promotion de la GPA s’est tenu à Bruxelles le 3 mai dernier. Pour Xavier Lombard, qui y a assisté, la pratique des mères porteuses éthique est une fiction.

Le 3 mai à Bruxelles, dans un bâtiment de la région bruxelloise une société américaine Men Having Baby, MHB a réuni 200 personnes venant de Belgique, de France et d’Allemagne, pour leur proposer les services d’une vingtaine d’agences et de cliniques spécialisées dans la pratique de la Gestation Pour Autrui (GPA) aux USA, Canada et Inde. Curieux de savoir comment le business de la GPA s’organise, je participe à la journée.

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