Début janvier : attention à l’overdose de boniments Présidentiels !

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Si encore il n’y avait eu que les vœux du 31 décembre, ce ne serait rien. Mais — à l’occasion de la galette des rois et tout au long du mois de janvier — Hollande va encore nous infliger des dizaines de nouvelles promesses lors d’interminables cérémonies de vœux. Sur un ton monocorde il va ânonner mensonges, bobard, boniments, contrevérités et dissimulations. Ce sera quasiment du non-stop. Regardez :

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Syrie : quand Hollande donne ses instructions à Poutine

par Le YétiLe monde d’après

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Poignée de mains entre Vladimir Poutine et François Hollande le 2 octobre 2015 à l’Élysée

« Ce que j’ai rappelé au président Poutine, c’est que les frappes doivent concerner Daesh et uniquement Daesh. » (François Hollande, 2 octobre 2015).

http://yetiblog.org/index.php?post/1490

On s’amusera de l’effet qu’a très certainement produit cette injonction péremptoire faite par le président français à son homologue russe à l’issue de leur tête-à-tête du vendredi 2 octobre à l’Élysée. Passé l’éclat de rire, on s’étonnera de ce curieux distinguo qui exclut de fait toute une partie de la mouvance islamique extrême gangrenant la Syrie.

Que l’on sache, le Front al-Nosra, branche syrienne d’Al-Quaïda sévissant au nord-ouest du pays, ne se différencie guère, en matière d’horreurs, de son frère ennemi Daesh.

Une armée rebelle fantôme

Dans la guerre de communication qui bat naturellement son plein en cette période de conflit pour la prééminence géopolitique au Moyen-Orient, l’élément de langage déployé par la coalition sous égide américaine est que l’armée russe a bombardé des positions tenues par des forces amies, formées et équipées par le Pentagone.

Les “rebelles amis” du Pentagone, parlons-en : le plan initial de Washington prévoyait de former et d’équiper un effectif d’environ 5.000 rebelles par an pendant trois ans. À l’heure qu’il est, le Pentagone recense en tout et pour tout deux groupes de respectivement 54 et 70 combattants, et n’est assuré que de la présence réelle d’une dizaine d’entre eux sur le terrain des opérations.

Mieux, toujours selon le Pentagone (relayé par l’AFP ), ceux-là viennent d’avouer avoir refourgué au Front al-Nosra 25 % du matériel militaire que leur avait obligeamment fourni l’Oncle Sam, cela comme droit de passage dans le secteur. Sûr que le régime de Bachar el-Assad doit trembler devant une telle armée de bras cassés. Sûr qu’ils constituaient à eux dix la cible la plus urgente à éliminer pour Poutine et ses avions Sukhoi SU-30 SM.

Comme le souligne Robert Fisk , correspondant sur place de The Independent, les rebelles “modérés” ne sont guère qu’un miroir aux alouettes servi aux citoyens-lambda par une propagande occidentale complètement déjantée :

« Les rebelles modérés soutenus par l’Occident ne jouent qu’un rôle marginal parmi les combattants de l’opposition syrienne. Robert Ford, l’ancien ambassadeur américain en Syrie, longtemps partisan de ceux-là, a reconnu cette année qu’en réalité “les gens que nous avons soutenus se sont pas en mesure de tenir le terrain face au Front al-Nosra”. Pourtant, la politique occidentale continue de prétendre qu’il y a encore une alternative “modérée” à Assad, dont les forces n’en finiraient pas de décliner. »

Incohérence contre stratégie

Si les citoyens-lambda peuvent ignorer les tenants et les aboutissants d’une situation scabreuse de conflit, il en va tout autrement d’un président en exercice, fût-ce François Hollande. C’est à coup sûr en pleine connaissance de cause que celui-ci s’est une nouvelle fois livré à une de ses ineffables tartarinades. Dès lors, la bouffonnerie devient vite malodorante. En couvrant ouvertement tout un pan de la mouvance islamiste (le Front al-Nosra), François Hollande montre qu’il sacrifie à la politique de la terre brûlée pratiquée par le maître américain.

Pulsion suicidaire, aveu d’impuissance, illustration d’une incommensurable bêtise ? Ce qui ressort de cette lamentable histoire, c’est que la Russie, comme elle l’avait déjà fait en 2013 en dissuadant les forces de l’Otan de bombarder le régime syrien, est bel et bien en train de marquer des points décisifs dans la maîtrise du Moyen-Orient, en faisant montre, comme le note Philippe Grasset sur son blog Dedefensa , d’une volonté “gaullienne” qui fait tant défaut au président français :

    • Vladimir Poutine obéit à une stratégie là où ses adversaires agissent de façons erratiques et incohérentes (ces bombardements aveugles qui depuis un an n’ont jamais empêché l’État islamique de progresser) et sous des prétextes exclusivement narratifs (“guerre préventive”, “légitime défense”…) ;
    • le maître du Kremlin veille à rester dans une stricte légalité : il répond à une demande d’aide officielle du seul gouvernement légitime actuel de la Syrie (quoi qu’on pense du “dictateur” en place) et consulte son Parlement avant d’agir ;
  • il réaffirme la claire supériorité de son pays, tant dans le domaine politique que militaire, assuré qu’il est du soutien de ses alliés chinois et iranien.

Avec les Russes, écrit Philippe Grasset, « la guerre, c’est vraiment la guerre », pas un spectacle médiatique façon Grand-Guignol, ni une rhétorique fumeuse colportée par un valet de comédie.

Fureur à l’Elysée…

Rien n’est en effet plus malléable et moins redoutable qu’un socialiste français…

http://www.monde-diplomatique.fr/2015/07/HALIMI/53203

par Serge Halimi, juillet 2015

Dans le quatrième acte de la pièce de Molière, Dom Juan reçoit un créancier impatient, M. Dimanche. Il a résolu d’user de grandes proclamations d’amitié afin de renvoyer le marchand satisfait dans ses pénates, mais sans lui avoir payé un sou. « Il me fait tant de civilités et tant de compliments, explique plus tard M. Dimanche, que je ne saurais jamais lui demander de l’argent. » Le 24 juin dernier, M. Barack Obama a sans doute recouru à quelques civilités de son cru lorsqu’il a, une nouvelle fois, promis au président François Hollande qu’il n’espionnerait plus les conversations téléphoniques de son « partenaire indispensable ».

Est-ce parce qu’il redoutait des poursuites judiciaires françaises, une amende de quelques milliards d’euros (comme celle que la BNP Paribas a réglée au Trésor américain), l’arrêt des négociations de libre-échange avec l’Europe, la mise en cause de l’Alliance atlantique ? Assurément pas. Pour un président des Etats-Unis, rien n’est en effet plus malléable et moins redoutable qu’un socialiste français. D’ailleurs, peu après la révélation de l’espionnage par les services de renseignement américains de trois chefs d’Etat français successifs, M. Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement, a réagi avec une placidité admirable : « Il faut qu’on garde la mesure de tout cela, il faut qu’on cadre les choses. On n’est pas là pour déclencher des ruptures diplomatiques ; il y a trop de liens. » Puis il s’envola pour Washington afin d’y discuter du grand marché transatlantique. Ses interlocuteurs avaient sans doute déjà une petite idée de l’exposé qu’il ferait…

Une dizaine d’années plus tôt, ainsi que l’ont révélé d’autres documents de WikiLeaks, plusieurs dirigeants du Parti socialiste (PS) avaient défilé à l’ambassade des Etats-Unis à Paris. Devant l’émissaire de M. George W. Bush, ils s’étaient alors plaints de l’opposition trop brutale du président Jacques Chirac à la guerre d’Irak. Le 29 mai 2006, M. Pierre Moscovici, chargé à l’époque des relations internationales du PS, promit qu’un gouvernement socialiste se montrerait plus proaméricain que celui de M. Dominique de Villepin. Quelques jours plus tard, le 8 juin, M. Hollande, alors premier secrétaire du PS, regrettait devant l’ambassadrice des Etats-Unis que M. Chirac ait fait de l’« obstruction gratuite » face au président américain.

Mais l’atlantisme des socialistes français peut invoquer un précédent encore plus éclatant. Le 24 juin 1981, François Mitterrand expliqua à M. George H. Bush, alors vice-président des Etats-Unis, pourquoi il venait de nommer quatre ministres communistes. « Les communistes ont accepté de s’humilier en échange de quatre postes gouvernementaux. (…) Je peux parfaitement les renvoyer s’ils ne font pas l’affaire. (…) Ils seront de force associés à ma politique économique et seront donc dans l’impossibilité de susciter des remous sur le plan social. » Le journaliste Philip Short, qui a consulté les comptes rendus officiels de cette rencontre, estime que celui qui était alors le bras droit de Ronald Reagan repartit adouci par une telle plaidoirie. « Grâce à vos explications, déclara-t-il à Mitterrand, nous y voyons beaucoup plus clair (1). »

Le président Reagan fut à son tour tout à fait rassuré quand, moins de deux ans plus tard, Paris expulsa d’un seul coup quarante-sept diplomates soviétiques. Ils étaient soupçonnés d’espionner la France.« Les Russes doivent comprendre qu’ils n’ont pas affaire à un ventre mou. Dès qu’ils l’auront compris, cela marchera mieux », avait alors conclu le chef de l’Etat français.

9 Mai 1945. Une offense à la mémoire

Les refus successifs de Angela Merkel, François Hollande et David Cameron d’être présents à Moscou le 9 Mai 2015 pour célébrer l’anniversaire du 9 Mai 1945, destiné à marquer la victoire de l’URSS sur l’Allemagne nazie et honorer les morts russes tombés dans la Grande Guerre patriotique, conjuguent l’offense délibérée à la pure bêtise.
9 Mai 1945. Une offense à la mémoire

Il s’agit d’abord d’affaiblir Vladimir Poutine dans l’esprit des citoyens russes, en laissant penser que, par la faute de sa politique en Ukraine et en Crimée, il est en train de brouiller la Russie avec toute l’Europe. Or manifestement, ce sera le contraire qui se produira. Attaquée, la Russie se resserrera autour de son gouvernement et de ses valeurs.

C’est aussi de la pure bêtise car on ne voit pas les avantages que tirera l’Europe de cette insulte à la Russie. Manifestement, à un moment où, se sentant rejetée par l’Europe, sous la pression incessante de l’Amérique, la Russie toute entière s’investit dans la construction d’un nouvel ordre international tourné vers l’Asie, cet affront ne fera qu’accélérer le mouvement.

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