Pourquoi la France attire encore les investisseurs étrangers ?

Par Fabien Piliu  |  30/11/2015
L'américain Cisco a annoncé en octobre le doublement de son investisement dans les start up françaises pourle porter à 200 millions de dollars
L’américain Cisco a annoncé en octobre le doublement de son investisement dans les start up françaises pourle porter à 200 millions de dollars (Crédits : © Robert Galbraith / Reuters)
http://www.latribune.fr/economie/france/pourquoi-la-france-attire-encore-les-investisseurs-etrangers-531558.html
La France reste la première destination des investissements industriels étrangers en Europe. Quel sont ses atouts ?

La période actuelle est délicate. Après les terribles attentats de Paris et de Saint Denis, la menace de fin du monde que nous promettent les commentateurs de la COP 21 plombent une ambiance déjà lourde. A côté de ces drames, réels et potentiels, le fort rebond du nombre de demandeurs d’emplois en décembre est presque un non-événement, en dépit du fait que le chômage est une tragédie que vivent au quotidien plus de 6 millions de personnes en France.

Dans ce contexte, le tableau de bord de l’attractivité présenté la semaine dernière par Business France, l’agence chargée de soutenir l’export et de faire la promotion du site France est une bouffée d’air frais bienvenue, même si, bien évidemment, le bilan n’est pas parfait. En effet, Business France insiste une nouvelle fois sur le niveau élevé de la pression fiscale en France et sur la tendance à la baisse de la dépense intérieure en recherche et développement (DIRDE).

La France, première destination européenne pour les investissements industriels

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LA PATRIE TRAHIE PAR LA RÉPUBLIQUE par Jean RASPAIL

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Jean Raspail :

Source: Le Figaro

  J‘AI tourné autour de ce thème comme un maître-chien mis en présence d’un colis piégé. Difficile de l’aborder de front sans qu’il vous explose à la figure. Il y a péril de mort civile. C’est pourtant l’interrogation capitale. J’ai hésité. D’autant plus qu’en 1973, en publiant Le Camp des saints, j’ai déjà à peu près tout dit là-dessus. Je n’ai pas grand-chose à ajouter, sinon que je crois que les carottes sont cuites.

Car je suis persuadé que notre destin de Français est scellé, parce qu’« ils sont chez eux chez moi » (Mitterrand), au sein d’une « Europe dont les racines sont autant musulmanes que chrétiennes » (Chirac), parce que la situation est irréversible jusqu’au basculement définitif des années 2050 qui verra les « Français de souche » se compter seulement la moitié la plus âgée de la population du pays, le reste étant composé d’Africains, Maghrébins ou Noirs et d’Asiatiques de toutes provenances issus du réservoir inépuisable du tiers monde, avec forte dominante de l’islam, djihadistes et fondamentalistes compris, cette danse-là ne faisant que commencer.

La France n’est pas seule concernée. Toute l’Europe marche à la mort. Les avertissements ne manquent pas rapport de l’ONU (qui s’en réjouit), travaux incontournables de Jean-Claude Chesnais et Jacques Dupâquier, notamment , mais ils sont systématiquement occultés et l’Ined pousse à la désinformation. Le silence quasi sépulcral des médias, des gouvernements et des institutions communautaires sur le krach démographique de l’Europe des Quinze est l’un des phénomènes les plus sidérants de notre époque. Quand il y a une naissance dans ma famille ou chez mes amis, je ne puis regarder ce bébé de chez nous sans songer à ce qui se prépare pour lui dans l’incurie des « gouvernances » et qu’il lui faudra affronter dans son âge d’homme…

Sans compter que les « Français de souche », matraqués par le tam-tam lancinant des droits de l’homme, de « l’accueil à l’autre », du « partage » cher à nos évêques, etc., encadrés par tout un arsenal répressif de lois dites « antiracistes », conditionnés dès la petite enfance au « métissage » culturel et comportemental, aux impératifs de la « France plurielle » et à toutes les dérives de l’antique charité chrétienne, n’auront plus d’autre ressource que de baisser les frais et de se fondre sans moufter dans le nouveau moule « citoyen » du Français de 2050. Ne désespérons tout de même pas. Assurément, il subsistera ce qu’on appelle en ethnologie des isolats, de puissantes minorités, peut-être une quinzaine de millions de Français et pas nécessairement tous de race blanche qui parleront encore notre langue dans son intégrité à peu près sauvée et s’obstineront à rester imprégnés de notre culture et de notre histoire telles qu’elles nous ont été transmises de génération en génération. Cela ne leur sera pas facile.

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Il n’a pas de « guerre ».

Langues régionales : les enjeux masqués d’une révision constitutionnelle

Faut-il permettre la ratification complète de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires ? Manuel Valls s’est offusqué de ce que le Sénat ait rejeté la semaine dernière le projet de réforme constitutionnelle. Mais de quoi s’agit-il réellement ?

Faut-il permettre la ratification complète de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires ? Le premier Ministre s’est offusqué de ce que le Sénat ait rejeté la semaine dernière le projet de réforme constitutionnelle qui lui a été présenté après un tour de piste avorté l’an dernier.

La vivacité d’une indignation d’où la rhétorique n’est peut-être pas absente n’a d’égal que le côté ressassé d’une antienne, celle de la revendication régionaliste appuyée sur des mouvements qui n’ont jamais voulu désarmer. Depuis en effet qu’en 1999 la France a ratifié la Charte sous les seules réserves des stipulations qui entreraient en contradiction avec notre Constitution, les partisans d’un régionalisme maximaliste n’ont eu de cesse de remonter à l’assaut sur cette question.

Or de quoi s’agit-il réellement ? De priver les langues régionales d’un droit de cité ? Sûrement pas. Aujourd’hui la loi, dans notre pays, n’empêche ni l’enseignement ni l’utilisation des langues régionales. On peut aujourd’hui sur tout le territoire lire les panneaux de signalisation en deux langues, obtenir tout document administratif traduit en langue régionale, enfin et surtout scolariser ses enfants dans des établissements qui offrent soit un enseignement optionnel soit une immersion totale. Cet effort scolaire est financé par l’Etat pour près de 300 000 enfants dans 13 académies avec plus de 1100 enseignants dont 600 titulaires d’un Capes. Tout cela vient, rappelons-le, de ce que la France a ratifié de larges parties de la Charte. Rien n’empêche d’ailleurs que la mise en valeur de ce riche patrimoine, auquel nous sommes tous légitimement attachés, fasse l’objet d’une loi de programmation permettant sa préservation et son développement, objectif culturel parfaitement défendable. Rien de tout cela ne demande une réforme constitutionnelle, c’est seulement une question de choix législatifs et de moyens financiers.APPELLE-T-ON AUJOURD’HUI À UNE NOUVELLE CONCEPTION DE LA RÉPUBLIQUE ?

Mais alors que veut-on de plus ? Les gouvernements Juppé (1996) puis Jospin (1999) avaient en effet renoncé à une ratification totale qui se heurtait à des obstacles constitutionnels et non des moindres, en premier lieu l’unité du peuple français.

Ces obstacles auraient-ils miraculeusement disparu ? Ou bien nous appelle-t-on aujourd’hui à une nouvelle conception de la République ? Telle est la question savamment obscurcie dans le débat grâce à un projet de révision constitutionnelle qui se prétend, chose inédite, conforme à la Constitution tout en inventant une lecture de la Charte qui est explicitement contraire à celle-ci. Autrement dit une révision qui n’en est pas une et une ratification avec des « réserves d’interprétation » qui sont exclues par la Charte elle-même.

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Philippe de Villiers : «Le pouvoir n’a plus de pouvoir : c’est une clownerie»

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Par Alexandre Devecchio , Eléonore de Vulpillières

Publié le 16/10/2015 à 20:22

FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN – Trois semaines après leur sortie, les mémoires politiques de Philippe de Villiers écrasent les autres livres politiques de la rentrée, sans pourtant faire naître chez lui la tentation du retour. Explications.


Philippe de Villiers est le créateur du Puy du Fou et le fondateur du Mouvement pour la France. Il s’est présenté aux élections présidentielles françaises de 1995 et de 2007. Il est également écrivain. Son dernier livre Le moment est venu de dire ce que j’ai vu est paru le 1er octobre 2015 aux éditions Albin Michel.


http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2015/10/16/31001-20151016ARTFIG00371-philippe-de-villiers-le-pouvoir-n-a-plus-de-pouvoir-c-est-une-clownerie.php

 

LE FIGARO. – Votre livre est un triomphe public qui rappelle un peu celui du Suicide français d’Eric Zemmour. Comment l’expliquez-vous? Ces succès d’édition cachent-ils un phénomène de société?

Philippe DE VILLIERS. – Cette lame de fond s’explique par l’immense désarroi des Français lucides, désemparés, submergés par un sentiment de dépossession d’eux-mêmes et qui craignent le pire. Mais le désarroi n’est pas une explication suffisante, il y a aussi une soif de connaître, depuis la coulisse, les cheminements et officines qui nous ont conduits au désastre. Beaucoup de gens veulent savoir comment ont été descellées les pierres d’angle, comment la machine à décerveler les pensées justes a procédé pour vitrifier les esprits libres, comment se sont imposées la terreur et la haine de soi jusqu’à faire perdre à la France son âme et à la mettre en danger de mort.

Mon livre est un témoignage qui propose plusieurs clés de compréhension. Ma conscience civique s’est éveillée en mai 1968. J’ai vu derrière le grand chambardement, se profiler le boboïsme, l’idéologie en fusion du bourgeois-bohème, libéral-libertaire. J’ai connu de l’intérieur le creuset de l’ENA, cette couveuse à crânes d’œuf qui fabrique en série les «ingénieurs sociaux». J’ai regardé comment le système produisait des poulets de batterie hors sol à la Juppé-Fabius, choisissant au hasard leur emballage de sortie, leur étiquette. J’ai vu comment la grande broyeuse à apparatchiks confisquait les talents et les passait au micro-ondes pour qu’ils soient, comme la viande attendrie, aseptisés et nourris à la pensée chloroforme.

Les hasards de la vie m’ont amené à côtoyer dans leur intimité les grands fauves, Giscard, Mitterrand, Chirac, puis les lapins-tambours Duracell et ludions électroniques du Sarkhollande, qui clignotent comme des néons. J’ai vu comment ils pirouettent et toupillent non plus au service de la France, mais «de leur parcours», en pratiquant l’hédonisme politicien. Tous ces gens propres sur eux plaisaient à M. Bertin de Ingres et à la bourgeoisie française qui se voulait «anationale» comme le disait de Gaulle. Ils promenaient leurs accents de gravité, ils savaient poser la main sur le cœur, ils portaient le costume trois-pièces du VIIème arrondissement des assureurs qui rassurent. En fait ils ont coulé la France, c’étaient des naufrageurs en cravate.

Ce succès ne vous donne-t-il pas envie de remonter sur le ring politique?

Je n’en ai pas envie et cela me paraît, dans les circonstances actuelles, inutile. En effet, nous ne sommes plus dans un système démocratique, nous avons basculé dans un système oligarchique protégé par une médiacaste mondialiste: la potestas est partie à Bruxelles et à Washington et l’auctoritas chez Ruquier. Impossible de survivre plus de cinq minutes quand on joue au rodéo de la vérité dans cette cabine de maquillage: on vous déstabilise, on vous déséquilibre, on vous peinturlure en paria, on vous rend grotesque, et vous terminez dans la sciure sous les sifflets playback. Seule la parole agréée est filtrée par le tamis idéologique de la pensée conforme.

Aujourd’hui, pour faire de la politique, il faut avoir beaucoup d’argent pour acheter les sondages, car ils sont prescripteurs et structurent l’offre. Et il faut accepter de participer au simulacre, au risque d’y perdre son honneur.

Les hommes politiques ont encore aujourd’hui le culot d’expliquer aux Français ce qu’ils feront demain, alors qu’ils savent parfaitement qu’ils n’ont plus le pouvoir. Or quand le pouvoir n’a plus le pouvoir, la parole n’est plus que gesticulatoire ; c’est une clownerie. Hollande, c’est René Coty avec son pot de fleurs dans les bras qui se produit au Plus Grand Cabaret du monde de Patrick Sébastien. Du pot de fleurs sort un bouquet d’étoiles, les étoiles du drapeau américain.

Ma parole d’homme politique était suspecte quand j’avais des mandats. Maintenant que je ne quémande plus de picotin de popularité, elle est écoutée et enfin reçue comme authentique.

Si vous êtes un homme politique et que vous voulez avoir de l’influence, quittez donc la scène politique, remontez sur l’Aventin et alors, vous serez entendu. C’est dire à quel point le système politique est en voie de décomposition puisque toute parole publique sur fond de mandat est discréditée. Les hommes politiques pratiquent tous ensemble et en même temps le «mentir vrai» d’Aragon: «Moins il y aura de frontières, plus il y aura de sécurité. Plus il y aura de mosquées, moins il y aura d’islamistes. Plus il y aura de migrants, moins il y aura de chômeurs. Plus on aidera al-Qaida en Syrie et les «salafistes modérés» – Laurent Fabius disait il y a encore un an d’al-Nosra qu’ «elle faisait du bon boulot» – plus vite se réglera le conflit syrien. Etc.». A force de proférer ce genre de paradoxes ludiques, les hommes politiques ont changé de catégorie, dans l’esprit public. Ils sont passés à la rubrique «comédie-spectacle» où s’affichent Brutus et Yago.

Vous-même n’avez-vous pas participé à ce système? Pourquoi avez-vous rejoint Nicolas Sarkozy en 2009?

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Réponse de Marine Le Pen à la lettre ouverte de Mourad Laffitte publiée sur le site Mediapart‏

http://www.frontnational.com/2015/10/reponse-de-marine-le-pen-a-la-lettre-ouverte-de-mourad-laffitte-publiee-sur-le-site-mediapart

Monsieur Laffitte,

Dans une lettre ouverte publiée sur le site Mediapart, vous portez contre le Front National des accusations injustifiées, marquées par une mauvaise foi et un parti pris caricaturaux.

Vous accusez notamment le Front National d’ignorer l’implication des combattants des anciennes colonies françaises dans les deux guerres mondiales, sans avoir pris la peine de prendre connaissance du programme de notre mouvement, qui appelle justement à « favoriser le souvenir de l’Armée d’Afrique, qui s’est illustrée dans la libération de la France et dans la défense de l’empire afin de faire connaître à la jeunesse de France sa diversité et ses sacrifices cimentés par une fraternité d’armes ».

Puisque vous prenez l’histoire à témoin dans votre procès à charge, permettez-moi de vous rappeler quelques faits irréfutables établis par l’historiographie qui ont visiblement échappé à votre vigilance.

Durant la Seconde Guerre mondiale, les unités ayant subi les pertes les plus importantes furent celles de l’armée d’Afrique et précisément des régiments composés d’Européens du Maroc, d’Algérie et de Tunisie.

Je n’oublie pas pour autant le sacrifice des troupes africaines de l’empire, qui étaient pour la plupart des citoyens français, tout comme je n’oublie pas ce que la France a légué à ses anciennes colonies : 50 000 km de routes bitumées, 18 000 km de voies ferrées, 63 ports, 196 aérodromes, 2000 dispensaires équipés, 600 maternités, 220 hôpitaux dispensant gratuitement soins et médicaments, 3,8 millions d’enfants scolarisés, 28 000 enseignants français exerçant sur le continent africain.

L’exactitude faisant défaut à votre approche des faits historiques, on était en droit d’attendre une plus grande rigueur dans l’examen des faits d’actualité. Or, là également, il semblerait que le militantisme ait pris le pas sur l’objectivité et la sincérité du propos.

Vous accusez le groupe Front National siégeant au Conseil régional du Nord-Pas-de-Calais « d’un étonnant mutisme » sur les conflits sociaux et la suppression de milliers d’emplois.

Nous avons déposé entre le 14 avril 2011 et le 13 novembre 2014 9 motions dénonçant les délocalisations, conditionnant les aides publiques à la relocalisation de l’emploi en France et plaidant pour l’aide aux PME-PMI locales.

A chaque fois, vos amis de la majorité socialiste et leurs alliés du Front de gauche s’y sont opposés.

Vous qui prétendez défendre les « valeurs humaines », je vous invite instamment à dénoncer dans une lettre ouverte, les multiples trahisons perpétrées par l’exécutif socialo-communiste de la région Nord-Pas-de-Calais à l’endroit des travailleurs français.

Cordialement,

Marine Le Pen