Rupture entre le monde Anglo-Saxon et le monde Européen.

Les événements se suivent et semblent tous aller dans la même direction : le monde Anglo-Saxon en général et les Etats-Unis en particulier sont en train de larguer les voiles et de s’éloigner de l’Europe. Le premier signe fût le Brexit, salué comme une libération par celui qui fut ensuite élu à la Présidence des Etats-Unis. Le deuxième signe fût bien sur l’élection de monsieur Trump à la Présidence des Etats-Unis. Et le troisième signe, nous venons de l’avoir, c’est le voyage  de monsieur Trump en Europe, marqué par les habituelles incartades verbales du Président US renforcées par sa décision de sortir du Traité de Paris une fois rentré à la maison.

On ne pouvait pas signifier de manière plus nette un divorce. Qu’a donc dit le Président Américain de si peu diplomatique?

Pour répondre, il me faut traduire dans un langage compréhensible ce qu’a exprimé monsieur Trump. ( Je parle le Trumpien couramment). En fait, il a dit deux choses que tout le monde sait, mais dont il est malséant de parler en public.

La première, c’était que le temps des passagers clandestins était fini.

Depuis cinquante ans, l’armée US protège l’Europe par l’intermédiaire de l’Otan.  Les USA  consacrent entre 4 % et 5 % de leur PIB par an à la défense, ce qui a permis à toute une série de pays et en particulier à l’Allemagne de…. cesser d’avoir une défense.

Lors de son voyage qui s’est terminé au G7 et comme les USA ont des problèmes de fin de mois, Trump a présenté à madame Merkel la note que les USA payent pour l’Allemagne, ce qui a horrifié cette pauvre dame. Comment peut-on avoir de si mauvaises manières? Parler d’argent entre amis, quelle horreur! Et à la fille d’un Pasteur! Pouah !

La réalité est pourtant toute simple : d’une façon ou d’une autre, la facture  militaire/ordre public va grimper de façon considérable dans les années qui viennent pour le « vieux » continent.

Lire la suite

Publicités

La violence ou la soumission

NOUVELLEAKS par Slobodan Despot

http://antipresse.net/

« Croire les distillateurs de moraline plus moraux que le petit peuple serait de la dernière naïveté. » — Céline (apocryphe).

L’année 2016 a commencé en Europe par deux événements retentissants que nul n’a pu ignorer.

Dépêche n° 1 :

Moscou. La Russie a déporté en Sibérie 47 personnes pour violation de la loi contre la propagande homosexuelle, dont un leader de la lutte pour les droits de la minorité LGBT.

Indice de bruit médiatique : 115 décibels (si 120 dB correspondent à la surdité définitive). La Hollande rappelle son ambassadeur, la Grande-Bretagne réclame une intensification immédiate des sanctions. Les psychiatres se succèdent à la télévision pour expliquer les complexes sexuels de Vladimir Poutine.

Dépêche n° 2 :

Paris. Dans la nuit du réveillon, des dizaines de femmes immigrées ont été sexuellement agressées par des hordes de Français « de souche » dont certains se revendiquaient du Front National.

Indice de bruit médiatique : non mesurable, la surdité collective a été subite et instantanée. Dès le 1er janvier au matin, le FN était interdit et ses dirigeants placés sous les verrous.

Oups ! Machine arrière !

Ce n’est pas exactement ce qui s’est produit. Nous avons interverti nos bulletins de nouvelles avec ceux de notre univers parallèle, révélé par la série Fringe.

En fait, nous avons manqué de peu un profond silence. S’il n’avait fallu compter que sur la curiosité et la capacité d’indignation des médias, il ne se serait rien produit. Rien, en tout cas, qui mérite de troubler la digestion post-festive des téléspectateurs.

Ce qui s’est passé, en France du moins, c’est la disparition de Delpech et de Galabru. Deux gloires passées et sympathiques, dont aucune n’a été un artiste de tout premier plan dans son domaine, mais qui évoquent l’insouciance des trente glorieuses. Elles sont parties à point nommé pour escamoter au bon peuple les sujets qui le concernent.

Le cas (1) ne s’est pas produit en Russie, mais en Arabie. Les 47 personnes n’étaient pas des homos, mais des opposants, violents ou non, au régime Saoud. Et elles n’ont pas été emprisonnées, mais le plus souvent décapitées. On leur a ôté la vie à l’aide de sabres, à la main. Nos médias de grand chemin se sont bornés à rapporter la chose, relevant parfois que cela devenait quasi quotidien. Un tel étalage de cruauté sur des volailles, en terre d’Europe, eût valu à ses auteurs la prison. Et justement : au même moment, notre presse populaire écumait sur des pages entières contre deux pêcheurs sardes qui avaient fait exploser une mouette chapardeuse et filmé l’exécution. Mais ils n’étaient pas princes d’Arabie.

Le cas (2) ne s’est pas produit à Paris, mais à Cologne et dans d’autres villes germaniques, dont Zurich. Les victimes n’étaient pas immigrées, mais autochtones. Les assaillants n’étaient pas des autochtones, mais des réfugiés arabo-musulmans. Ils ne se réclamaient pas de Marine Le Pen, mais d’Angela Merkel, qui les avait, selon l’un d’eux, « invités ». Le modus operandi n’est pas une innovation, il est banal dans le monde arabo-musulman : encerclement d’une femme par des dizaines d’hommes, grossièretés, attouchements et plus si affinités. Exactement ainsi fut violée Caroline Sinz, la journaliste de FR3, sur la place Tahrir au Caire (puis censurée sur son viol : Padamalgam !). Aucun moyen de secourir la victime dans ces moments de transe collective, sauf à user de contrainte. La police, à Cologne, n’a par conséquent rien pu faire.

Lire la suite

« Etre Européen » : plus d’un million de vues sur YouTube !

 

Entretien avec Jean-Yves Le Gallou, Co-fondateur de l’Institut ILIADE.

http://institut-iliade.com/etre-europeen-plus-dun-million-de-vues-sur-youtube/

La vidéo de l’Institut ILIADE « Ni Lampedusa, ni Bruxelles,  être Européen » vient de dépasser le million de vues en moins de trois mois sur YouTube. Qu’en pensez-vous ?
C’est un succès extraordinaire. D’habitude, c’est Lady Gaga qui joue dans cette cour ! Plus sérieusement, il est plus qu’exceptionnel qu’une vidéo à fort contenu culturel ou politique dépasse le million de vues.

Comment l’expliquez-vous ?
Par la conjonction de différentes causes. Sur la forme, c’est une vidéo plutôt longue, de près de 5 minutes, ce qui aurait pu être un handicap mais a été compensé, à l’évidence, par un très riche contenu narratif et esthétique. Dans un monde rationnel et ronchon, c’est une vidéo qui donne du sens mais qui fait aussi appel à l’émotion.
Enfin, les événements aux frontières de la Hongrie et l’irresponsabilité hallucinante de la troïka – Juncker, Merkel, Hollande – justifient l’interrogation «  Qu’est-ce qu’être européen ? »

Une question à laquelle répond précisément la vidéo…
Oui, l’immense succès de cette vidéo tient à mon sens au fait que la réponse qu’elle apporte entre en résonance avec ce qu’attendent inconsciemment les Européens : c’est formidablement encourageant. C’est aujourd’hui la vidéo-phare des Européens qui entendent le rester !

Cette vidéo a même dépassé la vidéo sœur “être Français” (860 000 vues, ce qui est aussi beaucoup). Cela vous paraît-il normal ?
Normal ? Je ne sais pas, mais cela m’a beaucoup surpris.
L’Europe a la réputation de ne pas faire recette : les éditeurs s’en méfient car les livres qui sont consacrés aux thèmes européens se vendent mal ; les électeurs s’en détournent et beaucoup s’abstiennent lors des élections européennes… Pour tout vous dire, je m’attendais à quatre fois moins de vues pour « être Européen » que pour « être Français » ! Mes pronostics ont été déjoués : ce qui prouve que les Français sont profondément conscients que leur identité est européenne. Un Français, c’est un Européen d’expression française.

Encore une fois, comment l’expliquez-vous ?
Tout simplement parce que si l’Europe technocratique rebute, l’Europe charnelle parle à l’âme. Les premiers mots de la vidéo donnent le ton :

L’Europe, ce n’est pas Lampedusa, c’est notre civilisation.
L’Europe, ce n’est pas l’organisation de Bruxelles, pas davantage une monnaie ou une banque centrale.
L’Europe, ce n’est pas un espace mondialisé et sans frontière.
L’Europe, ce n’est pas le monde africain ; ce n’est pas non plus une terre d’Islam.
L’Europe ce n’est ni la laideur ni le non-art.
L’Europe, c’est le continent des Européens.
L’Europe, ce sont des millénaires d’histoire, 700 millions d’Européens.
L’Europe, c’est une identité : la civilisation européenne et chrétienne…

La vidéo a-t-elle été vue hors de France ?
Oui, bien sûr, même si les locuteurs francophones représentent plus de 90 % des internautes à l’avoir visionnée. Mais la vidéo a été vue ailleurs, notamment parce qu’elle a été sous-titrée en anglais, en allemand, en espagnol…

Et maintenant, quels sont vos projets ?
Diffuser plus massivement la vidéo dans les autres pays d’Europe en l’adaptant, c’est à dire en procédant à un enregistrement dans un premier temps en anglais, en italien, en allemand et en espagnol. Dans un second temps en suédois, en portugais, en hongrois… Ce qui sera l’occasion d’identifier des relais et construire des partenariats dans ces différents pays.
S’agissant de la France, nous allons maintenant pousser la vidéo sur Facebook. Cela ralentira les compteurs sur YouTube, mais donnera une viralité nouvelle à la vidéo.

Vous avez d’autres projets de vidéos ?
Oui, un projet beaucoup plus ambitieux : un récit civilisationnel de l’Europe en 30 à 40 vidéos de trois minutes.

Comment l’Institut ILIADE va-t-il s’y prendre ?
Réfléchir. Travailler. Travailler dur. Débattre du projet. Puis mobiliser les ressources humaines et techniques pour le mettre en œuvre. Bien sûr, derrière, il faudra aussi des moyens financiers. C’est le moment de soutenir l’ILIADE :faire un don est l’assurance de contribuer très concrètement, et efficacement, au nécessaire réveil de la conscience européenne !

Les principes et objectifs de la géopolitique des USA

George Frideman est le fondateur de STRATFOR, cité par les médias, tels CNN, Bloomberg, Associated Press, Reuters, The New York Times et BBC, comme expert dans le renseignement pour les questions stratégique et tactique. Barron’s l’ayant même qualifié de « CIA clandestine »

Dans cette interview, George Friedman nous explique de façon simple et claire la vision géopolitique et les grands enjeux qui se posent aux USA.

On est TRES loin des contes pour enfants propagés par nos médias