Les 30 mensonges sur l’éolien

par jlduret 22 Décembre 2015, 20:39

http://jlduret.blog.sfr.fr/2015/07/les-30-mensonges-sur-l-eolien.html

Les 30 mensonges sur l'éolien

Par Michel Gay

1. L’éolien est gratuit : Faux.

Le vent, énergie primaire, est gratuit tout comme le soleil, le gaz, l’uranium ou le charbon qu’il suffit de ramasser. C’est ensuite que ça se complique. C’est notamment la transformation en électricité qui coûte cher. Et malgré les étapes de transport, de raffinage, de distribution, etc.., l’électricité produite par le gaz, le nucléaire ou le charbon (3 à 8 c€/kWh ) coûte encore moins chère que l’éolien (plus de 9 c€ / kWh actuellement), notamment si on ajoute les coûts de stockage, de renforcement des réseaux électriques et des centrales fossiles qu’il faudrait reconstruire en France pour supporter la variabilité, voire l’intermittence.

2. L’éolien n’émet pas de CO2 : Faux.

En France, les émissions de CO2 ne proviennent que très peu du secteur électrique grâce aux centrales nucléaires. Ce sont les combustibles fossiles employés pour le transport (pétrole) et le chauffage (pétrole, gaz) qui entrainent plus de 92% de nos émissions de CO2.

En revanche, l’éolien a besoin de puissants moyens de compensation réagissant rapidement comme des centrales à gaz pour pallier sa faible production les jours sans vent et pour compenser ses fortes et rapides variations.

L’Allemagne, par exemple, construit 20 centrales à gaz et 23 centrales au charbon (charbon allemand et américain) en prévision de l’arrêt de ses centrales nucléaires en 2022, et pour suppléer les éoliennes. En France, il faudrait reconstruire des centrales à gaz et à charbon et augmenter nos émissions de gaz à effet de serre.

3. L’éolien permet de faire baisser les émissions de CO2 en évitant de consommer davantage de combustible fossile en France : Faux.

C’est faux et parfois c’est même le contraire qui se produit en France. L’éolien augmente le besoin en combustible fossile pour les pays qui possèdent peu de centrales à gaz ou à charbon comme la France.

En France aujourd’hui, 90% de la production électrique est non carbonée. Elle provient essentiellement du nucléaire (75%), des barrages (12%). Seulement 10 % provient du gaz, du charbon et du pétrole.

Les jours sans vent ou avec des variations de vent qui ne correspondent généralement pas à la demande d’électricité, les centrales à combustibles, notamment celles au gaz, interviennent alors pour adapter la production à la demande. Elles sont le complément indispensable à la stabilité du réseau.

Et c’est bien ce qui se passe en Allemagne ou plus de la moitié de leur production électrique (60%) provient du charbon et du gaz permettant de lisser l’intermittence de la production de l’éolien.

 

Lire la suite

Publicités

«Stellarator», la machine allemande qui pourrait révolutionner l’énergie

Le prototype d'un Stellarator | Capture d'écran Youtube/Science Magazine

Le prototype d’un Stellarator | Capture d’écran Youtube/Science Magazine

Pour la première fois, l’énergie atomique propre, inépuisable et sans risque semble à portée.

En 1950, Lyman Spitzer, un astrophysicien américain, inventait le Stellarator. Près de soixante-cinq ans plus tard, l’Institut Max-Planck de physique des plasmas en Allemagne est sur le point de réaliser son rêve en fabriquant pour la première fois son projet. Si la construction de ce dispositif de production nucléaire a tant tardé, c’est que le défi technique qu’imposait la réalisation de la machine était sans précédent, comme le prouve cette vidéo du site Science Magazine.

La technologie aura coûté plus d’un milliard de dollars (plus de 900 millions d’euros) rapporte le site Business Insider. Wendelstein 7-X (W7-X), c’est son nom, est un anneau d’environ seize mètres dans lequel la fusion nucléaire pourra avoir lieu à environ 82 millions de degrés Celsius. Le feu vert pour sa construction a été donné dans les années 1993-1994 par les autorités allemandes, à peine réunifiées. Sa fabrication a nécessité plus d’un million d’heures de travail.

Plus fiable que le tokamak

Lire la suite

Par ses gisements pétroliers & gaziers, la Grèce est le pays le plus riche d’Europe !

Publié le 27 octobre 2015 par Copyright: toute reproduction des articles doit mentionner le nom de Hildegard von Hessen am Rhein.

http://hildegardvonhessenamrhein.over-blog.com/2015/10/par-ses-gisements-petroliers-gaziers-la-grece-est-le-pays-le-plus-riche-d-europe.html

Pas étonnant que dès-lors les couteaux de la convoitise s’aiguisent toujours et encore, au détriment du peuple Grec, dont la dette pourrait largement être payée, si ses énormes gisements de pétrole et de gaz en mer Ionienne, Egée et en Crète étaient exploités.

La Grèce est riche de 22 milliards de barils en mer Ionienne, au nord de la mer Egée, ce serait pour 4 milliards de barils, il faut encore explorer au sud de la mer Egée et autour de la Crète. Le pactole est estimé par l’analyste Grec, Aristote Vassilakis,  à 9 trillions de $. Si seulement une petite partie du pactole était extrait, cela éteindrait la dette Grecque, transformerait les finances de la Grèce et de toute la région. Les Chinois qui ont racheté le port du Pirée, savaient ce qu’ils faisaient.

Le célèbre politologue Américain, William Engdahl, révèle dans un article sur le sujet, qu’un expert en pétrole de l’Université de Tulane, David Hynes, aurait récemment déclaré, durant une conférence à Athènes, que la Grèce pouvait résoudre la totalité de sa dette en développant ses ressources en gaz et pétrole. Il a même estimé que l’exploitation des réserves déjà trouvées pourraient rapporter plus de 302 milliards € sur 25 ans. Au lieu de cela, le gouvernement Grec a juste été contraint d’accepter d’énormes licenciements de fonctionnaires, des réductions de salaires et de pensions, provoqué une pauvreté d’après tremblement de terre,  afin d’accéder à un second prêt de l’UERSS et du FMI, qui précipitera davantage encore le pays dans son déclin économique. Et Engdahl de continuer : « Notamment, le FMI et les gouvernements de l’UERSS, parmi lesquels, l’Allemagne, demandent à la Grèce de vendre ses ports rentables, ses entreprises d’Etat, parmi lesquelles bien sûr des compagnies pétrolières Grecques, afin de réduire la dette publique. Dans les meilleures conditions la vente des actifs rapporterait peut-être 50 milliards €. Il est demandé que la compagnie nationale de gaz Grecque, DEPA, soit privatisée à 65%. Ce qui signifie que les acheteurs viendront forcément de l’extérieur, puisque très peu de compagnies Grecques peuvent se permettre de la reprendre en cette période de crise. »

On les voit venir gros comme des buildings. Que fait donc le gouvernement Tsipras en toute connaissance de cause ? Il ferait piller son pays par l’UERSS et les US de l’administration Obama, qu’il ne s’y prendrait pas mieux. Et l’opposition ? Ne se remet-elle pas de sa gueule de bois d’avoir perdu les élections en faveur de ce gôchiste pour rester ainsi inerte ou visiblement absente ?

Lire la suite

Éoliennes : quel est leur vrai bilan carbone ?

Publié le 16 février 2014 dans Énergie, Environnement

Par Kevan Saab.

EoliennesVous avez sûrement déjà entendu parler des études environnementales d’analyse du cycle de vie (ACV), appelées plus communément Life Cycle Assessments (LCA) par les experts. Comme leur nom l’indique, ces études consistent ni plus ni moins à quantifier l’ensemble des impacts environnementaux d’un objet ou d’un processus, de sa conception jusqu’à sa fin de vie, généralement en matière de quantité de matériaux brutes ou d’énergie utilisés ou encore de gaz à effet de serre (GAS) émis.

Un simple coup d’œil aux publications scientifiques actuelles vous apprendra que ces études sont de plus en plus en vogue. Si l’exercice est le plus souvent trop exhaustif, et malgré tout imprécis, il arrive quelquefois que certaines publications viennent chambouler les préjugés profondément ancrés dans nos sociétés pour peu qu’on s’attarde à en interpréter les résultats.

Ainsi, en se basant sur les travaux du Professeur Crawford de l’Université de Melbourne, fervent défenseur de la transition énergétique – je tiens à le préciser – nous avons aujourd’hui une assez bonne compréhension des matériaux et des émissions de gaz à effet de serre inhérents au cycle de vie d’une éolienne1 :

Life Cycle Assesment éoliennes

Comme on peut le voir ci-dessus et contrairement à l’idée reçue, la construction d’une éolienne nécessite des travaux de génie civil important ainsi que des quantités de matériaux non-négligeables, rien de surprenant quand on connaît les dimensions gigantesques de certaines d’entre elles :

Construction d'une éolienne

Lire la suite

ENI annonce la découverte du « plus grand » gisement de gaz en Méditerranée de l’histoire

Le PDG du géant de l'énergie italien ENI, Claudio Descalzi, le 20 janvier 2015.

Le géant italien de l’énergie ENI a annoncé dimanche 30 août la découverte du « plus grand » gisement offshore de gaz naturel en Méditerranée dans les eaux territoriales de l’Egypte.
Le gisement, surnommé « Zohr », pourrait représenter un potentiel de 850 milliards de mètres cubes, sur « un secteur de 100 kilomètres carré », assure la compagnie, précisant que cette découverte, « après son développement total », va aider à couvrir « les besoins en gaz naturel de l’Egypte durant des décennies ».

« Il s’agit de la plus grande découverte de gaz jamais faite en Egypte et en mer Méditerranée », affirme ENI dans un communiqué, précisant que cette découverte pourrait également « devenir l’une des plus grandes de gaz naturel au monde ».

ENI, qui détient la licence d’exploitation du gisement à 100 %, s’est lancé dans l’exploration de cette zone à la suite d’un appel d’offre remporté en janvier 2014. L’entreprise italienne, principal producteur d’hydrocarburants d’Egypte, a creusé jusqu’à 4 131 mètres de profondeur, avant de trouver ce gisement à 1 450 mètres.

Bonne nouvelle pour Al-Sissi

Elle va délimiter au plus vite le gisement pour assurer son développement rapide en utilisant au mieux les infrastructures déjà existantes, en mer et à terre. Les opérations de développement devraient durer quatre ans.

Le président du conseil italien Matteo Renzi a téléphoné dans la foulée à son « ami » le président Abdel Fattah Al-Sissi pour « discuter ensemble de l’impact de cette découverte sur la stabilité énergétique de la Méditerranée et sur les perspectives de développement de la région ». Le PDG d’ENI, Claudio Descalzi, a estimé que « cette découverte historique sera en mesure de transformer le scenario énergétique d’un pays entier qui nous accueille depuis 60 ans ».

Cette découverte est égaloement une bonne nouvelle pour le gouvernement égyptien. L’exploitation de ce gaz en offshore pourrait en effet permettre de garantir une certaine sécurité au moment où l’Egypte est le théâtre d’une vague d’attentats perpétrés par la branche locale de l’organisation djihadiste Etat islamique (EI). Selon certains experts, l’EI aurait en effet pour projet de toucher l’Egypte d’Al-Sissi au portefeuille, en effrayant touristes et investisseurs internationaux.

Électricité : Un rapport accablant… qui n’empêchera pas les choix idéologiques scandaleux qu’il dénonce

par Jean-Luc Tur

Le 5 mars 2015 une commission d’enquête a rendu son rapport1 sur « les tarifs d’électricité » à l’Assemblée Nationale qui l’a adopté.

http://www.pauljorion.com/blog/2015/07/30/electricite-un-rapport-accablant-qui-nempechera-pas-les-choix-ideologiques-scandaleux-quil-denonce-par-jean-luc-tur/

Ce rapport est avant tout un réquisitoire sur les résultats de l’ouverture totale des marchés en 2007 et du capital d’EDF, sur l’imbroglio du libéralisme dans le domaine … et des coûts engendrés dans un océan de centaines de milliards d’€uros.

Il se penche aussi par anticipation, sur les lourdes conséquences des mesures à venir dans le cadre de l’approfondissement de la libéralisation du marché.

Le rapport (65 pages) est construit sur la base d’auditions d’une multitude d’acteurs du marché de l’électricité (371 pages) soit 436 pages.

Extraits :

« Cette initiative est intervenue suite aux débats nés à la fois :

de la hausse continue de la facture des usagers, de l’ordre de 30 % depuis 2007 ;

– de la bataille juridique qui se joue, désormais systématiquement, à l’occasion de la fixation, par arrêté interministériel, des tarifs réglementés de vente…

Pour les entreprises, l’énergie est un facteur de production souvent essentiel. Le cas des « électro-intensifs » est emblématique, mais le double enjeu de la sécurité d’accès à l’électricité et de la stabilité des prix est déterminant pour beaucoup d’autres activités commerciales, artisanales ou agricoles. À ce titre, la disparition, au 1er janvier 2016, des tarifs réglementés « vert » et « jaune » suscite l’inquiétude de milieux professionnels. Plus généralement, notre capacité à préserver un avantage comparatif décisif inquiète : alors que la très grande qualité du système électrique français a toujours compté parmi les moyens de lutter contre la désindustrialisation de notre territoire, il ne faudrait pas que cet atout décisif se perde….

La hausse des prix est concomitante à l’ouverture à la concurrence des marchés de l’électricité. Contrairement au « credo » européen qui affirme avec constance que la concurrence est le gage d’obtention du meilleur prix assorti du meilleur service, l’ouverture à la concurrence ne s’est pas traduite, dans les faits, par une baisse tendancielle des prix

Lire la suite