Une nuit entière prisonnier du politiquement correct

J’ai fait un (mauvais) rêve

Franck Crudo

Franck Crudo Publié le 20 avril 2016

http://www.causeur.fr/bien-pensance-politiquement-correct-37835.html

La nuit dernière, j’ai fait un rêve bizarre. Le genre de rêve qui fout vraiment les jetons. J’étais prisonnier d’un monde total(itair)ement politiquement correct. Une sorte de dystopie orwellienne, en pire. Massacre à la tronçonneuse ou Vendredi 13 à côté, c’est presque un conte pour enfants… Je vous raconte.

C’est le jour de Noël. J’allume la radio et me rends compte que seul France Inter émet, au moment même où Patrick Cohen passe la main à Nicolas Demorand. Bizarre. Du coup je mets en marche ma télé. Toutes les chaînes sont payantes et cryptées, hormis celles du service public, iTélé et Arte. Le journal de 13 h de France 2 est présenté par Noël Mamère, lequel a arrêté la politique après ses 0,3 % à la dernière présidentielle pour se consacrer de nouveau au journalisme.

J’apprends ainsi que le pays est gouverné par un Comité de bien-pensance publique dirigé par Edwy Plenel et composé de six hommes et six femmes, mixité oblige. Parmi ses membres figurent Clémentine AutainJean-Louis BiancoAymeric CaronCaroline de HaasEva Joly, Gérard Filoche, Gérard Miller ou encore Alain Juppé. Une goutte de sueur perle sur mon front. J’apprends également que Michel Houellebecq vient d’être retrouvé mort à son domicile. De source officielle, il se serait suicidé d’un coup de poignard dans le dos.

Mamère lance ensuite un reportage sur la prison du Temple, apparemment restaurée, où sont enfermés Eric ZemmourElisabeth BadinterAlain Finkielkraut et Malek Boutih, tous inculpés pour « islamophobie ». Michel Onfray a, lui, été condamné par contumace car il s’est réfugié à Cuba. Par curiosité, je zappe sur iTélé et tombe sur Claude Askolovitch qui regarde dans les yeux la caméra en disant « Pas de stigmatisation, pas d’amalgame ». Un quatrième attentat a eu lieu cette semaine en Belgique. Déprimant.

Je tente ma chance sur France 3 où une naine unijambiste et borgne présente la météo régionale. Vu sa coupe de cheveux et son accoutrement, je me demande si elle n’est pas lesbienne. Mais je n’en suis pas certain. Bon, j’enfile mon manteau et décide de faire un tour au jardin du Luxembourg. En sortant, je croise mon nouveau voisin pakistanais. Un homme charmant, même si l’on a du mal à se comprendre tous les deux.

A chacun son wagon camarade !

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L’arrestation du général Piquemal fait un grand buzz sur Internet

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Le général Piquemal et 20 autres arrêtés à Calais lors d’une réunion interdite de PEGIDA (VIDEO)

https://francais.rt.com/france/15265-ex-patron-legion-etrangere-arrete-calais-pegida

Le général Piquemal se prononce devant les manifestants à Calais© Capture d’écran du compte Twitter @Louis_San
Le général Piquemal se prononce devant les manifestants à Calais

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Éric Zemmour condamné ou la tentation autoritaire du multiculturalisme

Par Mathieu Bock-Côté Publié le 21/12/2015 à 11:41

FIGAROVOX/CHRONIQUE – Éric Zemmour a été condamné à 3000 euros d’amende pour incitation à la haine raciale et religieuse. Mathieu Bock-Côté se demande s’il est devenu interdit d’être pessimiste quant à l’avenir des sociétés occidentales.


Mathieu Bock-Côté est docteur en sociologie et chargé de cours aux HEC à Montréal. Ses travaux portent principalement sur le multiculturalisme, les mutations de la démocratie contemporaine et la question nationale québécoise. Il est l’auteur d‘Exercices politiques (VLB éditeur, 2013), de Fin de cycle: aux origines du malaise politique québécois (Boréal, 2012) et de La dénationalisation tranquille: mémoire, identité et multiculturalisme dans le Québec post-référendaire (Boréal, 2007). Mathieu Bock-Côté est aussi chroniqueur au Journal de Montréal et à Radio-Canada.


http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2015/12/21/31003-20151221ARTFIG00094-eric-zemmour-condamne-par-la-justice-ou-la-tentation-autoritaire-du-multiculturalisme.php

Éric Zemmour vient de se faire condamner pour incitation à la haine raciale et religieuse. Immédiatement, ses nombreux ennemis ont célébré: enfin, le vilain essayiste sera reconnu à la manière d’un délinquant dangereux par les Français. Ce sera à nouveau l’occasion de chercher à le congédier de l’espace public, en accusant ses employeurs d’avoir à leur service un propagateur de haine, un polémiste ignoble qui ne devrait pas avoir accès à de grandes tribunes. Ce ne sera pas la première fois, ni la dernière. L’occasion est belle pour tenter d’en finir avec celui qui est devenu le diable de la gauche multiculturaliste française.

Revenons sur les propos sanctionnés de Zemmour. Ils se résument aisément: il craint que la France ne bascule, tôt ou tard, dans la guerre civile. Cette dernière est peut-être même déjà commencée, sans qu’on n’ose la nommer. On se contente de traiter comme des faits divers ou comme des événements isolés les tensions intercommunautaires qui témoignent d’une implosion du pays. L’immigration massive a créé un nouveau peuple et qu’on le veuille ou non, le continent européen sera probablement témoin d’affrontements significatifs dans les années à venir. En fait, l’immigration massive aura représenté un suicide identitaire pour l’Europe.

 

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Régionales : Valls favorable à la fusion des listes républicaines en Nord-Picardie

Ils sont prêts à tout pour empêcher le peuple de reprendre le pouvoir…

Philippe Martinat | 11 Nov. 2015
Paris (VIIème), mardi. Manuel Valls à l'Assemblée nationale durant la séance des questions au gouvernement. 
Paris (VIIème), mardi. Manuel Valls à l’Assemblée nationale durant la séance des questions au gouvernement.  AFP PHOTO / ERIC FEFERBERG
Décidé à tout faire pour empêcher Marine Le Pen de prendre la région Picardie-Nord-Pas-de-Calais – celle où le Front national est selon lui le plus dangereux – le Premier ministre affirme à qui veut l’entendre qu’il ne faut « rien exclure ».

Certes, il reste pour l’instant prudent : il dit attendre (avec impatience) les futurs sondages pour voir si la tête de liste PS Pierre de Saintignon décolle ou non et considère de toute façon que seuls les résultats du premier tour des régionales permettront de fixer définitivement une stratégie. Mais en attendant, Manuel Valls préfère anticiper et lancer le débat plutôt que de devoir improviser au soir du 6 décembre.

Le chef du gouvernement, qui étudie les sondages de près, constate qu’aujourd’hui Marine Le Pen est donnée gagnante avec au moins cinq ou six points d’avance au second tour dans tous les cas de figure. Même si la gauche parvenait à se hisser au second tour en doublant Xavier Bertrand, cela ne changerait rien au problème : le FN prendrait les rênes de la grande région nordiste. Manuel Valls doute par ailleurs que le retrait de l’une au l’autre des listes, de droite ou de gauche, serait la bonne parade pour éviter une victoire de la patronne du FN. D’autant que le PS ou LR pourraient en se retirant s’exposer à une « double peine » : n’avoir aucun élu pendant six ans dans une région qui serait néanmoins dirigée par le FN. Il penche donc pour la fusion des deux listes républicaines entre les deux tours. « C’est extrêmement difficile mais la question de la fusion, il faudra la poser », confie le Premier ministre à ses visiteurs.

Certes, lui fait-on remarquer, Xavier Bertrand se déclare aujourd’hui totalement hostile à cette fusion tandis qu’au PS, Jean-Christophe Cambadélis lui-même refuse d’envisager ce scénario. Mais Manuel Valls semble considérer que ce ne sont que des postures de campagne en attendant le premier tour et qu’il en ira tout autrement lorsque l’équation politique sera posée sur la table au soir du premier tour. « Il y a un moment où, face au Front national, il faut assumer », martèle le Premier ministre.

L’esclavage pour dette des pays et des populations va-t-il être gravé dans le marbre de la loi avec le traité transatlantique ?

4 novembre 2015

Dans un document sur le traité transatlantique transmis par la Commissaire au commerce Cécilia Malström, une annexe surprenante est consacrée à la dette publique des Etats. Ce qu’on y apprend est absolument scandaleux. Si un pays a accumulé une dette publique insoutenable comme cela pourrait être le cas de certains pays du Sud de l’Europe, cet Etat ne pourra restructurer sa dette, rallonger la durée de remboursement qu’à une condition draconienne : plus de deux tiers des investisseurs et des prêteurs devront être d’accord pour que cet allégement ou cet allongement de la dette publique soit possible.

Comme on l’a vu dans les négociations sur la restructuration de la dette publique de Porto Rico avec ses créanciers, les conséquences concrètes seront terribles pour les populations : les investisseurs auront beau jeu de demander que leur remboursement soit assuré à tout prix même s’il faut pour cela couper de façon dramatique dans les dépenses d’éducation des enfants, la santé, les prestations sociales aux plus démunis. L’armée pourrait aussi être réduite à la portion congrue sur demande des investisseurs pour garantir le paiement de leur dû.
Ce texte est absolument scandaleux et démontre une volonté incompréhensible de la Commission Européenne de détruire toute souveraineté des Etats européens quelles qu’en soient les conséquences pour les populations.

http://www.frontnational.com/2015/11/lesclavage-pour-dette-des-pays-et-des-populations-va-t-il-etre-grave-dans-le-marbre-de-la-loi-avec-le-traite-transatlantique/

Le Neo-Libéralisme avancé

http://institutdeslibertes.org/le-neo-liberalisme-avance

Confucius disait que, quand les mots changent de sens, les royaumes deviennent ingouvernables. Fort bien, voila une idée qui me semble tout à fait juste. Après tout, si le même ordre peut être compris de deux façons différentes, voila qui ne va pas simplifier la vie de ceux qui commandent. Or nous avons un cas en France tout à fait remarquable d’un mot qui a changé de sens.

En dépit de mon grand-âge, je suis un petit nouveau dans les débats d’idées qui font rage en France depuis toujours et occupent beaucoup ceux que Raymond Barre appelait « la classe jacassière ». Heureusement, cette classe semble avoir identifié le mal  qui est à l’origine de tous les maux dont souffre notre pays et ce pelé, ce galeux c’est le Libéralisme affublé d’un qualificatif  « néo ».

Le Libéralisme, je crois savoir ce que c’est. Neo veut dire « nouveau ».Mais nouveau par rapport à quoi ? Telle est la question que ce néologisme (nouveau mot en Grec) nous pose.

Et ici, je voudrais faire une première remarque.Quand à un concept précis on associe un adjectif qualificatif ,c’est en général pour en changer le sens, voir pour l’inverser.

Je me souviens par exemple, avec émotion,  du « libéralisme avancé » du regrettable Président Giscard.L’homme maniait d’une main de fer contrôle des prix, contrôle des changes , contrôle du crédit, dont chacun sait que ce sont là des concepts défendus depuis toujours par le Libéralisme retardé.

Parallèlement, il menait une politique industrielle  de grande qualité ou ses talents d’inspecteur des Finances et d’ingénieur du corps des Mines pouvaient être exploitées à leur juste valeur, talents dont chacun peut mesurer les succès aujourd’hui, et tout cela en expliquant que la France était devenue trop petite et qu’il fallait de toute urgence la faire disparaître dans une Europe Fédérale et technocratique, suivant en cela les conseils avisées de Jean Monnet.

Aucun Président de la cinquième République n’a enregistré une hausse plus forte du poids de l’État dans l’économie que pendant son septennat. Il fallut attendre monsieur Barre pour qu’un peu de raison revienne dans la gestion des affaires publiques. Mais libéral il le fut dans d’autres domaines.

Les deux grandes reformes « libérales » à mettre à son actif furent en effet le regroupement familial et bien sur la légalisation de l’avortement dont on peut penser qu’elles n’étaient pas les priorités de son électorat et qu’elles auraient peut être mérité d’être traitées par référendum. Le  Libéralisme en France ne s’est jamais vraiment remis de la présidence Giscard.

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