«Garde biterroise»: adoption d’une délibération en conseil municipal

Par AFP 15 décembre 2015 à 21:41
Robert Ménard, maire FN de Béziers, pose le 21 mai 2015 à Paris
Robert Ménard, maire FN de Béziers, pose le 21 mai 2015 à Paris Photo JOEL SAGET. AFP

http://www.liberation.fr/france/2015/12/15/garde-biterroise-adoption-d-une-deliberation-en-conseil-municipal_1421083

Une délibération du conseil municipal de Béziers (Hérault), dont le maire Robert Ménard est proche du Front national, a été adoptée mardi soir, portant création d’une «garde biterroise».

Alors que M. Ménard s’est engagé dans un bras de fer avec le préfet de l’Hérault Pierre de Bousquet, qui lui a demandé à plusieurs reprises de renoncer à ce projet controversé, la délibération a été adoptée à 35 voix pour.

Les 13 membres de l’opposition se sont en revanche prononcés contre cette «garde», que ses détracteurs n’hésitent pas à qualifier de «milice».

«Les personnes appelées à servir dans la Garde biterroise sont des citoyens volontaires, dont l’expérience et la qualification (anciens gendarmes, militaires, policiers ou sapeurs pompiers à la retraite) les amènent à apporter leur aide à la collectivité dans un contexte marqué par l’état d’urgence», selon le texte soumis au vote.

«Leurs missions consistent essentiellement en des gardes statiques devant des bâtiments publics et des déambulations sur la voie publique. Ils devront alerter les forces de l’ordre (police nationale et police municipale) en cas de troubles à l’ordre public ou de comportements délictueux», poursuit le texte.

«Ils ne sont pas dépositaires de l’autorité publique et ne seront donc pas amenés, quelles que soient les circonstances, à participer à des opérations de maintien de l’ordre ou à constater des infractions», ajoute encore la délibération.

Et de préciser: «Les citoyens appelés à rejoindre la Garde biterroise ne relèvent pas de l’autorité fonctionnelle du chef de la police municipale. Ils ne seront bien évidemment pas armés. Leur rôle ne se confond pas avec celui des forces de l’ordre mais vise par leur action vigilante, à soulager les autorités de police en leur permettant de se concentrer sur leurs fonctions régaliennes.»

Le 8 décembre dernier, M. Ménard avait affirmé qu’il «maintiendrait le cap» de son projet controversé, malgré un rappel à l’ordre très ferme du préfet qui estimait que cette «garde» remettait en cause les accords passés entre l’Etat et la municipalité en matière de police municipale.

Le maire pro-FN, qui présente sa «garde biterroise» comme un «succès» avec au moins 80 volontaires recrutés, a dit la semaine passée s’attendre à ce que le préfet saisisse le Tribunal administratif après le vote de la délibération.

Elu maire de Béziers en mars 2014, Robert Ménard, dans la ligne du FN, est coutumier des polémiques, notamment sur les questions de sécurité, sur l’islam, sur l’immigration et sur le passé colonial de la France.

Discours de Robert Ménard, Maire de Béziers, lors de la cérémonie du 11 novembre

Discours de Robert Ménard, Maire de Béziers, lors de la cérémonie du 11 novembre

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Monsieur le ministre
Monsieur le sous-préfet,
Monsieur le député,
Mesdames et Messieurs les élus,
Mesdames et Messieurs les présidents d’associations,
Mesdames et Messieurs,

11 novembre 2015 ! 11 novembre 1915 !
Nous voici à nouveau au rendez-vous du centenaire de la Grande Guerre, nous voici à nouveau devant le souvenir de ceux qui ne sont plus. Ils étaient nos arrières-grands-parents, nos grands-parents, et, pour certains des plus âgés d’entre nous, nos parents. Ce qu’ils ont vécu, nous ne pouvons pas le comprendre car nul, oui nul ne peut partager quatre années de guerre, quatre années de boue, quatre années de mort.

Et si nous ne pouvons le comprendre, comment pourrions-nous réellement en apprendre, en retenir quelque chose ? Et si l’on ne peut aborder cette histoire avec notre esprit, que nous reste-t-il, sinon le cœur, sinon l’âme, sinon les tripes ?

L’immense masse de ceux qui combattirent, tous ces sacrifiés, tués, amputés, gazés, défigurés, acceptèrent leur destin cruel parce que c’était pour la France. Prétendre autre chose, c’est insulter leur mémoire.

Ne retenir de la Grande Guerre que les mutins ou les déserteurs en dit long sur la perversité de ceux qui font ce choix, de ceux qui ne savent célébrer que les défaillances et se moquent de l’héroïsme. Mais il est vrai que depuis la fable de La Fontaine, nous savons que les moucherons peuvent vaincre les lions…

Transformer 14-18 en un prêche pacifiste, bêlant, émasculé, c’est arracher aux morts face à l’ennemi tout ce qui leur reste : la gloire de leur sacrifice.

Dans le Journal de Béziers qui vient de paraître, nous posons cette question : que peut bien signifier la Grande Guerre pour les jeunes générations ? Sans doute pas grand-chose…

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Migrants : les chiffres de Robert Ménard

Migrants : les chiffres de Robert Ménard
Le maire de Béziers demande l’application de la loi.

La loi n’est pas appliquée selon le premier magistrat de Béziers.

On sait la question sur l’immigration chère à Robert Ménard. Le maire de Béziers souhaite une politique nationale beaucoup plus ferme sur le sujet et ne s’en cache pas. Ainsi, alors que les dirigeants européens se penchent, depuis plusieurs semaines, sur la problématique et avant même les propos dominicaux de Manuel Valls, à la tribune socialiste de La Rochelle, Robert Ménard y était allé de sa petite étude statistique sur le centre d’accueil des demandeurs d’asile de Béziers (Cada), dépendant de la mairie (*). Et cette fois, le premier magistrat a dévoilé sa méthode de calcul. « J’ai demandé que l’on communique les chiffres sur les trois dernières années, afin d’avoir une étude assez fiable.

Moins de 13% ont obtenu le statut de réfugié politique

De 2012 à 2014, le Cada géré par la Ville a accueilli 399 réfugiés. 51 d’entre eux, c’est-à-dire moins de 13 %, ont obtenu le statut de réfugiés ou des protections subsidiaires. Sur les 87 % restants, il y a eu trois retours volontaires et aucune reconduite à la frontière par les forces de l’État. Alors que la loi l’exige ! », explique Robert Ménard. Des chiffres qui permettent au premier magistrat de développer sa thèse : « Au lieu de provoquer des sommets européens pour trouver de nouvelles réglementations, on devrait commencer par faire appliquer la loi, telle qu’elle existe. On fait travailler des fonctionnaires, des tribunaux sur ces dossiers pour rien du tout, puisqu’au final la loi n’est jamais appliquée. » Et Robert Ménard de rappeler qu’il s’est battu « toute ma vie pour défendre les droits de gens persécutés, mais quel signal envoie-t-on quand près de 87 % des gens qui sont déboutés de leur demande d’asile peuvent rester sur le territoire français sans être inquiétés ? ». Reste à savoir si une loi strictement appliquée suffirait à refroidir les espoirs de vie meilleure de personnes prêtes à mourir pour rejoindre l’Europe.

Deux centres d’accueil existent sur Béziers. L’un géré par la Cimade (qui n’a pas voulu s’exprimer sur le sujet), au 14, rue de la Rotonde. L’autre est administré par la Ville, rue de l’Oasis. Le maire de Béziers demande l’application de la loi.

Robert Ménard: Oui aux menus de substitution !

Entretien avec le maire de Béziers

Publié le 24 août 2015

http://www.causeur.fr/robert-menard-menus-substitution-porc-34246.html

cantines robert menard porc beziers

Gil Mihaely. Le 16 mars, le maire UMP de Chalon-sur-Saône, Gilles Platret a annoncé qu’au nom du « principe de laïcité », il supprimerait dès la rentrée les menus de substitution au porc dans ses cantines scolaires.  Qu’en est-il dans les cantines de Béziers ?

Robert Ménard : À Béziers, on propose trois types de menus dans les cantines scolaires: un menu « normal » avec un plat de porc de temps en temps, un menu sans porc et un menu adapté aux différentes allergies (sans gluten). Cette situation me va très bien parce que je ne veux pas que mes enfants soient obligés de manger la viande le vendredi.  Je ne vois donc pas pourquoi j’imposerai le porc à ceux qui ne souhaitent pas en manger. A Béziers, il y a toujours une alternative pour les gens qui ne mangent pas du porc ! Je suis farouchement attaché à ce principe car je ne confonds pas laïcité et chasse aux religions.

En supprimant l’alternative au porc dans les cantines de Chalon-sur-Saône, Gilles Platret pratique-t-il une forme de «chasse aux musulmans»?

Non. Je ne lance pas d’accusations à la légère, pour en avoir tellement subies moi-même…. Je dis seulement que j’ai une conception ouverte de la laïcité. Évidemment, aussi longtemps que je serai maire de Béziers il n’y aura ni repas hallal ni repas cacher dans les cantines scolaires, mais il y aura toujours des repas sans porc. Les repas hallal ou cacher n’ont pas leurs places car les pouvoirs publics n’ont pas à entrer dans ces logiques confessionnelles.

Que pensez-vous de l’idée de Yves Jégo d’obliger les mairies et les autres autorités compétentes de proposer dans les cantines un menu végétarien, une alternative sans connotation religieuse ?

Spontanément, je me méfie de ce genre d’obligations. Je trouve que l’Etat intervient déjà tellement sur tout. En revanche, je suis d’accord avec l’idée qu’il faut une alternative pour les gens respectant tel ou tel interdit alimentaire. Je ne vois pas au nom de quoi j’empêcherai les gens de respecter les interdits alimentaires de leur religion. C’est déplacé et je ne le ferai pas !

Une application stricte du principe de neutralité de l’Etat en matière religieuse n’imposerait-elle pas de proposer des menus indifférents aux religions ?   

C’est une vision d’ayatollah de la laïcité ! On ne peut pas ignorer les religions. J’ai fait installer dans l’Hôtel de Ville une crèche pour Noël et un chandelier à neuf branches pour Hanoukka parce que nous vivons dans un pays de tradition judéo-chrétienne et je suis respectueux de ces traditions-là.. Même si on m’a emmerdé pour cette histoire de crèche, j’ai finalement obtenu satisfaction. C’est la première fois dans une ville et je suppose qu’au mois de décembre prochain les crèches vont se multiplier dans d’autres villes. La salle de mon conseil municipal, qui date d’avant 1905, est décorée d’images de Saint-Aphrodise. Qu’est-ce qu’il faut faire ? Les arracher ? C’est une folie. On a ouvert la féria de Béziers avec une grand-messe devant  8000 personnes dont certains disaient le Notre-Père pour la première fois depuis trente ans ! Ils étaient là et ils retrouvaient ce qu’ils sont. Ça fait partie de ce qu’on est, on ne peut pas gommer les religions, ni de nos paysages, ni de l’art,  ni de nos modes de vie et nos pratiques. Ma laïcité n’est pas une guerre aux religions mais une manière d’assurer la tranquillité et la paix publiques.

Galeries Lafayette : la nouvelle affiche choc de Robert Ménard

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«Cette femme possède deux milliards d’euros mais elle en veut encore plus!», «2015: elle ferme son magasin de Béziers… 2016: elle en ouvre un au Qatar», «Galeries Lafayette: Le fric vit plus fort» : voici les slogans que les habitants de Béziers ont découvert ce mardi sur 130 affiches placardées partout en ville, autour d’un portrait peu flatteur de Ginette Moulin, propriétaire des Galeries Lafayette, dont le magasin va fermer dans la cité bitteroise.

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Béziers : la guerre des noms de rues

helie denoix saint marc

Une fois de plus, la mouvance gaucharde s’est dégoté une noble cause à défendre à grand renfort de tracts, de manifs et de bruits en tous genres. Les réjouissances se sont déroulées à Béziers le 14 mars dernier. En réaction à la décision du conseil municipal de renommer la rue du « 19-mars-1962 » en rue du « Commandant Hélie-de-Saint-Marc », et en marge de la cérémonie, de nombreux indignés s’étaient donné rendez-vous pour manifester leur honte d’une telle avanie. Robert Ménard, maire de Béziers, aime la polémique et ne s’en cache pas. Ce n’est pas la première fois que l’on débaptise une rue ou un square du « 19-mars-1962 ». Ce qui est inédit, c’est de lui préférer le nom d’un homme hostile à l’indépendance de l’Algérie. Pour ceux qui ont séché les cours d’histoire, que la nuance rebute et qui ont l’exotisme pour religion, Ménard aggrave son cas en commettant deux crimes de lèse-tolérance. Primo il refuse un culte en vigueur ; secundo il déterre le fascisme. Au-delà de la provocation, il y a l’hypocrisie qui la suscite.

On trouve, dans les villes de France, des centaines voire des milliers d’occurrences du « 19-mars-1962 », comme s’il s’agissait d’un jour bénit. Or, sans même remettre en cause la légitimité d’un peuple ayant lutté pour son indépendance (et sans méjuger de ce qu’il en a fait…), il est assez troublant que soit autant promue une telle date de ce côté-ci de la Méditerranée. Ce qui n’est jamais avoué, c’est que les rues du « 19-mars-1962 » sont toujours l’œuvre d’un officiant de gauche ou d’extrême gauche, qu’elles sont toujours inaugurées dans des quartiers populaires, et toujours en vue d’acheter la paix sociale. Claquemuré entre une avenue des « Martyrs de Soweto » et un boulevard « Victor Schœlcher », un rond-point du « 19-mars-1962 » est au carrefour de toutes les misères. C’est un signe fort, un message subliminal quotidien : le monde entier est ici chez soi et les injustices n’ont qu’à bien se tenir. Cela ne résorbe ni le chômage ni l’insécurité, mais permet de donner le change, la main sur le cœur.

La toponymie urbaine est souvent révélatrice d’une idéologie à l’œuvre. Dans ce domaine, les plus bruyants ne sont pas les plus mal lotis. S’est-on par exemple inquiété du nombre sans cesse croissant de voies ou de salles communales dédiées à la mémoire de Salvador Allende ? Est-ce une demande des Français ? Non, dans l’ensemble ils s’en moquent éperdument. Mais les socialistes ont décrété que la France se devait de célébrer l’homme comme un martyr, faisant de leur mascotte internationale un héros national. Et tout le monde de l’accepter sans sourciller, sans tracts et sans manifs. Même si la gauche se bat pied à pied pour imposer sa générosité à chaque coin de rue, elle ne peut se prévaloir d’un monopole. Lorsqu’un maire d’un autre bord politique manifeste de l’intérêt pour d’autres idoles, il faut donc que ses ouailles l’acceptent et, passée l’heure des caprices, regagnent leurs pénates et rouvrent de temps à autre un livre d’histoire.

À la lettre D comme « Denoix de Saint Marc », chacun pourra juger sur pièce de la pertinence d’une rue au nom du soldat en question. Cet homme est rentré dans la Résistance en 1941, à l’âge de dix-neuf ans. Dénoncé deux ans plus tard, il est déporté au camp de concentration de Buchenwald, dans une enclave où le taux de mortalité est des plus élevés. Il ne doit son salut qu’à la bienveillance d’un codétenu ; encore est-il moribond à l’arrivée des Américains. Rentré à Saint-Cyr Coëtquidan, il opte pour la Légion étrangère. Il effectue plusieurs opérations en Indochine. En 1954, il intègre le 1er REP (Régiment Étranger de Parachutistes), voit la fin des hostilités et s’envole la même année pour l’Algérie où, déjà, une autre guerre commence. En 1956, il est mobilisé durant la campagne de Suez. Devenu commandant en second du 1er REP, il engage ses mille hommes dans le putsch dit « des généraux » à Alger en 1961. C’est un échec et son régiment est dissout. Hélie de Saint Marc se constitue prisonnier ; il est condamné à dix ans de réclusion criminelle. Détenu à la prison de la Santé, il est gracié cinq ans plus tard. Il poursuit ensuite une carrière dans le civil. Il est fait Grand-croix de la Légion d’honneur en 2011, deux ans avant sa mort.

Il faut ici rappeler qu’Hélie de Saint Marc n’était pas un officier de salon, encore moins un politicien soucieux de plaire. C’était un homme de terrain doublé d’un homme d’honneur. Il y a, de nos jours, et parmi ceux qui flétrissent son nom en haut lieu, bien des gens que ce beau doublet rend ombrageux ou incrédules. Revenu sur le conflit algérien, voici les mots qu’il a prononcés durant son procès : « Des dizaines de milliers de musulmans se sont joints à nous comme camarades de combat, partageant nos peines, nos souffrances, nos espoirs, nos craintes. Nombreux sont ceux qui sont tombés à nos côtés. Le lien sacré du sang versé nous lie à eux pour toujours ». Vient ensuite le temps des contre-ordres et ses déconvenues : « Nous nous souvenions de l’évacuation de la Haute-Région [le Tonkin], des villageois accrochés à nos camions, qui, à bout de forces, tombaient en pleurant dans la poussière de la route (…). Nous nous souvenions des villages abandonnés par nous et dont les habitants avaient été massacrés ». C’est parce que cet homme voyait l’histoire se répéter, qu’il présageait le massacre de milliers de harkis et refusait d’infliger de nouveau de tels tourments à sa conscience qu’il a basculé dans l’illégalité.

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Rue du Cdt DENOIX de SAINT MARC

Hélie Denoix de Saint Marc ou Hélie de Saint Marc, né le 11 février 1922 à Bordeaux et mort le 26 août 2013 à La Garde-Adhémar (Drôme), est un ancien résistant et un ancien officier d’active de l’armée française, ayant servi dans la Légion étrangère, en particulier au sein de ses unités parachutistes. Commandant par intérim du 1er régiment étranger de parachutistes, il prend part à la tête de son régiment au putsch des généraux en avril 1961. Il est réhabilité dans ses droits en 1978 et élevé au rang de grand-croix de la Légion d’honneur, en 2002.

On peut penser ce que l’on veut de l’inauguration par Robert Ménard à Béziers d’une rue du Cdt DENOIX de SAINT-MARC à Béziers:

Denoix de Saint Marc 01

Cela ne m’empêchera pas de préférer une rue dédiée à un héros français à une rue dédiée au FLN !

Saint-Ouen FLN

ou François Bayrou inaugurant à Pau le 23 octobre 2014, une Allée Abd-el-Kader qui combattit la France de 1832 à 1847, et fit égorger à Sidi Brahim en 1845 les soldats français tombés dans une embuscade !

Bayrou rue Abd-El-Kader Pau 23 octobre 2014