L’Institut Montaigne

logo-institut-montaigne2

L’Institut Montaigne, créé en 2000 par Claude Bébéar, est un think tank (« réservoir d’idées ») français dont l’objectif est de concilier les enjeux de compétitivité et de cohésion sociale. Il est classé à droite par certains, sans attache partisane pour d’autres. Il est favorable à la construction européenne et d’obédience libérale, c’est-à-dire favorable à l’économie de marché. Basé à Paris, il regroupe des cadres d’entreprises, de hauts-fonctionnaires, des universitaires et des représentants de la société civile. Son expertise porte sur les enjeux de long terme, notamment en matière de politiques publiques, auxquels la France et l’Europe sont confrontées.

Il organise ses travaux autour de quatre axes de recherche :

  • Cohésion sociale : éducation, emploi, diversité, formation professionnelle, égalité des chances
  • Action publique : retraites, justice, santé, protection sociale, Europe, enseignement supérieur
  • Compétitivité : entreprises, énergie, transports, PME, numérique, régulation financière
  • Finances publiques : fiscalité, finances locales, dépenses publiques, collectivités territoriales

Membres:

  • Claude Bébéar
  • Philippe Manière
  • A compléter…

Financements:

« Uniquement des contributions privées »

Fort d’un budget de 3 millions d’euros, l’Institut Montaigne explique qu’il est « financé uniquement par des contributions privées à l’exclusion de toute subvention publique, ce qui assure son indépendance ». Le think tank créé par Claude Bébéar en 2000 reste fidèle à son credo libéral assumé.

« Environ 90 entreprises, petites et grandes, concourent chaque année à son fonctionnement, chacune d’elles représentant moins de 2% du budget total. Par ailleurs, quelque 200 personnes physiques soutiennent financièrement la démarche de l’Institut. Leur soutien total représente 1% de notre budget de fonctionnement. »

  • Areva
  • Axa
  • Bolloré
  • Bouygues
  • Groupe Dassault
  • EADS
  • Rothschild & Cie
  • Capgemini
  • Groupe Carrefour
  • Rallye – Casino
  • Groupama
  • Total
  • Vivendi
  • Barclays Private Equity
  • HSBC France
  • BNP Paribas
  • Sanofi-Aventis
  • LVMH – Moët Hennessy Louis Vuitton
  • M6
  • SFR
  • Veolia Environnement
  • VINCI
  • Air France-KLM
  • RATP
  • RTE Réseau de Transport d’Electricité
  • SNCF Groupe
  • GDF Suez
  • CNP Assurances
  • Caisse des dépôts et consignations
  • Assemblée des Chambres Françaises de Commerce et d’Industrie
  • 3i France
  • WordAppeal

http://fr.wikipedia.org/wiki/Institut_Montaigne

http://rue89.nouvelobs.com/2013/11/19/institut-montaigne-terra-nova-iris-finance-les-think-tanks-247607


 

 

QUELQUE 140 PARTICIPANTS SONT RÉUNIS DEPUIS CE JEUDI DANS UN HÔTEL ISOLÉ DANS LE TYROL AUTRICHIEN, À L’INVITATION DU TRÈS SECRET GROUPE BILDERBERG POUR DÉBATTRE DES GRANDS PROBLÈMES DU MONDE. PARMI EUX, DIX FRANÇAIS, FIGURES DE LA POLITIQUE, DE LA RECHERCHE, DU RENSEIGNEMENT OU DE L’ÉCONOMIE…

 

Economie – Laurent Bigorgne est directeur de l’Institut Montaigne, un think thank d’inspiration libérale.

http://www.lexpress.fr/diaporama/diapo-photo/actualite/politique/qui-sont-les-dix-francais-invites-du-tres-secret-groupe-bilderberg_1689177.html

 


Sur BFM, les aboiements de Philippe Manière, porte-voix de l’Institut Montaigne (2006)

Chaque semaine sur BFM, l’émission « Les Grands Débats du mardi » donne l’occasion à Philippe Manière, directeur général de l’Institut Montaigne – présenté comme tel – de s’entourer « d’experts, d’acteurs politiques et de contributeurs de l’Institut Montaigne » et d’interroger « ses » invités sur les réformes nécessaires. Cela s’intitule « Les politiques publiques passées au crible… »

Le mardi 28 novembre, de 10 à 11h l’émission avait pour titre : « Que proposent la gauche et la droite pour redynamiser la recherche ? », avec […] Georges Debrégeas, Vice-président du collectif « Sauvons la Recherche ».

[…]

Le crime de lèse-Institut Montaigne

Mais le « témoin » invité par Philippe Manière n’est pas d’accord, entend le faire savoir et commet l’irréparable : le crime de lèse-Institut Montaigne.

– Georges Debrégeas : – Là n’est pas la question, est-ce que la façon de compter…
– Philippe Manière [coupe] : – Tout le monde trouve que ça baisse sauf vous…
– Georges Debrégeas [coupe] : – Non, pas tout le monde : l’Institut Montaigne dirigé par Claude Bébéar, président d’AXA, qui lui-même a des intérêts particuliers à l’Université puisqu’un de ses principaux conseillers vient de déclarer qu’il souhaiterait “ faire de chaque étudiant un apprenti ” afin en particulier d’avoir des filières de formations propres à chaque métier.

Philippe Manière n’aime pas que l’on touche à son maître. Les premiers jappements n’ayant pas suffi, il sort les crocs :

– Philippe Manière [énervé] : – Normalement, dans ces Grands Débats, on ne fait pas ce genre de choses alors je peux pas vous laisser faire. L’institut Montaigne, puisque vous voulez que je plaide, est une organisation indépendante…
– Georges Debrégeas : – Mais indépendante de quoi ?
– Philippe Manière : – Avec dans le comité directeur autant de gens de gauche et de droite qui n’a jamais pris de positions politiques et si vous, vous en prenez, vous allez me trouver.
– Georges Debrégeas : – Claude Bébéar ne prend pas de position politique ?
– Philippe Manière [simultanément] : – Donc s’il vous plaît vous restez sur le fond du sujet et vous n’attaquez personne sinon je vais m’occuper du cas de votre organisation ! Parlons calmement [sic], vous représentez les chercheurs, je vous invite en tant que représentant des chercheurs, vous parlez comme représentant des chercheurs. Vous n’attaquez pas : on n’en est plus au moment de “ d’où parles-tu camarade ? ” sauf vous peut-être.

Tout y est. Le rappel des règles de la bienséance que l’on édicte soi-même (mais sans les respecter) pour les imposer aux contradicteurs : « On ne fait pas ce genre de choses ». Les menaces : si l’interlocuteur n’est pas là pour ça et prend une position politique (quelle horreur !), il va « trouver  » l’animateur … apolitique. Et s’il conteste les « expertises » de l’Institut Montaigne, son porte-voix va « s’occuper du cas de [son] organisation ».

Georges Debrégeas est invité comme « représentant des chercheurs », mais uniquement pour témoigner. Et un « représentant des chercheurs », ça ne s’occupe pas des rapports de l’Institut Montaigne sur l’université, ça ne fait pas de politique, ça parle de pipettes et de signatures sur des articles. Parfois, ça grogne, puis ça se calme.

http://www.acrimed.org/article2519.html

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s