Qu’est-ce-que le gaullisme ?

Le Gaullisme

Le gaullisme est, au départ, une philosophie qui part des constats suivants :

  • la France a pu faire de grandes choses par le passé, et être une des plus importantes nations du monde occidental, lorsqu’elle était tendue vers un destin commun (les Croisades et la chevalerie, le Grand Siècle de Louis XIV et le rayonnement de la culture française à travers l’Europe, la Révolution française et Valmy).
  • À l’inverse, la France aurait en permanence la tentation de se replier sur ses querelles intérieures (politiques, sociales, intellectuelles), ce qui selon la vision gaulliste la ramènerait sur la voie du déclin.

En conséquence, pour qu’elle puisse donner le meilleur d’elle-même et prendre la tête des nations, la France doit en permanence être unifiée par un chef, un État ou un projet, et articulée par des institutions politiques (un équilibre des pouvoirs efficace), économiques (le plan) et sociales (la participation) adéquates pour éviter les luttes internes.

Reste maintenant à démêler au sein du gaullisme cette philosophie patriotique de l’humanisme, héritière du christianisme (Charles de Gaulle participait avant guerre aux cercles démocrate chrétiens) mais aussi probablement de l’idéal de l’an II (Révolution française) puisque de Gaulle a dit en substance : « Il n’y a qu’une seule querelle qui vaille : celle de l’Homme. » Probablement, l’humanisme gaulliste est-il à la fois :

  • Une finalité de la grandeur de la France, puisque le message que la France porte dans le monde est humaniste.
  • Une conséquence à travers la politique sociale qui a pourtant pour premier objectif de souder la nation.

qui guide de grands principes politiques

Par conséquent, sur le plan politique, le gaullisme traditionnel prône :

  • L’indépendance de la France, par le refus de sa « vassalisation » à des organismes supranationaux (ONU, Communauté européenne, OTAN), à des superpuissances (États-Unis) ou aux puissances économiques et financières. Cette indépendance est défendue dans les domaines politiques, économiques, culturels, diplomatiques et militaires.
  • Par extension, le respect à travers le monde des nations, entités culturelles façonnées par l’histoire et rempart des peuples contre les impérialismes (voir les discours sur le Québec libre, sur la guerre du Viêtnam (discours de Phnom Penh), etc.).
  • Un pouvoir exécutif fort et stable qui donne au président de la république un rôle primordial.
  • Un lien direct entre le chef et le peuple passant au-dessus des corps intermédiaires (élection du chef de l’État au suffrage universel direct, recours fréquent au référendum).
  • Le rejet du gouvernement des juges. De Gaulle disait : « En France, la [seule] cour suprême, c’est le peuple  ». À l’origine le rôle du Conseil Constitutionnel se limitait à éviter une déviation du régime parlementaire en régime d’assemblée, mais pas d’imposer sa vision des droits fondamentaux aux organes élus du peuple.
  • Le rassemblement de tous les Français, au-delà du clivage gauche / droite, source de division et donc de déclin, via le lien direct du chef et du peuple et la politique sociale.
  • Le refus du libéralisme économique classique au profit d’une économie orientée par l’État en vue d’un développement volontariste (la planification, l’aménagement du territoire, les grands projets publics, le keynésianisme. etc.).
  • Le double refus du capitalisme (exploitation d’une classe par l’autre) et des socialismes révolutionnaires (lutte des classes) au profit d’une « troisième voie » sociale. Au-delà d’une protection sociale avancée, la participation (aux bénéfices, aux décisions, à la propriété de l’entreprise), aussi appelée l’association capital-travail, doit réconcilier les Français entre eux et aboutir à la fois à la justice et à l’efficacité.
  • Sur la méthode : le pragmatisme et le refus des carcans idéologiques en vue d’atteindre les objectifs fixés : indépendance et rayonnement de la France dans le monde, unité intérieure de la France au service du projet patriotique.
  • Un certain conservatisme sociétal : de Gaulle était contre l’avortement (mais c’est sous sa présidence que la pilule contraceptive fut autorisée par la Loi Neuwirth), et pour la peine de mort (mais il graciera toutes les femmes condamnées à mort).

Gaullismes de droite et de gauche

Rassemblant des hommes de toutes origines politiques autour de l’action d’un homme, le gaullisme est par nature divers. Du vivant du général de Gaulle, les différentes sensibilités du gaullisme s’effaçaient devant l’arbitrage du général de Gaulle.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Gaullisme#Une_philosophie

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