Le turc est devenu une « langue officielle de l’UE »

19 avril 2016

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http://www.medias-presse.info/le-turc-est-devenu-une-langue-officielle-de-lue/53023

Le turc est devenu une « langue officielle de l’UE » avant le moindre vote sur l’adhésion

Le Parlement européen a voté par 375 voix contre 133 l’initiative du président chypriote Nicos Anastasiades, qui a demandé à la présidence néerlandaise de l’Union d’ajouter le turc aux 24 langues officielles de l’UE, dans l’espoir de faciliter les efforts en faveur de la réunification de l’île.

Cette décision – qui va gonfler de 31 millions d’euros le budget annuel de l’UE – a rendu furieux les opposants, qui y voient une nouvelle preuve que l’accession de la Turquie à l’UE est « pratiquement assurée ».

En cas d’adhésion, la Turquie serait le deuxième pays le plus peuplé de l’UE après l’Allemagne, voire le premier après 2018 selon les projections. Ce qui, dans le système de majorité qualifiée, lui accorderait une prédominance.

Le revenu par habitant de la Turquie représente à peine un quart de celui du Royaume-Uni, ce qui fait craindre une immigration économique massive.

David Davis, partisan du Brexit et ancien parlementaire de l’opposition, a déclaré : « En appuyant l’adhésion de la Turquie – un pays aux frontières poreuses avec l’Irak, l’Iran et la Syrie – l’UE n’aide pas vraiment à la sécurité de la Grande-Bretagne ».

C’est la première fois qu’une langue autre que celles des Etats membres accède au statut de langue officielle de l’UE.

Source : express.co.uk

L’Union européenne tombera d’un coup

Comme un château de cartes

Publié le 10 mars 2016 à : / Monde Politique

L’UE ira-t-elle vers la mort après une longue agonie ou bien le Brexit signera-t-il le début de sa véritable fin?

http://www.causeur.fr/union-europeenne-brexit-euro-schengen-37056.html

Comme toutes les œuvres humaines, de la tour de Babel aux empires coloniaux, l’Union européenne aura un jour fait son temps. Les craquements que l’on entend aujourd’hui : crises de l’euro, récession, vagues migratoires hors de contrôle, guerre en Ukraine, peuvent laisser présager que cette échéance est proche. Quel  facteur sera fatal à l’édifice dont les bases, jetées dans le courant des années 50, semblent vermoulues : crise économique ou événement militaire ou encore élection d’une majorité hostile dans un grand pays membre ? On ne sait.

Ce que l’on peut affirmer en revanche, sans crainte de se tromper, est que cette chute se fera d’un coup, comme celle de l’Union soviétique. Même si l’Union européenne n’a, bien entendu, jamais généré à ce jour les horreurs du système communiste1, elle n’en est pas moins, elle aussi, un système idéologique, d’une sorte différente. On pourrait dire un système utopique ou encore, selon l’expression de Hayek, constructiviste. De Gaulle disait une « chimère ».

Des effets contraires aux buts poursuivis

Pour le décrire, nous pourrions commencer par ses effets : toujours le contraire de ceux qui sont recherchés. Lénine avait promis « le pain, la paix, la liberté », l’URSS eut la famine, une économie de guerre et l’esclavage. Les promesses des pères fondateurs de la construction européenne : la prospérité, une influence mondiale, la fraternité, la paix sont les unes après les autres démenties. La récession, la désindustrialisation, la crise agricole, la vassalisation au sein de l’OTAN, l’ignorance de plus en plus grande des cultures et des langues des partenaires (au bénéfice du basic english) disqualifient chaque jour ces promesses. Il n’est jusqu’à la guerre en Yougoslavie et en Ukraine, où la Commission de Bruxelles, comme l’a dit  Helmut Schmidt2,  a eu sa part de responsabilités, qui ne démente l’idée que la construction européenne pourrait être une entreprise de paix. On ajoutera : pensée pour contrôler l’Allemagne, elle lui a assuré la suprématie.

Il en résulte un sentiment d’absurdité suscité non seulement par ces contre-performances mais aussi par l’accumulation de règles qui paraissent arbitraires (et qui ont conduit, par exemple, par pur dogmatisme, au démantèlement d’EDF), un sentiment qui n’est pas sans rappeler celui qui prévalait au sein du système soviétique. Les anciens dissidents de ce dernier (Soljenitsyne, Zinoviev, Boukovski) furent d’ailleurs unanimes à souligner les ressemblances. Chez les nouveaux adhérents de l’Est, les mêmes qui soutenaient le communisme sont devenus les meilleurs partisans de l’intégration européenne et ceux qui résistaient résistent toujours.

On pourra trouver notre tableau noir. Ceux qui ont étudié le processus idéologique ont abouti à un constat sans appel : il n’en sort jamais rien de bon. Ce qui semble prospérer et qu’on met de manière fallacieuse sur le compte de l’Europe de Bruxelles s’est en réalité développé en dehors, sous la forme d’une coopération naturelle sans caractère idéologique : Airbus, Ariane, l’OCCAR3. A l’inverse, Galileo, pur produit de l’Europe de Bruxelles ne sort pas des limbes.

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Une majorité de Français souhaite un référendum sur le « Frexit », la sortie de la France de l’UE

Le Monde.fr | 12.03.2016 à 12h16 | Par Philippe Bernard (Londres, correspondant)

Une majorité de Français (53 %) souhaite un référendum sur le maintien ou non de la France dans l’Union européenne (UE), à l’instar de celui prévu au Royaume-Uni le 23 juin. C’est l’une des révélations de l’enquête menée début février auprès de 8 000 électeurs dans six pays de l’Union (Allemagne, France, Pologne, Irlande, Espagne et Suède) par l’université d’Edimbourg et le cercle de réflexion allemand D/part.

http://www.lemonde.fr/europe/article/2016/03/12/une-majorite-de-francais-souhaite-un-referendum-sur-le-frexit-la-sortie-de-la-france-de-l-ue_4881768_3214.html

Cette étude, publiée jeudi 10 mars, est la première à rendre compte de l’état des opinions publiques européennes à l’égard du débat ouvert au Royaume-Uni et à comparer les perspectives qu’il ouvre, tout comme les espoirs et les craintes qu’il suscite. De tous les Européens interrogés, les Français sont les plus favorables à la sortie du Royaume-Uni de l’UE, mais, en même temps, les plus enclins à réclamer les mesures anti-immigrés que David Cameron a partiellement obtenues pour son pays.

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Allemagne, austérité, compétitivité

Le cauchemar social européen

austérité

http://www.michelsanti.fr/?p=6596

Quel modèle social européen? Y en a-t-il seulement un, quand les allemands sont plus que jamais obsédés par la compétitivité et par leur excédent commercial ? En réalité, la seule solution de Merkel et de Schauble pour concurrencer les pays émergents et en développement – et donc pour conserver à l’Allemagne ses parts de marché – consiste à écraser les travailleurs de l’Europe du Sud sous une pression fiscale intense combinée à l’érosion progressive de leurs revenus.

Seule l’austérité – et donc l’appauvrissement des nations en souffrance – permettra ainsi de relancer leur productivité, pour le plus grand bonheur du porte-monnaie allemand. Pour ce faire, et pour baisser le salaire relatif – c’est-à-dire la différence entre la valeur du bien produit et la valeur payée au salarié pour sa production -, il est impératif de baisser encore et toujours le niveau de vie des européens.

Nouveau modèle social européen ? Non, plutôt diktat de la glaciale machine à exporter allemande qui – par technocratie européenne interposée – intervient désormais directement sur le niveau de nos salaires à la faveur de la surveillance de nos politiques budgétaires. Réformes structurelles, rigueur budgétaire, démantèlement progressif des acquis sociaux et du secteur public sont les cures d’amaigrissement imposées par une Allemagne qui semble enfin parvenir à ses fins puisque le chômage s’aggrave considérablement pour s’établir dans une fourchette allant entre 12 et 30% dans des pays comme l’Italie, l’Espagne ou la Grèce.

Enfin, le patronat pourra faire baisser les enchères car un chômage élevé supprime toute marge de manœuvre et de négociation aux salariés et aux travailleurs. Enfin, l’Allemagne peut savourer sa victoire car le chômage de masse et car le travail précaire sont les clés de l’amélioration de la sacro-saint productivité. Comprenez-le une fois pour toutes : l’appauvrissement de ses citoyens, et leur exploitation, sont la condition sine qua non pour maintenir la profitabilité du grand capital européen et pour conforter la technocratie bruxelloise lui étant assujettie.

Les Suisses retirent leur demande d’adhésion à l’UE

Le parlement suisse vient de décider le retrait de sa candidature à l’adhésion de l’UE datant de 1992, à l’époque où elle n’était encore que la Communauté Economique Européenne (CEE), rapporte le Daily Mail. Le Conseil national a accepté par 126 voix contre 46 la motion de Lukas Reimann du parti d’extrême droite UDC, le plus grand parti du pays, qui réclamait ce retrait.

Reimann a expliqué qu’il était “grand temps” de prendre cette décision, alors que le pays est en conflit avec la Commission européenne au sujet d’une restriction de la liberté de mouvement.

La Suisse n’a jamais été un membre de l’UE mais elle profite du libre commerce avec les membres du bloc depuis les années septante du siècle dernier. Elle est également membre de la zone Schengen, et depuis un traité signé en 1999, les citoyens suisses et les citoyens des Etats-membres de l’UE ont la possibilité de se déplacer librement entre les deux territoires.

Cependant, en 2014, au cours d’une votation, les Suisses se sont prononcés en faveur de la mise en place de quotas d’immigration pour les résidents de l’UE, impliquant une renégociation de l’accord bilatéral sur la libre circulation des personnes. Bruxelles a refusé d’accéder à cette demande, et le torchon brûle entre les deux parties à ce sujet depuis cette époque.

Le peuple suisse avait déjà rejeté la demande d’adhésion

En 1992, peu après que le pays avait sollicité son adhésion à la CEE, le peuple suisse l’avait rejetée au cours d’un référendum, ce qui avait invalidé la demande. Cependant, le Conseil fédéral n’avait jamais procédé à son retrait officiel. L’UE n’intègre pas la Suisse dans la liste des pays candidats à l’adhésion européenne.

La Suisse, qui compte 8 millions d’habitants, est l’un des pays européens avec la plus forte proportion d’étrangers sur son territoire par tête.

Le Sénat devrait se prononcer sur la décision du retrait de la demande d’adhésion à l’UE dans quelques mois.

L’Euro, poison de l’Europe

L’Union européenne est en crise ; c’est aujourd’hui une évidence. Les accords de Schengen sont sur le point d’être révoqués, si ce n’est dans le droit du moins dans les faits. Le désastre crée par le « marché unique » non équilibré par des capacités d’action à la mesure de ce dit marché est aujourd’hui patent. Mais, plus que tout, l’origine de cette crise trouve sa source dans l’Euro. Il agit tel un acide qui corrode les fondations économiques et sociales des pays qui l’ont adopté. Il met à mal la démocratie et suscite, peu à peu, la montée de pouvoirs tyranniques. C’est en partie la thèse du livre écrit par Lord Mervyn King, l’ancien gouverneur de la Bank of England ou Banque Centrale du Royaume-Uni (de 2003 à 2013) [1]. Il faut ici souligner la portée de cet ouvrage. C’est la première fois qu’un ancien banquier central prend de manière si claire et si directe position contre l’Euro. Il n’est pas le seul. On annonce pour le 31 mai 2016 la sortie d’un nouvel ouvrage de Joseph Stiglitz, ancien prix Nobel d’économie, entièrement consacré au risque que l’Euro fait peser sur l’économie de l’Union européenne[2]. La sortie de ces deux ouvrages est très symptomatique. Les langues se délient, et la parole se libère.

L’Euro, cet acide puissant de l’idée européenne

L’Euro, on le sait, provoque des dysfonctionnements de plus en plus importants dans les économies des pays qui l’ont adopté, sauf peut-être l’Allemagne. La Zone Euro se heurte en fait à la nécessité de l’existence de taux d’inflation différents selon les pays, quand leur démographie et leur situation structurelle sont trop différentes. C’est d’ailleurs là l’un des arguments de King. J’avais développé ce même argument dans mon livre Faut-il sortir de l’Euro publié en 2012[3]. L’Union Monétaire implique que la même politique monétaire sera conduite sur l’ensemble des pays de la zone, ce qui implique qu’elle sera soit trop restrictive soit trop accommodante suivant les différents pays. Il ne faut donc pas s’étonner que la monnaie unique soit à l’origine de crises répétées.

Ces crises ont des conséquences sociales importantes, directes avec la montée du chômage et en particulier du chômage des jeunes dans les pays d’Europe du Sud ou indirectes avec les politiques budgétaires adoptées pour « sauver l’Euro ». Il provoque des crises à répétition entre les pays, les dresse les uns contre les autres, et menace la nécessaire coopération européenne. L’Euro constitue donc une menace pour directe pour l’état d’esprit européen, tel qu’il s’était développé depuis le traité franco-allemand de 1963 et jusqu’à la chute du mur de Berlin. Mais il y a plus. L’existence de l’Euro implique le sacrifice de la souveraineté, et ce sacrifice entraine la fin de la démocratie. Un des grand lecteurs de Jean Bodin, Pierre Mesnard, l’a écrit de manière très claire : « Posons la souveraineté, nous instaurons la République »[4]. Nous en avons la démonstration par l’absurde ; la suppression de la souveraineté entraîne la crise du projet républicain. Cela se traduit par la rébellion démocratique des peuples de l’Europe du Sud auxquels les institutions de l’Union Européenne et celles de la zone Euro cherchent sans cesse à arracher plus de richesse au profit de l’Allemagne et de ses satellites. Mervyn King prédit alors, une crise tant économique que politique si les pays membres de la zone Euro s’obstinent dans la voie folle et suicidaire de la monnaie unique, et on peut montrer que cet « oubli » du problème de la souveraineté est à la base de la crise politique qui monte[5].

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