Qui a inventé le massacre des Algériens du 17 octobre 1961 à Paris ?

Publié par Manuel Gomez le 13 novembre 2016

17 octobre 1961 : un mensonge d’Etat et une indigne repentance !

Depuis plus de 50 ans, je m’élève contre le mensonge d’Etat au sujet du « massacre » de manifestants pacifiques du FLN le 17 octobre 1961. Dans cette seule nuit, 300 algériens auraient été jetés dans la Seine par les forces de police et plus de 2300 auraient été blessés !

Je rappelle qu’à cette date, j’étais journaliste d’investigation et chroniqueur judiciaire du quotidien L’Aurore, et que, dès le lendemain, j’ai enquêté auprès de la morgue et des services hospitaliers mais également auprès des établissements et des riverains qui longeaient la Seine, et que j’ai accompagné le colonel Raymond Montaner, commandant de la Force Auxiliaire des Harkis de Paris ainsi que ses deux adjoints, le capitaine de Roujoux et le lieutenant Champsavin, dont on ne peut mettre en doute l’honnêteté de leurs conclusions :

  • Il n’y eut cette nuit du 17 octobre aucune intervention anormale des pompiers parisiens, ni de police secours, ni de la croix rouge, ni d’aucun service d’ambulance.
  • Aucun service d’urgence des hôpitaux de Paris et de la banlieue n’a reçu un afflux anormal de blessés.
  • 2300 blessés en une seule nuit cela devrait pourtant laisser quelques traces, non ?
  • Toutes les urgences et même les cliniques privées auraient dû être totalement débordées.

Où sont donc passés ces 2300 blessés ? Ont-ils été jetés dans la Seine en même temps que les 300 morts ?

  • L’Institut Médico-légal de Paris n’a enregistré ce 17 octobre 61, et les jours suivants, que la rentrée de 10 corps, dont 7 NA (Nord-Africain).
  • Pour toute la totalité de ce mois d’octobre, 90 corps enregistrés, et pour toute l’année 1961, 308 cadavres de NA, pour la plupart exécutés par le FLN dans sa guerre fratricide contre le MNA (Plus de 6000 algériens, partisans du MNA, exécutés par le FLN et plus de 9000 mutilations, entre janvier 55 et juillet 62).
  • Sur ces 308 cadavres, 34 seulement furent retrouvés dans la Seine, dont la majorité des harkis.

Ces chiffres, cités dans mes livres et mes différents articles, n’ont jamais été contestés officiellement. (Notamment dans mon livre « J’accuse De Gaulle* »)

Mais je prêchais dans le vide !

Trois témoignages viennent prouver la véracité de mes affirmations

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Personnage extraordinaire: Zinovi Pechkoff, légionnaire russe devenu Général et Ambassadeur de France

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Zinovi Pechkoff en 1926.

Zinovi Alekseïevitch Pechkov ou Pechkoff – 16 octobre 1884, Nijni-Novgorod – 27 novembre 1966, Paris) est un général et diplomate français d’origine russe, ainsi que le frère aîné du révolutionnaire et homme politique russe Iakov Sverdlov.

Le protégé de Gorki

Né sous le nom de Yeshua Zalman Sverdlov (nom russifié : Zinovy Mikhailovich Sverdlov, Зиновий Михайлович Свердлов), le futur Zinovi Pechkoff voit le jour au sein d’une famille juive de Nijni Novgorod. Son père Mikhaïl Izrailevich (1846 ? – 1921) est un chaudronnier et graveur sur cuivre itinérant relativement prospère, lui-même originaire de la région de Białystok, en Pologne, aux confins des frontières biélorusse et lituanienne. Sa mère, Elisabeth Solomonovna Averbach (1864 – 1900), est apparentée aux familles commerçantes d’une cité qui connaît depuis le début du XIXe siècle un vigoureux développement économique.

La génération de Zinovi est emblématique de la destinée des familles juives situées au contact des empires centraux à la charnière des XIX° et XX° siècles. En effet, des huit enfants connus de Mikhaïl et d’Elisabeth, une partie s’établira en Russie soviétique – parfois en adoptant le nouveau régime – tandis que le reste, ayant fait le choix de l’émigration, fera souche, après un passage en Europe occidentale, aux États-Unis. Ainsi, Sarah, la sœur aînée, née à Polotsk près de Vitebsk en Biélorussie en 1876, émigre à New York dès 1913. Elle y décède en 1947. Zinovi, le plus âgé des garçons, né en 1884, est suivi par Iakov, futur collaborateur de Lénine. Après ces deux frères au destin singulier et opposé, viennent plusieurs garçons et filles qui se sépareront à leur tour par la politique et l’émigration.

Peu enclin à suivre des études, prêt dès son adolescence à toutes les aventures, le jeune Zinovi traîne dans les rues de Nijni Novgorod, aux lisières de la légalité, fréquentant des voyous alors nombreux au bord de la Volga. En 1896, le salut vient de sa rencontre avec un personnage qui possédait sans doute des liens avec la famille Sverdlov sans qu’on connaisse la nature exacte de ces relations. Originaire de la région où il est assigné à résidence (Nijni Novgorod, sa ville natale, est à 100 kilomètres au nord d’Arzamas où il est exilé), Maxime Gorki – qui a alors 28 ans – prend sous sa protection le jeune Zinovi dont il voit sans doute une sorte de double de sa personnalité et un reflet décalé de son propre parcours. Leurs chemins ne vont plus se séparer.

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Hiroshima : un crime qui paie encore, mais gare au jugement de l’histoire

Diana JOHNSTONE

Lors de sa visite à Hiroshima en mai dernier, Obama n’a pas, comme certains l’avaient vainement espéré, présenté des excuses pour le bombardement atomique de la ville, le 6 août 1945. Au lieu de cela, il a prononcé un discours ronflant lénifiant contre la guerre. Il l’a fait au moment même où il poursuivait sa guerre de drones contre des ennemis sans défense dans des pays lointains et approuvait des plans pour dépenser mille milliards de dollars pour une mise à niveau de l’arsenal nucléaire américain.

Des excuses auraient été aussi inutiles que son discours. Des paroles creuses ne changent rien. Mais voici une chose que Obama aurait pu dire qui aurait eu un véritable impact : la vérité.

Il aurait pu dire :

« Les bombes atomiques n’ont pas été larguées sur Hiroshima et Nagasaki « pour sauver des vies en mettant fin à la guerre ». Ce fut un mensonge officiel. Les bombes ont été larguées pour observer leurs effets et pour montrer au monde que les États-Unis possédaient une puissance destructrice illimitée. »

Mais il n’y avait aucune chance qu’Obama prononce de telles phrases. Officiellement, le bombardement « a sauvé des vies » et cela donc en « valait le coût » (comme dira Madeleine Albright quant au demi-million d’enfants irakiens morts à cause des sanctions U.S.). Comme les villages vietnamiens que nous avons détruits pour les sauver, comme les innombrables enfants irakiens qui sont morts à la suite des sanctions américaines, les centaines de milliers de femmes et d’enfants agonisants dans deux villes japonaises figurent encore au débit des comptes que les États-Unis ont à rendre à l’humanité, une dette toujours impayée et impunie.

« Cela en valait le coût »

La décision de détruire Hiroshima et Nagasaki fut une décision politique et non militaire. Les objectifs ne furent pas militaires, les effets ne furent pas militaires. Les attaques furent menées contre la volonté de tous les grands chefs militaires. L’Amiral William Leahy, chef d’État-major interarmées à l’époque, écrit dans ses mémoires que « l’utilisation de cette arme barbare à Hiroshima et Nagasaki n’était d’aucune aide matérielle dans notre guerre contre le Japon. Les Japonais étaient déjà vaincus et prêts à se rendre … » Le général Eisenhower, le général MacArthur, et même le général Hap Arnold, commandant de la Force aérienne, se sont opposés à l’usage de cette arme. Le Japon était déjà dévasté par des bombes incendiaires, faisait face à une famine généralisée à cause du blocus naval des États-Unis, se retrouvait démoralisé par la reddition de son allié allemand, et craignait une attaque russe imminente. En réalité, la guerre était terminée. Tous les hauts dirigeants américains savaient que le Japon était vaincu et cherchait à se rendre.

La décision d’utiliser les bombes atomiques fut une décision purement politique prise presque uniquement par deux politiciens : Le Président novice, joueur de poker, et son mentor, le secrétaire d’État James F. Byrnes [1]

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Après plus de 50 ans, un présumé survivant américain d’Auschwitz reconnaît avoir tout inventé

Source: Reuters
https://francais.rt.com/international/22761-presume-survivant-americain-auschwitz-reconnait-avoir-tout-invente

Joseph Hirt, un habitant d’Adamstown de 91 ans en Pennsylvanie, qui a voyagé à travers le pays pour raconter son évasion d’Auschwitz alors que son corps ressemblait à un «squelette de 28 kg recouvert de peau» a avoué qu’il avait menti.

Partout aux Etats-Unis, Joseph Hirt était reconnu comme une victime de l’Holocauste. Pendant des dizaines d’années, celui qui est aujourd’hui un vieillard de 91 ans avait donné de conférences et effectué des présentations dans les universités et les écoles américaines. Il y racontait comment il avait réussi à s’échapper d’Auschwitz, le tristement célèbre camp d’extermination construit par les nazis, passant sous des fils barbelés, ou comment il avait rencontré le docteur Josef Mengele, qui menait des expériences médicales sur les détenus. Mais aujourd’hui, il a enfin admis qu’il avait tout inventé, s’excusant publiquement auprès ceux à qui son histoire pourrait nuire.

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Le monde russe et la civilisation européenne


Par Anna Zhdanova (Russie) – Le 19 juin 2016 – Source Oriental Review

http://lesakerfrancophone.fr/le-monde-russe-et-la-civilisation-europeenne

The Russian World and European CivilizationAu cours des dernières années, tant l’Ouest que la presse russe libérale ont beaucoup parlé des barbares russes, comme pour contraster avec la civilisation européenne. Mais à y regarder de plus près, à travers le prisme des pages héroïques de l’histoire russe, si l’on observe les idéaux moraux des deux groupes, la vie réelle nous présente une image tout à fait différente.

Par exemple, à l’époque païenne, les Russes anciens n’adoraient pas un dieu de la guerre, bien que leurs contemporains en Europe aient été pétrifiés par leur propre divinité martiale, construisant tout un récit épique autour des concepts de guerre et de conquête.

Après avoir vaincu les infidèles (la Horde d’Or), les Russes n’ont jamais cherché à les convertir de force au christianisme. Dans le poème épique Ilya Muromets et Pagan Idol, le héros russe libère Constantinople de cette monstruosité mythologique, mais refuse de devenir le voevoda  (ou le prélat) de la ville et retourne à la maison. La littérature russe ancienne ne comprend pas les contes d’enrichissement personnel par la conquête ou le pillage, bien que ce soit un thème commun dans les canons occidentaux.

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«Les droits de l’homme érigés en religion détruisent les nations»

Par Alexandre Devecchio Publié le 17/06/2016 à 20:05
http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2016/06/17/31003-20160617ARTFIG00364-les-droits-de-l-homme-eriges-en-religion-detruisent-les-nations.php
Cour européenne des droits de l'homme

FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN – À l’occasion de la sortie de son livre Les droits de l’homme contre le peuple, Jean-Louis Harouel a répondu au FigaroVox. Il dénonce une nouvelle religion séculière centrée sur l’obsession de la non-discrimination qui paralyse la politique des pays occidentaux.


Jean-Louis Harouel est professeur agrégé de droit à Paris II et auteur de «La grande falsification. L’art contemporain», «Le vrai génie du christianisme» et «Revenir à la nation» (Editions Jean-Cyrille Godefroy). Son dernier ouvrageLes droits de l’homme contre le peuple est paru aux éditions desclée de Brouwer.


FIGAROVOX. – Après le massacre d’Orlando, les commentaires et les mises en accusation se sont succédé. On s’est focalisé sur l’aspect homophobe du crime, on a pointé du doigt les mouvements conservateurs et les religions monothéistes. L’islamisme est passé au second plan. Les démocraties occidentales sont-elles de nouveau tombées dans le piège de ce que vous appelez «la religion des droits l’homme»?

Jean-Louis HAROUEL. – Autant il est aisé de condamner au nom de l’Évangile les violences provoquées ou cautionnées par la religion chrétienne, autant il n’est guère possible de condamner la violence musulmane au nom des textes saints de l’islam, dès lors que l’invitation à la violence y est expressément et abondamment inscrite. Concernant l’homosexualité masculine – la seule ayant été prise en compte -, les sociétés chrétiennes l’ont certes longtemps réprouvée et punie sévèrement au motif que la Bible (Genèse, 19) rapporte que Yahvé a lancé le feu du ciel sur Sodome et Gomorrhe. Mais, déjà dans la France de Louis XV, ainsi que l’a constaté l’historien Maurice Lever dans son livre Les bûchers de Sodome (1985) où il notait l’absence des bûchers à cette époque, la royauté de droit divin faisait preuve d’une grande modération. Au contraire, les textes saints de l’islam sont féroces. Il y a en particulier un hadith terrible du Prophète qui invite les croyants à tuer les homosexuels: «L’envoyé d’Allah – Bénédiction d’Allah et Salut sur Lui – a dit: Qui que vous trouviez qui agit à la manière des gens de Loth, tuez l’actif et le passif». Ce texte figure dans la Sunna (rassemblant les actes, dires et approbations de Mahomet: les hadiths) dont la réunion avec le Coran constitue la Charia. Or celle-ci est le guide de ceux qui veulent revenir au respect de la loi divine. Le lien avec le massacre d’Orlando est plus qu’évident.

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Le drame de Courrières, il y a 110 ans à l’origine du travail du dimanche et du code du travail….

A suivre ici:

https://storify.com/LarrereMathilde/le-drame-de-courrieres-il-y-a-110-ans

 


 

La Commune - L'affiche Rouge du 7 janvier 1871.jpg

L’affiche rouge du 7 janvier 1871