Le budget de « l’État »

Des organisations telles que l’iFRAP ont tendance à mélanger un peu tout et n’importe quoi, de façon à ce que l’on ne comprenne plus de quoi on parle. C’est ainsi que l’on agrège le budget de l’État avec les prestations sociales, mais sans jamais inclure les services associés, pour faire en faire des comparaisons avec d’autres pays dont les services sont différents, et donc dépourvues de sens.

A titre d’illustration, on pourrait comparer 2 voyages à l’étranger, le premier incluant le vol, les hôtels et les déplacements avec un second voyage n’incluant que le vol sec, et trouver que le premier voyage est plus cher que le second. C’est exactement le type de méthode utilisée par l’iFRAP, think tank d’inspiration anglo-saxonne, qui voudrait casser ce qui reste du modèle économique et social français issu d’une tradition et d’une culture de solidarité liée à notre héritage chrétien.

C’est à l’aide de chiffres biaisés de ce type, que l’idéologie mondialiste dominante entretient les propos les plus démagogiques :

Ce que l’on oublie de dire est que lorsque l’on baisse les charges, il faut baisser les dépenses d’un autre côté, et que transformer un fonctionnaire en chômeur n’a jamais relancé une économie ! (voir l’exemple grec)

Pour y voir un peu plus clair, ce que l’on appelle improprement « l’État » se nomme en réalité « Administrations Publiques » (APU) et comprend 4 sous-secteurs:

  • L’État régalien qui regroupe l’enseignement, la défense, la sécurité, la justice, le service de la dette, …
  • Les Organisme divers d’administration centrale (ODAC) , qui sont les agences nationales, les musées, …
  • Les Administrations Publiques Locales (APUL) qui intègrent les collectivités locales en charge des infrastructures, écoles, collèges, aides sociales, …
  • Les Administrations de Sécurité Sociale (ASSO) comprennent les ODASS (principalement les hôpitaux) et l’ensemble des régimes d’assurance sociale : régime général et régimes spéciaux de Sécurité sociale (branches maladie/Accidents du travail et maladies professionnelles, famille et vieillesse), régimes de retraite complémentaire (AGIRC, ARRCO, IRCANTEC) ou assurance-chômage (Unedic).

Voici les dépenses associées à chaque poste (État et ODAC étant regroupés) pour un budget global des Administrations Publiques de 1200 milliards

Les administrations publiques (APU) – 1200 milliards répartis comme suit:

  • L’État et les organismes divers d’administration centrale (ODAC): 450 milliards
  • Les administrations publiques locales (APUL): 235 milliards
  • Les administrations de sécurité sociale (ASSO): 530 milliards

EtatAPULAsso

 

C’est donc en agrégeant l’ensemble de ces postes que l’IFRAP obtient le chiffre de 57% de dépense publique, en oubliant simplement de dire que cet argent sert également à payer les retraités, nombreux à l’IFRAP !

 


Qui finance la protection sociale en France ?

http://www.lefigaro.fr/economie/le-scan-eco/decryptage/2015/05/29/29002-20150529ARTFIG00084-qui-finance-la-protection-sociale-en-france.php

 
Cotisations Sociales 01

Cotisations Sociales 02


 

Les chiffres 2014:

http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=ip1548

Comptes publics 2014 001

 

 

Comptes publics 2014 002

 

Comptes publics 2014 003

 

 

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