Bilan Obama: La roche Tarpéienne est proche du Capitole

Il y a huit ans le monde entier célébrait le retour du Messie sur terre. « Un enfant nous est né, un fils nous est donné » psalmodiait toute la presse à l’unisson des anges dans le ciel. Un certain Barak Obama venait en effet d’être élu à la Présidence des Etats-Unis et la terre allait connaitre une période de paix et de prospérité sans précédent dans l’histoire. Reconnaissant la qualité exceptionnelle de cette créature quasiment divine, la fondation Nobel lui attribuait immédiatement le prix Nobel de la Paix, avant même que l’élu (au sens biblique du terme cette fois) ait fait quoique ce soit.

Huit ans après, notre héros, notre nouveau Salomon, quitte la Présidence des Etats-Unis dans un mélange d’indifférence (aux USA) et de soulagement de la part de la plupart des alliés historiques des Etats-Unis.

 

La question que je veux traiter est donc simple : pourquoi ce curieux mélange d’indifférence et de soulagement après huit ans d’un règne que la grande presse n’a cessé de présenter comme « la marche triomphale d’un surdoué volant de succès en succès » ? La réponse une fois encore nous est fournie par un grand auteur français, Marcel Pagnol dans la fameuse réplique « Ce n’est pas que tu sois bon à rien, c’est que tu es mauvais en tout ». Et elle est assez simple : monsieur Obama a été mauvais en tout.

Car dans la réalité, si l’on s’en tient aux faits et non pas aux intentions ou aux interprétations tendancieuses, notre génie planétaire a tout raté et restera sans doute comme le plus mauvais président que les Etats-Unis aient eu dans leur histoire. Et de l’avis général, la concurrence pour ce titre est rude.

Et pourtant, quand il est descendu des étoiles pour s’occuper de nous, pauvres terriens, il avait vraiment coché toutes les cases que tout homme de Davos pouvait demander à celui qui devait être leur chef ultime.

  • Il était à moitié noir, ce qui a beaucoup d’importance pour la gauche puisque tous les malheurs du monde viennent comme chacun le sait des « Dead white men », tels Aristote, Jésus ou Shakespeare.
  • Il était diplômé de Columbia et de la Harvard Law School où il avait tenu pendant ses études à Boston le rôle le plus prestigieux qui soit, celui de directeur de la revue juridique .La Harvard Law School est pour les USA ce qu’est l’ENA pour nous, l’endroit où se forgent les hommes d’état de qui dépend notre future. C’était donc un homme d’une intelligence supérieure. Trump quant à lui a été à Fordham, université de seconde zone de la banlieue de New-York. On voit la différence de niveau intellectuel.
  • Il n’avait strictement aucune expérience qui aurait permis de juger ses capacités à prendre des décisions, son principal boulot ayant été d’être un « organisateur communautaire» dans les banlieues noires de Chicago avant que d’être «nommé» Sénateur par la machine du parti Démocrate de Chicago.  Nommé, car il se présenta sans grand risque dans une circonscription où les Républicains ne s’étaient même pas donné la peine  de proposer un adversaire. Deux ans après, il était élu Président. Passer en deux ans d’organisateur communautaire à Chicago à Président des Etats-Unis, voilà qui est remarquable.
  • Comme l’a montré JF Revel, nul ne peut se dire de gauche s’il ne déteste les Etats-Unis. Lui était de gauche et ne s’en est jamais caché … et donc il n’aimait pas son propre pays, comme l’a montré sa longue fréquentation de la paroisse du révérend Wright, un pure raciste « anti blanc » s’il en fut et ses anciennes amitiés avec de remarquables théoriciens de la lutte armée des noirs contre les blancs  ainsi que de la nécessité d’utiliser le terrorisme pour faire avancer les choses (Bill Ayers).
  • Il avait passé son enfance en Indonésie, suivant les cours d’une madrasa locale (école coranique),  le second mari de sa mère étant Indonésien. Il avait donc toutes les qualités requises pour discuter avec l’Islam dont il se refusa toujours à dire le moindre mal ce qui est essentiel pour tout homme de gauche, comme chacun le sait.

Ce CV est en fait tellement parfait qu’il m’est arrivé de me demander dans mes moments de doute si monsieur Obama n’était pas tout simplement une création du département «marketing » des hommes de Davos… Mais cela n’aucune importance, tant malgré cette carte de visite parfaite, son bilan est absolument lamentable, et c’est ce qui compte…Voyons ses résultats en détail, en nous appuyant sur une idée simple : Ce que veulent les citoyens aux USA –et souvent partout ailleurs- c’est la paix et la prospérité.

Force est de constater que monsieur Obama ne leur a amené ni l’une ni l’autre.

 

Prospérité                

Le revenu médian en termes réels aux USA est plus bas qu’il y a huit ans, c’est-à-dire que la moitié de la population au moins a vu son niveau de vie baisser pendant ses deux mandats. Près de 95 millions d’américains en âge de travailler ne  cherchent plus de travail (en fait les statistiques du chômage sont très douteuses) et le taux d’emploi dans la population active est au plus bas depuis 35 ans.

Qui plus est, la quasi-totalité de la croissance a été capturée par moins de 1 % de la population, les « ultras riches » qui se félicitent tous les jours de l’avoir porté au pouvoir.

La réforme du système de santé faite en dépit du bon sens est un échec technocratique inimaginable puisqu’elle a réussi à faire à la fois exploser les coûts et à réduire les couvertures.

Depuis son arrivée au pouvoir la dette des USA, résultat de déficits budgétaires abyssaux, a grimpé de 9000 milliards de dollars (plus que la somme de la dette accumulée par TOUS les présidents précédents depuis les débuts  du pays) alors que le PIB n’augmentait que de 3800 milliards. Créer 3800 milliards de richesse en huit ans en empruntant 9000 milliards est à la portée d’une intelligence moyenne, mais cela  en général ne dure pas.

 

 

Paix extérieure :

Le Moyen Orient est à feu et à sang, et plus personne ne comprend ce que veulent y accomplir les USA. Par exemple, je me suis laissé dire qu’en Syrie et en Irak, il y avait en fait trois politiques américaines en cours, celle du Président, celle de l’armée américaine, et celle de la CIA et que tout ce petit monde se tirait dans les pattes allégrement au plus grand profit de la Russie ou de l’Iran. Et du coup et comme on pouvait le penser (voir mes articles écrits sur ce sujet il y a plusieurs années), l’affaire Syrienne se termine au bénéfice de la Russie et de l’Iran. Le comble est que l’administration Obama a cru habile de signer un accord sur le nucléaire avec son ennemi juré… l’Iran, accord à ce point invérifiable que la diplomatie américaine en a caché les points essentiels à tous ses alliés, dont la France d’ailleurs. Comprenne qui pourra…

Quant à la CIA, état dans l’état et bras armée du complexe militaro industriel depuis toujours, elle avait fomenté selon ses habitudes un fort joli coup d’état en Ukraine pour se débarrasser d’un Président légalement élu certes mais corrompu. Le but évident de cette fine manœuvre était de permettre à Sébastopol de devenir une base de l’Otan  et donc d’en virer la flotte Russe. Patatras, la Russie fait le coup du Kosovo et annexe la Crimée.

Cerise sur le gâteau pour parachever le désastre au Proche Orient, dans les toutes dernières semaines de sa présidence, monsieur Obama jette le masque et se révèle pour ce qu’il a toujours été, c’est-à-dire UN anti Israélien primaire,  (traduire anti -sémite),  l’antisémitisme redevenant le vrai marqueur de la gauche  qu’il a toujours été .

Passons en Asie, où nous constatons un écroulement stupéfiant de l’influence des Etats-Unis, tout un chacun comprenant que la soit disant protection américaine militaire américaine ne valait rien (cf. les Philippines). Voilà qui amène le Japon à se réarmer aussi vite que possible tandis que la Chine fait bouger ses gros muscles et la Corée du Nord ses tous petits muscles.

En Europe, la Grande-Bretagne a voté pour le Brexit, malgré la visite de monsieur Obama lui intimant l’ordre de n’en rien faire. Bien entendu, les Etats-Unis n’ont rien à dire sur le déferlement des immigrants sur le vieux continent, déferlement créé de toutes pièces par leurs erreurs militaires au Moyen Orient ou en Lybie.  Et si monsieur Trump décide de sortir de l’Otan ou d’en faire payer le vrai prix aux nations européennes, eh bien la prime de risque sur les actifs européens devrait beaucoup, beaucoup monter.

De façon générale,  il me  donc  semble donc que l’on peut dire sans crainte d’être démenti que le monde est beaucoup, beaucoup plus dangereux qu’il y a huit ans et que la paix est loin d’être assurée .

 

Situation interne aux USA : déroute totale des forces de gauche.

 

Apres ces huit années désastreuses pour le niveau de vie moyen et la paix en général, le parti démocrate aux USA est fort logiquement en état de décomposition avancée, ayant perdu au niveau national  mon seulement la Présidence de la République, mais aussi la Chambre des Représentants et le Sénat, ce qui fait beaucoup.

Au niveau des états fédérés, même débandade, les Démocrates n’ont plus que 15 gouverneurs (sur 50) tandis que  dans nombre de ces états, les Républicains contrôlent aussi les deux chambres. Pendant les années Obama, les Démocrates ont ainsi perdu plusieurs dizaines de milliers de postes électifs et rétribués par les impôts, ce qui est mauvais pour les finances du parti mais encore plus pour le moral des troupes et le renouvellement des cadres… Ce qui fait que le parti Démocrate est devenu un ramassis de vieux croutons…

 

 

Ajoutons pour faire bonne mesure que le nouveau Président va nommer le neuvième juge à la Cour Suprême pour remplacer celui qui vient de disparaitre et comme deux membres actuels « de gauche » vont devoir se retirer dans les années qui viennent, on peut penser que nous allons avoir une cour suprême tout à fait conservatrice.  Monsieur Trump va aussi pouvoir désigner plus de cent juges dans les juridictions inferieures dont les nominations étaient en attente du résultat des élections.

 

Voici qui annonce la fin du gouvernement par les juges que la gauche aime tant pour pouvoir tourner la Démocratie. Les tribunaux aux USA vont donc cesser d’être à gauche…

Tout cela confirme fort bien le mouvement  mondial d’effondrement de la gauche dont j’ai souvent parlé dans ces papiers. On peut donc affirmer sans craindre d’être démenti que le Président Obama a été le fossoyeur de la gauche américaine qui aura beaucoup de mal à se remettre de son passage au pouvoir. L’ironie est qu’il a pourtant parfaitement suivi le programme sur lequel il s’était présenté. On peut faire tous les reproches que l’on veut à monsieur Obama, mais pas qu’il ait menti.

  • Il nous avait annoncé qu’il voulait que les USA cessent de se servir de leurs forces militaires pour intervenir dans d’autres pays. C’est ce que le monde entier a bien compris et on voit chaque jour les résultats heureux de cette politique tant au moyen orient qu’en Ukraine ou aux Philippines.
  • Il nous avait fait savoir que son but était de transformer les Etats-Unis en une Sociale Démocratie à l’européenne en augmentant le poids de l’état dans l’économie, et il y est fort bien parvenu. Du coup, le taux de croissance a baissé de moitié, et comme on pouvait s’y attendre, la classe moyenne a été laminée.
  • Il nous avait expliqué dès le départ que les énergies fossiles étaient condamnables et avait refusé d’accepter la construction d’un pipe line reliant le Canada aux USA tout en empêchant tout nouveau forage chaque fois qu’il le pouvait.
  • Des réglementations diverses et variées freinant toute croissance et non votées par le Congrès ont littéralement explosé sous son règne au travers de la procédure dite des « exécutive orders » mais la bonne nouvelle est que comme ces mesures n’ont pas été votées, elles seront abolies d’un trait de plume par son successeur…
  • De même, il a soutenu que les immigrants illégaux avaient le droit d’être aux USA même s’ils y avaient commis des crimes et devaient bénéficier de tous les avantages des citoyens « normaux», ce qui est fort honorable de sa part et ne lui coutait pas grand-chose, à  lui.
  • Et enfin rendons lui justice : dans son premier entretien avec tous les grands banquiers de Wall –Street, il leur avait fait savoir qu’il était la pour les défendre, et cela il l’a très bien fait aussi.

Il est donc absolument irréfutable que le Président Obama nous avait annoncé fort clairement qu’il était écologiste, mondialiste ,pacifiste, anti impérialiste, favorable à une immigration incontrôlée ainsi qu’à une hausse du poids de l’Etat dans l’économie,  tout en étant bien disposé vis-à-vis des musulmans  et  clairement opposé à Israël.  A la surprise de ceux qui avaient voté pour lui, Il se révéla  aussi un supporter éclairé de la finance « de connivence»  et donc un ennemi implacable des petites entreprises écrasées sous des réglementations de plus en plus tatillonnes. .

Il  nous faut donc reconnaitre avec l’honnêteté intellectuelle qui nous caractérise  que monsieur Obama a appliqué avec beaucoup de méthode et de constance un programme parfaitement conforme à tous ceux préconisés par la gauche dite «moderne». On voit qui a inspiré monsieur Macron, qui du coup essaye de nous refaire le coup du sauveur tombé de nulle part.

Cette gauche dite moderne (dont les idées sont portées  en France par Terra Nova) a décidé il y a déjà longtemps que trahir la nation n’était plus suffisant  et qu’il fallait aussi trahir le peuple en essayant de faire croitre  a  ses cotés un peuple de remplacement.

L’embêtant pour la gauche est que le peuple existant ne partage pas cette analyse et l’a fait savoir en élisant monsieur Trump, à la stupéfaction de ceux que Nassim Taleb appelle de façon plaisante « les éduqués mais néanmoins stupides» ou ENS en Français (educated yet idiots ou EYI en Anglais) et que Thomas Sowell appelle les Oints du Seigneur.

Encore, une fois, salopard de peuple.

Il se révolte avant même d’être remplacé.

Un jour il faudra interdire à tous ces gens là de voter.

Pour leur bien.

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