Russian fisherman shares his ungodly deep-sea discoveries

 
On Tuesday, the Moscow Times ran a feature on Roman Fedortsov, a Russian fisherman who works on a deep-sea trawler in the port city of Murmansk. Fedortsov has taken to posting his work discoveries on Twitter, and they are slightly terrifying. Good luck ever going in the ocean again.

There is a Russian deep-sea fisher who tweets photographs of his most terrifying catches. Meet .

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Sarcophage de Tchernobyl : la cathédrale de la peur

par Par Michel Gay et Bruno Comby. 20 Décembre 2016, 09:39 Tchernobyl Nucléaire

http://jlduret.blog.sfr.fr/2016/12/sarcophage-de-tchernobyl-la-cathedrale-de-la-peur.html

La plupart des dirigeants du monde ont accepté de financer l’énorme sarcophage de Tchernobyl, mais ils n’ont aucune idée de ce que représente un niveau dangereux de rayonnements.Séb_TchernobylCC-BY-NC-2.0-.jpg

 

Un sarcophage géant a été construit à Tchernobyl et inauguré le 29 novembre 2016. Il est censé protéger l’Ukraine contre les dangers des radiations.

La plupart des dirigeants du monde ont accepté de financer cette énorme boîte pour « garder le diable à l’intérieur » mais ils n’ont aucune idée de ce que représente un niveau dangereux de rayonnements.

Mal connaître Tchernobyl et en avoir peur

En réalité, cette protection gigantesque entretient la peur et contribue à faire croire que tout niveau (même infime) de rayonnement est dangereux. Or, la peur est mauvaise conseillère.

Ce sarcophage est certainement un admirable travail d’ingénieurs. C’est le plus grand objet mobile jamais construit par l’humanité, mais il est inutile pour la protection de notre santé. Le monde a malheureusement dépensé 1,5 milliard d’euros pour se protéger contre des rayonnements inoffensifs.

Des personnes non-scientifiques (journalistes, hommes politiques,…) pensent qu’il est justifié de construire cette coûteuse « prison » pour garder le diable radioactif à l’intérieur. Mais c’est faux car, dans ce cas, le diable n’est pas dangereux. L’argent est simplement gaspillé de manière navrante.

Quelques précisions sur le rayonnement à Tchernobyl

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Un résumé de la guerre civile en Syrie, par Nassim Nicholas Taleb

http://www.les-crises.fr/un-resume-de-la-guerre-civile-en-syrie-par-nassim-nicholas-taleb/

Source : Le Noeud Gordien, Nassim Nicholas Taleb, 15-12-2016

(Introduction d’Alexis Toulet)

La guerre civile en Syrie, à la fois très violente et très complexe, peut apparaître impossible à bien résumer. C’est pourtant ce que réussit le tableau synthétique de Nassim Taleb, confirmé par les évaluations officielles de la Défense française.

Où l’on constate que le soutien aux rebelles d’Alep, ayant passé depuis longtemps les bornes de la décence, dépasse maintenant celles de la folie. Pendant que le silence officiel est de règle sur le crime de masse commis par l’Arabie saoudite contre la population du Yémen

L’écrivain Nassim Nicholas Taleb, penseur rigoureux et original, analyste des probabilités et de la gestion des risques est à l’origine notamment du concept de “cygne noir” depuis largement popularisé pour désigner les événements dont la probabilité avait été si totalement négligée que leur possibilité même n’avait pas été aperçue.

Américain d’origine libanaise orthodoxe, c’est aussi quelqu’un qui connaît très bien le Proche-Orient. Le résumé qu’il propose du conflit syrien pourra certes surprendre, il est d’autant plus crédible que Taleb n’a vraiment aucune raison de porter le régime syrien dans son cœur, étant donné que sa famille a eu à en souffrir au moment de la guerre civile libanaise.

La guerre syrienne résumée, ou comment regarder le conflit de manière plus rigoureuse par Nassim Nicholas Taleb

Original en anglais – Nassim Nicholas Taleb, 15 décembre 2016

Traduction en français et notes – Alexis Toulet pour le Noeud Gordien, 16 décembre 2016

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Résumer le conflit syrien en juxtaposant les différentes factions

Pour analyser la situation en Syrie, ce sont les différentes factions qu’il faut comparer. Ne comparez pas le régime d’Assad aux gouvernements du Danemark ou de Norvège, mais à l’alternative. La question devient alors : y a t il quoi que ce soit dans la colonne de gauche qui soit pire que celle de droite ?

Note 1. Les sbires du père d’Assad ont fait sauter ma maison à Amioun quand mon grand-père, alors député, vota pour Bachir (1) Dans “Intérêt en Jeu” je décris mon comportement comme “agir contre son propre intérêt” (le contraire d’un conflit d’intérêt). En tant que scientifique et qu’humaniste j’ai donc mis ma rancune de côté, en prenant en considération le cancer beaucoup, beaucoup plus grave du Salafisme c’est-à-dire de l’Islamofascisme.

Note 2. Je rappelle que je suis statisticien. Quand je regarde les statistiques du conflit, la plupart ressemblent à des inventions gonflées par des réservoirs à pensées (“think tanks“) fondés par le Qatar et leurs idiots utiles – par un mécanisme que les Indiens appellent “Salma l’a dit à Sabrina”(2). Par exemple, nous savons que les morts de Hama (3)n’étaient pas 30 à 40 000 comme cela a été rapporté et qu’en se limitant à ce qui est prouvé le total est plus proche de 2 000.

Note 3. On peut demander : est-ce que tous les “rebelles” sont des salafistes théocrates ? Non, mais les groupes le sont progressivement devenus par la règle de la minorité : mettez un seul salafiste dans un groupe de cinq, et tous les cinq se comporteront comme des salafistes. Ceci sans parler du financement par les wahhabites. (4)

Note 4. Les contre-insurrections – une armée contre des insurgés / des terroristes etc. – provoquent un taux bien plus élevé de victimes civiles, que l’armée soit celle d’une démocratie libérale ou d’une autocratie. (5)

Note 5. On peut demander : est-ce que tous les gens qui pleurent la défaite des rebelles à Alep si stupides, si crédules face aux sbires des réservoirs à pensées ? Ma réponse est oui, hélas. Et il faut une certaine indépendance à la fois financière et intellectuelle pour analyser les choses en dehors du récit principal, parce que les gens des réservoirs à pensées vous sautent dessus comme des mouches. (6)

En fin de compte, je n’aurais jamais imaginé voir la “gauche” se mettre du côté de l’al-Qaïda des attentats du 11 septembre 2001, pleurer les combattants d’Alep, et à l’exception de journalistes indépendants comme Robert Fisk, répandre toutes sortes de balivernes.

Nassim Nicholas Taleb

Nassim Nicholas Taleb

Jacques Sapir : «Construisons l’Europe de la libre coopération des nations souveraines» (2/2)

Par Alexis Feertchak Mis à jour le 05/12/2016 à 11:04

http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2016/12/02/31002-20161202ARTFIG00261-jacques-sapir-construisons-l-europe-de-la-libre-cooperation-des-nations-souveraines-22.php

L'économiste Jacques Sapir.

FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN – Nous republions cette interview en deux parties de Jacques Sapir réalisée quelques heures avant le référendum italien. L’économiste détaille les conséquences pratiques d’une sortie de l’euro qui pourrait être engendrée par la crise italienne.


Économiste, directeur d’études à l’EHESS, récemment élu membre de l’Académie des Sciences de Russie, Jacques Sapir dirige le Centre d’Études des Modes d’Industrialisation (CEMI) et coorganise avec l’Institut de prévision de l’économie nationale (IPEN-ASR) le séminaire franco-russe sur les problèmes financiers et monétaires du développement de la Russie. Vous pouvez lire ses chroniques sur son blog RussEurope. Il a dernièrement publié Souveraineté, démocratie, laïcité (éd. Michalon, 2016) ; L’Euro est-il mort? (éd. du Rocher, 2016) et L’Euro contre la France, l’Euro contre l’Europe (éd. du Cerf, 2016).


Lire la première partie du Grand entretien: «Le référendum en Italie peut provoquer l’implosion de l’Euro».


FIGAROVOX. – Vous prophétisez depuis longtemps la fin de l’euro et expliquez que la monnaie unique empêche le retour de la croissance en Europe. Comment en arrivez-vous à cette conclusion?

Jacques SAPIR. – Cette conclusion est celle de nombreux économistes. Je m’inscris dans un courant où l’on retrouve l’ancien gouverneur de la Banque d’Angleterre mais aussi Joseph Stiglitz , prix Nobel d’économie, et de nombreux économistes que ce soit en France , aux Pays-Bas, en Espagne, en Italie, en Pologne ou en Allemagne.

L’euro joue un rôle très néfaste sur la croissance des pays de la zone euro pour deux raisons. D’une part, il bloque le taux de change à un niveau artificiel qui ne profite qu’à l’Allemagne. Dès que cette dernière a mis de l’ordre dans ses affaires, c’est devenu absolument évident. Ensuite, il impose aux autres pays des politiques dépressives, ce que l’on appelle les politiques d’austérité. C’est le sens profond du projet économique défendu par François Fillon (et bien plus hypocritement par ses adversaires comme Emmanuel Macron et le candidat potentiel du parti socialiste).

Il faut constater que l’euro a été vendu aux populations européennes sur la base de contre-vérités et de mensonges, certes empaquetés dans une apparence de raisonnement scientifique, mais dont il était facile de montrer les erreurs et les préjugés idéologiques .

Comment illustrez-vous cette crise de l’euro?

Nous sommes aujourd’hui dans une situation où l’écart des taux de change virtuels entre les pays a atteint un niveau insupportable. C’est pourquoi la crise de l’Euro, qui était latente au début des années 2000, et qui est devenue visible à partir de l’hiver 2009-2010, a migré des pays de la périphérie, comme le Portugal, la Grèce ou l’Espagne, aux pays du centre historique de la zone, soit l’Italie et la France. Un document du Fond Monétaire International datant de cet été le montre bien . En fait, l’euro aboutit à recréer la même situation que l’on avait en 1930-1932 en Europe avec le «Bloc-Or», une situation dont les effets désastreux dans le contexte de la crise induite par le krach de 1929 sont bien connus. Les différents pays européens ont dû abandonner, les uns après les autres, le «Bloc-Or», et ceux qui l’ont fait les premiers sont ceux qui s’en sont le mieux portés. Il en sera de même avec l’euro. Ceux qui quitteront le navire les premiers en tireront le plus de bénéfices.

En quoi l’euro est-il politiquement un frein démocratique?

L’euro fait partie d’un projet, celui d’instaurer une Europe supranationale, une Europe fédérale, mais sans consulter les populations. D’ailleurs, Jean-Claude Juncker l’a dit. Surtout pas de référendum, surtout pas de débat politique . Cette déclaration, assez ahurissante, fait pendant à celle qu’il avait faite en janvier 2015, à la suite des élections législatives en Grèce, et où il disait qu’il ne pouvait y avoir de choix démocratique contre les traités européens .

En fait, l’euro n’est pas simplement une institution économique ; c’est aussi – et peut-être surtout – un mode de gouvernance. Si l’on reprend sa déclaration de janvier 2015 on doit y voir l’affirmation tranquille et satisfaite de la supériorité d’institutions non élues sur le vote des électeurs, de la supériorité du principe technocratique sur le principe démocratique . La seule légitimité dont Jean-Claude Juncker puisse se prévaloir n’est que la légalité d’un traité. Nous avons alors un exemple immédiat et direct de la circularité du raisonnement tenu dans les instances européennes. Il faut de la légitimité pour contester un droit légal dans un autre pays. Mais, cette légitimité ne provient elle-même que de la légalité d’un traité fondateur. En quoi cette légalité est-elle supérieure à la légalité du scrutin en Grèce, ou le cas échéant en Italie ou en France? Il n’y a nulle base pour l’établir, car il faudrait alors se référer à un principe de Souveraineté, ce dont les institutions européennes ne veulent sous aucun prétexte.

M. Juncker trahit le fait qu’il considère que la Commission européenne est bien une instance supérieure aux gouvernements des pays membres, une instance dont la légitimité lui permet à lui, petit politicien faisandé d’un pays dont les pratiques fiscales constituent un scandale permanent, de dicter ses conditions.

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