François Fillon, de Gaulle et Jean Monnet

http://russeurope.hypotheses.org/5440

 L’un des faits marquants de la campagne pour les « primaires » de la Droite et du Centre, dont le premier tour se déroulait le dimanche 20 novembre a été la spectaculaire remontée de François Fillon. Cette remontée s’est soldé par un résultat imprévu : François Fillon enregistre plus de 44% des 4 millions d’électeurs qui se sont déplacés pour cette primaire, devançant de loin Alain Juppé (28%) et Nicolas Sarkozy (environ 20%).

L’une des raisons qui explique ce résultat est certainement la volonté de nombreux électeurs de droite d’échapper à l’alternative Juppé-Sarkozy. Il est vrai qu’entre la momie, transformé par la presse en clone de François Hollande, et l’Excité-Chef, le choix ne soit guère appétissant. En un sens, la victoire au premier tour de François Fillon est aussi une défaite de la presse et de la tentative d’imposer un candidat des médias.

Une autre raison a pu être le programme de François Fillon. Ce candidat a produit un véritable programme, fort détaillé. C’est un de ses points forts, comparé au vide intersidéral de personnes comme Copé, Le Maire ou « NKM » ; mais c’est aussi un point faible car la précision même du programme attire logiquement un œil critique. Et, si l’on peut partager certaines des propositions de François Fillon, d’autres sont incontestablement inquiétantes.

 

L’homme d’un programme

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Non, Clinton n’aurait pas forcément battu Trump au suffrage universel direct

ETATS-UNIS La démocrate a obtenu plus de voix mais ça n’aurait pas forcément été le cas avec un autre système…

Hillary Clinton et Donald Trump à la fin du troisième et dernier débat télévisé, le 19 octobre 2016.
Hillary Clinton et Donald Trump à la fin du troisième et dernier débat télévisé, le 19 octobre 2016. – J.LOCHER/AP/SIPA
* Philippe Berry –Publié le 16.11.2016 à 21:39
http://www.20minutes.fr/monde/1963007-20161116-non-clinton-forcement-battu-trump-suffrage-universel-direct
Si les Américains votaient comme les Français, au suffrage universel direct, Donald Trump aurait perdu l’élection. C’est le raisonnement avancé par de nombreux démocrates après la défaite d’Hillary Clinton, avec un argument qui semble plutôt logique : elle a obtenu un million de voix de plus que son adversaire au niveau national, et l’écart final pourrait même doubler une fois tous les bulletins comptés. Sauf que comme le relève le Washington Post, les mauvais perdants comparent des pommes et des oranges.

Avec le système indirect du collège électoral, qui attribue tous les grands électeurs d’un Etat à celui qui s’impose, quel que soit le score, les candidats font l’impasse sur les Etats où ils n’ont aucune chance, y abandonnant un grand nombre de voix. Donald Trump n’a pas fait campagne en Californie ou à New York. Idem pour Clinton au Texas ou au Nebraska. Ils ont concentré leurs efforts sur une dizaine de Swing States, des Etats serrés qui peuvent tout faire basculer.

Une petite différence en Californie provoque de gros écarts de voix

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« Prix Nobel » d’économie : les dessous politiques et financiers d’une récompense

Cérémonie de remise du prix de la banque de Suède en mémoire d’Alfred Nobel en 2015. ©Ye Pingfan/XINHUA-REA
http://www.alterecoplus.fr//prix-nobel-deconomie-dessous-politiques-financiers-dune-r/00012304

Un nouveau livre, The Nobel Factor, révèle les batailles politiques et idéologiques, ainsi que les pressions personnelles et financières qui ont amené la Banque de Suède à créer le soit-disant « Prix Nobel » d’économie en 1968. Fascinant.

Le gouverneur qui voulait son indépendance

L’économiste Gilles Dostaler nous avait déjà expliqué comment la Banque de Suède avait réussi à attribuer son « prix de science économique en mémoire d’Alfred Nobel » en même temps que les autres vrais prix Nobel, afin de conférer aux économistes une légitimité scientifique internationale. Avner Offer et Gabriel Söderberg vont plus loin en décryptant les conditions de la création du prix.

On peut en situer l’origine intellectuelle en 1955. Cette année-là, Per Åsbrink est nommé gouverneur de la banque centrale par le parti social-démocrate au pouvoir en Suède. La tradition du pays veut que le gouverneur suive la ligne politique du gouvernement. Mais Åsbrink ne l’entend pas de cette oreille. A peine nommé, il réclame une hausse des taux d’intérêt immobilier et appelle à la mise en œuvre d’une politique d’austérité.

Le gouverneur de la banque centrale veut valoriser ceux qui soutiennent ses intérêts politiques

Afin de soutenir ses positions, il fait d’Erik Lindhal son conseiller spécial, un économiste qui défend depuis longtemps la nécessité de donner la priorité à la lutte contre l’inflation sur celle contre le chômage, et se fait l’avocat de l’indépendance des banques centrales. Le gouverneur cherchera toujours à valoriser l’aspect scientifique du travail des économistes et de leurs réflexions : « Quelqu’un peut-il défendre l’idée que les avancées dans ce domaine sont moins importantes ou moins urgentes que celles réalisées en médecine, en physique ou en chimie ? » Non seulement il cherche à valoriser ceux qui soutiennent ses choix politiques, mais il en fait de manière plus générale des hommes de progrès qui améliorent le bien-être du monde.

Des arguments sonnants et trébuchants

Après la mort de Lindhal, un autre économiste suédois se rapproche du gouverneur, Assar Lindbeck. Il va jouer un rôle clé. Le tricentenaire de la Banque de Suède, créée en 1668, approche et Åsbrink veut en faire un événement important. Il pense d’abord faire publier un ensemble de livres par des économistes de renom. Mais le timing est trop serré. En 1967, il propose à Lindbeck de créer un nouveau prix Nobel. L’économiste approuve et va se charger des négociations. Au départ, parmi les membres de l’Académie royale des sciences de Suède, qui accorde les prix voulus par Alfred Nobel et attribués depuis 1901, les physiciens sont réticents à voir débarquer les économistes. Mais l’argent va parler.

Un lien important avec les milieux patronaux

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Qui a inventé le massacre des Algériens du 17 octobre 1961 à Paris ?

Publié par Manuel Gomez le 13 novembre 2016

17 octobre 1961 : un mensonge d’Etat et une indigne repentance !

Depuis plus de 50 ans, je m’élève contre le mensonge d’Etat au sujet du « massacre » de manifestants pacifiques du FLN le 17 octobre 1961. Dans cette seule nuit, 300 algériens auraient été jetés dans la Seine par les forces de police et plus de 2300 auraient été blessés !

Je rappelle qu’à cette date, j’étais journaliste d’investigation et chroniqueur judiciaire du quotidien L’Aurore, et que, dès le lendemain, j’ai enquêté auprès de la morgue et des services hospitaliers mais également auprès des établissements et des riverains qui longeaient la Seine, et que j’ai accompagné le colonel Raymond Montaner, commandant de la Force Auxiliaire des Harkis de Paris ainsi que ses deux adjoints, le capitaine de Roujoux et le lieutenant Champsavin, dont on ne peut mettre en doute l’honnêteté de leurs conclusions :

  • Il n’y eut cette nuit du 17 octobre aucune intervention anormale des pompiers parisiens, ni de police secours, ni de la croix rouge, ni d’aucun service d’ambulance.
  • Aucun service d’urgence des hôpitaux de Paris et de la banlieue n’a reçu un afflux anormal de blessés.
  • 2300 blessés en une seule nuit cela devrait pourtant laisser quelques traces, non ?
  • Toutes les urgences et même les cliniques privées auraient dû être totalement débordées.

Où sont donc passés ces 2300 blessés ? Ont-ils été jetés dans la Seine en même temps que les 300 morts ?

  • L’Institut Médico-légal de Paris n’a enregistré ce 17 octobre 61, et les jours suivants, que la rentrée de 10 corps, dont 7 NA (Nord-Africain).
  • Pour toute la totalité de ce mois d’octobre, 90 corps enregistrés, et pour toute l’année 1961, 308 cadavres de NA, pour la plupart exécutés par le FLN dans sa guerre fratricide contre le MNA (Plus de 6000 algériens, partisans du MNA, exécutés par le FLN et plus de 9000 mutilations, entre janvier 55 et juillet 62).
  • Sur ces 308 cadavres, 34 seulement furent retrouvés dans la Seine, dont la majorité des harkis.

Ces chiffres, cités dans mes livres et mes différents articles, n’ont jamais été contestés officiellement. (Notamment dans mon livre « J’accuse De Gaulle* »)

Mais je prêchais dans le vide !

Trois témoignages viennent prouver la véracité de mes affirmations

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Coup de tonnerre : mise en accusation probable d’Hillary Clinton concernant les «indélicatesses» de la fondation Clinton

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Publié par Jean-Patrick Grumberg le 3 novembre 2016

Mise en garde : public sensible s’abstenir— vous ne lirez pas ce qui suit dans Le Point ou dans l’Obs.

Oubliez (pour l’instant) l’enquête du FBI sur le scandale des emails, c’est celui de la corruption au sein de la fondation Clinton qui semble être assez solide pour envoyer Hillary Clinton directement à la case prison, sans passer par la case présidente.

Hillary Clinton va sans doute être déférée devant la justice. C’est ce que laissent entendre deux sources différentes venant du FBI, citées par Bret Baier.

La première information confirme que le FBI enquête depuis janvier dernier sur la fondation Clinton, soupçonnée de recel de corruption. Hillary Clinton, en janvier, avait qualifié cela de rumeur conspirationniste de la droite— nous venons d’avoir la confirmation que l’enquête existe bien et avance à grands pas sur la corruption qui a enrichi les Clinton de plus de 130 millions de dollars alors qu’ils étaient ruinés lorsque Bill a quitté la Maison-Blanche.

La seconde information nous dit que l’enquête sur la fondation est maintenant passée au statut «haute priorité» au sein du FBI.

Quelle que soit l’issue de l’élection, l’enquête poursuivra son cours, a déclaré l’une des sources, ajoutant que des agents du FBI entendent pousser l’affaire jusqu’à la mise en accusation de Clinton, malgré les pressions qu’ils subissent de la direction du FBI et du Département de la Justice.

Selon Catherine Herridge, correspondante de Fox News à Washington, qui fut la première journaliste à révéler qu’en janvier 2016 le FBI venait de lancer une enquête sur la fondation Clinton, les soupçons de corruption ont été récemment renforcés par des emails publiés par Wikileaks et d’autres emails, peut-être ceux découverts dans l’ordinateur de l’ex d’Huma Abedin Anthony Weiner. Conséquence de quoi, des témoins vont être entendus dans les semaines qui viennent sur des avantages reçus par des gros donateurs de la fondation alors que Clinton était Secrétaire d’Etat.

Catherine Herridge révèle également que selon trois sources qui ont gardé l’anonymat et sont des agents frondeurs du FBI qui veulent voir l’affaire sortir, l’ordinateur de l’avocate personnelle d’Hillary Clinton, Cheryl Mills, que l’on pensait avoir été détruit par le FBI en échange de son immunité dans l’affaire des emails, a été mis à la disposition des enquêteurs de la fondation, et que des documents précis ont été découverts dans l’ordinateur de Weiner.

Des enregistrements secrets d’une personne soupçonnée de fraude avec la fondation Clinton

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