Selon Eurostat, le chômage des jeunes en France est en hausse et approche les 25 %

http://alternatives-economiques.fr/blogs/abherve/2016/09/30/selon-eurostat-le-chomage-des-jeunes-en-france-est-en-hausse-et-approche-les-25

eurostat8.jpgAlors qu’en juillet 2016, la tendance de l’évolution du chômage en France était selon Eurostat en sens inverse de ce qui était constaté dans les chiffres de l’inscription à Pôle emploi, pour août 2016 le mouvement est dans le même sens, à la hausse,comme le montre la dernière publication.

Le taux de chômage  estimé est en effet, à nouveau, en hausse de 0, 2 %, atteignant 10,5 % , alors qu’il est stable dans l’union à 28 , à 8,6 % , et dans la zone euro à 19 à 10,1%.

Les chiffres concernant le chômage des jeunes sont encore plus inquiétants, puisqu’ils progressent de 0,4 % en France alors qu’ils baissent de 0,1 % tant dans l’Union à 28, à 18,6%, que dans la zone euro à 19 à 20,7 %, ce qui est totalement en décalage avec la communication gouvernementale française se félicitant de la baisse du chômage des jeunes à partir du chiffre bien peu pertinent de l’inscription à Pôle emploi

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Deutsche Bank: des fonds spéculatifs commencent à réduire leur exposition

AFP le 29/09/2016 à 23:23
Deutsche Bank menacée par des amendes records aux Etats-Unis ( AFP/Archives / DANIEL ROLAND )

Deutsche Bank a de nouveau essayé jeudi de rassurer sur sa situation financière, après des informations de presse indiquant que des fonds spéculatifs avaient commencé à se détourner de la banque.

« Nous sommes confiants qu’une grande majorité de nos clients ont une idée claire de notre situation financière stable, de l’environnement macroéconomique actuel, du litige en cours aux Etats-Unis et des progrès que nous faisons dans notre stratégie », écrit jeudi la première banque allemande, dans un bref courriel adressé à l’AFP.

Sans dire explicitement si elle a enregistré des sorties d’argent, Deutsche Bank affirme que ses clients en courtage sont « parmi les investisseurs les plus sophistiqués du monde ».

Les fonds américains Millennium Partners et Capula Investment ainsi que le fonds britannique Rokos Capital Management et sept autres entités ont retiré leur argent auprès de Deutsche Bank, réduisant considérablement leur exposition à Deutsche Bank, avait rapporté un peu plus tôt l’agence d’information Bloomberg News.

Ces fonds passaient jusqu’ici par Deutsche Bank, via le dispositif de chambre de compensation, pour régler des montants dus et recevoir les actifs correspondant aux transactions qu’ils effectuaient sur les marchés de produits dérivés notamment.

Leur décision de retirer leur argent traduit les inquiétudes grandissantes sur les places financières quant à la solidité financière de la banque allemande.

– Panique –

L’information a semé un petit vent de panique à Wall Street. Les indices ont accentué leurs pertes dès sa publication. Le Dow Jones a perdu 1,07% et le Nasdaq 0,93%.

Le titre de Deutsche Bank a chuté à la Bourse Francfort sur des rumeurs de craintes sur la solidité fina

Le titre de Deutsche Bank a chuté à la Bourse Francfort sur des rumeurs de craintes sur la solidité financière de la banque ( AFP/Archives / DANIEL ROLAND )

Les actions Deutsche Bank cotées à New York ont, elles, cédées 6,67%. A Francfort, le titre avait terminé la séance jeudi en hausse de 1,02%.

Le FMI estime que Deutsche Bank est la banque la plus susceptible au monde de causer des dommages, par effet domino, en cas de faillite.

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Peut-on interdire le salafisme ?

Publié le 30/08/2016

Crédits Photo: Vincent BOISOT/LE FIGARO

http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2016/08/30/31001-20160830ARTFIG00092-peut-on-interdire-le-salafisme.php

FIGAROVOX/TRIBUNE – Alors qu’une partie du parti LR souhaite une loi anti-burkini, l’avocat Stéphane Rixhon note qu’il serait plus efficace de voter une loi générale et réfléchie sur la salafisme et l’ensemble des signes ostentatoires qui lui sont attachés.


Stéphane Rixhon est avocat au Barreau de Bruxelles et chercheur à la Faculté de Droit et Science politique de Liège.


La réaction du Premier ministre Manuel Valls après l’annulation des arrêtés «anti-burkini» par le Conseil d’État est intéressante d’un point de vue tant juridique que politique. Selon lui, «il y a, d’une part, cet islamisme politique, qui instrumentalise une religion, qui est le fait d’une minorité. Le burkini n’est pas un signe religieux, c’est l’affirmation dans l’espace public d’un islamisme politique».

L’islamisme serait ainsi politique et non religieux, et un signe distinctif apparemment inoffensif comme le burkini serait en fait l’affirmation de cet islamisme. Quittons toutefois le burkini sur lequel on a déjà trop glosé et intéressons-nous à la manifestation de l’islam politique le plus rude, à savoir le salafisme, ce mouvement sectaire, homophobe, antisémite et raciste, viscéralement opposé à toute forme de laïcité ou de présence de la femme dans l’espace public.

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Alep : pourquoi la tragédie humanitaire ne bouleverse pas la donne géopolitique

Par Alexis Feertchak Mis à jour le 29/09/2016 à 12:58

http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2016/09/29/31002-20160929ARTFIG00111-alep-pourquoi-la-tragedie-humanitaire-ne-bouleverse-pas-la-donne-geopolitique.php

FIGAROVOX/ENTRETIEN – Alors que la crise humanitaire s’aggrave, le régime syrien soutenu par les Russes et les Iraniens reprend du terrain. Pour Fabrice Balanche, les rebelles sont plus que jamais liés à Al-Qaïda et Moscou ne saurait être le seul responsable du chaos.


Agrégé et docteur en Géographie, Fabrice Balanche est maître de conférences à l’Université Lyon-2 et chercheur invité au Washington Institute. Spécialiste du Moyen-Orient, il a publié notamment La région alaouite et le pouvoir syrien(éd. Karthala, 2006) et Atlas du Proche-Orient arabe (éd. RFI & PUPS, 2010).


FIGAROVOX. – À propos d’Alep, le politologue libanais Ziad Majed a déclaré au journal Le Monde: «Si on parle d’un point de vue de droit international, et de la convention de Genève, ce qui se passe commence même à dépasser le cadre des crimes de guerre, ce sont presque des crimes contre l’humanité». Quelle est aujourd’hui la situation humanitaire dans l’ancienne capitale économique de la Syrie?

Ziad Majed fait partie des chantres de l’opposition syrienne qui affirmaient que Bachar el Assad allait tomber en quelques semaines au début de la révolte syrienne. Il prétendait qu’il n’existait pas de problème communautaire en Syrie et que les djihadistes ne pourraient jamais s’affirmer en Syrie. Lui et tous ceux qui comparent la situation en Syrie avec la guerre d’Espagne et les jihadistes aux brigades internationales sont assoiffés de notoriété facile. Ils bénéficient de l’engouement d’une partie des médias où l’émotion domine plus que la réflexion. Enfin, je dirais que leur émotion, à géométrie variable, sert aussi à masquer leurs piètres analyses sur le conflit syrien. Il serait temps qu’ils fassent leur mea culpa, car le désastre humanitaire en Syrie est aussi la conséquence de cette irealpolitik.

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