BRUNO LE MAIRE, LE NARCISSISME PRÉSIDENTIEL 

Publié le 27 février 2016

http://jeanmichelaphatie.com/2016/02/27/bruno-le-maire-le-narcissisme-presidentiel/

 

Dans la déconstruction nécessaire du discours politique, le livre que publie Bruno Le Maire – « Ne vous résignez pas! », Albin Michel – représente une exercice intéressant.

Matériellement, l’objet est compact, petit format, 200 pages, avec en couverture une photo de l’auteur en jeans, veste bleue, chemise sans cravate, assis sur une marche devant une porte rouge. Les couleurs ont visiblement été travaillées, forcées, ce qui donne au cliché des allures d’illustration d’un roman américain des années quatre-vingts. Curieux choix pour un livre censé incarner le réalisme de la démarche d’un candidat à la présidence de la République.

On croit deviner, en observant la couverture réalisée par l’éditeur, que tout à coup le marketing, la volonté de séduire, le souci de l’image, ont écrasé toute velléité de simplicité et de modestie, qualités généralement inexistantes chez un homme politique, mais dont l’affichage est, par convenance, indispensable pour tout individu qui réclame de ses semblables rien de moins que le pouvoir suprême.

Du coup, on regarde autrement la photo de cette couverture. Bruno Le Maire y apparaît davantage comme un héros de roman que comme un homme politique. Son regard, il nous regarde dans les yeux, et son sourire, à peine éclôt sur ses lèvres, créent une atmosphère mystérieuse aussi peu propice à un livre politique que le serait un porte-jarretelles chez un rugbyman. Où donc l’éditeur avait-il la tête au moment de la composition de cette couverture? Et dans quel miroir l’auteur s’était-il à ce point admiré pour la valider? Ce sont là deux questions posées pour le principe, car il est peu probable que les intéressés y répondent jamais.

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L’indécence et l’impudence de la tribune de Martine Aubry

PAR · 26 FÉVRIER 2016

Ainsi donc, Martine Aubry et quelques autres ont publié une tribune dans le journal Le Monde daté du 25 février, tribune qui agite le microcosme parisien. On y retrouve des personnalités du mode politique, qu’elles soient socialistes ou non, ainsi que des universitaires. Le titre même de cette tribune est éclairant : « Sortir de l’impasse ». Ah certes, que voilà un beau programme. Mais qui donc nous y a fait entrer dans cette impasse ? N’est-ce point le tournant européen, religion dans laquelle communient tout autant les auteurs de cette tribune que les personnes qu’ils attaquent ? Et quand ils écrivent : « Ce n’est plus simplement l’échec du quinquennat qui se profile, mais un affaiblissement durable de la France qui se prépare, et bien évidemment de la gauche, s’il n’est pas mis un coup d’arrêt à la chute dans laquelle nous sommes entraînés », on aimerait plus de cohérence et de logique. Car, la situation actuelle, du CICE et du « pacte de responsabilité » à la « Loi Travail » de Mme El-Khomri, ne tombe pas du ciel. On voit bien ce qui pousse le gouvernement à vouloir défaire le droit du travail, en faisant sauter les garanties légales qui pesaient en cas de licenciements, à réduire l’assurance chômage (pourtant excédentaire dans son strict périmètre d’exercice) : c’est l’idée que seul un gain de compétitivité important peut arrêter l’hémorragie de l’emploi. Mais, ce faisant, la France va accroître les facteurs de récession et de déflation tant sur son territoire qu’au niveau de l’Europe toute entière. Tant que notre pays ne pourra retrouver la flexibilité du taux de change, il sera obligé de chercher ailleurs d’autres flexibilités, et en particulier sur les salaires et les différents revenus sociaux. Et l’on sait bien que par temps de crise, la fameuse « flexsécurité » dont on parle tant se réduit à n’être qu’une flexibilité, toujours demandée aux plus faibles et aux plus démunis sans aucune sécurité.

« Trop, c’est trop » dit encore le texte de cette tribune…Comme si les signataires avaient dormi depuis 2012 et ne se réveillaient que maintenant. Car, les mesures les plus critiquables prises par le gouvernement Valls étaient inscrites dans le TSCG que François Hollande fit ratifier. Oui, il y a une certaine indécence à s’offusquer aujourd’hui de mesures qui ne sont que la suite logique de décisions prises au début même du mandat de François Hollande et ce alors qu’il s’était engagé à faire le contraire. C’était à ce moment là qu’il fallait protester. Il n’en fut rien. Et c’est la raison pour laquelle cette tribune sonne faux. Comment croire que ses signataires sont légitimement indignés alors qu’ils ont accepté les mesures initiales ? Cette indignation se veut vertueuse, mais elle cache en réalité des rancœurs politiques cuites et recuites. Elle masque des projets politiques contradictoires aussi. Quand Mme Aubry se déclare pour des primaires à gauche, M. Cohn-Bendit lui nous annonce qu’il votera pour Alain Juppé. Après tout, c’est son droit le plus strict. Mais cette tribune est une galère dans laquelle quiconque se sentant véritablement de gauche n’a rien à faire. Et, le soutien que ses signataires apportent à la calamiteuse réforme de l’éducation nationale devrait achever de nous en convaincre.

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C’était mieux avant !

23 FÉVRIER 2016

C’était mieux « avant », entend-on souvent. ça se discute.

http://www.les4verites.com/culture-4v/cetait-mieux-avant

Ce qui est sûr, ce que, depuis quelques décennies, la médecine a fait des progrès considérables. Ceci étant, il faut faire une distinction entre la recherche médicale et ses résultats positifs et, d’autre part, l’administration de la santé avec, parfois, plus d’un mois d’attente pour obtenir un rendez-vous avec un médecin, les urgences à éviter autant que faire se peut, à moins d’aimer le folklore multicolore, et un corps médical très remonté contre la politique socialiste qui, en ce domaine comme dans tous les autres, a le don d’indisposer tout le monde…

Mais passons au côté pratique de la vie quotidienne où l’insécurité domine en toute chose. « Avant », on pouvait laisser la maison ouverte ; on ne risquait rien. Aujourd’hui, les appartements sont protégés, surtout dans les grandes villes, par 5 ou 6 barrages, grilles, codes d’entrée, digicodes, serrures, verrous, blindages et alarmes. Ainsi vit-on dans le souci constant d’être dévalisé chez soi et agressé dès que l’on sort de son donjon. Il y a quelques jours, à la nuit tombée, j’ai été abordé par un homme jeune qui m’a expliqué que son père était marocain, sa mère algérienne et qu’il avait faim. J’ai jugé prudent de faire « acte humanitaire » ! Mon pharmacien habituel à Paris a été braqué à deux reprises un samedi en fin de journée par un jeune individu de « type méditerranéen ». La pharmacie est désormais fermée le samedi.

En 2015, 7 603 membres de forces de l’ordre ont été blessés en opération, c’est-à-dire une vingtaine par jour, « par des individus qui ne répondent pas aux injonctions et qui agissent souvent avec la volonté de tuer », a déclaré le directeur central de la sécurité publique. Mais d’où viennent donc ces individus ?

Paradoxalement, à ces agressions multiples s’ajoute l’insécurité judiciaire. À tout moment, vous pouvez être interpellé et placé en garde en vue, parfois même mis en cellule temporairement, parce que votre voisin a porté plainte contre vous pour se venger de lui avoir demandé de bien vouloir régler ses charges de copropriété. Vous êtes généralement libéré après quelques heures, avec « bonne fin de journée », mais le préjudice n’en est pas moins causé et votre nom restera dans les archives de la police qui, par ailleurs, débordée, ne veut plus se déplacer pour des vols jugés sans importance.

La France de la « fraternité », inscrite dans sa devise, est devenue un « incubateur de malveillance », comme l’a dit très justement l’ancien ministre Éric Woerth. De façon générale, peut-on faire confiance à la justice dont tout le monde sait qu’elle est politisée ?

Une autre forme d’insécurité, plus grave encore, est celle de l’emploi. La France et son gouvernement socialiste en sont aujourd’hui à 6 millions de chômeurs et d’emplois très précaires dont 700 000 nouveaux sous le règne de François Hollande. Les jeunes, même parfaitement diplômés, doivent souvent s’expatrier et quitter le pays, sans doute le plus mal géré de tous les pays industrialisés, surendetté et envahi par des millions d’immigrés, dont le nombre augmente d’heure en heure et qui sont presque tous assistés.

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Brexit ou pas Brexit?

http://institutdeslibertes.org/brexit-ou-pas-brexit/

De temps en temps, j’ai l’impression diffuse mais certainement fausse que les hommes politiques prennent les électeurs pour des imbéciles. Nous venons d’en avoir une remarquable illustration à  l’occasion de la renégociation d’un statut privilégié pour la Grande Bretagne dans la Communauté Européenne.

Le premier Ministre, David Cameron, pour des raisons de politique intérieure liées à la montée d’un parti  anti-européen conduit par Nigel Farage a été obligé de promettre au peuple Britannique avant les dernières élections Britanniques un référendum sur le maintien ou non de la Grande-Bretagne dans la Communauté Européenne. Ce même premier ministre à ensuite fait savoir qu’il allait renégocier des conditions «spéciales» pour la GB et que s’il obtenait ce qu’il comptait demander aux autres pays comme « privilèges», il recommanderait au Peuple de voter pour le maintien du pays dans les structures européennes…On voit l’énormité de la ficelle.

  • Bien entendu, il n’allait rien demander de vraiment essentiel.
  • Bien entendu, les autres pays et Bruxelles allaient pousser des cries d’orfraie à  ces demandes.
  • Bien entendu, de longues et difficiles palabres allaient avoir lieu à Bruxelles jusqu’aux petites heures du matin.
  • Bien entendu, vers 6 ou 7 heures du matin, avant les nouvelles radio, nos héros allaient sortir épuisés de leur nuit de travail en agitant un chiffon de papier expliquant qu’ils étaient arrivés à un accord qui allait garantir la paix à notre temps (Fine allusion à Chamberlain et à Munich).

Et à la suite de cet accord complètement inattendu monsieur Cameron peut donc recommander en son âme et conscience à chaque citoyen Britannique de voter pour le maintien de la Grande-Bretagne dans les structures Européennes.

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La pensée fermée du projet européen

Les Orwelliens

Cet article a été publié sur le site de l’IDDE (Institute for Direct Democraty in Europe) le 24 février 2016.

Thierry Baudet est un historien, juriste et essayiste néerlandais. En 2015, il devient un auteur à succès en publiant l’ouvrage Indispensable frontières, pourquoi le supra nationalisme et le multiculturalisme détruisent la démocratie aux éditions du Toucan.

Lorsque je discute avec des adeptes du projet européen, ce qui ne manque pas d’arriver régulièrement, je leur pose toujours la question suivante : “Que faudrait-il démontrer, ou que devrait-il se passer pour vous faire changer d’avis?”. La question est de Karl Popper, qui voyait dans la possibilité de répondre à cette interrogation l’ultime critère d’une approche rationnelle, scientifique. Il nommait cela : la réfutation. Celui qui avance une thèse – par exemple que l’intégration européenne est nécessaire ou importante – doit ensuite indiquer ce qu’il faudrait démontrer ou ce qui devrait arriver pour…

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La Commission européenne, allié objectif de SpaceX ?

Vincent Lamigeon, grand reporter à Challenges.

http://supersonique.blogs.challenges.fr/archive/2016/02/26/la-commission-europeenne-allie-objectif-de-spacex-110024.html
 

C’est un nouveau coup dur dont Airbus Safran Launchers (ASL) se serait bien passé. La coentreprise entre Airbus et Safran, créée le 1er janvier 2015 pour développer le futur lanceur Ariane 6, avait déjà toutes les peines du monde à boucler la phase 2 de sa création, c’est-à-dire l’intégration des 8.000 salariés et des 16 usines des deux actionnaires. Les discussions butaient sur l’imposition de la soulte versée par Safran à Airbus (800 millions d’euros) pour aboutir à un équilibre 50-50 dans le capital de la société.

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