La SNCF, Pépy et le gouvernement profond

SNCF

http://www.eric-verhaeghe.fr/la-sncf-pepy-et-le-gouvernement-profond/

La SNCF, et singulièrement son président Guillaume Pépy, est-elle un élément clé du gouvernement profond qui, par-delà le formalisme démocratique, impose en France des décisions autoritaires et échappe au contrôle républicain? L’affaire de la tragédie de Brétigny permet de soulever une fois de plus cette question.

La SNCF et Brétigny

Le Canard Enchaîné a révélé mercredi dernier des relevés d’écoute téléphonique prouvant que les cadres de la SNCF auditionnés dans le cadre de l’enquête sur la catastrophe de Brétigny qui avait fait sept morts en 2013 avaient été « briefés » par leur direction pour dissimuler la vérité à la justice. L’ensemble des témoins a subi une pression directe de son employeur pour occulter la responsabilité de l’entreprise dans l’accident.

En leur temps, les magistrats chargés de l’enquête n’avaient pas été dupes et avaient rendu un rapport accablant sur les responsabilités de la SNCF.

Si l’affaire ne surprend pas sur le fond, l’évidente impunité de Guillaume Pépy dans ce dossier constitue un véritable défi pour l’entendement démocratique: comment un dirigeant d’entreprise peut-il rester en poste après des révélations de ce type, surtout lorsque l’entreprise en question est totalement contrôlée par l’État et qu’elle exerce un monopole de service public?

Il est donc possible, dans la République défendue à force de fronts électoraux, de laisser le service collectif tomber dans un état de décrépitude tel que sept personnes en meurent, puis de cacher la vérité aux juges, sans être démis de ses fonctions? Encore ne s’agit-il ici que d’un aspect somme toute tragiquement mineur des ratés de la SNCF dont l’absence de rentabilité des lignes de TGV en est une autre illustration.

La SNCF et le gouvernement profond

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MISÈRE DES MÉDIAS – QUAND JUPPÉ VISITE LA JUNGLE

Ce mercredi, Juppé était à Calais. Un déplacement de campagne comme il en existe des masses, ridicules et vains. Puisqu’on était dans le coin, on a suivi la petite troupe chargée de la mise en scène médiatique de cette visite.

« Quand je vois, par exemple, les reporters qui se précipitent et les forêts de micros qui se dressent pour recueillir religieusement la moindre parole de nos dirigeants politiques ou de n’importe quelle personnalité réputée importante, y compris sur des sujets sur lesquels ce qu’ils peuvent dire n’a absolument aucun intérêt, je dois avouer que j’ai du mal à m’empêcher de considérer que l’humanité est en train, si ce n’était pas déjà fait, de perdre à peu près tout sens du ridicule. » (Jacques Bouveresse, « Au commencement était la presse »1)

*

Ce mercredi après-midi, un petit groupe patiente devant le centre d’accueil Jules Ferry attenant à la « jungle » de Calais. Trépignant dans la boue et le crachin, une grosse vingtaine de journalistes. Ils n’ont pas été autorisés à passer les grilles du centre à la suite du héros du jour, si bien que l’ambiance est à la grogne. « La prochaine fois, qu’il ne compte pas sur moi pour venir le filmer », menace candidement un jeune homme porteur d’une grosse caméra. « Il abuse, merde, résume sa voisine, pourquoi son équipe nous prévient du déplacement si on ne peut pas le suivre ? On n’est pas ses larbins2 ».

Derrière les grilles blanches, on aperçoit la petite troupe de campagne qui visite les lieux au pas de course. En plissant bien les yeux, miracle, on le voit en personne, avec ses bottes marron flambant neuves3, sa semi-calvitie grisonnante et son aura de Lexomil bipède : c’est bien l’ex-pestiféré du RPR venu montrer qu’il n’a pas peur de mettre les mains dans le cambouis migratoire. Yep, Alain Juppé est dans la place.

Hors de portée des objectifs, il discute avec quelques porteurs de gilets jaunes, des employés du centre. Glissées entre les barreaux, dérisoires, des caméras zooment, leurs propriétaires essayant de tirer une image exploitable de la lointaine scène. Mais non, il est trop loin. Le fourbe.

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Sur l’écran, un lointain Juppé / Photos Lémi

Les minutes passent et les journalistes s’emmerdent toujours puissamment. Alors ils ressassent – « Il croit vraiment qu’il peut nous traiter comme ça ? », relance l’un d’eux, allure de baroudeur fatigué. Son indignation fait tâche d’huile, et une nouvelle rasade de doléances molles secoue ses confrères. Merde alors, pour qui il se prend ?

 

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Sept technologies émergentes qui changeront le monde à jamais

http://lesakerfrancophone.fr/sept-technologies-emergentes-qui-changeront-le-monde-a-jamais


Par Gray Scott – Le 29 septembre 2015 – Source IEET.ORG

Quand quelqu’un me demande ce que je fais et que je réponds que je suis un futuriste, la première question qu’il pose est : «Qu’est ce qu’un futuriste ?» Je répond alors simplement que«j’utilise la recherche actuelle sur les nouvelles technologies pour imaginer comment nous vivrons dans le futur».

Cependant, comme vous pouvez l’imaginer, l’art de lafuturologie et de prévoir l’avenir est bien plus complexe que cela. Je passe mes journées à penser, parler et écrire à propos du futur et des nouvelles technologies. Pendant chaque jour qui m’est donné, je peux être à Varsovie à une conférence sur l’innovation, à Londres pour participer à un sommet sur la gouvernance mondiale, ou être interrogé par la chaine Discovery Channel. Quelle que soit la situation, j’ai une mission, je veux penser au futur.

Comment vivrons-nous dans le futur ? Comment les nouvelles technologies changeront-elles nos vies, l’économie et le monde des affaires ? Nous devrions commencer à penser à ces questions maintenant. Cela arrivera plus tôt que vous ne le pensez.

Découvrons sept technologies émergentes aujourd’hui auxquelles je pense et qui peuvent changer le monde à jamais.

1. Le rajeunissement

Nous verrons les débuts du vrai rajeunissement biologique en 2025.

Cela pourrait être extrêmement coûteux, compliqué et risqué, mais pour ceux qui veulent tourner les aiguilles à l’envers, cela pourrait en valoir le coup. Cela sonne sûrement comme de la science-fiction, mais cette science est réelle et existe déjà. En fait, selon une nouvelle étude publiée dans Nature’s Scientific Reports, le professeur Jun-Ishi Hayashi de l’Université japonaise de Tsukuba a déjà réussi à inverser le processus de vieillissement dans des cellules humaines «en activant ou désactivant» la fonction des mitochondries.

Une autre étude publiée dans CELL rapporte que des chercheurs américains et australiens sont parvenus à inverser le processus de vieillissement sur des muscles de souris. Ils ont découvert qu’en augmentant le taux de NAD+ chez une vielle souris, on inverse la pseudo hypoxie et les dysfonctionnements du métabolisme. Les chercheurs ont donné à la souris un composé appelé nicotinamide adenine dinucleotide ou NAD pendant une semaine et ont découvert que les indicateurs d’âge d’une souris de 2 ans étaient redevenus ceux d’une souris de six mois. C’est comme si on faisait passer quelqu’un de l’âge de 60 ans à 20 ans.

Comment notre culture réagira t-elle au rajeunissement ? Fixerons-nous des limites concernant ceux qui peuvent rajeunir ? Priverons-nous les criminels de cette technologie ? Voilà les questions que nous devrons nous poser dans un futur très complexe. Une chose est certaine, le rajeunissement va arriver et lorsque ce sera le cas, cela aura des conséquences sur nos espèces et notre monde.

2. L’intelligence artificielle générale
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Islamisation et paresse intellectuelle

Islamisation et paresse intellectuelle

http://fboizard.blogspot.fr/2016/01/islamisation-et-paresse-intellectuelle.html 
Il y a, dans le consentement à l’islamisation, voire la promotion de l’islam, de ceux qui causent dans le poste de la lâcheté et de la trahison.

Mais pas seulement. Il y a aussi beaucoup de paresse intellectuelle, de cet egocentrisme qui fait qu’on est incapable d’imaginer que l’autre puisse réellement penser différemment de soi, pas sur des détails, sur l’essentiel.

Les gens qui causent dans le poste se croient intelligents parce qu’ils amphigourisent et font ronfler de grands mots, vides de contenu. De ce point de vue, Christiane Taubira va nous manquer, c’est une perte irréparable, elle n’avait pas d’égal pour la grandiloquence creuse, la vanité pompeuse, l’enflure pleine de vent.

Ah ! Comme ils l’aiment, l’Autre, avec une majuscule qui sort de la page. Comme ils l’adorent, comme ils donneraient leur vie et leur argent (non, pas leur argent, l’argent des autres contribuables, faut pas pousser, quand même. On ne rigole pas avec le fric, c’est sérieux) pour l’Autre. A condition que l’Autre partage leur culture et leurs idées, leurs valeurs « républicaines ». Bref, que l’Autre ne soit pas vraiment autre. Bref, que l’Autre n’existe pas.

Quand l’Autre se met malgré tout à exister, façon viol de masse de Cologne, c’est la stupéfaction, la chute de l’armoire avec un grand «  boum ! ». Nos amoureux de l’Autre sont soudain stupéfaits, saisis, empoignés par la réalité humaine, rendus muets par la rencontre d’un vrai autre en chair et en os.

Et la paresse intellectuelle, qui a refusé l’effort de penser qu’on puisse être vraiment autre, se paye comptant. Mais, pour l’instant, ce sont encore ceux qui ne causent pas dans le poste qui trinquent.

Mettre systématiquement le terrorisme islamique sur le compte de la folie et du «  déséquilibre » est certes une lâcheté visant à masquer un conflit qu’on ne veut pas assumer mais c’est aussi un refus obstiné de l’altérité. Dans cette vision, refuser de souscrire au comportement occidental et bobo est une folie.

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Jacques Sapir : «L’Europe fédérale est une illusion propagée par des élites retranchées à Bruxelles»

http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2016/01/29/31001-20160129ARTFIG00137-jacques-sapir-l-europe-federale-est-une-illusion-propagee-par-des-elites-retranchees-a-bruxelles.php

 

Par Alexandre Devecchio

Publié le 29/01/2016 à 12:46

FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN – Dans Souveraineté, démocratie, laïcité, l’économiste Jacques Sapir estime que les positions du Front national rejoignent sur certains points celles de la gauche radicale. Pour FigaroVox, il en précise aussi les divergences fondamentales.


Jacques Sapir dirige le groupe de recherche Irses à la FMSH, et coorganise avec l’Institut de prévision de l’économie nationale (IPEN-ASR) le séminaire franco-russe sur les problèmes financiers et monétaires du développement de la Russie. Vous pouvez lire ses chroniques sur son blog RussEurope.

Son livre Souveraineté, démocratie, laïcité vient de paraître chez Michalon.


LE FIGARO-. En août dernier, dans un entretien au FigaroVox, vous appeliez à la constitution d’un Front de libération nationale allant du Front de gauche au FN. Cela avait déclenché une tempête médiatique. Cinq mois plus tard vous persistez à travers votre dernier livreSouveraineté, Démocratie, Laïcité

Jacques SAPIR-. Il ne s’agit pas de «persister» mais de faire une analyse de la situation. Et celle-ci n’a pas changé depuis août 2015. Elle a même, en un sens, empiré. L’idée d’un Front de Libération Nationale qui permette aux Français, mais aussi aux Italiens ou aux Espagnols ou aux Grecs de se libérer de l’Union européenne reste le cadre de réflexion prioritaire. D’ailleurs Pablo Iglésias, le dirigeant de PODEMOS, lors du discours qu’il a prononcé comme candidat du groupe de la Gauche Unitaire Européenne (GUE) à la présidence du Parlement européen le 30 juin 2014, a utilisé ces termes: «La démocratie, en Europe, a été victime d’une dérive autoritaire, (…) nos pays sont devenus des quasi-protectorats, de nouvelles colonies où des pouvoirs que personne n’a élus sont en train de détruire les droits sociaux et de menacer la cohésion sociale et politique de nos sociétés». Voilà qui justifie pleinement l’idée de Fronts de Libération Nationale. Maintenant, il faut rappeler que cette idée n’est pas de moi, mais de Stefano Fassina.

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Périco Légasse : «Ce n’est pas l’agriculture qu’on assassine, c’est la France qu’on poignarde»

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2016/01/29/31003-20160129ARTFIG00107-perico-legasse-ce-n-est-pas-l-agriculture-qu-on-assassine-c-est-la-france-qu-on-poignarde.php

Par Alexandre Devecchio

Publié le 29/01/2016 à 11:22

Périco Légasse/pneus brûlés sur l'A84

FIGAROVOX/ENTRETIEN -Périco Légasse réagit à la crise de l’agriculture française. Pour lui, celle-ci est le résultat d’une dérive productiviste qui met en danger notre identité nationale.


Périco Légasse est rédacteur en chef de la rubrique vin et gastronomie à l’hebdomadaire Marianne.


Le Figaro-. La production de canards et d’oies va être gelée pendant plusieurs semaines afin de stopper la prolifération de la grippe aviaire. Des éleveurs du Sud-Ouest se mobilisent sur Facebook pour obtenir l’abrogation de cette mesure. «Nous prévoyons de gros mouvements dans le Sud-Ouest. Nous n’avons plus rien à perdre, nous nous battrons jusqu’au bout». Comprenez-vous et partagez-vous leur colère?

Périco Légasse-. Bien sûr. Car la mesure va certes bousculer les grosses coopératives céréalières du Sud-Ouest, propriétaires de marques de foie gras industriel, mais elle va éradiquer le petit et le moyen élevage qui n’ont ni trésorerie ni perspective de rattrapage pour compenser un arrêt d’activité aussi long. Les accusations des petits producteurs contres les gros sont terribles, car ils affirment que ces derniers ont en stock des centaines de milliers de foie gras invendus, conservés au froid, et que pour pouvoir les écouler, il leur faudrait la quasi exclusivité du marché durant quelques mois. Après quoi tout repartirait sur les rails. Au passage, pris à la gorge, quelques centaines de concurrents auront mis la clé sous la porte. D’une pierre deux coups. Cela me semble énorme: à vérifier.

Comment en est-on arrivé là?

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