Les 30 mensonges sur l’éolien

par jlduret 22 Décembre 2015, 20:39

http://jlduret.blog.sfr.fr/2015/07/les-30-mensonges-sur-l-eolien.html

Les 30 mensonges sur l'éolien

Par Michel Gay

1. L’éolien est gratuit : Faux.

Le vent, énergie primaire, est gratuit tout comme le soleil, le gaz, l’uranium ou le charbon qu’il suffit de ramasser. C’est ensuite que ça se complique. C’est notamment la transformation en électricité qui coûte cher. Et malgré les étapes de transport, de raffinage, de distribution, etc.., l’électricité produite par le gaz, le nucléaire ou le charbon (3 à 8 c€/kWh ) coûte encore moins chère que l’éolien (plus de 9 c€ / kWh actuellement), notamment si on ajoute les coûts de stockage, de renforcement des réseaux électriques et des centrales fossiles qu’il faudrait reconstruire en France pour supporter la variabilité, voire l’intermittence.

2. L’éolien n’émet pas de CO2 : Faux.

En France, les émissions de CO2 ne proviennent que très peu du secteur électrique grâce aux centrales nucléaires. Ce sont les combustibles fossiles employés pour le transport (pétrole) et le chauffage (pétrole, gaz) qui entrainent plus de 92% de nos émissions de CO2.

En revanche, l’éolien a besoin de puissants moyens de compensation réagissant rapidement comme des centrales à gaz pour pallier sa faible production les jours sans vent et pour compenser ses fortes et rapides variations.

L’Allemagne, par exemple, construit 20 centrales à gaz et 23 centrales au charbon (charbon allemand et américain) en prévision de l’arrêt de ses centrales nucléaires en 2022, et pour suppléer les éoliennes. En France, il faudrait reconstruire des centrales à gaz et à charbon et augmenter nos émissions de gaz à effet de serre.

3. L’éolien permet de faire baisser les émissions de CO2 en évitant de consommer davantage de combustible fossile en France : Faux.

C’est faux et parfois c’est même le contraire qui se produit en France. L’éolien augmente le besoin en combustible fossile pour les pays qui possèdent peu de centrales à gaz ou à charbon comme la France.

En France aujourd’hui, 90% de la production électrique est non carbonée. Elle provient essentiellement du nucléaire (75%), des barrages (12%). Seulement 10 % provient du gaz, du charbon et du pétrole.

Les jours sans vent ou avec des variations de vent qui ne correspondent généralement pas à la demande d’électricité, les centrales à combustibles, notamment celles au gaz, interviennent alors pour adapter la production à la demande. Elles sont le complément indispensable à la stabilité du réseau.

Et c’est bien ce qui se passe en Allemagne ou plus de la moitié de leur production électrique (60%) provient du charbon et du gaz permettant de lisser l’intermittence de la production de l’éolien.

 

Même pas l’été !

On pourrait croire que l’été, cette production fatale économise des combustibles fossiles. Et bien pas du tout ! L’été étant une période de faible consommation d’électricité en France, les centrales nucléaires et les barrages (notamment au fil de l’eau, d’éclusées ou même de haute chute) produisent plus que la demande de la consommation française.

On vend donc le surplus à nos voisins au prix du marché (environ 5c€/kWh) une électricité qu’EDF achète 9 c€/ kWh!

On arriverait donc à la situation paradoxale de devoir baisser la production nucléaire (5c€/kWh) pour privilégier la production de l’éolien (plus de 9 c€/kWh) et des centrales à combustibles fossiles émettrices de CO2 et nécessitant d’accroitre nos importations de gaz.

Est-ce bien ce que l’on veut ?

4. Le coût de production de l’éolien sera bientôt concurrentiel : Faux.

Le prix d’achat obligatoire actuel est de 9 c€/kWh pendant 15 ans alors que le prix du marché de l’électricité est autour de 5 c€/kWh. Ce prix de 9 c€/kWh ne comprend pas les coûts externes engendrés par cette production : centrales à gaz, renforcement du réseau des lignes haute tension, stockage éventuel pour gérer les pointes non désirées de production, …

Il s’agit de plusieurs dizaines de milliards d’euros. Le 21 novembre 2012, RTE a chiffré le coût du renforcement du réseau haute tension (uniquement) entre 35 et 50 Mds € d’ici 2030 pour accompagner les évolutions du système électrique.

5. La « parité réseau » de l »éolien signifie que le coût de production de l’éolien sera le même que les autres moyens de production alimentant le réseau : Faux.

On ne compare pas les mêmes choses. La « parité réseau » signifie que le prix de l’électricité vendu à la sortie de l’éolienne sera aussi élevé que le prix de l’électricité payé par le consommateur à la prise de courant de sa maison (13 c€/kWh en France ou 25c€/kWh en Allemagne ou au Danemark).

La « parité réseau » n’est qu’un slogan à destination des naïfs. Il ne signifie pas que l’électricité produite est compétitive. L’éolien a atteint la parité réseau. Pour autant il faut encore le subventionner. Il ne survivrait pas s’il n’y avait l’obligation pour EDF à l’acheter deux fois plus cher qu’elle n’est capable de produire de l’électricité dans ses centrales et ses barrages.

Mais qui paye les taxes (un tiers du prix) dont a besoin un Etat pour fonctionner ? Qui paye l’entretien du réseau d’acheminement (un autre tiers du prix) ?

Donc, pour les promoteurs de l’éolien, la compétitivité serait atteinte à partir du moment où le coût à la sortie de l’éolienne équivaut au prix de vente au consommateur, taxes et transport inclus qui représentent les deux tiers du prix payé par le consommateur final …

6. L’éolien pourra fournir une grande part de la production électrique française : Faux

La France a besoin d’une puissance continue de 30 GW, dans certains creux de consommation les nuits d’été, à plus de 90 GW les pointes d’hiver (à 19h, il n’y a pas nécessairement du vent). La France consomme environ 480 milliards de kWh/an d’électricité (480 TWh). Elle en produit 550 TWh mais il y a des pertes diverses.

Pour produire 50 % de l’électricité consommée en France (soit environ 240 milliards de kWh), il faudrait 60.000 éoliennes de 2 MW, une des plus grosse, éoliennes sur terre actuellement dont le pylône mesure 85 m de haut et 125 m en bout de pale. (120.000 MW x 2000 h = 240 milliards de kWh).

Mais c’est une moyenne qui n’a de sens que si on savait stocker massivement l’électricité et la restituer quand on en a besoin.

Selon les vents en France, on pourrait obtenir jusqu’à une centaine de GW dans des périodes où nous n’en avons peut-être pas besoin, et quasiment rien en cas d’absence de vent (situation anticyclonique).

Donc, il faudrait aussi d’autres moyens sûrs de productions en complément.

Début 2015, il y a environ 5000 éoliennes et 9 GW de puissance installée (soit 1,8 MW par éolienne).

Un autre détail : l’investissement nécessaire serait de l’ordre de 160 milliards d’euros (en sous-estimant le coût à 1,2 M€ / MW) auquel il faudrait rajouter des milliards d’euros pour les moyens de stockage ou de complément de production (vent faible ou trop fort, hiver,…) tels que barrages ou reconstruire des centrales à gaz ou à charbon comme en Allemagne.

Pour l’éolien en mer, dit « Offshore », c’est au moins deux à trois fois plus cher…

A titre de comparaison en ordre de grandeur, pour produire la même quantité d’électricité (240 milliards de kWh) de façon contrôlable, il faudrait 20 réacteurs nucléaires EPR à 5 milliards d’euros le réacteur (prix de série), soit 100 milliards d’euros, soit au minimum 60 milliards d’euros de moins… pour produire en continue et quand la France en a besoin, c’est-à-dire aussi les jours de vents faibles.

7. L’éolien n’est pas si variable qu’on le prétend car il y a toujours du vent quelque part : Faux

D’une part, on a pu constater que lorsqu’un anticyclone s’installe sur la France, voire sur l’Europe, il n’y a plus de vent sur toute la France et parfois aussi sur toute l’Europe. Cette situation peut durer plusieurs jours. L’ensemble des éoliennes, en France et en Europe, fournit alors moins de 10 % de la puissance installée pendant des périodes de grande consommation d’électricité, notamment pendant des épisodes de grand froid.

D’autre part, les trois quart du temps, la puissance fournit par l’ensemble des éoliennes est inférieure au tiers de la puissance installée et les variations de puissance, qui peuvent être brutales, ne correspondent pas à la demande du public. Ces graves inconvénients nécessitent des moyens de production contrôlables permettant de réagir rapidement (souples) comme des centrales à gaz pour adapter la production à la demande et se substituer aux éoliennes pendant leurs périodes de « faiblesses ».

8. Des progrès techniques amélioreront le rendement des éoliennes : Faux.

L’éolien est une technologie mature et aucun progrès de rendement n’est à attendre car les éoliennes sont déjà proches du rendement théorique maximum permis par les lois de la physique (loi de Betz). Les coûts de production ont même augmentées ces deux dernières années.

9. On a besoin de subventionner fortement l’éolien pour créer et soutenir l’emploi : Faux.

Les emplois créés dans les « green jobs » s’évaporent dés que cessent les subventions. En appauvrissant le pays, l’argent gaspillé dans l’éolien détruit des emplois productifs non subventionnés.

Avec les « emplois verts », on réinvente les calamiteux « Ateliers nationaux » qui ont aboutit aux émeutes ouvrières de fin juin 1848 à Paris (6000 morts).

Les éoliennes sont fabriquées à l’étranger, y compris celles d’Areva et d’Alstom qui sont fabriquées en Allemagne et en Espagne. Même le suivi de la maintenance et de la production est généralement assuré par télé-maintenance par le constructeur étranger.

10. L’éolien ne demande pas de coûts annexes car c’est une énergie locale : Faux.

RTE annonce que si l’éolien se développe fortement, le réseau haute tension devra aussi être rénové et développé. Si on ne veut pas arrêter une partie des éoliennes les jours de vent favorables (qui acceptera de payer le « manque à gagner » des promoteurs éoliens ?), il faudra construire des moyens de stockage. Là encore, ce sont des milliards d’euros qui sont en jeu.

En Allemagne, certains jours de vent, des producteurs éoliens et des centrales à gaz aussi sont payés pour ne pas produire ! Ca s’appelle « le mécanisme de capacité » que la loi sur la transition énergétique veut mettre en place.

Les éoliennes sont concentrées dans les régions où il y a du vent et ce sera encore davantage le cas avec l’éolien en mer. L’Allemagne a des difficultés pour transférer au sud du pays (où se situent les industries) la puissance éolienne fournie par les éoliennes concentrées dans le nord, les jours où il y a du vent.

Aujourd’hui, il n’y a quasiment pas « d’auto consommateurs », ni en Allemagne, ni en France car le coût serait trop élevé… à cause de l’intermittence. Plus l’éolien évolue vers le gigantisme (et vers l’offshore) plus on peut être assuré qu’il n’y aura pas d’autoconsommation.

Accessoirement, si on veut « lisser » cette production éolienne aléatoire pour la rendre plus conforme à la demande de puissance, il faudra prévoir et payer d’énormes et coûteux moyens de stockage dont on ne voit pas le début d’une solution viable. On ne construira probablement plus de grands barrages en France. Même s’il y a un ou deux projets dans les cartons depuis des années comme Orlu et Redenat, ils ne changeront pas les ordres de grandeur des puissances installées.

11. Pendant qu’on produit de l’éolien, on économise le fonctionnement et on retarde donc le vieillissement d’autres moyens de production : Faux.

Pendant que l’éolien (avec d’autres énergies « fatales ») produit « obligatoirement » sur le réseau, on ne peut pas « éteindre » les centrales à gaz et encore moins les centrales à charbon qui demandent plusieurs heures de « mise en chauffe ». On continue donc à les faire produire pour qu’elles soient prêtes à fournir rapidement de la puissance le moment venu. Il est plus rentable pour un producteur de payer un consommateur pour absorber coûte que coûte sa production que de supporter les coûts d’arrêt / démarrage de ses centrales thermiques. On peut donc se retrouver avec de l’électricité « en trop » et atteindre des prix de vente … négatifs (le producteur paie quelqu’un qui absorbera sa production…) afin d’évacuer ce « trop plein » pour ne pas effondrer le réseau . C’est le cas notamment en Allemagne où cette situation s’est déjà produite plusieurs fois.

Ces variations régulières et rapides de régime font subir des contraintes mécaniques aux centrales thermiques qui s’usent plus rapidement et dont l’investissement est plus difficile à rentabiliser (fonctionnement annuel moindre et discontinu).

12. L’éolien est « écologique » et la France se doit de montrer l’exemple » : Faux.

Voulons-nous montrer l’exemple avec ce moyen de production qui est un des plus cher et un des moins efficaces car non maitrisable, fortement variable voire intermittent ? De plus, il nécessite un autre investissement en parallèle pour obtenir autant de puissance disponible en centrales à gaz ou au charbon en cas d’absence de vent. Tout cela pour « être en cohérence avec les ambitions de la France et en accord avec ses valeurs universelles » (Page 90 du rapport Poignant 2009 sur le photovoltaïque).

Est-ce bien raisonnable ?

13. La France est en « retard » dans le développement de l’éolien : Heureusement !

C’est une bonne nouvelle. Bien qu’engagée dans cette impasse, la France est en retard sur le chemin qui mène au chaos énergétique, industriel et social. Qui peut s’en plaindre ?

Nous serions en retard sur quoi ?

La France est particulièrement en avance depuis 30 ans sur les émissions de gaz à effet de serre en Europe grâce notamment à son parc nucléaire et à ses barrages (prés de 90 % de l’électricité produite).

Un français émet pratiquement 30 % de CO2 en moins qu’un Allemand, qu’un Espagnol ou qu’un Danois, trois pays très « en avance » dans l’impasse que constitue l’éolien… Ils s’écraseront avant nous sur le mur des réalités techniques et économiques.

La France est dans le peloton de tête européen pour le coût de production et le prix de vente de l’électricité. L’électricité en France est une des moins chères d’Europe (40 % de moins que la moyenne européenne) et elle est notablement moins chère qu’en Allemagne ou au Danemark (deux à trois fois plus chère). Uniquement en Rhénanie-du nord Westphalie (Allemagne), ce sont 120.000 foyers qui se sont vu couper le courant en 2011, faute de pouvoir payer leur facture d’électricité.

Grace au choix nucléaire fait il y a 40 ans, la France est en avance sur tous les autres pays européens dans le domaine énergétique.

14. L’éolien est une chance pour les pays pauvres et ventés : Faux.

C’est justement les pays pauvres qui n’ont pas les moyens de s’offrir un des moyens de production de l’électricité le plus cher malgré la « gratuité » de la source sauf si ce sont d’autres pays riches (la France par exemple) qui payent pour eux.

Il est beaucoup plus efficace et moins cher de payer le combustible d’un groupe électrogène rustique ou d’une centrale à charbon ou à gaz qui fonctionne quand on en a besoin et, surtout, qui fonctionne aussi quand il n’y a pas assez de vent.

Ces pays pauvres auraient donc les moyens de se payer deux moyens de production onéreux ?

Les pays riches et capables de gérer des centrales nucléaires devraient s’appuyer sur le combustible nucléaire (uranium) pour moins consommer de pétrole et de gaz. Cette politique de bonne gestion des ressources permettrait de faire durer les stocks pour tous et de limiter dans le temps l’augmentation des prix et la pénurie de combustibles fossiles qui pointe à l’horizon.

En Afrique par exemple, l’éolien ne fonctionne pas sans subventions (en fait, paiement complet de l’installation et du matériel) par des pays étrangers.

L’éolien nécessite de lourdes et coûteuses batteries (ou des barrages) pour stocker et adapter la production à la demande d’électricité.

Faire du froid (en continu) nécessite aussi des batteries pour pallier les baisses de vent.

La climatisation nécessite une forte puissance installée car il fait chaud aussi, et surtout, quand il n’y a pas de vent.

15. Une fois installées, les éoliennes ne coûtent plus rien et il n’y a rien à payer : Faux.

Il faut amortir le capital investi dans la construction de l’éolienne, ce qui constitue l’essentiel des 9 c€/kWh payés aux producteurs. Il faut aussi payer à l’étranger l’achat de gaz ou de charbon de la « béquille » de soutien à la production électrique (centrales « fossiles »).

Il faudra aussi payer pour l’amortissement de ces nouvelles centrales qu’il faudra de nouveau construire. Nous avons peu de centrales fossiles en France contrairement aux Allemands, aux Anglais ou aux Espagnols.

16. Le coût de l’éolien ne représentent presque rien dans la CSPE : Faux

En 2015, la CSPE coutera 5 Mds€ aux consommateurs, dont 70% sont imputables aux énergies renouvelables.

La Cour des comptes à écrit :

« Principalement à cause des EnR, la CSPE a subi un doublement en 8 mois et une progression de 133% en 18 mois.

Les principales augmentations des dépenses à couvrir concernent :

– les EnR en métropole, avec des dépenses multipliées par plus de 10, passant de 707 M€ en 2010 à quelque 7,5 Md€ en 2020 dans les prévisions de la CRE (Commission de régulation de l’énergie);

-les charges de péréquation au profit des zones non interconnectées, hors EnR, avec un doublement qui les fait passer de 802 M€ en 2010 à 1,9 Md€ en 2020 dans les estimations de la CRE;

– le soutien au développement de l’électricité produite à partir de la bagasse dans les mêmes zones, qui passe de 168 M€ en 2010 à plus de 600 M€ en 2020 pour la CRE. »

Cette charge annuelle croissante amène à une somme de prés de 40 Mds€ sur 10 ans dont plus des trois quarts sont imputables aux EnR et essentiellement à l’éolien et au PV ».

Faudra t-il aussi charger la CSPE de l’extension indispensable des réseaux ou faut-il souligner qu’une augmentation du prix de l’électricité s’imposera en plus de la CSPE ?

On notera que selon les prévisions de la CRE, la fraction de CSPE associée à l’éolien va bondir dès que l’éolien offshore deviendra opérationnel (2016 ?)

17. C’est bon pour l’économie de la France puisque même Areva installe des éoliennes : Faux

Ce serait une ruine pour la collectivité si le développement devait se poursuivre. C’est uniquement rentable pour certains particuliers, les collectivités locales et les malins (dont AREVA, EDF et GDF-Suez) qui savent profiter des effets d’aubaine avec des subventions d’état accordées par la loi française et des prix d’achat élevés et obligatoires de la production. Les surcoûts (faibles au début mais qui augmentent rapidement avec la production) sont répartis et payés par tous les consommateurs via la CSPE et par les contribuables via les crédits d’impôts accordés qui sont autant de recettes en moins pour la collectivité. Les erreurs et les contrats ruineux d’aujourd’hui pour la collectivité devront être payés pendant 20 ans.

Début 2015, il y a 9 GW d’éolien raccordés (source EDF) qui produiront environ 20 TWh fluctuantes sur un an, soit 4 % de la production annuelle nationale (500 TWh hors pertes diverses).

Quelqu’un peut-il faire la somme des milliards d’euros réellement investis au total pour cette production marginale ?

En faisant l’hypothèse moyenne, voire basse, de 1,2 M€ / MW installé, on arrive à 11 milliards d’euros pour une production aléatoire dont on n’a généralement pas besoin puisqu’on pourrait produire cette électricité pour moins cher et avec moins d’émission de CO2. Une grande partie de ces 11 Mds€ est partie au Danemark, en Espagne et en Allemagne…

On aurait pu produire quasiment autant (12 TWh) et surtout de manière maitrisée avec un seul EPR coutant 6 milliards d’euros et fabriqué en France par des Français. En d’autres termes, on aurait pu faire mieux (production stable et maitrisable) avec 3 milliards d’euros de moins et en investissant 6 milliards d’euros en France.

18. Installer 9 GW d’éolien équivaut à 9 réacteurs nucléaires de 1 GW : Faux.

Une année comporte 8760 h. L’éolien produit environ 2000 heures en équivalent pleine puissance (HEPP), soit un facteur de charge de 23%, tandis qu’un réacteur nucléaire fonctionne environ 7500 h en HEPP par an, soit un facteur de charge de 85%.

Les 9 GW d’éoliennes produiront donc 18.000 Gwh seulement quand il y a du vent, tandis que les 9 réacteurs nucléaires produiront plus de 67.000 Gwh (soit prés de quatre fois plus), quel que soit le vent, le soleil ou le gèle.

19. Le vent est sur notre sol et donc l’éolien, qui s’ajoute aux autres énergies renouvelables, améliore notre indépendance énergétique : Faux

Actuellement, 90% de notre production électrique ne dépend pas (ou presque) de l’étranger. Environ 5% de cette production est fournie par du renouvelable local (biogaz, éolien, PV,…), 10% par les barrages et 75 % par les centrales nucléaires pour lesquelles nous avons 8 ans de réserve de combustible nucléaire avec la génération actuelle (GEN III). Si nous choisissons de passer à la quatrième génération des surgénérateurs (GEN IV), nous avons actuellement 3000 ans de réserve d’uranium sur notre sol pour servir de combustible nucléaire aux surgénérateurs, comme l’ont été Phénix et Superphénix il y a 30 ans.

Si la GEN IV démarre en 2040, nous aurons plus de 5000 ans de réserve de combustible nucléaire sur notre sol et donc encore plus de 2500 ans si notre consommation d’électricité venait à doubler.

En revanche, la quasi-totalité des éoliennes sont fabriqués à l’étranger (Danemark, Allemagne, Espagne) et il faudrait augmenter considérablement l’importation de gaz (Russie ?, Algérie ?) et de charbon (Allemagne ? USA ?, Australie ?) pour alimenter les centrales thermiques fossiles pendant les périodes de vents faibles.

Sous l’aspect sympathique du vent dans les pales d’éoliennes, comment des gens intelligents comme nos élus n’ont-ils pas été capables de voir cette évidence ?

La baisse des prix du marché engendrée par des excès de production éolienne en Allemagne n’affecte pas bien sûr les producteurs « verts » allemands qui restent rémunérés aux tarifs fixé par la loi allemande aux dépens du consommateur national. On se trouverait alors plutôt dans une situation où ceux-ci paieraient pour les consommateurs des autres pays.

Cette situation est assez systématique entre le Danemark (qui produit trop d’électricité éolienne subventionnée) et la Norvège (qui l’achète à bas prix pour la stocker dans ses barrages et la revendre ensuite cher aux heures de pointe).

Il semble donc qu’en matière d’éolien, il soit plus intéressant d’être le voisin de pays suréquipés, sans en avoir construit sur son sol et d’avoir constitué des moyens de stockage. Une telle situation permet, comme le montre l’exemple de la Norvège et dans une certaine mesure celui de la Suède, d’exploiter efficacement les difficultés rencontrés par les voisins lorsque leur parc éolien se met à produire de façon intempestive et mal contrôlable.

20. L’énergie éolienne : une énergie respectueuse de l’environnement et de la biodiversité : Faux !

Elle ne respecte ni les paysages, ni la faune, ni la flore.

Dénaturation du paysage et impact visuel : une éolienne de 180m est équivalente à un immeuble d’une soixantaine d’étages visible à 10 km à la ronde. Chaque éolienne est équipée à son sommet de deux flashs rouge et blanc qui produisent un puissant éclat toutes les 5 secondes environ, visible à 360°.

Effet stroboscopique : l’ombre produite par l’éolienne est coupée par le mouvement des pales, en fonction de l’inclinaison du soleil, celle-ci peut porter sur des centaines de mètres.

Déforestation, mutilation des zones agricoles cultivées, zones d’accès et de grutage renforcées, énormes engins de chantier, tranchées de câblage, 1600 tonnes de béton en moyenne pour les socles.

Déplacement des flux migratoires et de la nidification. Les rapaces fuient les zones de parcs éoliens ou sont heurtés par les pales tournantes. Des courants vagabonds issus de ces parcs, seraient la cause de problèmes dans les élevages agricoles .

21. L’énergie éolienne : une énergie respectueuse de la santé : Faux !

Elles ne respecte pas la santé des êtres humains. Les éoliennes produisent des ondes sonores auxquelles sont sensibles les animaux et les humains. Un juge australien vient de faire arrêter des éoliennes pour troubles graves sur la santé .

L’académie de médecine considère l’impact sonore des parcs éoliens semblable à celui des aéroports, des autoroutes, des usines. Elle recommande une distance minimale de 1500m des habitations, ainsi qu’une classification des parcs éoliens en zones industrielles .

Or, la réglementation fixe des seuils invariables quelque soit la puissance ou la hauteur de ces machines. Les pales fendant l’air produisent un sifflement continu et le passage de la pale devant le mât produit un claquement. Ces bruits sont ininterrompus pendant plusieurs jours consécutifs. Notre corps perçoit les infrasons produits ce qui provoque des nausées et des céphalées. Malgré les alertes, les pouvoirs publics font preuve d’une absence totale d’empathie à l’égard de la souffrance des personnes directement concernées par les nuisances éoliennes,.

Comme pour l’amiante ou pour le sang contaminé, l’éolien en France serait-il une bombe sanitaire à retardement ?

22. Des contraintes administratives limitent l’implantation des parcs éoliens : Faux.

Ces dernières années, l’état est devenu un véritable facilitateur de projets éoliens. Pour atteindre son objectif de 20 GW en France, le Parlement et le Sénat modifient les textes réglementaires afin de ne pas entraver (voire même d’accélérer) les procédures que les promoteurs éoliens qualifient de « contraignantes ».

La loi Brottes d’avril 2013 en est un exemple.

23. La France améliorera son indépendance énergétique avec l’éolien : Faux !

L’éolien est une énergie fatale intermittente incapable de rendre indépendant énergétiquement notre pays. Cette énergie est une impasse qui vampirise l’économie de la France. L’architecture du réseau électrique national est trop faible pour supporter les bouffées massives d’électricité qui seraient induites par le développement des éoliennes.

La France, dotée d’un parc de production performant, est le premier exportateur d’électricité d’Europe de l’Ouest. La France exporte jusqu’à 15% de son électricité produite (67,5 TWh en 2014).

24. La proximité d’un parc éolien ne dévalue pas l’immobilier : Faux !

La Fédération Nationale de l’Immobilier (FNAIM) annonce qu’une maison proche d’une éolienne sera dévaluée. La hauteur et la distance sont des éléments déterminants. Jugement de la cour d’appel de Rennes du 20/09/2007: dévaluation entre 28% et 46% d’une habitation distante de 500 m d’une éolienne de 115 m de haut.

Arrêt de la cour d’appel d’Angers du 08/06/2010 : « …Il est vraisemblable qu’une pollution sonore existera, l’implantation des éoliennes étant proche du domicile (1km). La crainte des nuisances sonores et visuelles provoquées par ces éoliennes et l’incertitude de leur impact sur la santé ne peut que rendre difficile la vente de tels biens et entraîner une baisse de prix ».

25. L’éolien va créer des emplois dans la région : Faux !

Peu d’emploi seront créés, voire aucune création d’emploi permanent n’est à attendre dans les communes. Au contraire, les structures de tourisme rural : gîtes, chambres d’hôtes, verront leur activité décliner. Les restaurants, hôtels et commerces locaux qui verraient là une chance pour leur activité, seront les premières victimes économiques de la désertion touristique.

Ces machines sont essentiellement fabriquées à l’étranger (Espagne, Allemagne, Danemark). Leur transport et leur installation sont conduites par des équipes étrangères qui en assurent également la maintenance durant l’exploitation. Quelques entreprises de travaux publics pourront espérer des interventions ponctuelles (terrassement, armatures et coulage du béton) avec un peu de gardiennage, soit une centaine d’emplois pendant quelques semaines.

26. L’éolien permet des retombées financières : Faux !

Elle enrichit quelques propriétaires terriens locaux et quelques municipalités. C’est surtout une fiscalité scandaleuse et un impôt « innommé » selon la Cour des comptes et qui est prélevé sur tous les Français..

Des sommes « colossales » proviennent d’une taxe acquittée par les consommateurs sur les factures d’électricité : la CSPE (Contribution au service public de l’électricité). Elle finance le prix de rachat obligatoire de l’électricité éolienne (imposé par l’état)… à deux fois le prix du marché (92 €/MWh au lieu d’environ 45€/MWh).

Mais le pire est la part insolente reversée aux exploitants éoliens qui, de plus, profitent d’une défiscalisation avantageuse (un million d’euros déductibles par an en investissant dans l’éolien).

Ce saupoudrage d’argent public est parfois appelé une « fiscalité propre ».

27. L’enveloppe de 50.000€ financera le démantèlement d’une éolienne : Faux.

Aujourd’hui, le démantèlement d’une éolienne avoisine les 300.000€. Qui financera ces travaux dans une vingtaine d’années ?

Les propriétaires fonciers sont de plus en plus préoccupés de léguer un cadeau empoisonné à leurs enfants.

28. Un parc éolien n’est pas pire qu’une ligne à haute tension : Faux !

Les pylônes d’une ligne à haute tension ne dépassent pas 30 m contre parfois plus de 150 m pour un aérogénérateur. Une ligne à haute tension est immobile, ne fait pas de bruit, n’émet pas d’infrasons, ne flashe pas. Quant au programme de développement de l’éolien, loin de réduire le nombre de ces lignes, il va au contraire les multiplier pour absorber les bouffées d’électricité les jours de grand vent.

29. L’énergie éolienne remplacera l’énergie nucléaire : Faux

FAUX ! La production actuelle d’électricité en France est de 500 milliards de kWh et la demande va croitre d’ici 2050. Le pharaonique programme éolien qui prévoit de couvrir la France d’éoliennes avec une puissance installée de 20.000 MW n’atteindra même pas 10% de la demande. Pour remplacer la production en moyenne (et non en permanence) d’un seul réacteur de 1600 MW de type EPR (facteur de charge de 85%), il faudrait 3.000 éoliennes de 2 MW (facteur de charge de 23%).

Il est impossible de « remplacer » la totalité du parc nucléaire actuel (58 réacteurs pour 63 GW) sans de gigantesques moyens de stockage d’énergie. Et c’est théoriquement 100.000 éoliennes qu’il faudrait implanter pour tenir compte des jours où le vent est faible.

Or, compte tenu de l’intermittence des vents, l’éolien sera incapable de répondre à la demande.

Quant au coût, à puissance égale et en tenant compte des durées de vie respectives, et des « externalités » (réseaux, centrales thermiques d’appoint, stockage à construire,…), le coût de production de l’énergie éolienne revient au moins trois fois plus cher que l’énergie nucléaire pour le consommateur-contribuable, en y intégrant les subventions et avantages divers.

Pour compenser l’absence de vent, comme en l’Allemagne et en Espagne, il sera nécessaire d’augmenter la part des centrales à énergie fossile (gaz, fioul et charbon) ainsi que les émissions de gaz à effet de serre.

Pour une énergie qui se dit « verte », quel splendide résultat !

30. Les éoliennes en mer (Offshore), « c’est mieux » : Faux

C’est encore pire.

Malgré une production supérieure, tous les problèmes précédents demeurent et le coût de production sera multiplié par 2 ou 3 par rapport à une éolienne terrestre et par 3 ou 4 par rapport au prix de marché actuel !

Conclusion: De l’ignorance naît l’inconscience (Victor Hugo).

D’un point de vue environnemental, technique et financier, il est totalement inconscient de développer l’éolien en France.

Il est probable que par ignorance, entretenue par des lobbies aux motivations mercantiles voire dogmatiques, nos décideurs politiques se sont laissés tromper par la propagande et les mensonges qui ont favorisé le développement de cette filière ruineuse de l’éolien qui mène à une impasse .

En France, l’éolien est inutile et, pire, il est nuisible.

– Inutile car en France il n’économise rien (ni CO2, ni combustible fossile, ni vieillissement d’autres centrales).

– Nuisible car il gaspille des milliards d’euros par an qui seraient certainement mieux utilisés ailleurs.

Cette somme pourrait être investie pour l’amélioration de la qualité de vie des Français dans des domaines qui manquent d’argent comme la santé, la justice, la défense, la sécurité, la protection sociale… et aussi dans l’énergie nucléaire. Par exemple, dans le soutien au développement de réacteurs surgénérateurs de quatrième génération.

L’énergie c’est la vie. Une énergie abondante et bon marché est à la base du développement de toute civilisation moderne.

Quel est l’intérêt de développer l’éolien en France ?

Il est grand temps d’arrêter ce gaspillage scandaleux et honteux d’argent public en supprimant les subventions au développement de l’éolien car c’est contraire à l’intérêt supérieur de la Nation, et donc à l’intérêt général des Français.

 

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