Les vrais-faux témoins de Svetlana Alexievitch

La lauréate du Nobel 2015 revendique une écriture fondée sur des témoignages. Sa méthode pose pourtant quelques problèmes.

Svetlana Alexievitch, prix Nobel de littérature 2015. (©MAGNUS HALLGREN / DN / TT/SIPA)
Svetlana Alexievitch, prix Nobel de littérature 2015. (©MAGNUS HALLGREN / DN / TT/SIPA)

Dans un entretien donné en 2010 à la revue «XXI», Svetlana Alexievitch comparaît son travail à celui d’Anna Politkovskaia, journaliste russe assassinée quelques années plus tôt. (Les deux femmes étaient amies.) «Anna Politkovskaia faisait un travail extraordinaire, disait l’écrivain,mais c’était du journalisme, c’est tout à fait différent. Les questions métaphysiques ne l’intéressaient pas du tout. Je ne suis pas journaliste au sens strict. Je me sers du journalisme pour me procurer les matériaux, mais j’en fais de la littérature.»

C’est ainsi que le travail d’Alexievitch est souvent présenté: une pratique quasi-journalistique qui, par son ampleur et sa profondeur, devient autre chose, une sorte de littérature documentaire. Pour chacun de ses livres, l’écrivain biélorusse dit recueillir plusieurs centaines de témoignages, jusqu’à sept cents. Elle en sélectionne quelques dizaines, et elle les monte.

En lui donnant le prix Nobel, l’Académie suédoise a récompensé une œuvre étrange, assez radicale dans sa forme. Elle a entériné le basculement de la littérature contemporaine vers la non-fiction. Dans le temps, elle avait couronné Bergson, Russell ou Churchill. Mais, à l’exception de quelques poètes, elle semblait depuis longtemps n’avoir que des romanciers dans son champ de vision. Alexievitch est la première lauréate dont le travail touche d’aussi près, d’une façon aussi méthodique et revendiquée, au documentaire.

L’homme collectif

Svetlana Alexievitch est née en 1948. Elle a commencé à écrire des livres au début des années 1980, à un peu plus de 30 ans. A cette époque, elle est journaliste dans «un petit journal soviétique de province, en Biélorussie», comme elle le raconte à «XXI». «Ce qu’on me demande au journal n’a pas grand intérêt et je le fais sans me fouler», se souvient-elle.Sur les conseils d’un écrivain biélorusse, Ales Adamovitch, elle décide alors d’aller recueillir des témoignages de femmes ayant combattu dans l’armée rouge pendant la Seconde Guerre mondiale.

Pendant deux ans, le livre qu’elle en a tiré est bloqué par la censure, jusqu’à ce qu’il paraisse à  Moscou à la faveur de la Perestroïka naissante, en 1985, sous le titre «la Guerre n’a pas un visage de femme». L’ouvrage finit entre les mains de Mikhaïl Gorbatchev, qui en dit du bien dans un discours, à l’occasion du quarantième anniversaire de la capitulation allemande. Il se vend à deux millions d’exemplaires, porté par la bénédiction du Secrétaire général et le scandale public: la «vieille garde communiste» s’énerve dans la presse de ce livre «pacifiste» qui montre la guerre comme un tissu d’anecdotes monstrueuses, et non comme une épopée prolétarienne.

La manière d’Alexievitch est déjà là : «la Guerre» est principalement composé de témoignages, de monologues, de voix. Elle intervient de manière très ponctuelle en tant qu’auteur. Par la suite, elle s’effacera presque complètement. C’est le début d’un projet littéraire intitulé «les Voix de la grande utopie», qui consiste à faire parler les Soviets de ce siècle invraisemblable qu’on leur a infligé. Une polyphonie de la catastrophe permanente: la guerre, le stalinisme, la misère, l’idéal communiste, la répression soviétique, l’enfer afghan, le drame nucléaire, le passage brutal à l’ultra-libéralisme, la restauration poutiniste.

Traductrice de plusieurs de ses livres, Galia Ackerman juge que «son œuvre touche à quelque chose de très sensible»:

Ses livres sont un seul texte dont le héros collectif est l’homme soviétique. Nous pensions que cette espèce, qui met les intérêts de son pays et l’orgueil national avant ses propres intérêts, allait disparaître. Or, 25 ans plus tard, nous constatons qu’il n’en est rien, qu’elle est même plus vivante que jamais. ‘‘La Fin de l’homme rouge’’ est un faux titre [le titre original peut être traduit par: ‘‘le Temps secondaire’’]. Le livre ne parle pas de la fin, mais de la mystérieuse persévérance de l’homme rouge. Nous avons aujourd’hui un Etat russe dirigé par un homo sovieticus très dangereux, soutenu massivement par sa population. C’est ce mystère, qui nous concerne tous, qu’elle essaye de percer.»

On l’a beaucoup comparée à Chalamov et Soljenitsyne, par réflexe de rassembler les écrivains de l’ex-bloc soviétique sous le label de la dissidence. Mais le lien le plus étroit qu’elle entretient avec eux, c’est sans doute cet usage intensif du témoignage collectif, si important dans «l’Archipel du Goulag» (composé à partir de 227 témoignages), et du fragment.

« Je n’écris pas  une histoire sèche (…), j’écris l’histoire des sentiments, écrit-t-elle.

Qu’est-ce que l’homme pensait, comprenait et retenait pendant tel événement? En quoi croyait-il ou ne croyait-il pas? Quelles illusions, espoirs, peurs avait-il? C’est ce qu’on ne peut imaginer, inventer, en tout cas pas dans une telle multitude de détails véridiques. Nous oublions rapidement comment nous étions il y a dix, vingt ou cinquante ans. (…) Mais je compose le monde de mes livres de milliers de voix, de destins, de morceaux de notre quotidien et de notre expérience.»

Dans son dernier livre, « la Fin de l’homme rouge», apothéose de son œuvre, consacré à la désastreuse transition capitaliste des années 1990, l’empilement de ces «morceaux» produit une impression troublante: des voix presque anonymes jetées les unes sur les autres, se contredisant entre elles (on y trouvait des nostalgiques de l’URSS, des libéraux déçus, des mécontents imprécis), qui finissent par acquérir une unité étrange, comme si un grand corps malade hurlait tout et son contraire.

L’histoire chez elle est une mosaïque de détails et de souvenirs. «La Fin de l’homme rouge» est un livre magnifique, un recueil de vies minuscules dont chacune pourrait être un grand roman. Tel homme qui se rappelle être allé rendre sa carte du Parti après le putsch de 1991. Tel autre qui se souvient de la soudaine frénésie de commerce dans les rues de Moscou. Tel autre qui hait le capitalisme parce qu’il doit désormais s’inquiéter d’être bien ou mal habillé. Tel autre qui grommelle qu’on a «vendu un grand pays pour des jeans, des Marlboros et du chewing-gum». Tel autre qui regrette les belles chansons soviétiques («Je ne connais aucun autre pays/ Où l’homme respire aussi librement»).

Réécriture

Alexievitch n’est pas la seule à pratiquer une écriture du montage. En France, Jean Hatzfeld fait à peu près la même chose. Or le maniement du témoignage, la manière dont on le recueille et dont on l’utilise, est un art périlleux. En 2009, dans la revue «Tumultes», Galia Ackerman et Frédérick Lemarchand, professeur de littérature à Caen, publiaient un article intitulé «Du bon et du mauvais usage du témoignage dans l’œuvre de Svetlana Alexievitch», et s’interrogeaient sur sa pratique de la «réécriture».

Galia Ackerman avait remarqué quelque chose de troublant en traduisant «la Guerre n’a pas un visage de femme», au début des années 2000:

Svetlana avait retravaillé le texte par rapport à l’édition originale. Comme j’avais ses notes manuscrites, j’ai vu qu’elle avait profondément modifié les paroles de ses interlocuteurs, pour les rendre plus fortes stylistiquement.»

Elle s’est lancée dans une enquête plus minutieuse. Dans leur article, Ackerman et Lemarchand relèvent que, d’un livre à l’autre, ou à la faveur de rééditions, Alexievitch réutilise ses témoignages, «en les arrangeant différemment et en les mettant dans un contexte différent». En examinant plusieurs cas précis, ils montrent qu’il lui arrive de mentir sur la date des entretiens, de les réécrire lourdement, d’en mélanger plusieurs, de prêter ses pensées à certains personnages, de les caractériser différemment d’un ouvrage à l’autre.

Les cas relevés sont nombreux. Parfois, la réécriture est anodine. Sur d’autres passages, elle est plus problématique. Dans un livre récent, elle présente par exemple un témoignage d’une certaine Tamara Stepanovna Oumniaguina comme ayant été recueilli sur son lit de mort au début des années 2000, alors qu’on le trouve, sensiblement différent, dans son livre de 1985. Or, en ex-URSS, ce genre de bond temporel peut avoir de l’importance, surtout quand il saute par-dessus la chute du soviétisme.

En 1993, après la parution des «Cercueils de zinc», sur la guerre d’Afghanistan, Alexievitch est passée en procès. On l’accusait de salir la mémoire des soldats. Elle décrit ça comme «un procès monté de toutes pièces par les généraux»:

Ils ont poussé des mères et des soldats qui m’avaient confié leur témoignage à se rétracter et à porter plainte. On a fait venir de toute la Biélorussie des mères qui brandissaient les portraits de leurs fils (…). ‘‘Nos enfants sont des héros et elle les traite d’assassins !’’»

La colère de ceux qu’elle avait interviewés est restée pour elle un souvenir«pénible». Le procès a été très médiatisé. Des centaines de personnes sont venues manifester devant le tribunal. Alexievitch était déjà célèbre hors de Biélorussie, et la pression internationale a contribué à la tirer d’affaire. (Elle a simplement été condamnée à des excuses publiques.) Mais au-delà de l’intimidation politique, les plaignants lui reprochaient d’avoir détourné leurs propos, de les avoir trahis.

Quelques années plus tard, Ackerman lui a demandé d’accéder aux bandes des entretiens qu’elle a menés pour écrire «la Supplication», consacré à la catastrophe de Tchernobyl, pour les besoins d’une exposition dont elle était commissaire. Dans la présentation du livre, Alexievitch écrivait:

Trois années durant, j’ai voyagé et questionné des hommes et des femmes de générations, de destins, de tempéraments différents. Tchernobyl est leur monde. (…) Faire que ce que plusieurs racontent devienne l’Histoire: en voyageant, en cédant la parole à ces gens, j’ai souvent eu l’impression de noter le futur, notre futur.»

«Quand je lui ai demandé les enregistrements, elle a eu l’air un peu effrayée», se souvient la traductrice. Alexievitch lui a répondu qu’elle ne les avait pas en sa possession, puis qu’ils étaient d’une très mauvaise qualité. Lors d’un voyage entre Minsk et Kiev, Ackerman a rendu visite, «par curiosité», à une femme qui témoignait «la Supplication». La femme lui a dit: «Je ne me reconnais pas dans le livre. Il manque la moitié de ce que j’ai dit, et l’autre moitié, je ne l’ai pas dite.»

Ackerman a fait part de son trouble à Alexievitch, qui s’est énervée.

On n’est pas brouillées, mais nos relations se sont clairement rafraîchies. Les questions de la mémoire et du témoignage sont des questions extrêmement complexes. Je ne sais pas jusqu’où l’auteur peut aller dans la réécriture. C’est une question ouverte.

En même temps, elle a été sensible à cette critique. Elle a indiqué ‘‘roman’’ dans la réédition. Et elle a changé sa manière d’écrire. Dans ‘‘la Fin de l’homme rouge’’, il y a beaucoup plus de personnages non nommés, des amis de, des conversations à table entre voix désincarnées. Ça ne dessert pas le récit, et il est beaucoup plus facile pour elle de réécrire.

Je dirais qu’elle a mis du temps à trouver cette parade de l’anonymat. Après tout, elle a une légitimité à parler sur ces sujets-là. Elle est elle-même une homo sovieticus. Elle le reconnaît volontiers.»

A-t-on affaire à des personnages de fiction ou à des témoins ? Svetlana Alexievitch n’est effectivement pas journaliste, et ces entorses à la déontologie de l’archive sont commises au nom de la littérature. Mais le vrai lui sert tout de même de produit d’appel. Comme l’écrivent les deux universitaires :

Si elle avait présenté [ses livres] comme de la fiction (…), quelle aurait été la réception de cette œuvre? Aurions-nous eu le même engouement que provoque chez le lecteur le sentiment de vérité? Serions-nous bouleversés par ces histoires dont beaucoup nous seraient parues, du coup, incroyables ?»

Contre-histoire

Surtout, Ackerman et Lemarchand pointent un problème plus sérieux. Quand on se limite au témoignage, comment parler de ce dont les témoins ne parlent pas? Comment les contredire quand ils se trompent, et comment éviter de ratifier les biais de leur perception ?

Dans « la Guerre n’a pas un visage de femme», aucune de ses interlocutrices, au moment de dénoncer les horreurs commises en Biélorussie, n’évoque le sort des 400.000 Juifs exterminés «le plus souvent avec le concours d’une partie de la population locale». En interviewant sans intervenir «les patriotes les plus endurcies qui avaient intériorisé les consignes de la politique stalinienne — notoirement antisémite — de l’après-guerre», Alexievitch se retrouve, malgré elle sans doute, à perpétuer l’historiographie soviétique, qui évite soigneusement de mentionner l’existence de la Shoah.

Il en va de même pour les nombreux massacres commis en marge de la Seconde Guerre mondiale en Biélorussie, sachant que Moscou a profité du chaos pour liquider massivement les «traîtres». Un quart de la population biélorusse est morte pendant ces années-là. (A tel point que certains historiens considèrent que la guerre a dissimulé une guerre civile – poupées russes du massacre.)

Finalement, le livre d’Alexievitch, bien qu’ayant été réédité et profondément remanié pour «accentuer le caractère dramatique des témoignages», ne cadre pas avec les faits historiques établis et n’apporte pas «le moindre commentaire qui aurait aidé le lecteur à comprendre les raisons de l’hécatombe subie par le peuple biélorusse en général – et par les habitants juifs de ce pays en particulier.»

La Biélorussie est par ailleurs un pays particulier. Terre communiste particulièrement fervente au temps de l’URSS, elle est aujourd’hui encore une «réserve naturelle du soviétisme», une sorte de Corée du Nord européenne. L’anthropologie soviétique d’Alexievitch s’en ressent. Ses premiers livres sont une «interminable galerie» de communistes convaincus, alors même que partout ailleurs en URSS, depuis les années 1960, «l’idéologie soviétique s’était graduellement effritée pour ne plus représenter qu’un rituel auquel plus personne ou presque n’attachait de grande importance.» (Alexandre Ginzburg disait en 1988: «L’Union Soviétique est un pays unique au monde: depuis vingt ou trente ans, pas un seul communiste n’y est né.») Là encore, la méthode d’Alexievitch est prise à son propre piège ; sa contre-histoire «à hauteur d’homme» menace de s’écrire contre l’histoire.

Vrai et usage de faux

Alexievitch est née en Ukraine, mais a grandi dans une minuscule bourgade biélorusse détruite par la guerre, peuplée de morts et de paysans. Chaque famille avait ses fantômes, chaque maison, ses cadavres, après des décennies marquées par les famines, le cannibalisme, les massacres et les deuils. (Un jour, elle passait devant une maison du village, et sa grand-mère lui a dit: «Chut, cette femme a mangé ses enfants!»)

Ses parents étaient enseignants. Son père, communiste convaincu, avait failli entrer au Comité régional du Parti, mais la famille a dû s’exiler dans la campagne biélorusse pour éviter l’épuration d’après-guerre, parce que la tante avait eu une relation avec un officier allemand, ce qui lui avait valu la Sibérie.

Heureusement, [mon père] avait un ancien camarade de l’aviation au comité central. Cet ami a réussi en 24 heures à le faire nommer instituteur dans une bourgade très éloignée. En 1937-1938, ce qui avaient su disparaître tout de suite au fond d’une province avaient sauvé leur peau de la même manière.»

Sa famille était lettrée, athée, soviétique, «très rigide, avec la mentalité typique de l’intelligentsia russe qui considère tout de haut». Son père«avait systématiquement réponse à tout». Mais Alexievitch a aussi baigné dans le mysticisme oral de la paysannerie locale. Celui de sa grand-mère, illettrée, qui lui a «donné l’intuition de ce que le monde peut contenir de mystère».

« A la mort de ma sœur, raconte-t-elle, dans une famille si nourrie de livres, personne ne savait quoi faire, quoi dire» :

Celle qui nous a sauvés, c’est la vieille Elisabetha, notre voisine, je lui en suis encore reconnaissante, elle nous a montré quel repas il fallait préparer, comment creuser la tombe. Sans elle, ma sœur aurait été enterrée à la soviétique, sans la moindre métaphysique.»

Etudiante en journalisme, elle a remporté un prix de littérature. Le prix était un voyage à l’étranger. On le lui a retiré parce qu’elle avait demandé publiquement pourquoi il était interdit de lire Nietzsche, et émis des réserves sur le matérialisme de Lénine. Ce coup d’éclat lui a valu d’être«affectée», après son diplôme, dans une petite ville loin de Minsk.

Elle raconte que, jeune femme aspirant à écrire, elle a «traversé une crise»:

J’ai vidé toute ma bibliothèque pour ne garder que Dostoïevski, Tolstoï et Tchekhov. Tous les autres livres, je les ai donnés à la fac de journalisme. Je voulais me passer de ces béquilles et entrer dans la vie directement, au ras des pâquerettes.

C’est plus tard que j’ai compris qu’on ne saisit pas le réel comme ça. Tu trouves un sens, un deuxième, un troisième, c’est sans fin. Mais ça a été un long travail. Il a fallu se libérer de cette idéologie, de toute la littérature soviétique et de son regard étroit sur l’homme.»

Cette opposition entre l’oralité et l’écriture, entre la richesse spirituelle de l’âme humaine et l’aridité mensongère de l’histoire officielle est centrale dans ses livres et dans sa manière de les écrire. Svetlana Alexievitch cherche à faire parler le peuple, à faire entendre ce que sa voix a de dissonant et d’irrationnel. Chez elle, les athées sont croyants et les soviétiques sont épris de liberté. Ses personnages disent toute l’horreur de la guerre, jusque dans les détails les plus gores, mais ils sont fiers de l’avoir faite. Ils regrettent un régime qui les a persécutés. Ils chantent la gloire d’un pays dont ils se plaignent sans cesse. Ils sont amoureux de la catastrophe.

Aujourd’hui, ses critiques contre le régime de Poutine et sa colère contre sa politique en Ukraine lui valent d’être considérée comme une opposante. Mais sa littérature, en laissant parler les gens quoi qu’ils aient à dire, porte quelque chose de beaucoup plus complexe, une fascination tendre pour ce peuple impétueux qui, justement, célèbre des Poutine ou des Loukatchenko. Voilà la belle idée de ses livres, celle qui ordonne les témoignages, qui dépasse la question du vrai et du faux, et qui vaut bien de retoucher quelques interviews.

David Caviglioli

Les 1ères pages de « la Fin de l’homme rouge »

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