Édouard Cortès, un voyage à travers Paris, le temps et les saisons…

Édouard Cortès (ou Édouard-Léon Cortès), né le 26 avril 1882 à Lagny-sur-Marne (Seine-et-Marne) où il est mort le 26 novembre 1969, est un peintre post-impressionniste français.
Après avoir étudié à l’École nationale supérieure des beaux-arts de 17 à 22 ans, il expose pour la première fois au salon de 1902 où il présente des rues de Paris la nuit : tableaux qui lui permettent de remporter un immense succès. Il devient membre de la Société des artistes français et il y expose ses tableaux tous les ans.En 1915, il reçoit une médaille d’argent au Salon des artistes français et une médaille d’or au Salon des indépendants. Il peint essentiellement des paysages parisiens où il a le plus souvent recherché les effets du moment de la journée ou de la nuit, les effets de la météorologie, des saisons : le matin, le soir, la pluie, la neige, etc.

Il est l’un des artistes les plus prolifiques de son temps. Il emploie un coloris brillant, même dans ses scènes nocturnes, auxquelles il n’oublie jamais d’ajouter des lumières teintées (rouges, jaunes ou bleues) aux fenêtres, enseignes de magasins ou becs de gaz. Ses vues de Paris sont parmi les plus belles et les plus parlantes du genre, Cortès ayant su capter pendant plus de soixante ans la ville au cours de toutes ses saisons.



Edouard Cortès est le fils d’Antoine Cortès, peintre de Cour espagnol réputé, et le petit-fils d’André Cortès, artisan. En 1895, après avoir obtenu son Certificat d’Etude, Edouard entre dans l’atelier de son père à l’âge de treize ans. Celui-ci encourage sa vocation de peintre. Parallèlement à la formation qu’il suit avec son père, Edouard Cortès travaille dans l’atelier des Froment, artistes et graveurs liés à sa famille par alliance. En 1899, il est admis au Salon, à l’âge de seize ans, avec Le Labour. Dès lors, il recueille les éloges de la presse internationale et commence à se faire une réputation. Il participera régulièrement à cet événement tout au long de sa vie. Il expose également à l’Union artistique et littéraire du canton de Lagny. Les années passent et les critiques ne cessent de confirmer le talent de l’artiste à chaque nouvelle exposition. En 1905, Cortès présente au Salon de la Société des Artistes Français une toile titrée La Place de Rennes à Paris le soir qui est très remarquée et retient l’attention des critiques, notamment de la presse anglaise. L’année suivante, son Boulevard de la Madeleine, soir d’Automne est acclamé par le public et est publié en carte postale.

En 1907, âgé de vingt-cinq ans, il organise une vente aux enchères de ses Vues de Paris à l’Hôtel Drouot, qui remporte un vif succès. En 1908, il est nommé membre de l’association Amicale des Paysagistes Français. Spécialiste des vues parisiennes, Cortès rapporte également de chacun de ses voyages de nombreuses études. Ainsi, parallèlement à son activité de peintre parisien, il part régulièrement en Bretagne peindre des paysages de la Côte. En 1910 par exemple, il peint plusieurs esquisses représentant les Côtes du Nord et le Finistère. Très apprécié par la critique et travailleur infatigable, Cortès expose à de très nombreux Salons pendant cette période (Salon d’Automne de la Société des Artistes Girondins à Bordeaux ; Salon des Indépendants ; Salon d’Hiver ; Salon de la Société Nationale de l’Horticulture ; Union artistique des Ardennes ; Société des Amis des Arts de l’Avalonnais ; Société artistique de Charenton ; Société des Amis des Arts de Bordeaux ; Société des Amis des Arts de la Côte d’Or ; Société des Amis des Arts de la Manche ; Société artistique de Roubaix-Tourcoing ; Société des Amis des Arts de la Ville d’Hyères ; Salon de l’Ecole Française ; Salon de la Société Havraise des Amis des Arts ; Salon de la Société des Beaux-Arts d’Eure-et-Loir ; Société des Amis des Arts de Douai ; Société Artistique de l’Aube ; etc…).

En 1915, Edouard Cortès est engagé volontaire pendant la guerre et est affecté dans l’Infanterie. Dans les tranchées, il exécute plusieurs dessins des positions ennemies. Il réalise un grand nombre d’études sur la vie militaire et sur les paysages de guerre qu’il traverse. De retour à Paris en 1919, il envoie à nouveau ses travaux aux divers Salons. En 1920, le marchand de tableaux autrichien Hugo Arnot, qui avait exposé les peintures de Monet en 1911 et 1912, commence à acheter celles d’Edouard Cortès. En 1921, les Vues de Paris de ce dernier et ses Intérieurs Bretons sont achetés par de célèbres collectionneurs. L’année d’après, il participe aux trois expositions qui ont lieu au Grand Palais des Champs-Elysées, où la critique fait une fois de plus l’éloge de ses travaux. En 1927, Cortès préside la première exposition de l’Union des Beaux-Arts de Lagny, qui remporte un grand succès auprès du public. Entre deux Salons, il voyage avec sa femme et sa fille en Normandie, à Annecy en Haute-Savoie, et sur les côtes de la Manche. En 1931, le Conseil Supérieur de la Ligue d’Enseignement et d’Education Sociale lui décerne la Croix d’Honneur de Chevalier de l’Education Sociale. A cette époque, il reçoit de très nombreuses récompenses et sa notoriété est immense. Au cours de la seconde guerre mondiale, il s’installe en Normandie avec sa famille, à Cormelles-Le-Royal. Dans les années 50, il retourne à Lagny, d’où il ne partira plus. Jusqu’à la fin de sa vie, Edouard Cortès ne cessera jamais d’exposer à de nombreux Salons, proposant surtout des vues de Paris, dont il s’est fait le spécialiste et qui étaient extrêmement demandées. Il les déclina sous tous les angles, décrivant ses places et ses boulevards, à chaque instant du jour ou de la nuit, mais il présenta aussi régulièrement des paysages rapportés de ses voyages, notamment sur la côte atlantique. Edouard Cortès est surtout connu pour ses scènes de rues et de monuments de Paris, style dans lequel s’illustrent aussi Galien-Laloue et Luigi Loir à l’époque.

Il est l’un des artistes les plus prolifiques de son temps. Il emploie un coloris brillant, même dans ses scènes nocturnes, auxquelles il n’oublie jamais d’ajouter des lumières teintées (rouges, jaunes ou bleues) aux fenêtres, enseignes de magasins ou becs de gaz. Ses vues de Paris sont parmi les plus belles et les plus parlantes du genre, Cortès ayant su capter pendant plus de soixante ans la ville au cours de toutes ses saisons.

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