Une nouvelle étude évalue à 3,5 millions le nombre d’emplois menacés si l’UE accorde à la Chine le statut d’économie de marché

Jusqu’à 366 600 emplois sont potentiellement mis en danger en France
Bruxelles, 18 septembre 2015 – Une étude de référence publiée aujourd’hui démontre que l’octroi à la Chine du statut d’économie de marché pourrait mettre en péril jusqu’à 3,5 millions d’emplois dans l’Union européenne. L’Economic Policy Institute (EPI) révèle avoir mis en évidence des pertes nettes pour l’économie européenne allant jusqu’à 2 % du PIB.

https://citoyenfn.files.wordpress.com/2015/10/62068-french_final_pressreleaseaegiseurope_nk5b15d.pdf

La République populaire de Chine presse l’Union européenne de lui accorder le statut d’économie de marché. Si cette classification technique était octroyée à la Chine, comme celle-ci le demande, l’UE perdrait systématiquement la capacité de mettre en place des mesures anti-dumping appropriées visant les importations vendues à des prix déloyaux résultant de dumping illicite. Ceci affecterait considérablement la compétitivité des secteurs manufacturiers européens, et et affaiblirait les économies européennes encore fragiles.

Le professeur Robert E. Scott, auteur de l’étude et directeur de la recherche sur la politique commerciale et industrielle à l’EPI, a commenté ses conclusions en affirmant qu’en abandonnant la possibilité de remédier aux distorsions de concurrence résultant de dumping financé par un Etat, les producteurs européens s’exposeraient à un afflux de produits bon marché en provenance de Chine, ce qui provoquerait une destruction de l’emploi et de l’investissement des entreprises manufacturières.

Cette étude de l’EPI a permis de calculer que l’octroi du statut d’économie de marché à la Chine menacerait directement jusqu’à un million d’emplois européens dans les industries touchées, avec des pertes associées allant jusqu’à un million d’emplois indirects supplémentaires dans les secteurs concernés. Les effets ultérieurs des pertes de revenus pourraient provoquer la suppression de pas moins de 3,5 millions d’emplois au cours des trois à cinq prochaines années, selon l’EPI. Les pays les plus touchés seraient l’Allemagne, l’Italie, le Royaume-Uni, la France et la Pologne. À elle seule, la France verrait entre 183 300 et 366 600 de ses emplois menacés.

Selon le professeur Scott : « Si la Chine poursuit sa stratégie de développement de surcapacités et de dumping, les pertes d’emplois pourraient même être supérieures, et ce, particulièrement dans les secteurs exposés aux importations. Cette situation frapperait particulièrement les secteurs tels que l’acier, la céramique, l’aluminium, le papier, le verre, les pièces automobiles, de même que les produits chimiques et les industries de technologie environnementale, lesquels souffrent d’ores et déjà du dumping chinois. Le statut d’économie de marché pourrait mettre tout particulièrement en danger 2,7 millions d’emploi supplémentaires dans ces secteurs hautement vulnérables. »

Cette étude a été présentée aujourd’hui par AEGIS Europe à Bruxelles. AEGIS Europe est une alliance regroupant 30 associations du secteur manufacturier. Elle promeut un commerce international à la fois libre et équitable. AEGIS Europe souligne le fait que tous s’accordent à dire que la Chine satisfait uniquement un des cinq critères de l’Union européenne nécessaires pour être considéré comme une économie de marché. Milan Nitzschke, porte-parole d’AEGIS, a réagi à ce rapport en déclarant que la Chine n’est pas une économie de marché et qu’elle ne saurait être reconnue comme telle par l’UE. « La Chine a fait pression pendant de longues années pour obtenir le statut d’économie de marché. Cependant, la pratique de ces cinq dernières années montre que ses dirigeants ont doublé les subventions accordées à l’industrie, ce qui n’a fait qu’accroître la surcapacité, la surproduction et le dumping. »

Selon M. Nitzschke, « Le statut d’économie de marché rendrait caduques environ 50 mesures anti￾dumping d’une importance vitale actuellement en vigueur au sein de l’UE. La Chine serait en mesure d’étendre sa stratégie de dumping dans l’ensemble des secteurs manufacturiers européens. D’autres partenaires commerciaux, tels que les États-Unis ou le Japon, n’ont pas l’intention d’accorder le statut d’économie de marché à la Chine : il n’y a aucune raison pour que l’UE n’en fasse pas de même. »

Poutine, Orban : pourquoi les autocrates séduisent à l’Ouest

Par Caroline Galactéros Mis à jour le 29/10/2015 à 15:54

http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2015/10/28/31002-20151028ARTFIG00328-poutine-orban-assad-le-chef-une-espece-en-voie-de-disparition.php

Bachar el-Assad et Vladimir Poutine à Moscou le 28 octobre 2015

FIGAROVOX/TRIBUNE – Pourquoi donc Vladimir Poutine est-il si populaire ? Pour Caroline Galactéros, le président russe incarne la figure de l’homme d’Etat autoritaire alors que les dirigeants occidentaux apparaissent de plus en plus impuissants.


Caroline Galactéros est docteur en sciences politiques, polémologue et colonel dans la réserve opérationnelle des armées. Spécialiste en intelligence stratégique, elle a écrit Manières du monde, manières de guerre paru en 2013 aux éditions Nuvis.


Comme les grands fauves, survivants incompris et pourchassés d’un temps révolu, ils se sentent, se reconnaissent, se respectent, même dans l’opposition farouche, et d’une certaine façon aussi se serrent les coudes. Ils méprisent souverainement la faiblesse de leurs interlocuteurs qui leur parlent morale pour masquer leur idéalisme impuissant ou leur cynisme au petit pied. Ils tiennent pour indispensable la centralité de la décision et l’autorité sur leur «peuple» qu’ils ne réduisent pas à une «population» mais entendent guider vers un horizon de puissance et d’influence peut-être contestable mais au moins défini et clair. Pour eux, le collectif est plus que la somme des intérêts particuliers ; il doit incarner quelque chose de plus grand que soi. Ils ont compris que la clef de la popularité durable réside dans le courage de l’impopularité immédiate.

Le Moyen-Orient ensanglanté est désormais le théâtre central de l’affrontement de deux modèles d’hommes politiques, et dans ce combat, les démocraties européennes ne tiennent plus le manche. Elles prétendent incarner le stade abouti du Progrès humain, du Vrai, du Juste et du Bon, mais sont en pleine crise sociale, morale et politique. Une crise aigüe de la représentativité et de la crédibilité de leur personnel politique lui-même. Elles prennent de plein fouet l’affirmation de pouvoirs plus directs, confiants et déterminés qui leur jettent le gant et remportent la mise. La Russie, la Chine, l’Iran, les figures autoritaires d’un Assad, d’un Erdogan ou d’un al Sissi incarnent chacune à leur manière ce renversement des modèles de pouvoir.

Alors, on moque leurs ambitions pour les décrédibiliser, on les insulte pour ne pas avoir à les écouter, on cherche à les confondre avec des figures ultimes de la régression, en l’espèce celles des chefs sanguinaires de groupes islamistes aussi diaboliques que charismatiques, qui revendiquent eux aussi le statut «d’Etat» et le mettent en œuvre sur un mode structuré et centralisé qui nous laisse pantois.

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AYMERIC CHAUPRADE : « J’ÉTAIS LE CHEF DE L’ÉQUIPE 1 »

Aymeric Chauprade : "J’étais le chef de l’équipe 1"
Aymeric Chauprade© DR Le 29 octobre 2015 
FRANÇOIS DE LABARRE

http://www.parismatch.com/Actu/Societe/Air-cocaine-Aymeric-Chauprade-FN-sur-les-dessous-de-l-operation-d-exfiltration-des-pilotes-855431

Le député européen Aymeric Chauprade (FN) révèle les dessous de l’opération d’exfiltration des pilotes du Falcon 50 qui transportait 680 kilos de cocaïne, arrêtés en mars 2013.

Avant notre rencontre, il tient à nous dire qu’il ne voulait pas donner cette interview. Les circonstances l’y ont poussées. Dans son bureau de député européen à Strasbourg, il évoque son «code d’honneur». Ne pas révéler les modes opératoires et ne pas reconnaître sa participation s’est révélé un exercice d’équilibriste sur les plateaux de télévision. Ce code, il l’a respecté jusqu’aux révélations de Christophe Naudin. Au micro de RTL, l’expert en sécurité aérienne laissait entendre hier qu’il aurait préféré travailler avec d’autres personnes. Des tensions au sein de l’équipe qui a exfiltré Pascal Fauret et Bruno Odos ? Chauprade s’explique et révèle les détails de l’opération.

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Périco Légasse : non à la barbaque américaine, vive la côte de bœuf française

Par Alexandre Devecchio Publié le 28/10/2015 à 11:04

FIGAROVOX/ENTRETIEN – Alors qu’une étude classe la viande rouge au nombre des produits probablement cancérogènes pour l’homme, Périco Légasse opère une distinction entre les modes de production américains et français.

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2015/10/28/31003-20151028ARTFIG00120-perico-legasse-non-a-la-barbaque-americaine-vive-la-cote-de-boeuf-francaise.php


Périco Légasse est rédacteur en chef de la rubrique vin et gastronomie à l’hebdomadaire Marianne.


LE FIGARO. – Les Français consomment en moyenne 370 g de viande rouge par semaine, soit 53 g par jour, et 270 g de charcuterie, soit 38 g par jour, estime l’Agence nationale de sécurité sanitaire. Doivent-ils réduire leur consommation?

Périco LÉGASSE. – Non, en aucun cas, mais mieux la cibler, certainement. De temps en temps, des organismes autorisés s’autorisent à nous faire peur. L’OMS, aux statistiques aussi contestables que relatives, nous dit que le bifteck tue. Si l’on creuse un peu, la salade et le fromage aussi, ça c’est vu. Et pourquoi pas l’eau? En cherchant bien on finira un jour par trouver quelque chose. Tout dépend de ce que l’on mange, de comment on le mange, de combien on en mange et, surtout, de la provenance et du mode de production. Il faudrait peut-être cesser de proclamer des contre-vérités et des approximations comme s’il s’agissait d’évidences scientifiquement établies sans prendre le recul nécessaire à la juste interprétation de ce genre de données. Depuis quelques temps, les titres de notre journal de référence préféré usent parfois de formules saignantes. Pour ce qui est de l’information publiée par Le Monde, le contenu du dossier sur la viande rouge mérite d’être rectifié à l’aune de nos réalités. Publié cette semaine, le rapport du CIRC (Centre international de recherche sur le cancer, agence de l’Organisation mondiale de la santé spécialisée sur cette maladie) établi à partir de dix études (sur 800), indique que la consommation quotidienne de 50g de viande (bœuf, agneau, volaille, porc), transformée ou cuisinée, accroît le risque de cancer colorectal de 18%. Or ces études se réfèrent à des données provenant à 90% des Etats Unis et d’Europe du nord, où la consommation de viande, sur le fond et sur la forme, n’est en rien comparable à la nôtre.

Quelle différence y a-t-il entre la consommation de viande à l’américaine et à la française?

La ration moyenne du steak américain, qui a servi d’étalon de mesure à cette enquête, est de 400 à 500g, en France elle est de 100g. Leur viande rouge est riche en calories (500ca pour 100g contre 200ca de moyenne en France), avec un taux de lipides de 24% là-bas contre 4% chez nous. Nous ne mangeons pas la même chose car les Américains cuisent leur viande à la flamme vive (grill, barbecue, méchoui), générant la formation d’hydrocarbures polycycliques aromatiques issus de la carbonisation des graisses et des protéines. Les Français, eux, dégustent leur viande à point, saignante ou bleue, voire crue. Quelques grillades l’été, mais sans plus. La cuisson se fait au beurre ou à l’huile, soit à la poêle, à la plancha, en mijotage, soit au four. Les effets nutritionnels et sanitaires sont donc sans commune mesure entre les deux pratiques. Au delà de ces chiffres, tout dépend de la quantité de viande ingurgitée. Pour revenir sur votre question initiale, il faut admettre qu’une partie de la population consomme trop de viande, et, surtout, dans les milieux à faibles revenus, trop de mauvaise viande achetée en grandes surfaces. Une réalité qui n’est pas inéluctable dès lors que l’on a encore le choix. Et ce choix, même s’il s’amenuise d’année en année, le consommateur français l’a encore.

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Les gens des arbres, les gens de pirogues et Philippe de Villiers: commentaires de deux lectures récentes

http://institutdeslibertes.org/les-gens-des-arbres-les-gens-de-pirogues-et-philippe-de-villiers-commentaires-de-deux-lectures-recentes/

Je viens de finir le dernier livre de  Jean-Claude Guillebaud « Je n’ai plus peur »  et je ne saurais trop en recommander la lecture à mes amis de l’IDL. Guillebaud est ce qu’il est convenu d’appeler un Chrétien de gauche (Journaliste  à Témoignage Chrétien, au Monde diplomatique, correspondant de guerre au Monde), ce qui d’habitude n’est pas ma tasse de thé. Mais curieusement, il m’a toujours beaucoup intrigué  et j’ai du lire tous ses livres. La  cause de cet intérêt qui ne se démentît  jamais est simple : c’est un homme qui est intellectuellement honnête et qui cherche à comprendre.  Et il ne change pas sa grille de lecture en fonction de ce qu’il découvre sur le terrain. Il ne ment pas pour défendre son camp. C’est donc un honnête homme au sens du XVIIIème siècle Français, et entendre son point de vue, c’est s’enrichir intellectuellement.

Son dernier livre raconte son histoire personnelle et il s’agit donc d’une espèce d’autobiographie  et comme il a mon âge, les événements qu’il a traversés sont aussi ceux qui ont marqué ma vie, ce qui me touche car il parle avec beaucoup de délicatesse des souffrances que les uns et les autres ont enduré. Il écrit des choses bouleversantes sur les guerres dont il a été un témoin privilégié.

Fils d’un général Gaulliste, sa mère était une « pied noir » Algérienne, opposée à l’indépendance et donc sa famille fut traversée de part en part par les drames qui ont marqué la  rupture des deux communautés et ses parents se séparèrent.

J’y reviendrai.

Dans ce livre, il explique que les Polynésiens ont une conception très intéressante de la coupure qui existe dans toutes les sociétés entre les sédentaires et les aventuriers.  Dans chaque génération, il y a des gens des arbres et des gens des pirogues. Les gens des arbres veulent vivre là où ils sont nés, les gens des pirogues quand à eux veulent voir si l’herbe n’est pas plus verte dans l’ile au delà de l’horizon. Mais tous, ils savent que sans arbres, il n’y aurait pas de pirogues, et que sans les gens des pirogues, il n’y aurait pas sans doute assez d’arbres pour tout le monde…Et donc les deux espèces se comprennent et s’aiment bien puisque les deux savent que chacun est né homme des arbres ou homme des pirogues.

Ce qui m’amène à la deuxième de mes lectures, celle du dernier livre de Philippe de Villiers. Monsieur de Villiers est un homme des arbres. Il décrit merveilleusement l’éthique qui sous tendait toute la famille des Villiers, tous soldats (et non pas militaires), tous n’ayant qu’un but: «servir» la France, ce qui en ces temps là était la marque de l’élite, de gauche comme de droite. Il décrit avec un talent de plume qui ne se dément jamais sa stupéfaction quand, jeune élève de l’ENA, il rencontre tous ceux qui allaient déterminer l’histoire de la France. Et là, sa surprise fut totale.

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PREMIÈRE MONDIALE. Des momies de jeunes lions des cavernes découvertes en Russie

Publié le 27-10-2015 à 19h35

Pour la première fois, des lions des cavernes en chair et en os ont été mis au jour. Une découverte exceptionnelle, qui donne à voir l’apparence réelle de ces animaux préhistoriques jusque-là seulement reconstituée.

Le corps de ce jeune lion des cavernes a été parfaitement conservé dans le pergélisol russe. ©Academy of Sciences of Yakutia / Siberian TimesLe corps de ce jeune lion des cavernes a été parfaitement conservé dans le pergélisol russe. ©Academy of Sciences of Yakutia / Siberian Times

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PALÉO-LIONCEAUX. C’est un rêve qui devient réalité : on sait désormais à quoi ressemblait réellement l’un des plus grands prédateurs de la Préhistoire, le lion des cavernes. Des scientifiques viennent en effet d’annoncer avoir mis au jour deux corps momifiés de lionceaux ayant vécu il y a environ 11.000 ans sur le territoire de l’actuelle République de Sakha, également appelée Yakoutie (état fédéral de Russie). Une première mondiale, car, jusqu’à présent, les scientifiques ne disposaient que des os de ce prédateur des steppes de l’ère glaciaire. « C’est une découverte exceptionnelle », acquiesce Philippe Fosse,paléontologue à l’UMR 5608 TRACES (CNRS), à l’université de Toulouse. « Pour la première fois, on a un lion complet, avec sa fourrure« . Or, jusqu’ici, la robe de ces « paléo-félins » n’était que déduite des peintures pariétales réalisées par les hommes préhistoriques. Ainsi, c’est un peu des lionnes de la grotte Chauvet que l’on voit tout à coup, en vrai.

La probabilité de découvrir un lion des cavernes congelé est quasi nulle » – Philippe Fosse, paléontologue.

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EGYPTE. La mission « Scan Pyramids » va-t-elle résoudre le mystère des pyramides ?

Publié le 25-10-2015 à 09h58

L’Egypte lance la plus ambitieuse mission d’exploration des pyramides jamais entreprise. A la manoeuvre : la faculté des ingénieurs du Caire et l’institut français HIP.

Les pyramides du plateau de Gizeh. © MARNEF/ISOPIX/SIPALes pyramides du plateau de Gizeh. © MARNEF/ISOPIX/SIPA

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PYRAMIDES. L’annonce, par un simple communiqué de presse, était discrète. L’Egypte a pourtant bien ouvert la plus ambitieuse mission d’exploration des pyramides jamais entreprise.Cette mission, baptisée Scan Pyramids, a été officiellement lancée dimanche 25 octobre, à 11 heures, lors d’une conférence de presse donnée par le professeur Mamdouh Eldamaty, ministre des Antiquités égyptiennes, à l’hôtel Mena House, de Gizeh. Le lieu lui-même est symbolique : un hôtel mythique, où ont séjourné Winston Churchill, Charlie Chaplin ou Agatha Christie, qui offre une vue unique sur la dernière merveille du monde antique encore existante : la grande pyramide de Kheops.

Le projet, de dimension internationale, réunira des chercheurs japonais, canadiens et français. Et mettra en oeuvre des techniques dites « non invasives et non destructives ». Toutes informations importantes à décrypter. Car au-delà de leur intérêt archéologique, les géantes antiques sont un symbole pour le pays. Pas question d’aller y voir de trop près. Surtout pour des missions étrangères. Et interdiction formelle d’y faire le moindre accroc. « Percer un trou dans les pyramides, c’est percer le cœur de l’Egypte », disait en son temps l’archéologue Zahi Hawass, qui fut jusqu’à la chute d’Hosni Moubarak en 2011, le tout puissant patron des Antiquités Egyptiennes, et dont les fouilles furent les dernières menées dans Kheops.

L’annonce du ministère est donc un signe fort : il semble qu’il y ait désormais une volonté de s’ouvrir à de nouvelles coopérations internationales et de relancer des missions archéologiques prestigieuses. A la manœuvre, les deux initiateurs de la mission sont la Faculté des ingénieurs du Caire, et l’institut français HIP (Héritage, Innovation, Préservation).

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