Eric Zemmour: La démocratie sans le peuple

14/9/2015 Le Figaro Premium
http://premium.lefigaro.fr/vox/politique/2015/09/10/31001-20150910ARTFIG00104-la-democratie-sans-le-peuple.php

LA CHRONIQUE D’ÉRIC ZEMMOUR
Pierre Rosanvallon nous livre les clés d’un bon gouvernement à l’ère de la personnalisation du pouvoir. Et si les clés n’ouvraient pas les bonnes portes ?

C’était dans L’Éducation sentimentale. Un des personnages s’écriait avec ingénuité: «Avec le suffrage universel, on sera heureux.» Mais la fin du roman n’était que désillusion, désenchantement, désabusement. La démocratie, c’est ça, nous murmurait, ironique, Flaubert.

Le bon gouvernement.
Pierre Rosanvallon, Seuil,
392 pages, 22,50 €.


Cent cinquante ans plus tard, on en est toujours là. Pourtant, on a tout essayé. On est passé du règne impersonnel de la Loi à la personnification d’un chef. Du régime parlementaire à la présidentialisation de l’exécutif. Pour une fois, la France ne fut pas en retard mais en avance. De Bonaparte à de Gaulle, elle a connu les plus grands «professeurs d’énergie». Tous les régimes démocratiques du monde sont désormais incarnés par un homme, premier ministre ou président.

Pierre Rosanvallon nous conte cette histoire avec autorité et science. Le lecteur a le privilège d’une leçon au Collège de France pour lui tout seul. La pensée est profonde, mais la prose est chargée. On bute sur les «fameusement» et on a du mal à «penser le monde dans sa positivité». Mais il paraît que le style abscons fait le grand universitaire. Et Rosanvallon est bien un des plus grands. Il nous explique que nous sommes passés de la «démocratie majoritaire d’autorisation» (le suffrage universel) à la «démocratie d’exécution» ; mais nous ne sommes pas gouvernés démocratiquement. D’où notre désenchantement.

Les Français ne craignent pas la tyrannie du pouvoir personnel, mais l’impuissance d’un pouvoir qui ne les protège plus

Heureusement, notre professeur est là pour dérouler les indispensables attributs d’un gouvernement exercé démocratiquement: transparence, responsabilité, réactivité, écoute des citoyens. Tout cela est bel et bon. Guère original mais comment être contre? Mais pourquoi être pour? Pourquoi s’enthousiasmer pour la démocratie participative de Ségolène Royal ou le parler vrai de Michel Rocard?
D’ailleurs, ces deux-là ont été battus. Et combien d’autres? Et si Rosanvallon mettait toute sa science pour régler des questions qui ne nous intéressent pas? Les Français ne craignent pas la tyrannie du pouvoir personnel, mais l’impuissance d’un pouvoir qui ne les protège plus. Le désenchantement démocratique des Français ne vient pas du manque de transparence, mais du manque de souveraineté. S’il n’y a plus de souveraineté, la «procédure d’autorisation démocratique» est vidée de sa substance. La démocratie est vidée de son sens. Et la «démocratie d’exercice» chère à Rosanvallon devient un cautère sur une jambe de bois. Une parodie de démocratie. La démocratie, avec Rosanvallon, c’est comme l’amour chez Lacan: «Donner ce qu’on n’a pas à quelqu’un qui n’en veut pas.»

C’est alors toute l’histoire contée par notre cher professeur qu’il faut reprendre à l’envers. Les peuples ont imposé l’incarnation du pouvoir à des élites bourgeoises et libérales (XIXe siècle) qui dissimulaient derrière le règne de la Loi leur domination oligarchique. Mais au nom de ce que Rosanvallon appelle «l’encadrement des potentialités illibérales du présidentialisme», les élites ont pris une revanche éclatante. On a d’abord fait donner les juges, alors même que les révolutionnaires avaient dit avec Robespierre: «Ce mot de jurisprudence doit être effacé de notre langue.» Mais du contrôle de constitutionnalité à la Cour européenne des droits de l’homme, l’activisme judiciaire «constitue dorénavant un des garde-fous les plus sûrs pour conjurer un glissement vers l’autoritarisme des pouvoirs gouvernants». En clair, pour les rendre impotents.

Puis, ce fut le «gouvernement des nombres», en «pilotage automatique», c’est-à-dire les critères chiffrés qui encadrent, depuis le traité de Maastricht, la gestion de nos pays. La BCE, la Commission de Bruxelles, la Cour de justice européenne
régentent, imposent, punissent. Draghi ou Juncker ou encore les juges européens retrouvent naturellement les méthodes de notre Louis XIV: ostentation et silence.

Se montrent, mais parlent peu. Ce n’est pas que Rosanvallon l’ignore ; mais ça l’arrange. Il a lu ses classiques ; il sait que «tout régime politique est oligarchique» (Michels, Pareto, Aron), mais il feint de croire que ses solutions transparentes et participatives vont tout arranger.

Draghi ou Juncker ou encore les juges européens retrouvent naturellement les méthodes de notre Louis XIV : ostentation et silence. Se montrent, mais parlent peu.

On devine où vont ses préférences, ses admirations. Rosanvallon nous fait un éloge vibrant d’un Necker et d’un Guizot. Le banquier suisse de Louis XVI et le philosophe libéral de Louis-Philippe. À chaque fois, leurs brillants passages au pouvoir s’achevèrent par des révolutions: 1789 pour le père adoré de Mme de Staël, 1848 pour le père oublié de la notion de civilisation. Mais ils furent parmi les plus remarquables représentants de ces élites françaises qui depuis le XVIIIe siècle regrettaient tant que les Français ne fussent pas des Anglais, et les paysans catholiques, des marchands protestants. Rosanvallon est leur héritier spirituel.

L’objectif de ces théoriciens libéraux, au nom des grands principes, et de la peur de la tyrannie, était d’en finir avec ces hommes providentiels, ces «hommes-peuples», comme on disait de Napoléon. Pour cela, ils ont joué sur les deux membres de la formule. D’abord, le peuple fut noyé par le flot des minorités: «Ce peuple est le pluriel de minorité ; c’est cette diversité qu’il faut représenter», nous rappelle notre professeur ; et puis, si un homme incarne la démocratie – puisqu’on ne pouvait pas faire autrement -, on le transforma en pantin impuissant. Cette opération accomplie, on pourrait se lamenter sur le «déficit democratique» et trouver des remèdes aussi efficaces que l’homéopathie contre un cancer.

Mais si on conteste la vision de Rosanvallon, on va en enfer, celui des populistes, complotistes, conspirationnistes. Si on insiste, il nous colle au mur des extrêmes, qui, c’est bien connu, se touchent: «Joseph de Maistre était lu dans le milieu blanquiste… Et Blanqui détestait les allures parlementaires de Robespierre.»

Gustave Flaubert agaçait souvent son ami Maxime Du Camp, parce qu’il ne savait rien, mais voyait tout. Pierre Rosanvallon sait tout mais ne voit rien. Ne veut rien voir.


Pierre Rosanvallon, un évangéliste du marché omniprésent dans les médias

par Denis Souchon, Mardi 6 Octobre 2015

http://www.acrimed.org/Pierre-Rosanvallon-un-evangeliste-du-marche-omnipresent-dans-les-medias

Le 27 août 2015 paraît Le bon gouvernement, un ouvrage du professeur au Collège de France Pierre Rosanvallon. Pour comprendre le chaleureux accueil médiatique réservé à cet opus il faut prendre en compte la trajectoire indissociablement politique, médiatique et académique, de son auteur : « « Penseur » de la CFDT dans les années 1970 puis chroniqueur économique à Libération, secrétaire général de la fondation Saint-Simon [1],membre de la « commission Minc » en 1994, signataire de la pétition pro-Juppé en novembre 1995, Rosanvallon est parvenu à se faire élire au Collège de France [en 2001]. Peu après, il était promu « éditorialiste associé » au Monde, apportant sa caution savante au journal des élites contre la possibilité de publier à la « une » des articles d’influence. »

Des affinités et des proximités, notamment – mais pas seulement – via la fréquentation de la Fondation Saint-Simon, qui peuvent servir d’utile éclairage quant à la célébration unanime de son dernier opus, et quant à l’infinie variété des commentaires qui l’ont accompagnée. On peut ainsi se rendre compte, en étudiant l’accueil médiatique de l’ouvrage de Pierre Rosanvallon, de l’étroitesse de l’univers intellectuel dans lequel évoluent nombre de « grands » journalistes et « grands médias ».

Le clan des saint-simoniens ou saint-simonisés

- Le 20 août L’Obs publie un « entretien exclusif  » avec Pierre Rosanvallon [2].

Jean Daniel (co-fondateur en 1964 du Nouvel Observateur et toujours éditorialiste à L’Obs), Jacques Julliard (éditorialiste de 1978 à 2010 au Nouvel Observateur), Franz-Olivier Giesbert (directeur de la rédaction du Nouvel Observateur de 1985 à 1988), Laurent Joffrin (directeur de la rédaction duNouvel Observateur de 1988 à1996, de 1999 à 2006 et de 2011 à 2014) furent membres de la Fondation Saint-Simon.

Denis Olivennes (directeur général délégué et directeur de la publication duNouvel Observateur de 2008 à 2010) fit une entrée fracassante dans la confrérie des « briseurs de tabous  » en 1993 en écrivant une note pour la Fondation Saint-Simon : « La préférence française pour le chômage  » [3].

L’historien François Furet, co-président de la Fondation Saint-Simon, fut aussi journaliste au Nouvel Observateur.

- Le 23 août Libération publie un entretien avec Pierre Rosanvallon.

Laurent Joffrin (journaliste à Libération de 1981 à 1988, directeur de la rédaction de 1996 à 1999, directeur de la publication de 2006 à 2011, directeur de la rédaction depuis 2014), Serge July (patron de Libération de 1974 à 2006) et Alain Duhamel (chroniqueur à Libération depuis 1992) furent membres de la Fondation Saint-Simon.

À propos de « l’inféodation idéologique – volontaire – [des journaux] aux think tanks néo-conservateurs [comme la Fondation Saint-Simon] et la manière dont elle s’est mise en place » Didier Eribon [4] raconte : « Quand Libérationrecruta Pierre Rosanvallon comme chroniqueur puis comme responsable de sa rubrique « Idées » en 1982-1983, ce fut explicitement (j’insiste sur ce point) pour se débarrasser de l’influence des intellectuels critiques (Foucault et Bourdieu) et se donner les moyens d’être en phase avec le nouveau personnel politique qui occupait les ministères. » [5]

Nous ajouterons que Pierre Rosanvallon fut actionnaire de Libération en 1982 [6].

- Le 28 août, Le Monde consacre un article signé Gérard Courtois au dernier livre de Rosanvallon et un autre de Serge Audier consacré à son « oeuvre ».

Alain Minc (président de la Société des lecteurs du Monde entre 1985 et 2003, puis président du Conseil de surveillance du Monde SA de 1994 à 2007) fut le trésorier de la Fondation Saint-Simon. Jean-Marie Colombani (directeur du Monde de 1994 à 2007) en fut, quant à lui, un simple membre.

Connaissant la saine gestion du Monde par le trio Colombani-Minc-Plenelet sachant que Pierre Rosanvallon fut « éditorialiste associé » au Monde, comment ne pas sourire en lisant sous la plume de Serge Audier : « Faire vivre au quotidien une démocratie délibérante en évitant les captations oligarchiques  [7] – n’est-ce pas là, aujourd’hui encore, la vocation civique qui anime le travail de Rosanvallon ?  » ? Et comment ne pas éclater de rire en lisant sous celle de Gérard Courtois : « Rosanvallon rappelle qu’il y a urgence à s’attaquer au désenchantement démocratique. Il s’y emploie avec une salutaire lucidité et une inépuisable ténacité intellectuelle. » quand on sait que ledit Courtois fut l’un des animateurs d’une opération de « marketing idéologique  » pompeusement baptisée forum « La nouvelle critique sociale », forum organisé en 2006 par « La république des idées » [8] et l’Agence nouvelle des solidarités actives ?

- Le 30 août, Le Huffington Post, qui appartient au Groupe Le Monde, met en ligne un article dans lequel Nicolas Matyjasik écrit à propos du chef-d’oeuvre rosanvallonnien « Tout cela est bienvenu et s’inscrit dans une position, trop souvent oubliée par les sciences sociales depuis les figures d’intellectuels engagés comme Albert Camus ou Michel Foucault, où le savant éclaire le politique.  » Des comparaisons qui ne devraient pas trop fâcher la nouvelle égérie des penseurs médiatiques…

À noter aussi qu’Anne Sinclair (directrice éditoriale du Huffington Post) a été membre de la Fondation Saint-Simon.

- Le 18 septembre Pierre Rosanvallon est l’invité du Club de la pressed’Europe 1.

Il y est notamment amicalement interrogé par Michèle Cotta et Serge July qui furent membres de la Fondation Saint-Simon. Laquelle compta également parmi ses membres éminents Jean-Luc Lagardère, propriétaire d’Europe 1 de 1974 à 2003. De même, Jean-Pierre Elkabbach, ancien président d’Europe 1 et éternel interviewer matinal sur cette station, fut membre de la Fondation Saint-Simon.

Denis Olivennes, PDG d’Europe 1 depuis 2010, et qui fut, comme nous l’évoquions plus haut, un saint-simonien distingué, est par ailleurs le président du directoire de Lagardère Active auquel appartient Le JDD. JDDdans lequel Patrice Drapier montrait le 20 septembre dernier qu’il ne hait point Pierre Rosanvallon : « Un ouvrage très dense, passionnant de bout en bout (…) Pierre Rosanvallon est un intellectuel comme on n’en fait plus guère, un savant engagé. Professeur au Collège de France, il mène des recherches inlassablement sur l’histoire et la pratique de la démocratie. (…) Son analyse des architectures aux antipodes des Parlements britanniques (l’étroitesse y interdit tout discours écrit) et français (marqué par une pompe solennelle) est réjouissante. » . Une critique dérangeante …

- Le 18 septembre le site La Vie des idées, dirigé par Pierre Rosanvallon, met en ligne un compte-rendu sans concession signé Ivan Jablonka du dernier livre d’Edwy Plenel, le directeur de Mediapart : « Un livre de souvenirs aux allures de thriller (…) Cette leçon de journalisme indique les liens qui existent entre investigation, démocratie et sciences sociales. (…) » .

Edwy Plenel fut directeur de la rédaction du Monde de 1996 à 2004, et à ce titre il fut très accueillant pour les membres de la Fondation Saint-Simon [9]. Hasard (ou renvoi d’ascenseur ?), le 20 septembre Mediapart met en ligne l’émission Contre-courant qui a pour invité… Rosanvallon Pierre.

Le rosanvallonnisme, cet horizon indépassable de la pensée (médiatique)

Le fait que L’Obs, Le Monde, Libération, le groupe Lagardère et Mediapartfassent chorus pour louanger le livre de Pierre Rosanvallon suffit pour produire un effet d’entraînement dans quasiment tout l’espace médiatique comme en témoigne la liste ci-dessous des lieux où trouvent refuge Pierre Rosanvallon et son livre [10].

- Le 25 août dans Les Inrocks Jean-Marie Durand publie un compte-rendu tout en retenue : « Le grand livre politique de cette rentrée » .

- Le 31 août Pierre Rosanvallon est l’invité des « Matins » de France Culture.

- Le 2 septembre Pierre Rosanvallon est l’invité du « Téléphone sonne »de France Inter pour y être interrogé sur le « désenchantement démocratique » , dixit le producteur/animateur de cette émission, Nicolas Demorand, un grand spécialiste de la démocratie, lui qui en juin 2011 se maintenait à la tête de Libération alors qu’il venait de faire l’objet d’unemotion de défiance de la part du personnel du journal réunissant 78 % des suffrages exprimés.

On se souvient de l’ancienneté des liens entre Nicolas Demorand et l’avant-garde rosanvalonnienne : « Nicolas Demorand a animé « le 6.30/10 » (qui pendant un temps a été « le 7/9 » puis « le 7/10 ») de France Inter du 4 septembre 2006 au 2 juillet 2010 (…) pendant les 46 mois durant lesquels Nicolas Demorand a été l’animateur principal d’Inter activ’ les auteurs de la collection La République des idées [co-dirigée par Pierre Rosanvallon] ont été invités à 51 reprises. »

- Le 13 septembre Pierre Rosanvallon est l’un des invités d’« Agora », une émission de France Inter présentée par Stéphane Paoli.

- Le 23 septembre l’hebdomadaire Réforme publie une interview de Pierre Rosanvallon.

- Le 24 septembre La Marseillaise publie une interview de Pierre Rosanvallon.

- Le 25 septembre L’Humanité publie un compte-rendu de Pierre Chaillan.

- Le 27 septembre Pierre Rosanvallon est l’invité d’Idées, une émission de RFI présentée par Pierre-Edouard Deldique.

***Cette tournée médiatique triomphale de Pierre Rosanvallon est un terrible révélateur. D’une part, du suivisme des rédactions, de l’uniformité des orientations éditoriales et de la pauvreté de l’offre médiatique qui en découle. D’autre part, et ce n’est évidemment pas sans lien, de l’étroitesse des univers sociaux et idéologiques dans lesquels ont évolué et évoluent encore les patrons et les chefferies rédactionnelles de la plupart des « grands » médias. Pierre Rosanvallon est leur ami et leur complice intellectuel depuis 20, parfois 30 ans, il fut leur entremetteur et il a partagé avec eux ses convictions et son militantisme libéral. Devenu un cacique de l’université, il est donc tout « naturel » qu’il constitue une référence intellectuelle médiatique incontournable et indiscutable…

On pourrait esquisser un parallèle entre cette mobilisation médiatique en faveur de Pierre Rosanvallon et de son ouvrage avec une autre mobilisation médiatique, celle qu’a déclenchéé la campagne de Jeremy Corbyn pour la direction du Labour. Il y a simplement inversion de signe : les chiens de garde chassent en meute contre Corbyn, et avec Rosanvallon ils lèchent en groupe. Dans les deux cas ils expriment les intérêts des dominants.

Denis Souchon

Annexe : psittacisme journalistique

Les médias ne sont pas seulement unanimes pour s’extasier devant la supposée qualité du livre de Pierre Rosanvallon, ils font aussi preuve d’une grande variété de points de vue. Regardez bien :

– Dans L’Obs François Armanet interroge Pierre Rosanvallon :

«  « Nos régimes peuvent être dits démocratiques, mais nous ne sommes pas gouvernés démocratiquement. C’est le grand hiatus qui nourrit le désenchantement et le désarroi contemporains », ainsi commence votre livre. Ce déficit démocratique est-il la source de tous nos maux ?  »

– Dans Le Monde Gérard Courtois fait preuve d’originalité :

«  « Nos régimes peuvent être dits démocratiques, mais nous ne sommes pas gouvernés démocratiquement », assène-t-il d’entrée de jeu. »

– Dans Le JDD Patrice Trapier trouve un angle inédit :

«  « Nos régimes peuvent être dits démocratiques, mais nous ne sommes pas gouvernés démocratiquement », écrit l’historien et sociologue, qui décrit longuement l’avènement d’un régime présidentiel ultrapersonnalisé. »

– Dans Les Inrocks du 25 août Jean-Marie Durand surprend tout le monde :«  « Nos régimes peuvent être dits démocratiques, mais nous ne sommes pas, en réalité, gouvernés démocratiquement », souligne-t-il d’emblée. »

– Sur le site de RFI le 25 septembre Pierre-Edouard Deldique montre toute son inventivité :« Dans Le bon gouvernement, Pierre Rosanvallon fait un constat : « nos régimes peuvent être dits démocratiques, mais nous ne sommes pas gouvernés démocratiquement » ».

– Dans L’Humanité du 25 septembre Pierre Chaillan s’essaie à une lecture audacieuse de l’ouvrage : «  « Nos régimes sont dits démocratiques, mais nous ne sommes pas gouvernés démocratiquement. C’est le grand hiatus qui nourrit le désenchantement et le désarroi contemporains.  » C’est par ce cinglant diagnostic que Pierre Rosanvallon ouvre son nouvel essai politique. »

Étonnant, non ?

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