Arrêté et menacé par le SBU, il quitte l’Ukraine

Arrêté et menacé par le SBU, il quitte l’Ukraine

http://novorossia.today/arrete-et-menace-par-le-sbu-il-quitte-l-ukraine/

Thierry Laurent a vécu huit années en Ukraine, à Kiev et Odessa. Il connaît ce pays où il était arrivé un jour de 2006. Ses conclusions sur le potentiel humain de l’Ukraine furent positives, il sentait qu’il y avait ici des possibilités et fonde une entreprise informatique. Elle ne lui rapportera pas des millions, mais assez pour payer ses employés quatre fois le salaire minimum et pour vivre correctement. Il découvrait un pays jeune et dynamique mais perclus de problèmes, notamment l’énorme corruption des élites dirigeantes. C’est avec dégoût qu’il suivit ainsi le parcours de Timochenko, la reine du gaz : assassinats politiques, délits d’initiés, réseaux d’influences, népotisme, vol des subventions du FMI, installation d’organisations américaines pilotées politiquement des USA, manipulations diverses. La liste est longue dans le récit de Thierry.

Il raconte et s’attarde sur le cas Timochenko. Comme il le dit lui-même « Je ne suis pas tombé dans le panneau comme beaucoup d’Ukrainiens, parce que j’aime comprendre et décider après avoir fouillé en profondeur ». De fait, ses activités le conduisirent à entretenir des amitiés avec des personnages importants. Il y aura Eugène, cadre du SBU (police politique et services secrets ukrainiens). Mais si la politique l’intéresse, Thierry ne mènera pas une vie d’activiste en Ukraine. Il créa des emplois, développa son activité et poursuivit son petit bonhomme de chemin. C’est finalement des problèmes de santé qui le rappelèrent à l’été 2013 en France. Mais il revînt à Kiev… en décembre. Il y vivra les événements du Maïdan en direct pendant deux mois, jusqu’en février 2014, date à laquelle effaré par la catastrophe qui fit sombrer l’Ukraine dans le chaos, il se décida à rentrer en France. Durant les semaines du Maïdan, il vît de ses yeux comment la Révolution avait débuté.

« Déjà pour Timochenko, 100 ou 200 activistes qui avaient planté leurs tentes sur une place pour réclamer sa libération, elle convaincue de nombreux délits et condamnée, cela m’avait paru bizarre. Comment ces « manifestants » avaient-ils tenus « la position » durant deux ans, du matin au soir, sans travailler ? D’où venait l’argent pour les faire vivre et rester ? Ce n’était pas un secret que quelques-uns d’entre eux se pavanaient avec des reçus de virement d’argent ». Dans sa voix, la colère se ressent, c’est que l’homme finira dans cette histoire par tout perdre en Ukraine. « Pour le Maïdan j’ai tout de suite vu qu’il y avait quelque chose qui clochait, d’abord l’organisation. Il était clair que ce mouvement n’était pas spontané, ils ont construit en très peu de temps des barricades parfois hautes de trois ou quatre mètres, en dur. Tous les accès à la place étaient condamnés, des sacs qui furent bourrés de neige furent empilés, ils étaient tous similaires, des centaines de mètres de fil barbelé furent déployés sur un autre point. C’était une vraie forteresse et pire encore, je sais reconnaître un Caucasien, d’un Ukrainien ou d’un Occidental et il y avait beaucoup de types aux mines patibulaires qui n’étaient pas d’ici. Ce n’est pas vraiment les étudiants et le peuple ukrainien qui ont fait le Maïdan, j’ai bien vu qu’il y avait des étrangers, des anglo-saxons par exemple et beaucoup de gars avec de vraies sales gueules ».

Thierry poursuit sans relâche, il me racontera deux longues heures comment de son appartement situé très proche de la place, toutes les nuits c’était un capharnaüm indescriptible. « C’était la foire toutes les nuits, jusqu’à trois ou quatre heures du matin et le tout extrêmement arrosé ». Des cris, des hurlements, une java du tonnerre et puis beaucoup d’argent. Là encore il explique que les compagnies d’Autodéfense du Maïdan étaient financées. Nous avons en effet en mémoire l’argent accordé par le sénateur John McCain pour salarier les gorilles venus du parti néo-nazi Svoboda. Dans une ambiance délétère et déjà dangereuse, son choix est vite fait : ce sera le retour en France. C’est l’année suivante qu’il retourna finalement en Ukraine, à Kiev et Dniepropetrovsk, pour régler définitivement ses affaires. Le Maïdan était déjà loin, mais Thierry ne pouvait imaginer qu’un matin de février 2015, cinq sbires du SBU allaient débouler dans son hôtel à Dniepropetrovsk. Vertement arrêté, il est conduit par sept hommes lourdement armés dans un poste de police. Il y subira un interrogatoire serré : trois caméras, trois gaillards et une accusation de terrorisme. Son téléphone est saisi, tous ses contacts épluchés et appelés, il subira durant sept heures ce traitement.

Libéré, il doit faire pression pour qu’on le raccompagne à la gare routière, ses amis l’attendent en effet depuis longtemps à Kiev. Un ordre lui a été stipulé de rejoindre Kiev au plus vite et de quitter le pays. C’est sur la route entre les deux villes, qu’une voiture débaroule à toute vitesse et stoppe la marche de l’autobus. Ce sont des activistes du Pravy Sektor, parti néo-nazi ukrainien qui fait la loi dans beaucoup de localités en Ukraine. Ce sont des milices similaires à la SA d’Adolf Hitler qui se substituent souvent à la Police. Deux molosses pénètrent dans le véhicule et immédiatement s’installe derrière Thierry. Ils joueront pendant tout le voyage avec un pistolet Glock et une hachette en diffusant à l’aide d’une tablette des reportages et de la propagande néo-nazie ukrainienne. Pour Thierry, il ne peut s’agir d’un hasard, les deux types sont là pour faire pression et lui montrer qu’il doit dégager, « les heures ont été longues jusqu’à Kiev ! ». Dans l’inquiétude de l’arrivée, Thierry réussit à descendre du bus à l’indienne et sème ses poursuivants en sautant dans une voiture. Mais au petit matin, trois autres gaillards l’attendent devant son domicile.

IMG_1084Le petit jeu malsain se poursuivra deux jours, Thierry réussit à semer ses « gardiens » dans une galerie marchande. A son retour en pleine nuit personne ne l’attend, c’est un soulagement qui toutefois ne dure pas. Car à nouveau, au matin, les trois mêmes hommes l’attendent. Il faut partir, mais il reste du temps avant de prendre l’avion. Il rencontre deux scandinaves tout aussi bizarres à une terrasse de café en train d’étudier une carte du Donbass. Ce sont deux mercenaires : direction les bataillons de mercenaires sinistrement célèbres de l’Armée ukrainienne. Dans une gargote, un type gigantesque l’agresse lui assenant un coup magistral sur la colonne vertébrale. Thierry bien évidemment très méfiant était alors armé d’un taser qui neutralisa son agresseur et lui permis de s’enfuir à toute jambe. C’est avec un grand soulagement, mais avec une grave douleur dans le dos (qui nécessitera en France de nombreux traitements) qu’il atteint l’aéroport. Sa dernière vision du pays aura été celle de plusieurs américains suspects passant les contrôles avec de grands sacs qui firent sonner tous les portiques de contrôles… en passant devant toute la file d’attente et avec l’assentiment des douaniers ukrainiens. La conclusion de Thierry sur les événements en Ukraine pourrait se résumer dans un mot sortant à de nombreuses reprises de sa bouche : « inacceptable ! ». Au total c’est le profond écœurement et dégoût de la désinformation sur le Maïdan et la guerre dans le Donbass qui aura décidé Thierry à parler : « je ne pouvais me taire ». Il ne se taira pas.

Laurent Brayard

Journaliste serbe Alexander Dorin toujours en prison en Suisse

Journaliste serbe Alexander Dorin toujours en prison en Suisse

http://novorossia.today/alexander-dorin-toujours-en-prison/

Alexander Dorin, qui a été arrêté par la police chez lui dans son appartement suisse en juin dernier, reste toujours en prison et ses amis ne peuvent toujours pas le contacter. Alexander Dorin, qui apporte par ses recherches des preuves sur la réalité de Srebrenica, dérangerait les affirmations de l’OTAN selon sa maison d’édition. Les recherches de Dorin expliquerait sa disparition soudaine toujours selon son éditeur.

Menaces de mort, appartement dévasté. Lors de l’arrestation d’Alexander Dorin en juin dernier, la police suisse a brisé les murs et le parquet pour effectuer des recherches. « Tout son matériel a été confisqué », toujours selon sa maison d’édition. « Les autorités suisses ont refusé de commenter son arrestation. Ses entretiens et ses livres publiés sur Srebrenica ont provoqué des menaces de mort à son encontre. Les autorités suisses, sous les ordres de l’OTAN, poursuivent ceux qui publient des informations sur Srebrenica. Alexander Dorin se prépare en prison à affronter son procès qui devrait avoir lieu en septembre », explique une source amie de l’écrivain serbe. « Il existe plusieurs sources qui montrent les mensonges de l’OTAN concernant l’assassinat de 8000 bosniaques de Serbie », explique cette même source. Le collègue de Dorin et co-auteur de Srebrenica, retrouvé mort en Serbie en 2011, aurait eu le temps de transmettre une vidéo prouvant les mensonges de l’OTAN.

Pétition. « Le 17 juin Alexander Dorin a été arrêté sous de fausses accusations à Bâle. Sous le pseudonyme d’Alexander Dorin, Boris Krljic a publié plusieurs livres sur les mensonges de Srebrenica. Le 10 juin le criminel de guerre Naser Oric a été arrêté en Suisse mais libéré peu de temps après. Dorin reste toujours en prison. Srebrenica sert à l’OTAN pour justifier son existence. Nous protestons fermement contre l’intervention de l’OTAN pour servir ses intérêts dans une Suisse neutre »,écrivent les pétitionnaires à l’attention de Martin Dumermuth, directeur de l’Office fédéral de la justice (OFJ) suisse.

Presse serbe. Le journal serbe Vesti parle de la disparition de Dorin. Les autres médias ne semblent pas êtres intéressés par cette arrestation. Dorin devait participer à une conférence via Skype en direct avec la Serbie sur la cérémonie des 20 ans de Srebrenica. Dorin a été arrêté quelques jours avant seulement. «  Zoran Jovanović, le co-auteur de mon livre Srebrenica (livre paru en 2012 à Leipzig), est décédé seulement 10 heures après m’avoir confirmé la réception d’une vidéo prouvant les mensonges de l’OTAN », a expliqué Dorin.

http://www.amazon.fr/Alexander-Dorin/e/B001K1EKUE

In unseren Himmeln kreuzt der fremde Gott. Srebrenica: Die Geschichte eines salonfähigen Rassismus

Plus besoin de NSA, audio, vidéo, clavier, Windows 10 vous espionne… sans interruption

Une analyse de trafic réseau de Windows 10 dévoile l’incroyable étendue de l’espionnage mis en place par Microsoft

 

cortanahero.jpg 

On savait déjà que Windows 10 était un système d’exploitation pouvant collecter de nombreuses informations sur vos habitudes devant votre ordinateur. On savait aussi qu’il était possible de supprimer une partie de cette collecte en utilisant un logiciel Open Source plutôt bien conçu pour cet usage.

Mais il est maintenant clair que cela ne suffit pas du tout à réduire de manière significative l’étendue de l’espionnage mis en place par Microsoft quand on se penche sur l’analyse réseau qui a été faite par un spécialiste tchèque : les résultats sont bien au-delà de tout ce qui avait été annoncé et par Microsoft, et par les plus paranoïaques des geeks anti-Windows !

Tout, tout, tout, vous saurez tout ce qui se passe dans ma tête !
Tout, tout, tout, vous saurez tout ce qui se passe dans ma tête !

Il apparaît que l’étendue de l’utilisation du fameux Cloud au sein de Windows 10 transforme un peu plus cet OS en une sorte de terminal communiquant constamment avec les serveurs de Microsoft. Et le contenu des informations envoyées à ces fameux serveurs est parfois véritablement inquiétant, même si vous n’êtes aucunement paranoïaque.

Voici les informations collectées qui ont pu être identifiées en analysant le trafic réseau d’un ordinateur sous Windows 10 :

4440061936_f737763d92_b.jpg

Tout le texte que vous tapez au clavier : tout ce que vous tapez sur votre clavier est en effet stocké dans des fichiers temporaires, envoyés toutes les 30 minutes à ces serveurs :

oca.telemetry.microsoft.com.nsatc.net
pre.footprintpredict.com
reports.wes.df.telemetry.microsoft.com

Mgr Vingt-Trois interdit un camp de formation sur l’islam

1280x720-3Fa

http://www.riposte-catholique.fr/riposte-catholique-blog/breves/mgr-vingt-trois-interdit-un-camp-de-formation-sur-lislam

Un prêtre du diocèse de Paris, l’abbé Guy Pagès, avait organisé un camp d’été pour former des  jeunes gens à résister à la propagande islamique et à savoir annoncer la foi chrétienne aux musulmans. L’initiative de ce valeureux prêtre a tant déplu à Monseigneur Vingt Trois qu’il a décidé de l’interdire. Ayant appris cette censure, un avocat catholique a souhaité, dans une lettre ouverte, relever l’évolution du cadre juridique international, et rappeler le cardinal à ses responsabilités. Voici ce courrier :

En tant qu’avocat, j’attire d’emblée votre attention quant à l’existence de manœuvres diplomatiques d’instauration d’un carcan juridique international ouvrant la voie à l’islamisation à grande échelle. Il va sans dire que cela porte atteinte aux valeurs, largement inspirées au cours de l’Histoire par l’Église, et enrichies aussi par des courants laïques voire athées, qui fondent notre société. Cela constitue un tout non-négociable qui est aujourd’hui établi, entre autres dispositions, par la Convention européenne de Sauvegarde des Droits de l’Homme et des Libertés fondamentales. Là se situe le socle de la démocratie et, à défaut, ce sera réellement un changement de régime y substituant la théocratie tribale bédouine.

En bref, il s’agit des tractations de Durban 2 (O.N.U.) et de ce qui s’ensuivit, ainsi que du processus d’Istanbul ; l’un et l’autre tendant à redéfinir le racisme et les atteintes à la liberté religieuse de sorte que ces deux qualifications juridiques englobent in fine tout frein à l’islamisation. Autrement dit, la remise en cause de leur contenu en y incluant un autre, d’inspiration musulmane, les dénaturera radicalement. En substance, la liberté première sera d’islamiser tandis que les libertés individuelles, forgées par l’Occident, passeront au second plan ou seront criminalisées au titre, par exemple, de blasphème de religion par renvoi à la charia. Déjà, en France, les organisations musulmanes ont obtenu, en 2010, que le ministère de l’Intérieur recense les actes « islamophobes » (concept liberticide et pernicieux, car l’esprit critique et son expression ne sont pas de nature phobique), sans que ceux qui subissent des pressions au nom de l’islam bénéficient d’une telle attention de la part des pouvoirs publics ou du Clergé.

Lire la suite

Inconséquences

Le débat qui s’est engagé au sujet de la possibilité, ou non, de constituer des « fronts » dans la lutte contre le système politique qui s’est constitué autour de l’Euro révèle les inconséquences d’un certain nombre d’intervenants. Ces inconséquences peuvent se situer au niveau de l’analyse, comme elles peuvent se situer au niveau de l’action politique. Ces inconséquences désarment ainsi les courants d’idées et les courants politiques, qui sont engagés dans le combat contre l’austérité et l’Euro.

 

Inconséquences analytiques

La première de ces inconséquences vient du fait de considérer l’Euro seulementcomme une monnaie, et donc de n’aborder la question que sous l’angle économique. Non que ce dernier ne soit important. Les conséquences économiques de l’Euro sont pour certaines, immédiates et directes sur la croissance et le niveau d’activité économiques. Ce qui joue le rôle déterminant est ici le fait que l’Euro fonctionne en réalité comme un système de parités fixes entres les différentes économies, comme l’ancien étalon-or. Le système de l’étalon-or avait eu des conséquences catastrophiques dans les années 1930, et l’Euro a les mêmes conséquences aujourd’hui. Mais, ces conséquences viennent aussi de l’influence prise par la financiarisation qui a pris un nouveau tournant avec la mise en place de l’Euro. Ces conséquences là sont indirectes mais sont effectivement importantes. La crise de 2007-2008 n’aurait ainsi pas eu les mêmes conséquences en Europe sans l’Euro. La dimension simplement économique des conséquences de l’Euro pourrait donc justifier que l’on se prononce contre. Mais, c’est s’aveugler gravement que de ne pas voir que les implications de l’Euro vont bien au-delà de ces seuls faits.

L’Euro est un projet politique. Pour les promoteurs de la monnaie unique, et il ne s’en sont jamais cachés, il s’agissait de faire subir à l’Union européenne un saut décisif vers le fédéralisme, mais de le faire de manière implicite, sans jamais demander une validation démocratique dont ces mêmes promoteurs pressentaient qu’elle serait refusée. La nature antidémocratique du projet est inscrite dans ce dernier dès l’origine. Il s’agissait donc, dans l’esprit de ces promoteurs, de faire basculer de manière décisive les règles et les méthodes de gouvernement pour les pays qui l’adopterait. L’Euro, ce n’est donc pas seulement des institutions explicites comme la Banque Centrale Européenne ou implicites comme l’Eurogroupe. C’est aussi un principe de gouvernement qui, du fait des conséquences économiques de l’Euro s’affirme sous la forme d’une évidence progressivement à tous ceux qui l’acceptent. Elle les amène, ou les contraints à accepter, le démantèlement de l’ensemble des institutions sociales, qu’il s’agisse des différentes mesures prises depuis 1945 ou du Code du travail. L’Euro est donc à l’origine de la grande régression qui est en train de se produire sur le terrain social. Mais, l’Euro fonctionne aussi comme un cadre qui vide la démocratie de son contenu, et progressivement de son sens.

On peut voir, à partir de l’Euro, se matérialiser l’idée d’un gouvernement par les règles, gouvernement qui est celui des « experts » anonymes, de ces personnes grises et irresponsables qui exercent aujourd’hui une réalité de plus en plus importante du pouvoir. Ce principe de gouvernement constitue la plus formidable subversion de la démocratie auquel on ait assistée depuis 1945[1]. C’est la raison fondamentale de l’assaut frontal contre la souveraineté populaire et contre la démocratie auquel on a assisté lors de la crise grecque de juin et juillet dernier. Ce gouvernement par les règles est consubstantiel avec l’influence de ce que l’on appelle le « néo-libéralisme »[2]. Il va bien au-delà du simple ordo-libéralisme promu par l’Allemagne[3]. C’est commettre une erreur que de limiter la réflexion à ce seul aspect. L’ordo-libéralisme n’est que la forme particulière prise à un moment donné par ce gouvernement par les règles. Si le principe même du gouvernement par les règles impose de prendre des distances avec l’ordo-libéralisme, il convient de savoir que le système le fera sans remords ni regrets. L’Euro est en réalité une manifestation de ce que Michel Foucault appelait la « biopolitique », c’est à dire la disparition de la politique derrière des principes pseudo-naturels[4].

La nature éminemment politique de l’Euro constitue ses institutions, explicites ou implicites, en une totalité qui fait système. Il est donc profondément inconséquent de réduire la question de l’Euro à des questions économiques, aussi juste soient-elles, ou à des questions sociales.

 

Inconséquences analytiques (2)

Lire la suite

ENI annonce la découverte du « plus grand » gisement de gaz en Méditerranée de l’histoire

Le PDG du géant de l'énergie italien ENI, Claudio Descalzi, le 20 janvier 2015.

Le géant italien de l’énergie ENI a annoncé dimanche 30 août la découverte du « plus grand » gisement offshore de gaz naturel en Méditerranée dans les eaux territoriales de l’Egypte.
Le gisement, surnommé « Zohr », pourrait représenter un potentiel de 850 milliards de mètres cubes, sur « un secteur de 100 kilomètres carré », assure la compagnie, précisant que cette découverte, « après son développement total », va aider à couvrir « les besoins en gaz naturel de l’Egypte durant des décennies ».

« Il s’agit de la plus grande découverte de gaz jamais faite en Egypte et en mer Méditerranée », affirme ENI dans un communiqué, précisant que cette découverte pourrait également « devenir l’une des plus grandes de gaz naturel au monde ».

ENI, qui détient la licence d’exploitation du gisement à 100 %, s’est lancé dans l’exploration de cette zone à la suite d’un appel d’offre remporté en janvier 2014. L’entreprise italienne, principal producteur d’hydrocarburants d’Egypte, a creusé jusqu’à 4 131 mètres de profondeur, avant de trouver ce gisement à 1 450 mètres.

Bonne nouvelle pour Al-Sissi

Elle va délimiter au plus vite le gisement pour assurer son développement rapide en utilisant au mieux les infrastructures déjà existantes, en mer et à terre. Les opérations de développement devraient durer quatre ans.

Le président du conseil italien Matteo Renzi a téléphoné dans la foulée à son « ami » le président Abdel Fattah Al-Sissi pour « discuter ensemble de l’impact de cette découverte sur la stabilité énergétique de la Méditerranée et sur les perspectives de développement de la région ». Le PDG d’ENI, Claudio Descalzi, a estimé que « cette découverte historique sera en mesure de transformer le scenario énergétique d’un pays entier qui nous accueille depuis 60 ans ».

Cette découverte est égaloement une bonne nouvelle pour le gouvernement égyptien. L’exploitation de ce gaz en offshore pourrait en effet permettre de garantir une certaine sécurité au moment où l’Egypte est le théâtre d’une vague d’attentats perpétrés par la branche locale de l’organisation djihadiste Etat islamique (EI). Selon certains experts, l’EI aurait en effet pour projet de toucher l’Egypte d’Al-Sissi au portefeuille, en effrayant touristes et investisseurs internationaux.

France Inter: Bernard Guetta, ou la « géopolitique » en Rafales

http://www.initiative-communiste.fr/articles/culture-debats/bernard-guetta-geopolitique-rafales/

guetta« Pat Co », le grand Leader vénéré et bien-aimé d’Inter-Bobo-mais-pas-Coco, Miss Pascale Clark, l’anglomane de choc d’ « Alive » toujours flanquée de ses « kids », Bernard Guetta, le D.J. euro-formaté de la géopolitique de comptoir, ils sont tous de retour après deux mois de vacances*: et reconnaissons qu’ils n’auront pas été bien longs à nous faire regretter la grille estivale de France-Inter où, si le fond euro-béat, anti-coco, russophobe, atlantiste, néolibéral, n’a guère subi de variation saisonnière durant l’été, le ton du moins était moins péremptoire, moins hautain, voire plus respectueux par moments de la diversité des auditeurs : ce qui suffit à prouver que tous ces petits journalistes estivaux sont bien de second choix !

Saluons avec effusion la performance de Guetta qui, le 27 août au matin, s’est livré à un exercice particulièrement gratiné de messianisme apocalyptique. Sur un ton de prophète et en multipliant les liaisons prétentieuses dont il a le secret**, ce Nostradamus du pessimisme réac a fait le tour de la planète sans y trouver le moindre germe d’espérance. Même M. Cohen en paraissait gêné : il faut tout de même ménager l’auditeur matinal qui a besoin d’un peu de bonne humeur pour être productif au travail ! Mais les « géopoliticiens » de haute volée comme Guetta se rient de pareils soucis. Pour ce D.J. de l’apocalypse branchée,

  • La crise chinoise est un trou noir infernal dont ce pays ne pourra se sortir par la faute de sa dictature totalitaire, tentée de fuir dans un nationalisme impérialiste ; à cause des petits hommes jaunes et rouges, le monde occidental, qui sans cela irait si bien, va plonger dans la récession
  • La Russie ne peut que s’enfoncer : bien fait pour elle, elle n’avait qu’à pas déstabiliser la gentillette Ukraine et à laisser gentiment l’OTAN s’installer sur ses frontières occidentales ; là aussi, c’est le tsar néo-stalinien du Kremlin qui entraîne le monde dans la crise militaire et dans la spirale récessive
  • Le Brésil court à la catastrophe : la faute à Dilma Roussef et à la corruption, aucune cause systémique naturellement…
  • Les pays du sud producteurs de pétrole sont foutus ; rien à voir avec la volonté conjointe des USA et de l’Arabie saoudite de mettre financièrement à genoux la Russie et le Venezuela
  • La Syrie va exporter ses millions d’hommes dans le monde prise en tenaille entre le « boucher de Damas » et « Daesh », comme si les manigances de l’Occident, encouragé par Guetta, n’étaient pour rien dans la mort programmée de la nation syrienne… Bref, ce n’est pas l’Occident qui a déstabilisé et envahi l’Irak, l’Afghanistan, la Libye, la Syrie, ce sont ces pays – qui ont eu le tort de ne pas accepter notre bienfaisant « modèle » exportable à coup de B. 52 et de « Rafales », qui, voyez-vous, « NOUS » envahissent (oh, bien sûr, Guetta n’est pas un affreux facho, il est pour qu’on « accueille » ces millions de réfugiés, pourvu qu’ils ne campent pas dans le 16ème arrondissement…).

Lire la suite