Jamel Debbouze, les raisons d’un bide

Arnaud Folch – 04/05/2015

http://www.valeursactuelles.com/jamel-debbouze-les-raisons-dun-bide-52590

François Hollande et Jamel Debbouze. Photo © AFP

Bien-pensance. Malgré une affolante promotion, “Pourquoi j’ai pas mangé mon père”, sorti il y a trois semaines, est loin d’atteindre ses objectifs. La faute, plus qu’à la nullité du film, à sa posture engagée. À l’image de son auteur.

Pas un plateau de télé, pas un studio de radio qui n’ait vanté son film. Un coup d’oeil au site de référence Allociné. fr, et à ses critiques de spectateurs, suffit pourtant à mesurer le désastre. Sur les 258 avis consacrés jeudi dernier à Pourquoi j’ai pas mangé mon père, moins d’une dizaine seulement sont positifs. Les dix premières critiques étant à l’image de la quasi-totalité de celles qui suivent :
« lourd, niais, hystérique », « nullissime », « traîne en longueur », « je ne comprends même pas comment on peut oser montrer un truc pareil », « débile, nul, vide », « le pire film que j’ai vu ces dernières années », « complètement raté et d’une médiocrité affligeante », « une honte », « pas drôle, prévisible, brouillon », « extrêmement déçu »
À se demander si c’est bien le même film qu’ont vu les critiques professionnels. Sur les 27 médias référencés par le même site, 17 lui ont décerné au moins trois étoiles (dont quatre la note maximum de cinq !) et… aucun n’a osé le priver d’étoile. Alors que le “zéro étoile” est la note la plus massivement donnée par les spectateurs (28 %)!

Impossible de mieux résumer, avec ces quelques chiffres, l’incroyable traitement de faveur politico-médiatique dont jouit Jamel Debbouze. Qu’importe que son dernier film soit un authentique navet, ce que nous avons pu vérifier dans une salle aux trois quarts vides. Que l’histoire de ce petit singe victime d’exclusion et parlant verlan, en lutte contre l’obscurantisme, soit aussi lourdement militante qu’un Guy Bedos manifestant sa rage le 21 avril 2002. Qu’importe, aussi, la faiblesse récurrente du bréviaire antiraciste de la star : « C’est dégueulasse […] de prendre l’immigré comme la bête noire de la France, alors que les mélanges, ça fait des gens très beaux, explique-t-il dans le Parisien. Et puis […]les immigrés rapportent des milliards et paient nos retraites ! » Qu’importe, encore, ses déclarations parfois “limites” : « Je déteste le mot “intégration”. Cela veut dire qu’il faut faire des efforts pour nous assimiler, alors qu’on n’a pas d’efforts à faire. » Sans compter ces zones d’ombre sur son parcours, notamment sur les circonstances réelles de la perte de sa main droite, qui ont valu, le même jour, à l’un de ses “amis” (dont les parents porteront plainte contre lui) d’être déchiqueté par un train. Son goût (très) prononcé pour le “blingbling” : Ferrari, triplex sur l’île SaintLouis… Sa proximité avec le monde des “riches” qu’il vomit par ailleurs : Pierre Bergé, François Pinault, Jérôme Seydoux, Marc Ladreit de Lacharrière… Mais pas touche à l’icône. Jamais. Et pour cause, comme le résume Guillaume Durand : « Il fait du bien à la France. » Une France dont le visage, dit Jamel, « ressemble au mien »

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