Dictature européenne: Cours de propagande de guerre avec Jean-Baptiste Naudet de L’Obs

Un vrai BIJOU de propagande de guerre aujourd’hui ! À savourer…

Là, déjà, ça pose tout : on traite donc d’idiot – en Une d’un grand média – le dirigeant d’un pays ami… Quand à la façon dont on traite le deuxième…

A lire ici:

http://www.les-crises.fr/idiot-nefaste-cours-de-propagande-de-guerre-avec-jean-baptiste-naudet-de-lobs/

Pour désigner la cinquième colonne communiste dans les pays occidentaux Lénine avait une expression : “les idiots utiles”.

Déjà, ça, c’est du lourd :

1/ je rappelle que le terme “cinquième colonne” date de 1936, en référence aux 4 colonnes nationalistes qui convergeaient vers Madrid durant la guerre d’Espagne. Lénine est mort en 1924…

2/ une simple recherche sur Wikipedia à propos des “idiots utiles” donne : “Les détracteurs de la parenté historique de cette expression argumentent que le terme « idiot utile » n’a jamais été découvert sur les documents publiés de Lénine, et qu’il n’existe aucun témoignage direct de quelqu’un l’ayant entendu dire par Lénine”

Bref, cela me rappelle cette belle pensée de Saint Louis “C’est pas demain la veille que Napoléon aura un congélateur !”

C’est peut-être ce rôle que réserve le président russe Vladimir Poutine au chef du gouvernement grec Alexis Tsipras, en délicatesse avec ses homologues de l’Union européenne, pour sa visite à Moscou.

Eh oui, car Poutine, c’est le diaaaable….

Pour marquer l’importance de ce voyage, le premier hors des frontières de l’UE de Tsipras, il durera deux jours et le Premier ministre de la “gauche radicale” grecque sera reçu aussi bien par le maître du Kremlin que par le premier ministre Dimitri Medvedev.

Moi, je pense qu’il faudrait pouvoir sanctionner (moralement, genre d’un blâme public) ce genre d’expression indigne d’un journaliste.

Un parfum de chantage

Il flotte sur l’expédition russe d’Alexis Tsipras un parfum de chantage. Comme si le Premier ministre grec signifiait à ses partenaires européens que s’ils ne débloquaient pas les fonds – et aux conditions d’Athènes -, pour éviter la faillite de son pays, il irait se faire financer à Moscou.

Bienvenue dans le monde de la géopolitique petit Bambi…

Vladimir Poutine jubile.

Ah bon ? Quelle est la source svp… ?

Car en échange, il pourrait demander à la Grèce d’opposer son veto aux sanctions européennes, décidées pour punir la Russie de son agression en Ukraine et qui touchent durement l’économie russe.

“Il pourrait demander” : du très très lourd donc… Il pourrait d’ailleurs aussi kidnapper les enfants de Tsipras aussi…

“L’agression” est bien entendu un fait évident. Règle n°1 : il est INTERDIT de parler de “guerre civile” en Ukraine – comme il l’était d’ailleurs de parler de “guerre” en Algérie…

Pourtant, officiellement, il n’est pas question de prêt bilatéral de Moscou à Athènes.

Ah ok, donc en termes d’informations solides, tu es donc à poil, ami journaliste ?

Par contre des banques russes pourraient acheter “spontanément” des bons du Trésor grecs, dont personne ne veut à part la Banque centrale européenne, dans le cadre de la politique de solidarité de l’Union.

Eh oui, elles pourraient. Ou pas…

Aaaaah, et quelle belle solidarité aussi dans cette Union (enfin, tant qu’ils rendent TOUT l’argent prêté hein, faut pas abuser, pas de solidarité qui coute hein…)

Mise en garde de l’Europe

Et là, on a tout du caviar, sur un autre thème…

Les Européens ont mis vivement Tsipras en garde de ne pas franchir la ligne rouge.

Euh, diable, il y aurait ainsi une ligne rouge en politique internationale que la Grèce n’aurait pas le droit de franchir ?????? C’est quel article du quel traité svp ?

Dans une interview samedi au journal allemand “Hannoversche Allgemeine Zeitung”, le président du Parlement européen, Martin Schultz, a prévenu Alexis Tsipras qu’il jugerait “inacceptable” toute tentative d’Athènes “de revenir sur la politique européenne commune vis-à-vis de la Russie en échange d’une aide”.

Ah là, on a une magnifique illustration du socialisme européen rayonnant (Schultz était le candidat du PSE à la Commission). Si en fonction de ses intérêts, la Grèce décide d’orienter différemment sa politique étrangère, c’est INACCEPTABLE pour ces gens là, amoureux de la Démocratie (et généralement vendus aux USA, mais passons).

Quel fabuleux aveu du déni complet de Démocratie qu’est cet empire mort-né qu’est l’UE…

Tiens, je vois la déclaration du ministre russe des Affaires étrangères :

“Pourquoi est-ce que quand un pays agit en suivant ses propres intérêts, cela est tout de suite vu comme une violation de la solidarité européenne?”, a déclaré pour sa part le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.

Ils sont forts ces Russes quand même pour ridiculiser nos clowns…

CertesMoscou reste la Mecque des communistes, tendance nationaliste et anti-européenne.

Alors là, on a le morceau de bravoure de Jean-Baptiste Naudet, quasiment un strike (il manquait les mots “extrême-droite” et “Hitler”) et au moins l’équivalent du double Axel avec triple boucle piquée en patinage…

Le type arrive à accoler les mots “Mecque” et “Communiste” quand même, et à appliquer ça à Poutine !!!!

Tout comme d’un communiste réformé comme Tsipras, qui a depuis longtemps fait le voyage chez les “camarades”.

Hein ???? Ce type se croit encore en 1982 ou quoi ?

En récompense de ses déclarations pro-russes (il juge les sanctions contre Moscou “inutiles”),

Pro-russe, c’est comme “maitre du Kremlin” : un manipulation qu’un code de déontologie journalistique devrait sanctionner (pour tous les pays évidemment).

Bien entendu – serait-ce une  déformation de son vécu quotidien ? – il considère donc que toute déclaration ou prise de position est liée à une récompense…

Tsipras a bien le droit de juger les sanctions inefficaces, contre-productives ou injustes, sans être “pro-” quoi que ce soit, si ce n’est “pro-Grec”. Alors comme je vois bien ce qu’elles coutent à la Grèce, mais très mal ce qu’elles lui rapportent, je vois mal où est le souci…

Alexis Tsipras pourrait tout de même se voir récompenser,

on y revient 4 mots plus tard, chapeau…

comme l’anti-européen pro-russe,

hmmm que c’est beau, mais quelle profondeur d’analyse quand même… C’est ça le journaliste du XXIe siècle (profitez-en bien d ‘ailleurs, il décèdera au couts de de siècle…)

On est au coeur d’une des caractéristiques du modèle de propagande actuel : prendre les gens pour des abrutis, tout simplifier à l’extrême, dans un manichéisme délirant (les gentils contre les méchants)

le Hongrois Viktor Orban ou les dirigeants pro-moscovites de Chypre.

hmmm, comme ça fleure bon la xénophobie quand même… Là encore, comme avec Poutine, et autre caractéristique : la politique extérieure d’un pays qu’on n’aime pas est TOUJOURS définie par UN dirigeant qui a la figure du diable. C’est rarement la vision d’un “gouvernement”, et JAMAIS la vision qui correspondrait aux intérêts du pays et/ou à la volonté de sa population…

Le Kremlin pourrait lever pour ces trois pays l’embargo sur les produits agricoles et alimentaires, pris en rétorsion des sanctions européennes sur l’Ukraine.

Mais pour certains analystes à Athènes, le voyage en Russie n’est pas un simple jeu diplomatique. Acculé par les Européens à mener une politique économique totalement en contradiction avec ses engagements électoraux, – c’est-à-dire au suicide politique -, le chef du gouvernement grec préparerait, selon eux, la rupture.

Sérieusement ?

Le type écrit ça, et ne comprends donc pas le jeu de Tsipras ?

L’hypothèse du bluff

A Athènes, on fait valoir que la longue série de négociations ont démontré au peuple grec que le gouvernement de Syriza était de bonne foi, faisait tout, ou presque, pour satisfaire ses créanciers européens, mais que les dirigeants de l’UE étaient irréalistes. Syriza, qui a obtenu 36% des voix fin janvier, bénéficie aujourd’hui du soutien de près de 60% des Grecs.

Sérieusement ? La politique infâme de ce fou ancien communiste vendu au diable a ainsi la soutien de sa population ?? Personne ne voit un petit problème là ?

Pour l’instant, alors qu’un accord de financement de la Grèce par l’UE, est toujours prévu fin avril, l’hypothèse du bluff, reste la plus probable.

On sent le gars qui veut se rassurer…

La encore, du binaire : bluff ou pas bluff. Cela ne peut être un choix de base en stratégie, d’avoir plusieurs plans, qui s’activeront ou pas en fonction des évènements…

Car, si Vladimir Poutine aime à diviser l’Union européenne

heuuuuu ?

en jouant sur les faiblesses de ses membres,

‘tain, ce pervers d’autiste quand même…

Moscou, qui doit prendre des mesures de restrictions budgétaires pour cause de sanctions et de chute des prix du pétrole, n’a sans doute pas les moyens de “s’offrir” la Grèce.

On peut l’avoir pour pas grand chose pourtant… Là encore, point éclairant, même dans son délire : Poutine le diable ne pourrait pas choisir de torpiller en partie l’UE, car ça pourrait couter à la Russie quelques milliards… Quelle naïveté proverbiale quand même…

D’autant plus que la Russie n’en a pas vraiment besoin. La flotte russe dispose déjà d’une solide base en Méditerranée, en Syrie et elle a des facilités à Chypre.

Bah oui, ça suffit bien, pas la peine, au pire, de jouer des coups politiques…

Alexis Tsipras croit peut-être jouer un jeu subtil à Moscou. Il devrait relire Lénine, faire attention qu’on ne se joue pas de lui.

Merci, je crois en effet qu’il avait bien besoin des conseils de Jean-Baptiste Naudet…

Jean-Baptiste Naudet, L’Obs, 8/4/2015

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